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Protection des abeilles: Une réglementation sur les pesticides trop laxiste
Dans un avis qui vient d’être publié, l’Anses rappelle que « les abeilles et autres pollinisateurs jouent un rôle crucial dans la biodiversité et l’agriculture » et que leur protection vis-à-vis des produits phytopharmaceutiques est une priorité.

Or la réglementation actuelle sur les pesticides est inadaptée, elle ne protège pas les abeilles, toutes les données de surveillance sur les colonies et les ruchers le prouvent. Des mortalités massives continuent à se produire et 76 % des échantillons de pollen sont contaminés.

L’Agence émet donc des recommandations précises pour renforcer la réglementation et mieux encadrer l’usage des pesticides. C’est ainsi qu’actuellement, seule la pulvérisation d’insecticides et d’acaricides est interdite pendant les périodes de floraison. L’Anses préconise d’étendre cette interdiction à l’ensemble des pesticides pulvérisés, fongicides et herbicides compris. Une interdiction qui doit aussi s’appliquer aux substances actives systémiques utilisées en pulvérisation avant floraison ou en traitement de semences.

Puissance du lobby agricole

L’Union nationale de l’apiculture française a aussitôt salué « une avancée importante » et réclame « une refonte urgente de la réglementation ».

La logique voudrait qu’elle intervienne rapidement, ce sont en effet les ministres de l’Agriculture et de la Transition énergétique qui avaient saisi l’Anses. Le moins qu’ils puissent faire serait de suivre son avis. Reste que les lobbys de l’agriculture intensive sont à l’affût. En 2014 déjà, quand le ministre de l’Agriculture d’alors a voulu imposer que les pulvérisations de pesticides n’aient lieu qu’à la tombée de la nuit, une mesure proposée par l’Anses, il a reculé face à la levée de boucliers de la FNSEA, le principal syndicat agricole. Ses successeurs oseront-ils l’affronter ? Le déclin préoccupant des abeilles l’impose, c’est la survie de ces indispensables pollinisateurs qui est en jeu.
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Élisabeth Chesnais


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Compteur Linky: Des ratés en options Tempo et EJP
« Mine de rien, la pose du compteur Linky permet à EDF de nous supprimer le tarif Tempo sans rien dire », s’indigne Mathilde. Elle ne reçoit plus de signal d’alerte sur la couleur du lendemain, qui détermine le tarif appliqué, depuis qu’on lui a posé un compteur Linky. Mais en réalité, les options Tempo et EJP continuent à exister… non sans problèmes pour certains usagers passés au compteur Linky.

Qu’il s’agisse de l’option Tempo ou EJP, EDF avait équipé les clients d’un boîtier signal de veille. Or il fonctionne sur une fréquence qui n’est pas compatible avec le compteur Linky, ce que les installateurs ne savent pas toujours et les clients encore moins.

« Le compteur Linky est tout à fait compatible avec le signal EJP ou Tempo », nous assure le gestionnaire de réseau. Qu’Enedis nie toute responsabilité, ça n’a rien de surprenant comme nous l’avons constaté à de nombreuses occasions. En l’occurrence pourtant, c’est plutôt vrai, Linky enregistre bien la donnée. L’ennui, c’est que le boîtier ne reçoit plus le signal d’alerte.

À moins que l’installateur ait mal rebranché un fil en posant le nouveau compteur, ce qui arrive, c’est EDF qui est en cause. En tant que fournisseur d’électricité, il a fourni les boîtiers pour une option tarifaire. Ces derniers relèvent donc de sa responsabilité. Mais apparemment, personne n’a jugé bon d’informer les clients concernés.

Tout va bien pour ceux qui ont téléchargé l’appli « EDF et moi », ils reçoivent le signal des jours de pointe ou de leur couleur sur leur smartphone ou par courriel. Ce n’est pas le cas pour les autres, ils sont livrés à eux-mêmes sans la moindre information. Pour la trouver, il leur faudrait explorer leur compteur pour détecter la fonctionnalité, puis le consulter tous les jours. Une vraie galère ! « On invite tous nos clients à utiliser l’application \"EDF et moi\", elle est très pratique pour recevoir les alertes », nous confirme le groupe. Et tant pis pour les clients rétifs aux nouvelles technologies, EDF n’a rien prévu pour eux.

Lire aussi:

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Retrouvez également les analyses des offres commerciales des fournisseurs d’électricité.


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Élisabeth Chesnais


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Alimentation et environnement: Moins de viande rouge, plus de lentilles
Peut-on acheter des avocats ? Tout consommateur soucieux à la fois de sa santé et de l’environnement s’est retrouvé face à ce genre de dilemme… D’un côté, c’est excellent pour la santé, les avocats : joli profil en graisses, des fibres en bonne quantité, des vitamines et minéraux… Cela leur a d’ailleurs valu de figurer en couverture d’une des plus grandes revues scientifiques internationales : Science. Mais de l’autre côté, ces fruits viennent souvent du Mexique ou du Pérou, une traversée des océans qui leur confère un bilan environnemental peu reluisant.

L\'édition du 16 novembre 2018 de la revue Science mettait l\'avocat à l\'honneur.
Double effet : santé et environnement

Dans cet esprit, la publication d’un énorme travail sur les régimes alimentaires à la fois sains et durables est bienvenue. Paru le 16 janvier 2019 dans la revue médicale The Lancet, ce travail de près de 50 pages, signé de 37 experts internationaux, montre qu’il est possible – et même souhaitable – d’allier ces deux préoccupations (1). La production alimentaire a en effet un fort impact sur l’environnement ; elle est par exemple responsable de 30 % des gaz à effet de serre. L’environnement, en retour, influence la santé. Les chercheurs ont donc compilé les données scientifiques pour élaborer un régime alimentaire qui permettrait à la fois de préserver la planète et de nourrir ses habitants en leur évitant des décès prématurés.

Portion congrue de viande rouge

Pour atteindre un tel objectif, des réductions drastiques de certaines consommations sont attendues en Europe et aux États-Unis. En première ligne, la viande rouge (bœuf, agneau, porc). La quantité recommandée s’établit à 14 g/jour en moyenne (comprise entre 0 g et 28 g par jour). Cela fait l’équivalent de moins d’un steak par semaine. Pour assurer des apports en protéines suffisants, la consommation d’œufs (13 g/jour), de volailles (29 g/jour) et de poissons (28 g/jour) est proposée mais c’est surtout du côté des légumineuses et fruits secs à coque que les apports doivent augmenter.

L’alternative. Dans la catégorie des légumineuses, sont recommandés 50 g par jour de haricots secs, lentilles et autres pois auxquels s’ajoute le soja (25 g/jour) et les cacahuètes (non salées) ou arachides (25 g/jour). Les fruits secs à coque (noix, noisettes, amandes, pistaches, etc.) sont pour leur part consommés à raison de 25 g par jour. Pesez-les pour vous rendre compte, ce sont des quantités quotidiennes relativement inhabituelles pour la plupart d’entre nous. Mais ces aliments, sources de protéines végétales, sont, dans leur version non salée, réellement très bons pour la santé.



Ce diagramme présente la répartition des sources de protéines que proposent les experts dans leur « régime sain et durable ». Les sources de protéines d’origine végétale sont majoritaires. Du côté des sources animales, la volaille et le poisson sont à préférer aux viandes rouges (bœuf, agneau, porc, etc.). À noter : le poids pour les légumes secs s’entend avant cuisson.

Sucres et féculents à limiter

Côté glucides, les sucres ajoutés, en poudre, dans les produits tout prêts, sans intérêt nutritionnel, sont à limiter (pas plus de 31 g par jour). De même, la consommation de féculents (pommes de terre, manioc) n’est pas très intéressante pour la santé mais est source d’énergie. Les experts recommandent plutôt la consommation de céréales (riz, blé, maïs), de préférence complètes car elles sont alors plus riches en nutriments.


Huiles insaturées, fruits et légumes à favoriser

La base du régime devient, de fait, les fruits (consommation recommandée entre 100 et 300 g par jour), les légumes (entre 200 et 600 g) et les huiles insaturées telles qu\'olive et colza (entre 20 et 40 g). Ces trois catégories sont jugées comme indispensables.



La composition du régime alimentaire, bon pour la santé et pour la planète, préconisé par des experts internationaux. Les catégories d’aliments sont présentées par quantité décroissante. Les quantités correspondent à un apport de 2500 kcal environ. Elles peuvent être adaptées selon les personnes et l’endroit où elles habitent. Source : Lancet

Dans les grandes lignes, ce régime « sain et durable » n’est donc pas très différent du régime méditerranéen dont Que Choisir a plusieurs fois relayé les bienfaits pour la santé.

Un régime international… à adapter

Les repères donnés peuvent sembler très stricts. Ce sont en réalité des valeurs moyennes : pour chaque catégorie d’aliments, des fourchettes de consommation sont données. Pour les produits laitiers par exemple, le repère est à 250 g/jour mais l’intervalle s’échelonne de 0 g à 500 g, indiquant que l’on peut s’en passer complètement tout comme doubler la dose. Enfin, il vaut pour les personnes de plus 2 ans mais dans certains cas, des adaptations sont à prévoir. Par exemple pour les adolescentes souvent carencées en fer, des aménagements peuvent être nécessaires. Ce régime est également un régime à vocation mondiale à adapter aux spécificités locales.

Les repères français : même esprit, moins radical

Coïncidence, le Programme national nutrition santé (PNNS) livrait, une semaine après les experts internationaux, ses nouveaux repères. Les auteurs du fameux « 5 fruits et légumes par jour » ont revu leur présentation. Sans être aussi radical que celui proposé par les experts internationaux, le modèle alimentaire français prône les mêmes directions (2).

Dans les aliments « à augmenter », sans surprise, il est recommandé de consommer des fruits et légumes, avec respectivement 2 et 3 portions par jour, au minimum. Nouveauté, les légumes secs et les fruits à coque font leur apparition, s’inscrivant en cela dans la même perspective que le régime international.

Dans les aliments « à réduire », la viande rouge apparaît en premier. Si le conseil est de diminuer, la limite est fixée à 500 g maximum par semaine, ce qui est 5 fois supérieur au repère des experts internationaux. L’alcool, la charcuterie, les produits salés et les produits sucrés sont aussi à consommer en quantité limitée.



Spécificités françaises, les produits affichant un Nutriscore « D » ou « E » n’ont de place sur la table que de temps à autre. Les produits ultratransformés qui contiennent de longues listes d’additifs (colorants, édulcorants, exhausteurs de goût) sont aussi déconseillés. Autre recommandation française, le fait-maison est encouragé. Voilà sans doute une pratique qui contribue aussi à allier bonne santé et protection de l’environnement.

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Calculateur nutritionnel - Estimez la valeur nutritionnelle de vos produits
Santé - Manger mieux avec une maladie chronique


(1) “Food in the Anthropocene: the EAT–Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems”, The Lancet, 16/01/2019.
(2) Pour une liste exhaustive des recommandations : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations
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Perrine Vennetier


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Pouvoir d’achat: Les vraies hausses des prix et comment y échapper
Le pouvoir d’achat a été plus que jamais au cœur de l’actualité ces derniers mois, le mouvement des « gilets jaunes » étant né en réaction à la vie chère. Mais derrière les fantasmes, quelle a été la vraie hausse des prix ? Alors que l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) l’estime à +3,65 % sur la période 2014-2018, chez Que Choisir, nous l’évaluons à +5 %. Comme le Smic n’a progressé que de 4,60 % sur cette période, cette hausse de prix représente donc une perte sèche de pouvoir d’achat pour beaucoup de Français, en particulier les plus fragiles.

Les secteurs épargnés par les hausses sont rares… voire inexistants. Elles vont de 0,1 % pour les communications (services postaux, abonnements Internet ou mobile) à 12 % pour l’alcool et le tabac.



Parmi les hausses les plus douloureuses pour le porte-monnaie des ménages, celles liées au logement, le premier poste de dépense des Français. Elles sont tirées par le prix de l’énergie. Ainsi, pour un ménage chauffé au fioul, remplir une cuve de 2 000 litres coûte 1 978 € aujourd’hui, contre 1 730 € en 2014 chez le même livreur. Côté électricité, la hausse est moins importante mais non moins douloureuse : pour une consommation de 5 000 kWh au tarif réglementé (consommation moyenne d’un ménage), la facture s’établit à 862 €, en hausse de 8 % en 4 ans.

Même dans la high-tech et l’électroménager, où les prix sont réputés baisser régulièrement, la facture est stable, selon nos observations. Par exemple, le prix moyen des lave-linge testés par Que Choisir s’établit en 2018 à 589 €, un niveau très proche de ceux testés en 2014 (582 €). Cette différence avec les chiffres officiels s’explique par le fait que l’Insee, dans sa mesure de l’inflation, applique un « effet qualité » aux produits afin de mesurer les dérapages des prix à qualité constante. Cela signifie que si un smartphone coûte cette année plus cher que le modèle de l’an dernier, mais qu’il est plus puissant, l’institut ne considérera pas que son prix a progressé, puisque le consommateur y gagne en fonctionnalités (voir notre enquête sur l’évolution du pouvoir d’achat).


Nos conseils pour économiser

Les prix en eux-mêmes ne sont pas la seule variable expliquant la sensation de perte du pouvoir d’achat. Les dépenses contraintes (loyer, assurances, abonnements, cantine…), qui représentent 32 % du budget pour les classes moyennes, mais jusqu’à 60 % de celui-ci pour les ménages pauvres, ont tendance à prendre une part de plus en plus importante du budget, à mesure que les services liés à nos achats se développent. Exemple révélateur de cette tendance : là où il y a quelques années il suffisait d’acheter un téléviseur, il devient aujourd’hui difficile de suivre une compétition sportive sans souscrire un abonnement à Canal+, BeIN Sports ou SFR Sport.

Pour vous aider, la rédaction de Que Choisir vous dévoile ses conseils pour moins dépenser en matière de consommation énergétique, d’alimentation, de déplacement (en voiture, en train ou en avion), d’équipement high-tech, de santé et de produits financiers (frais bancaires et assurances).

Notre site Internet regorge également de ressources utiles et indépendantes :

Notre comparateur mutuelle vous aider à trouve la complémentaire santé adaptée à votre profil.
Notre comparateur assurance habitation vous guide pour sélectionner la multirisque habitation la moins chère.
Pour choisir une nouvelle banque parmi une offre foisonnante, utilisez notre comparateur des tarifs des banques.
Grâce à notre calculateur de consommation de gaz et d’électricité, vous pouvez réduire votre facture annuelle d’énergie.
Comparez les prix des offres des opérateurs de téléphonie mobile grâce à notre comparateur des forfaits.
Grâce à notre comparateur de devis optique, vérifiez le prix de vos verres progressifs ou unifocaux par rapport aux prix pratiqués par les autres opticiens.

Nos conseils pour demander des certificats d'économies d'énergie, pour changer d’assurance emprunteur, pour déménager avec les moyens du bord, pour faire valoir vos droits en cas de problème après un achat sont aussi là pour vous aider au quotidien à consommer mieux. Sans oublier notre dossier anti-arnaques, qui décrypte et rappelle les règles de prudence pour déjouer les tentatives de vente forcée, phishing, fraude à la carte bancaire, services administratifs payants, investissements financiers douteux, contrefaçon… Autant d’escroqueries qui en veulent à votre argent !
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Morgan Bourven


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Couches pour bébés: Un rapport public confirme la présence de substances dangereuses
Les principales substances à risque dénoncées par le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont deux parfums (butylphényl méthyle propional ou lilial® et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde ou lyral®), des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), PCB-DL (des polluants organiques persistants), dioxines et furanes. Les HAP, des dérivés du pétrole pour la plupart cancérogènes, peuvent notamment être générés pendant la fabrication des couches, lors d’une opération de chauffage (de colle par exemple) à température trop élevée. Les dioxines et PCB-DL peuvent, eux, provenir de certains traitements particuliers des matières premières utilisées pour les couches (par exemple, blanchiment des couches avec des dérivés chlorés). À noter que l’Anses pointe également la présence de résidus de pesticides, pourtant interdits à la vente, comme l’hexachlorobenzène ou le quintozène. Il s’agit dans ces cas très probablement de contamination involontaire de la matière première. Le rapport de l’Anses confirme nos analyses portant sur 12 couches bébé : du naphtalène et des résidus de glyphosate ont bien été retrouvés à l’état de traces dans les couches. Toutefois, au vu de leur concentration dans les couches, ces substances sont beaucoup moins problématiques que celles citées plus haut.

Le processus de fabrication en question

Ce sont principalement les procédés de fabrication, en particulier du plastique, qui posent problème. L’Anses précise en effet qu’« il est plus que probable que les contaminations observées en HAP et PCB proviennent des procédés de fabrication des couches eux-mêmes et non d’une contamination de la ressource qui a contribué à créer les matériaux ». Il faut par exemple savoir, comme nous le précisions dans notre enquête, que pour obtenir le plastique utilisé dans les couches, il faut recourir à ce que les chimistes appellent un catalyseur. Des résidus de ces catalyseurs peuvent se retrouver enfermés dans le plastique. En outre, les plastiques peuvent recevoir certains traitements (par exemple l’irradiation pour rendre la matière hydrophile) susceptibles de générer des résidus.

Mais les fabricants n’ont toujours pas l’obligation de préciser quels sont les catalyseurs et traitements chimiques auxquels ils recourent. Le rapport de l’Anses précise lui-même que « les auditions menées n’ont pas permis de connaître avec précision la nature des matériaux avec lesquels sont fabriquées les couches pour bébé à usage unique. Le même manque d’information a été constaté pour la description des auxiliaires de fabrication comme les colles par exemple, ou les substances ajoutées intentionnellement (parfums, encres, etc.) ».

L’une des premières mesures devrait ainsi être de rendre obligatoire l'information sur ces traitements. En attendant, les parents ont intérêt à préférer pour l’instant les couches sans parfum et contenant de la cellulose certifiée TCF (« Totally Chlorine Free ») ou les couches en tissu lavables.
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Élisa Oudin


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