En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Information:

Plastique à usage unique: Quand l’industrie tombe dans l’absurde
À se demander si les communicants de Plastics Europe, le puissant syndicat professionnel des industriels du plastique, relisent les publications avant leur sortie. Que Choisir ne résiste pas au plaisir de citer l’ahurissant communiqué de presse reçu au sujet du recyclage des plastiques. On y lit en effet que « l’objectif français de faire disparaître les emballages plastiques à usage unique risque de compromettre l’atteinte des taux élevés de recyclage. Ceux-ci nécessitent en effet des investissements importants à toutes les étapes de la chaîne de recyclage, qui pourraient être découragés par la perspective de disparition de la ressource à traiter ».

Il faudrait donc continuer à jeter des quantités de plastique sitôt utilisés, rien que pour pouvoir les recycler ! Que l’industrie du plastique profère de telles énormités prouve au moins que les interdictions décidées et à venir d’objets en plastique à usage unique devraient être efficaces. C’est une excellente nouvelle pour l’environnement et la santé humaine, tant l’accumulation de micro et nanoplastiques devient préoccupante comme nous avons pu le constater, par exemple, dans nos analyses de produits de la mer.

Dès cette année, depuis le 1er janvier, les cotons-tiges, les gobelets vendus vides et les assiettes jetables en plastique sont interdits à la vente en France. La réglementation européenne viendra enrichir cette liste d’interdictions dès le 1er janvier 2021 en y ajoutant les couverts, les pailles, les touillettes, les tiges pour ballons gonflables, ainsi que les emballages alimentaires en polystyrène expansé. Restent les petites bouteilles, un gisement énorme de déchets qui résiste pour l’heure aux interdictions… Les industriels ont encore de quoi recycler !
UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Droit des consommateurs européens: Améliorations en vue
Après plusieurs années de discussions et de négociations, la directive européenne « Omnibus » a été publiée en décembre dernier au Journal officiel de l’Union européenne. Le texte contient au total une dizaine de mesures, dont quatre devraient, à terme, avoir un impact sur les droits des consommateurs français.

Une meilleure information des clients des marketplaces



La directive entend tout d’abord obliger les marketplaces, ces plateformes de e-commerce (Amazon, Cdiscount, Fnac.com…) qui accueillent des vendeurs tiers, à afficher un certain nombre d’informations supplémentaires. Outre le nom du vendeur, elles devront préciser si celui-ci est un professionnel ou un particulier et, dans ce dernier cas, alerter le client sur le fait qu’en cas d’achat, les règles de protection européennes, telles que le droit de rétractation ou la garantie légale de conformité, ne s’appliqueront pas. Elles devront également identifier le responsable du service fourni (livraison, retour, etc.) et indiquer à qui l’acheteur doit s’adresser en cas de litige.

Des prix personnalisés qui n’avancent pas masqués



Le texte veut également obliger les marchands pratiquant des « prix personnalisés » à l’indiquer clairement. Concrètement, cette disposition s’appliquera lorsque le site utilise un algorithme pour faire évoluer automatiquement le prix qui s’affiche sur l’écran d’un client en fonction de son comportement (selon qu’il a déjà effectué ou non une recherche sur le site, s’il a procédé à d’autres achats, s’il a consulté un comparateur de prix avant d’arriver sur le site, etc.). D’après nos constatations, ces prix personnalisés sont encore très peu utilisés. Mais l’Union européenne préfère anticiper ce phénomène que les marchands rêvent de développer. Les changements de tarifs qui s’appliquent à tous les internautes (en fonction du jour, de l’heure, de l’état des stocks, etc.), ne sont pas concernés.

Des rabais mieux encadrés



Aujourd’hui, un marchand qui souhaite faire une promotion peut prendre comme prix d’origine (ou prix barré) n’importe quel prix à condition que celui-ci soit « loyal ». Dans les faits, la grande majorité des commerçants s’appuie sur le prix conseillé par le fabricant qui, même s’il n’a parfois jamais été appliqué, a l’avantage d’être élevé et donc de lui permettre d’afficher des rabais importants. Avec la directive européenne « Omnibus », il devra obligatoirement prendre comme prix de référence le prix le plus bas appliqué durant une période d’au moins 30 jours précédant l’annonce de la réduction. Même si des exceptions sont prévues pour les produits se détériorant rapidement, cette disposition devrait limiter les abus que nous constatons régulièrement.

Une meilleure protection contre le démarchage à domicile



La directive prévoit enfin, pour les pays qui le souhaitent, la possibilité de prendre des mesures complémentaires contre le démarchage. Elle émet notamment l’idée d’instaurer un droit de rétractation de 30 jours au lieu de 14, ce qui pourrait permettre à des personnes ayant été victimes de démarchage abusif de disposer de plus de temps pour annuler le contrat.

Ces dispositions doivent encore être transposées dans le droit français avant le 28 novembre 2021 pour une application au plus tard le 28 mai 2022. D’ici là, des discussions devraient encore avoir lieu au niveau national afin d’en préciser les modalités d’application. Ces négociations sont importantes. D’elles dépendra l’efficacité réelle de ces dispositions. D’ici là, les parlementaires ne doivent rien lâcher face au lobbying des professionnels.
UFC Que Choisir en ligne
Cyril Brosset


...lire la suite

Assurance vie ou décès: Après 75 ans : Il faut penser à contre-courant !
À 80 ans révolus, certains gèrent mieux leur patrimoine que nombre de quadras captifs de leur banquier… À cet âge, on pourrait même dire que les questions d’assurance vie, voire d’assurance décès, vont trouver un écho inattendu. Commençons par l’essentiel : l’organisation de sa succession, qui s’invite dans la gestion du patrimoine. Même si elle a perdu de son intérêt depuis que conjoint et partenaire pacsé sont exonérés de tous droits de succession, l’assurance vie reste incontournable. À raison, car les capitaux transmis échappent à la succession (donc aux règles de partage légales) et profitent d’avantages fiscaux. Y compris pour les assurances vie alimentées après 70 ans. Et pour qui veut favoriser des tiers, c’est-à-dire des personnes non-héritières, dans le respect de la quotité disponible (part de l’héritage pouvant être attribuée librement), c’est même l’outil clé prioritaire.

Exemple. Vous placez 80 000 euros destinés à une personne non héritière. À votre décès, ce capital vaut 100 000 euros. Dans le droit commun, le bénéficiaire paiera 60 % de droits de succession dessus (après un abattement de 1 594 euros) sur cette somme. Avec une assurance vie, la taxe de 60 % ne portera que sur 49 500 euros (80 000 - 30 500). C.Q.F.D.

À cette aune, l’assurance vie pourra aussi trouver place dans les familles recomposées. En droit civil, seuls les descendants (outre le conjoint survivant en l’absence de ­descendant) sont héritiers réservataires.

Sur le plan fiscal, les transmissions consenties aux enfants du conjoint ne bénéficient pas du barème applicable à celles en ligne directe : le taux est celui propre à l’absence de tout lien de parenté. Les familles concernées ont donc tout intérêt à utiliser l’assurance vie pour rétablir les équilibres. Il faut alors penser à bien vérifier la pertinence des clauses bénéficiaires de ses différents contrats. Enfin, pour les nombreux grands-parents qui souhaitent gratifier leurs petits-enfants à leur décès, l’assurance vie est un outil permettant des combinaisons intéressantes.

Exemple. Vous avez trois petits-enfants, vous souscrivez trois contrats identiques et désignez pour chacun un petit-enfant comme bénéficiaire de premier rang. Ou bien, sur un seul et même contrat, vous répartissez le capital au décès de manière égale entre les trois petits-enfants.


Un accueil bien plus froid

Pour autant, il faut s’organiser, voire anticiper. Car, quand on passe le cap des 80 ou 85 ans, l’accueil des établissements financiers se refroidit brutalement. Dans son recueil d’engagements déontologiques, la Fédération française de l’assurance invite ses compagnies adhérentes (soit tout le marché ou presque) « à écarter les souscriptions à des âges très élevés dans des conditions qui laissent envisager un risque sensible de contestations ultérieures ». Vous voilà prévenu : les assureurs développent un ostracisme certain vis-à-vis des ­personnes âgées, se retranchant derrière la nature de l’assurance vie, un contrat aléatoire s’inscrivant dans le temps et donc impropre aux souscriptions à un âge avancé. Il faut reconnaître que les compagnies sont aussi contraintes par des prescriptions réglementaires lourdes (recueil des besoins, explications sur l’adéquation du produit proposé, etc.). Leur crainte ? Des opérations réalisées sur le lit de mort en vue de transmettre à l’abri du fisc.

Dans une décision du 3 octobre 2017, le Conseil constitutionnel conclut même qu’il faut « décourager le recours tardif à cet instrument d’épargne pour échapper à la fiscalité ». En pratique, frappez aux portes des associations d’épargnants (comme l’Afer), qui recensent chaque année des adhésions de personnes de 80 ans, voire 90 ans. Tant que l’opération est justifiée économiquement (par exemple, la vente d’un bien immobilier investi en assurance vie pour effectuer des retraits réguliers pour financer sa maison de retraite), pourquoi serait-elle refusée ? D’où l’importance de détenir un ou plusieurs contrats souscrits avant 80 ans. Là, les assureurs ne renâclent pas aux versements.


Réduire son exposition

Mais les plus de 75 ans ont d’autres motifs que la transmission pour continuer opter pour l’assurance vie. C’est d’abord, il faut le redire, sa souplesse d’utilisation : ­versements libres et non plafonnés, retraits libres réguliers ou non, sortie en rente viagère possible, arbitrages financiers au sein de votre contrat… Bien sûr, à partir de 75 ans, on réduit son exposition sur les marchés financiers, avec une sécurisation massive sur les fonds en euros des contrats. Les plans d’épargne en actions ou compte-titres encore détenus sont généralement fermés pour être réinvestis en assurance vie. Les biens immobiliers aussi, hors résidence principale. Bref, votre profil devient très prudent, en toute logique. Pourtant, avec l’exonération des plus-values au décès, si votre objectif est la transmission, un peu de risque dans la gestion de votre capital n’est pas à exclure.

Reste la question de l’assurance décès. Après 75 ans, les contrats classiques sont tous inaccessibles, sauf certaines offres distribuées par des conseillers patrimoniaux indépendants. Citons deux solutions ouvertes jusqu’à 85 ans et couvrant les décès jusqu’à 90 ans : le contrat de Cardif, la Garantie Couverture personnelle, qui présente une option astucieuse de capital décès dégressif pour limiter la hausse des cotisations avec l’âge. Et l’offre complète Super Novaterm Prévoyance (nombreux services associés, pathologies prises en compte sans trop de surprimes) de MetLife. Mais, à cet âge, la tarification est évidemment très élevée (à 80 ans, comptez 1 900 euros par mois pour un non-fumeur sans surprime et un capital décès de 50 000 euros). Attention à ne pas confondre ces produits, qui sont des temporaires décès résiliables chaque année, avec d’autres assurances encore accessibles à 75 ou 80 ans, les contrats « vie entière ». Ces derniers sont destinés à financer vos futures obsèques par le paiement d’un capital à une entreprise de pompes funèbres. Ou à payer les droits de succession ou toute autre chose. Terrain glissant, donc, car les cotisations sont souvent viagères.

Résumons-nous

- Souscrire une assurance vie ou décès passé 80 ans va être compliqué. Les contrats obsèques, eux, sont à manier avec précaution.
- Informer vos proches de l’existence de vos contrats et donner le(s) nom(s) du(des) bénéficiaire(s) pour éviter que les capitaux ne soient réclamés à l’assureur à votre décès.
- Une alternative existe pour placer des capitaux reçus sur le tard (vente d’un bien, par exemple) : le contrat de capitalisation.

L dossier Assurance vie ou décès de l\'UFC Que Choisir: Faites les bons choix selon votre âge
UFC Que Choisir en ligne
Frédéric Giquel


...lire la suite

Prêt immobilier: L’endettement des coemprunteurs doit être estimé globalement
Peu importe les ressources personnelles de chacun et le type de relation (par exemple si deux époux vivent ensemble ou sont séparés de fait), si deux coemprunteurs ont souscrit ensemble un prêt immobilier, leur taux d’endettement doit être estimé au regard de l’ensemble de leurs revenus globaux et non vis-à-vis des capacités financières de chaque emprunteur. C’est ce qu’a confirmé la Cour de cassation dans un arrêt dont l’audience s’est tenue le 9 juillet 2019 dernier. Conséquence : si les emprunteurs ne peuvent plus rembourser le prêt, même le coemprunteur qui ne présentait pas de revenus suffisants lors de la souscription du prêt (voire pas de revenus du tout) peut être assigné par la banque et ne peut reprocher à cette dernière un défaut de mise en garde.

Le Crédit agricole n’a pas failli à son devoir de mise en garde



L’article L. 311-9 du code de la consommation impose en effet un devoir de mise en garde au banquier : « avant de conclure le contrat de crédit, le prêteur vérifie la solvabilité de l\'emprunteur à partir d\'un nombre suffisant d\'informations ». Le banquier doit ainsi alerter l’emprunteur contre le risque de surendettement si sa capacité financière n’est pas suffisante pour souscrire. Mais la Cour de cassation réitère ici que ce devoir de mise en garde s’apprécie au regard du taux d’endettement global des coemprunteurs. C’est-à-dire que la banque doit prendre en compte l\'ensemble des biens et revenus des coemprunteurs lors de l\'octroi du prêt et non de chaque coemprunteur individuellement.

Dans cette affaire, la caisse régionale Sud-Rhône-Alpes du Crédit agricole avait accordé un prêt immobilier à un couple alors que l’épouse n’avait ni revenus, ni patrimoine au moment de la souscription. Le prêt avait donc été consenti au regard des revenus du mari qui avait en outre déposé seul un apport de 29 974 €. La charge de remboursement de la cliente était donc excessive au regard de ses propres capacités financières. Au bout d’un certain temps, les emprunteurs n’ont plus été capables de rembourser les échéances du prêt. L’épouse s’est alors retournée contre le Crédit agricole en mettant en cause son défaut de mise en garde en raison du fait que le prêt n’était manifestement pas adapté à ses capacités financières. La Cour de cassation n’a pas retenu cet argument, rappelant que le risque d’endettement excessif ne s’apprécie pas séparément mais sur l’ensemble des ressources du couple, en tant qu’entité unique.
UFC Que Choisir en ligne
Élisa Oudin


...lire la suite

Justice: Nouvelle organisation et création du tribunal judiciaire
Il y a du changement dans l’organisation de la justice civile de première instance avec la création, depuis le 1er janvier, des tribunaux judicaires. En application de la loi de programmation 2018-2022 et de la réforme de la justice de mars 2019, ils deviennent la clé de voûte du système en « fusionnant » les tribunaux de grande instance (TGI) et les tribunaux d’instance (TI). Plusieurs cas de figure sont cependant à considérer.

- Si le TGI et le TI étaient dans la même commune mais sur deux sites différents, le TI est devenu une annexe du tribunal judicaire (ex-TGI). Dans l’hypothèse où les deux juridictions sont sur le même site, ils se sont transformés en tribunal judiciaire.

- Si les TGI et les TI étaient implantés dans deux communes différentes, l’ancien TI est devenu une annexe du tribunal judicaire (ex-TGI) et ont pris le nom de « tribunal de proximité ». Il garde des compétences proches de celles dévolues aux ex-TI (par exemple, traitement des litiges de vie quotidienne inférieurs à 10 000 €).

En outre, les juges d’instance sont remplacés par des « juges des contentieux et de la protection », spécialisés dans « les problématiques liées aux vulnérabilités économiques et sociales (tutelles des majeurs, surendettement, expulsions…) ».

Le ministère de la Justice annonce par ailleurs que la vie des usagers sera facilitée par le déploiement « dans l’ensemble des tribunaux judicaires et des tribunaux de proximité » des Services d’accueil unique du justiciable (Sauj). Leur rôle est de guider ce dernier dans ses démarches. De plus, les greffiers affectés aux Sauj « pourront réceptionner et transmettre tous les actes de procédures entre tribunaux d’un même arrondissement dès lors que la représentation d’un avocat n’est pas obligatoire ».

Tous ces changements sont-ils de simples ravalements de façade ou vont-ils réellement améliorer le fonctionnement difficile de notre justice ? Sans faire de procès d’intention, on peut en douter. On va très vite avoir la réponse !
UFC Que Choisir en ligne
Arnaud de Blauwe


...lire la suite

Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
UFC Drome-Ardèche sur France bleu: La minute conso de Bernard LAVALLEE