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Enquête auprès des médecins généralistes Près d’un médecin traitant sur deux refuse de nouveaux patients
44 % des médecins généralistes enquêtés refusent les nouveaux patients

L’enquête inédite menée par les bénévoles de l’UFC-Que Choisir en juin dernier a permis de contacter anonymement 2770 médecins généralistes, répartis sur tout le territoire, pour savoir s’ils acceptaient de nouveaux patients en tant que médecin traitant(1). 44 % des médecins interrogés ont refusé notre demande, et 9 % supplémentaires ont déclaré qu’ils souhaitaient d’abord voir le patient avant de se décider. Nos enquêteurs ont constaté de grands écarts entre départements : si moins de 20 % des généralistes refusaient de nouveaux patients dans le Bas-Rhin, la Meurthe-et-Moselle et les Pyrénées-Atlantiques, le taux de refus grimpe à 70 % dans l’Allier, 78 % en Charente et même 86 % en Seine-et-Marne ! Quant aux motifs évoqués par les professionnels de santé enquêtés, 71 % déclarent avoir déjà trop de patients, quand 14 % arguent de leur départ prochain à la retraite. Comment s’étonner dès lors que près d’un Français sur dix n’ait pas de médecin traitant déclaré ?(2)

La France périphérique, nouveau visage des inégalités d’accès aux soins

Etonnamment, notre enquête montre que les difficultés les plus grandes ne se rencontrent pas dans les déserts médicaux les plus importants, mais davantage dans la France périphérique des communes moyennes. Ainsi, si le taux de refus est de 33 % dans les communes de moins de 3000 habitants, et de 34 % dans les communes de plus de 100 000 personnes, il grimpe à 52 % dans les villes de 10 000 à 100 000 habitants ! Un constat qui se confirme si l’on analyse les résultats en fonction de la densité locale de médecins : les refus sont moins nombreux quand l’offre de généralistes est nettement insuffisante (39 % de refus en moyenne) que dans les territoires où la densité est dans la moyenne (46 %)(3). Ainsi, tout se passe comme si les médecins présents dans les zones rurales, sachant que les usagers sont privés d’alternative, avaient davantage de réticence à refuser des patients, pour ne pas les laisser démunis. A l’inverse, dans les déserts médicaux des villes moyennes, la présence de confrères, bien qu’en nombre insuffisant pour répondre aux besoins de la population, semble déculpabiliser les praticiens, qui refusent plus largement de nouveaux patients.

La pénurie de médecins traitants menace l’accès de tous aux soins de qualité

Cette situation est d’autant plus préoccupante que notre système de santé est organisé depuis quinze ans autour de la figure du médecin traitant, appelé à gérer l’orientation des usagers dans le parcours de soin. En conséquence, ne pas avoir de médecin traitant expose les usagers à une forte pénalisation de leurs remboursements de soins ; encore faudrait-il qu’ils soient en mesure d’en choisir un ! Cette carence est en outre le symptôme d’un problème plus large de mauvaise répartition des médecins sur le territoire du fait d’une liberté totale d’installation, dénoncée de longue date par l’UFC-Que Choisir, et par un nombre croissant d’acteurs (Cour des Comptes, Direction du Trésor, etc.).

Décidée à garantir un égal accès aux soins sur tout le territoire, l’UFC-Que Choisir presse les pouvoirs publics à agir enfin pour résorber les déserts médicaux qui s’étendent maintenant aux villes moyennes. L’association appelle ainsi les députés à adopter, la semaine prochaine, la proposition de loi contre la désertification médicale et pour la prévention, qui, par l’instauration d’un conventionnement territorial des médecins, amènerait les professionnels de santé à exercer là où sont les besoins de la population. Par ailleurs, l’UFC-Que Choisir demande à la Ministre de la Santé de mettre fin à la pénalisation financière des usagers sans médecin traitant, devenue inique dans les nombreux territoires en pénurie de médecins, et à organiser d’urgence un système de désignation d’un médecin traitant à chaque usager qui en fera la demande.

Notes:

1 -Enquête conduite entre le 8 et le 22 juin 2019 par les bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir de 78 départements de métropole et d’outre-mer. Résultats détaillés dans le Que Choisir n° 586 actuellement en kiosque.
2 -Source : Assurance Maladie, citée dans le Rapport des délégués nationaux à l’accès aux soins, octobre 2018.
3 -L’offre nettement insuffisante est ici définie comme les territoires où l’offre de médecins généralistes disponible à moins de 30 minutes du domicile est inférieure d’au moins 30 % à la moyenne nationale. Source : Etude UFC-Que Choisir à partir de données Assurance Maladie, 2016.
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Nutrition et santé: Les secrets de cuisine du lobby agroalimentaire
Cette enquête est réservée aux abonnés du site enquête Nutition et Santé sur quechoisir.org.
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Substances toxiques dans les produits: Exigez l’information
« Sur demande d’un client, tout fournisseur d’un article contenant une substance identifiée comme extrêmement préoccupante doit lui fournir des informations contenant, au moins, le nom de la substance », stipule le règlement européen Reach qui vise une utilisation plus sûre des produits chimiques. Il ajoute même que ces informations doivent être fournies gratuitement dans les 45 jours. Cette obligation concerne les fabricants, les importateurs et les distributeurs. Voilà qui est clair.

À Que Choisir, nous avons donc joué au consommateur inquiet pour sa santé et celle de ses enfants. Après avoir acheté près de 40 articles très divers dans différents lieux de vente, nous avons interrogé des enseignes et des fabricants.

Nos résultats sont effarants, avec 70 % d’échec. La plupart des distributeurs ne répondent pas, ou à côté de la plaque. Pire encore, seul Maisons du Monde a informé de la présence d’une substance extrêmement préoccupante dans une housse de coussin alors que nos analyses effectuées en laboratoire ont prouvé que 7 autres produits achetés chez Monoprix, Toys R Us, Intermarché, U, Brico Dépôt, Conforama et sur Amazon contenaient au moins une substance chimique identifiée comme extrêmement préoccupante.

Bien que le règlement européen Reach soit entré en vigueur il y a 10 ans, le droit de savoir qu’il garantit aux consommateurs est toujours autant piétiné par les professionnels.

Pour que ça change, Que Choisir appelle chacun à exercer son droit à l’information auprès des fabricants et des enseignes. C’est le seul moyen de leur faire prendre conscience de leurs obligations, et surtout du refus des consommateurs de rester exposés à des substances toxiques.

Comment exercer son droit à l’information (règlement Reach) ?

Faites votre demande par écrit, mail ou courrier (notre lettre type), pour que le service clients puisse la transmettre au service compétent.

Signalez que vous vous appuyez sur la réglementation Reach et sur sa liste des SVHC (pour Substances of Very High Concern, substances extrêmement préoccupantes).

Indiquez au professionnel que si l’article en contient, il doit vous donner le nom des substances extrêmement préoccupantes présentes à plus de 0,1 % si elles figurent sur cette liste.

Pensez à joindre les références précises du produit

Sachez enfin que le règlement Reach s’est contenté du service minimum. Le fabricant ou l’enseigne qui ne répond pas ou répond mal n’encourt aucune sanction financière ! Les consommateurs disposent heureusement d’une autre arme. Faire de la publicité à tous leurs refus de répondre, tant dans son entourage que sur les réseaux sociaux peut être efficace. S’attaquer à leur image de marque devrait les inciter à respecter le droit à l’information des consommateurs et à supprimer les substances toxiques de leurs formulations.

Surtout ne vous contentez pas de la réponse que nous avons souvent reçue, à savoir que le produit est conforme à la réglementation. Les substances extrêmement préoccupantes qui figurent sur la liste Reach n’étant pas interdites, il peut très bien être conforme et en contenir !
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Élisabeth Chesnais


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Enquête prospectus publicitaires: Face au flot grandissant, le Stop Pub !
En lien avec le réseau environnement de l’UFC-Que Choisir, 344 bénévoles de notre association, dont 139 ayant préalablement apposé un autocollant « Stop Pub » sur leurs boites, ont comptabilisé durant le mois de mai dernier le nombre de publicités non adressées reçus dans leur boite afin de quantifier le volume de pollution publicitaire induite et évaluer l’efficacité du « Stop Pub ».

Les groupes Carrefour, E. Leclerc et Système U sur le podium de la frénésie publicitaire
Notre enquête montre que la pression des imprimés non adressés dans les boites aux lettres ne cesse de croitre : leur poids moyen sur un mois est passé de 2 kg par ménage en 2004 à 2,3 kg en 2018, soit une augmentation de 15 % en 14 ans. Dans un contexte de baisse de l’utilisation du papier, la distribution de prospectus publicitaires ne faiblit pas et représente, en volume, un quart du papier consommé en France (contre 20 % en 2012).
A l’origine de cette pollution publicitaire, les grands groupes de la distribution cumulent presque la moitié (47 %) des publicités non adressées devant les enseignes spécialisées dans le bricolage, les vêtements, le jardinage ou l’ameublement (20 %). Les enseignes Carrefour, E. Leclerc et Système U se démarquent car, sur le seul mois mai, elles représentent 21 % de la publicité non adressée dans les boîtes aux lettres des enquêteurs, avec respectivement 7,3, 6,8 et 6,3 prospectus dans chaque boîte située dans la zone de chalandise de l’un de leurs magasins. A l’inverse, Intermarché (4,3 prospectus par boîte) et Monoprix (3,7) sont plus raisonnables.

Un « Stop Pub » efficace mais encore insuffisamment diffusé pour être dissuasif
Seule lueur d’espoir, l’efficacité réelle du « Stop Pub » qui permet de se prémunir de cette déferlante publicitaire. D’après notre enquête, l’apposer sur sa boîte aux lettres permet de diminuer de 93 % le nombre moyen de prospectus reçus, qui chute de plus de 58 à moins 4 sur un mois.
Malheureusement, faute de promotion suffisante de la part des pouvoirs publics, le « Stop Pub » n’est apposé que sur un peu plus de 20 % des boites aux lettres (9 % en 2011) ne permettant pas d’enrayer la guerre publicitaire inconsidérée que mènent les professionnels. Face à cette inaction, le triste record de 20 milliards d’imprimés publicitaires par an a été dépassé pour la première fois en 2016.

Un gâchis environnemental payé doublement par les consommateurs
La pollution publicitaire représente un coût important qui n’est pas toujours visible des consommateurs. Les dépenses pour la publicité non adressée ont atteint presque 2,9 milliards d’euros en 2017, auxquels il faut ajouter le coût de collecte et de traitement des déchets papiers payés par les contribuables locaux à travers leur taxe d’ordures ménagères pour les papiers non triés. Au total, cela représente pour un foyer de 4 personnes un budget non négligeable d’environ 200 euros par an. C’est également une gabegie environnementale car, selon nos estimations, même si l’objectif de recyclage du papier (65 %) fixé par les pouvoirs publics était atteint en 2022, ce serait encore 285 000 tonnes de papier qui continueraient à partir en fumée si rien n’est fait d’ici là1. Cet objectif, déjà peu satisfaisant, sera d’autant plus compliqué à atteindre que, selon notre enquête, dans deux cas sur cinq le logo Triman, indiquant le caractère recyclable du papier, n’est pas affiché sur la publicité.


Inquiète de l’aggravation continue de la pollution publicitaire liée aux prospectus non adressés et de l’incapacité des professionnels à s’autoréguler, l’UFC-Que Choisir saisit les pouvoirs publics pour demander :
• La mise en œuvre d’un malus véritablement dissuasif sur l’éco-contribution payée par les professionnels afin de pénaliser réellement cette pratique et de les pousser vers d’autres modalités publicitaires (internet, publicités adressées) plus respectueuses de l’environnement.
• La mise en place d’une pénalité financière pour les enseignes ou les distributeurs qui ne respecteraient pas le « Stop Pub ».
Par ailleurs, l’UFC-Que Choisir appelle les consommateurs à utiliser le « Stop Pub » qu’elle met gratuitement à leur disposition dans ses associations locales. Retrouvez les coordonnées de l’association locale la plus proche de chez vous.





Notes:
1- Cela représente 10 % de l’utilisation du papier graphique actuelle.
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Location entre particuliers (infographie) Vous et la location saisonnière entre particuliers
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Des évolutions attrayantes

Offre alternative aux hôtels, campings ou clubs de vacances, la location entre particuliers via différents sites a le vent en poupe. Si les locations de vacances ont toujours existé, le fait de passer par Internet facilite grandement le choix et les démarches de réservation. Et désormais, même les séjours en ville sont concernés, alors qu’il y a moins de dix ans, l’hôtel était quasiment l’unique option. Des évolutions qui expliquent que la location entre particuliers via les plateformes séduise de plus en plus de vacanciers comme en témoigne son taux de croissance annuel de 30 %.

Le marché dans les mains de deux géants

Parmi les sites qui proposent la mise en relation des propriétaires et locataires, les historiques (Gîtes de France, Clévacances, etc.) sont à la peine face aux géants du tourisme que sont Homeaway (groupe Expedia) qui chapeaute les deux sites jumeaux Abritel et Homelidays, et surtout Airbnb. Cette marque est presque devenue un nom commun (« Vous allez à l’hôtel ou dans un Airbnb ? »). Une consécration exceptionnelle pour une plateforme lancée en France il y a seulement six ans.

Bons points et mauvaises surprises

Bien que les internautes considèrent comme excessifs les frais facturés par ces sites, ils choisissent ce mode d’hébergement avant tout pour des questions financières. Lorsqu’on part en famille et que l’on a besoin de plusieurs chambres d’hôtel, l’addition grimpe très vite, d’autant qu’il faut aussi prendre ses repas au restaurant. Le très large choix d’hébergements (620 000 annonces en France revendiquées par Airbnb et Homeaway confondus) permet de trouver aisément son bonheur et le système d’avis, de se faire une idée plus précise des atouts et inconvénients du logement. Plus précise mais pas toujours exhaustive, en partie à cause de l’indulgence excessive dont beaucoup de locataires ont tendance à faire preuve lorsqu’ils notent les hébergements. Raison pour laquelle les mauvaises surprises ne sont pas rares : un locataire sur cinq y a déjà été confronté. La non-conformité ou l’insuffisante précision de l’annonce est souvent en cause. Pour éviter les déceptions, deux conseils : communiquer en amont avec le propriétaire pour lui demander des détails sur les points déterminants à vos yeux et lire attentivement le plus grand nombre d’avis possibles sans se laisser aveugler par les cinq étoiles qui couronnent la plupart des logements.
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