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Nanoparticules : Une opacité généralisée


Carton plein pour nos recherches de nanoparticules dans des produits de consommation courante. Aliments, cosmétiques, médicaments : les vingt références que nous avons analysées (résultats complets et dossier disponibles à partir du jeudi 25 janvier) contiennent ces particules infiniment petites dont les risques éventuels sont encore très mal cernés. Pire, à trois exceptions près, les nanos voyagent incognito. Alors que la réglementation oblige à indiquer leur présence dans la liste d’ingrédients des denrées alimentaires et des cosmétiques, la quasi-totalité des industriels négligent de le faire. Pourtant vieille de plus de trois ans (1), cette obligation légale n’est toujours pas appliquée par la grande majorité des opérateurs. Une situation d’infraction généralisée difficile à comprendre et à admettre. D’où la décision de l’UFC-Que Choisir de porter plainte contre neuf fabricants dont les colorants, antiagglomérants et autres filtres solaires contiennent des proportions significatives de nanoparticules sans en mentionner la présence. À 10 % de nanos dans un additif, on peut toujours laisser à l’industriel le bénéfice du doute. Mais à 30 %, 40 %, voire 100 % comme c’est le cas pour six des produits concernés, il peut difficilement prétendre qu’il ne savait pas et que son fournisseur d’ingrédients l’a trompé.

Le cas des médicaments est différent du point de vue réglementaire mais similaire sur le fond : plus de 4 000 références de médicaments sont susceptibles de contenir des nanoparticules mais rien n’oblige les laboratoires à en faire état sur les notices (2).


Taille infime et comportement imprévisible

Cette opacité est d’autant plus inadmissible que c’est de notre santé qu’il s’agit. L’arrêté de mai 2017 qui vient rappeler aux opérateurs de l’agroalimentaire l’obligation d’étiquetage déjà en vigueur depuis plusieurs années justifie cette nécessité d’informer le consommateur par les « incertitudes scientifiques [qui] demeurent concernant l’impact sur la santé humaine des nanomatériaux manufacturés ». Taille infime favorisant la pénétration dans notre organisme et le franchissement des barrières biologiques, réactivité importante, comportement imprévisible, autant de particularités des nanoparticules qui suscitent l’inquiétude. La recherche avance à petit pas car l’évaluation des risques est beaucoup plus complexe que pour des particules de taille plus importante et on nage dans un océan d’inconnues. Mais les signaux qui émergent comme cette mise en évidence de lésions précancéreuses chez le rat après consommation d’un colorant répandu, le dioxyde de titane, incitent à la prudence. Le consommateur doit donc avoir la possibilité d’éviter les nanos s’il le souhaite.

Reste donc à espérer que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) fasse preuve de la plus grande fermeté sur ce dossier. Ses agents ont procédé en 2017 à des contrôles sur la présence de nanoparticules dans les produits alimentaires (confiseries, épices, décorations pour pâtisseries) et cosmétiques, ciblant ceux dont la liste d’ingrédients faisait apparaître un ou des additifs susceptibles d’être nanométriques. Sur 40 produits cosmétiques analysés, 35 contenaient des nanoparticules, sur 74 produits alimentaires, 29 étaient dans ce cas. Sur ces 64 produits qui auraient dû afficher la mention [nano] dans leur liste d’ingrédients, seul un était en règle.

Les produits visés par notre plainte



Alimentation



M&M’s Peanut 34 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (E171)
Maxwell House Cappuccino (préparation instantanée) 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)
Ducros Mélange malin italien 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)
Casino soupe poule au pot déshydratée 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de silicium (E551)


Cosmétiques



Lavera crème solaire 100 % minérale SPF 30 100 % de nanoparticules dans le filtre solaire dioxyde de titane (titanium dioxide)
Avène cold cream stick lèvres nourrissant 100 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (titanium dioxide CI 77891)
Aquafresh dentifrice triple protection + blancheur 40 % de nanoparticules dans le dioxyde de titane (titanium dioxide)
Bourjois Gloss effet 3D-33 brun poetic 100 % de nanoparticules dans l’oxyde de fer (iron oxides CI 77491)
Sanex Nature protect 48 h déodorant 31 % de nanoparticules dans l’oxyde d’aluminium (potassium alum)



(1) Elle est applicable depuis juillet 2013 pour les cosmétiques et décembre 2014 pour les produits alimentaires.

(2)Une absence d’obligation dont bénéficient aussi les fabricants d’autres produits susceptibles de contenir des nanos : vêtements antibactériens, peintures, matériel de sport, pneus, etc.
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Fabienne Maleysson


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Régimes amaigrissants: Ils allègent surtout votre porte-monnaie
Louise a perdu 44 kg en 9 mois. Photos avant/après à l’appui, la jeune femme blonde s’expose dans sa nouvelle robe et sa silhouette affinée sur les affiches vantant les bénéfices du régime « Comme J’aime ». Vous aussi, « Perdez du poids ! », promet la publicité. Sauf qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Le cas de Louise, aussi impressionnant soit-il en apparence, ne constitue pas une garantie de succès.



Publicité pour « Comme J’aime » dans le métro parisien (janvier 2018).

Des résultats pas garantis

Après les fêtes et ses excès, ce début du mois de janvier est propice à la promotion de méthodes d’amaigrissement. Outre les compléments alimentaires censés brûler les graisses et les cures de détox à base de jus, on trouve aussi des publicités pour des régimes tels que « Comme J’aime », Kitchendiet ou Dietbon. Ces programmes fonctionnent sur un principe commun de livraison de repas minceur tout prêts à domicile. Les promesses sont également comparables avec une perte de poids annoncée de 3 à 5 kilos par mois. Annoncée mais pas garantie ! Les conditions générales de vente sont explicites : « Comme J’aime ne pourrait être tenu responsable de résultats éventuellement décevants pour le Client ».

Ces programmes, qui se basent sur le vieux principe de la restriction calorique (manger moins), n’ont pas fait la preuve de leur efficacité à long terme. Comme nous l’expliquions dans une vidéo, la baisse des apports énergétiques est souvent efficace dans un premier temps (on maigrit) mais ensuite, le corps réagit aux privations, se met à dépenser moins (donc on ne maigrit plus) et on finit souvent par reprendre du poids. C’est même plutôt la règle : à terme, 8 personnes sur 10 reprendront du poids. Ce risque de « rebond » est d’autant plus à craindre que les programmes basés sur du tout prêt n’apprennent pas franchement à adopter de bonnes habitudes puisque l’on ne cuisine pas. De plus, les packs ne contiennent ni fruits ni légumes dont la consommation est pourtant la base d’une alimentation santé.

Un compte en banque bien dégraissé

Ah oui, parce qu’en dépit des centaines d’euros facturés par mois par « Comme J’aime », tout n’est pas compris dans les packs ! Les clients doivent acheter par ailleurs tout ce qui est frais : produits laitiers, fruits, légumes à cuire ou à manger en crudités… Ce genre de petit détail a toute son importance et rappelle qu’il faut lire plutôt deux fois qu’une les conditions de vente avant de s’engager. En effet, il ne s’agit pas d’un simple achat ponctuel de pack mais d’une formule d’abonnement. Si vous vous engagez sur 8 mois, le tarif sera de 349 €/mois contre 509 € si vous ne prenez qu’un mois. En conséquence, si vous résiliez plus tôt, la société vous facturera la différence de prix. De même, la mention « une semaine gratuite », mise en avant sur fond rouge, est accompagnée de mentions en petits caractères qui méritent d’être lues. Pour en « bénéficier », vous devez quand même payer un pack d’un mois (au moins) et, si au bout d’une semaine vous arrêtez, vous serez remboursé à condition de renvoyer les biscottes, plats, soupes, desserts, compotes et collations correspondant aux 3 semaines restantes. À vos frais bien sûr ! Pour renvoyer par la Poste plus de 10 kg de nourriture, comptez une trentaine d’euros.
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Perrine Vennetier


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Médicaments: La liste noire de Prescrire
Cette année encore, pas de Pilule d’Or. La revue médicale indépendante Prescrire, qui passe en revue l’intérêt de tous les nouveaux médicaments, a estimé qu’en 2016, aucun d’entre eux ne méritait d’être distingué. C’était déjà le cas l’an dernier. Seules deux molécules indiquées dans le cancer ont été « citées au palmarès ».

À l’inverse, il reste encore sur le marché français 82 médicaments qui n’y ont pas leur place, en raison d’un rapport bénéfice-risque défavorable. En clair, ils sont plus dangereux que bénéfiques pour la santé. Sur cette liste noire, mise à jour pour la 5e année consécutive, figurent bon nombre de produits courants. Comme la pseudoéphédrine, un décongestionnant qui entre dans la composition de beaucoup des médicaments contre le rhume vendus en automédication dans les pharmacies, qui expose à des troubles cardiovasculaires graves, notamment s’il est pris par des personnes déjà fragiles. Nous l’avions mentionné dans notre article sur les produits à ne surtout pas prendre pour soigner les petites pathologies de l’hiver. La dompéridone, la molécule du Motilium, parfois prescrit dans la gastroentérite, est également pointée du doigt, en raison de troubles du rythme cardiaque et de morts subites, alors même que le bénéfice dans le traitement de la maladie est très limité. En 2014 déjà, Prescrire mettait en garde contre la dompéridone. Les médicaments anti-Alzheimer, depuis longtemps décriés et dont l’intérêt médical est enfin officiellement reconnu comme « insuffisant » par la Haute autorité de santé (HAS), sont aussi en bonne place de ce palmarès du pire. L’intégralité de la liste des médicaments à écarter est consultable sur le site prescrire.org.

Encore un exemple récent avec l’Uvestérol D

Le directeur de Prescrire, Bruno Toussaint, a dénoncé, lors de la conférence accompagnant la publication de cette liste, l’inertie des pouvoirs publics. Il a notamment regretté qu’il faille systématiquement des morts pour que les médicaments dangereux soient retirés de la circulation. Le dernier exemple en date étant l’Uvestérol D, probablement impliqué dans le décès d’un nourrisson en décembre dernier. Et quand il n’y a pas de morts, les autorités se contentent de déremboursements, qui limitent l’usage mais n’entraînent pas le retrait du marché. Aujourd’hui encore, en dépit des nombreux scandales liés aux médicaments, l’action publique est largement insuffisante.

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Anne-Sophie Stamane


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Rhume: Des médicaments interdits de publicité
Prise en toute discrétion, la décision est effective depuis le 18 décembre dernier : la publicité grand public pour les médicaments contre le rhume en vente libre qui contiennent de la pseudoéphédrine est désormais interdite. Sont concernées des spécialités comme Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour et Nuit, Actifed LP Rhinite allergique, Dolirhume, Dolirhumepro, Fervex Rhume Jour et Nuit, Humex Rhume, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume, Rhinureflex et Rhumagrip. On ne les verra donc plus en grand format dans les vitrines des pharmacies, pas plus qu’il ne sera possible d’en vanter les soi-disant vertus à la télévision.

La pseudoéphédrine est un vasoconstricteur de la famille des amphétamines, qui peut avoir des effets secondaires cardiovasculaires et neurologiques graves. Il vaut mieux ne pas y avoir recours, surtout pour un simple rhume qui se soigne en quelques jours avec des lavages de nez et du paracétamol en cas de fièvre ou de maux de tête.

Lire aussi:

Médicaments contre les maux de l’hiver - Le rhume : mieux vaut laisser couler !
Médicaments - La liste noire de Prescrire


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Anne-Sophie Stamane


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Prix des lunettes: Un nouveau comparateur de devis pour y voir plus clair !
6,2 milliards d’euros de dépenses d’optique en 2016
Les Français ont consacré 6,2 milliards d’euros à leurs achats de lunettes en 2016, en hausse de 0,5 % sur un an, mais surtout de 39 % en dix ans. Malgré l’apparition de la vente en ligne ou de chaînes d’optique réputées à bas coûts, le budget lunettes des Français reste le plus élevé des pays riches, avec un prix moyen de 316 € pour une monture équipée de verres simples, et de 613 € avec des verres progressifs. A ces niveaux de prix, et malgré les remboursements des complémentaires santé, 90 % des consommateurs couverts par une assurance individuelle ont un reste à charge, parfois très élevé. Et même ceux qui bénéficient des contrats de complémentaire santé d’entreprise, plus généreux, ne sont pas épargnés, puisque les trois-quarts d’entre eux ont un reste à charge pour les verres progressifs1.

Des prix des verres qui varient du simple au double pour une même correction
Pour se prémunir de cette inflation, la meilleure arme des consommateurs reste ainsi la transparence et la comparaison des prix. En effet, les écarts constatés sur les tarifs sont faramineux. Sur 8 profils de consommateurs testés (enfants et adultes), l’analyse de notre base de 215 000 devis2 montre que pour une même correction, les prix des verres varient au moins du simple au double selon l’opticien3. Par exemple, pour un enfant équipé de verres simples, une même paire pourra coûter de 126 € à 257 € (hors monture). Pour un adulte équipé de verres progressifs haut de gamme, l’écart est encore plus marqué, avec jusqu’à 300 € d’économies potentielles (de 399 € à 711 € la paire de verres pour une correction identique).

Dans un marché aux prix aussi éclatés, il est indispensable que les consommateurs puissent disposer d’outils de comparaison. C’est pourquoi l’UFC-Que Choisir lance aujourd’hui un service simple d’utilisation, qui permet aux consommateurs d’obtenir, à partir des informations contenues sur leur ordonnance ou leur devis optique, la répartition des prix sur le marché pour leur propre correction. Cet outil est accessible gratuitement jusqu’à la fin du mois de février.

Reste-à-charge zéro sur l’optique : attention aux hausses de cotisations
Le gouvernement consulte actuellement pour définir les modalités de mise en œuvre de l’engagement d’une offre à reste-à-charge nul sur les dépenses d’optique d’ici à la fin du quinquennat. Pour l’UFC-Que Choisir, si l’objectif est naturellement louable, celui-ci ne doit pas pour autant conduire à une augmentation des primes de complémentaire santé, déjà en hausse de 43 % depuis 2006. En outre, les offres sans reste-à-charge devront être de qualité et proposées largement par les professionnels, sans quoi la mesure serait vidée de son sens. Enfin, il est urgent de favoriser en parallèle une politique de réelle concurrence sur le marché de l’optique, et à ce titre, on ne peut que déplorer le report d’un an de l’entrée en vigueur du nouveau devis normalisé.

Alors que les dépenses d’optique des Français ne cessent de croître, l’UFC-Que Choisir appelle le gouvernement à favoriser les mesures en faveur de la baisse des prix dans les arbitrages liés au reste-à-charge zéro. En tout état de cause, pour aider les consommateurs à faire jouer la concurrence, l’association lance un comparateur de devis, pour permettre à chacun de s’orienter vers des offres compétitives.


Notes:


1 Sources : Assurance Maladie, Direction de la Sécurité Sociale et Observatoire des prix et de la prise en charge en optique médicale.
2 Données établies sur une base de 215 000 devis optiques collectés en 2016 et 2017 auprès de 34 organismes de complémentaires santé.
3 Ecart entre le premier et le dernier décile, c’est-à-dire en excluant les 10 % de prix les plus faibles et les 10 % de prix les plus élevés.
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Spray Puressentiel: Assainissant, vraiment ?
Le spray assainissant Puressentiel aux 41 huiles essentielles est une vieille connaissance de Que Choisir. « Il prétend purifier l’air mais il le charge en polluants », écrivions-nous dès le printemps 2014 après avoir effectué des analyses de composition. Ces résultats très préoccupants nous ont ensuite conduits à réaliser des analyses d’émission, tant sur les sprays aux huiles essentielles les plus vendus que sur des désodorisants classiques, afin d’évaluer leur impact sur la qualité de l’air intérieur des logements.

Publiés fin 2014, nos résultats démontraient qu’ils étaient tous polluants, les sprays aux huiles essentielles étant les pires. Ils relarguaient des composés organiques volatils en forte quantité, le spray assainissant Puressentiel était même le plus mal classé de tous. En utilisant ce genre de produits, alors qu’on croit bien faire, on charge en fait l’air de son domicile en substances polluantes au lieu de l’assainir comme promis.

Quant à l’action sur les virus et les bactéries, elle répond à des normes NF, mais dans des conditions qui ne sont pas celles de l’utilisation d’un spray. Des pastilles d’huiles essentielles sont mises en contact avec des bactéries et des virus pendant un certain temps, précisé sur l’emballage. Ces tests ne correspondent pas à la pulvérisation du spray dans une pièce.

Dans un avis publié en octobre dernier, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) épingle d’ailleurs à son tour ces « sprays dits assainissants », jugeant notamment qu’ils « ne devraient pas être utilisés par des personnes asthmatiques ». L’Anses souligne aussi « la nécessité de conduire des travaux d’étude sur l’impact sanitaire lié à l’usage d’huiles essentielles qui peuvent se retrouver dans de multiples produits de consommation courante ».

La publicité de Puressentiel début janvier dans un abribus parisien:


Vente en pharmacie, aucune garantie



Le spray Puressentiel est vendu en pharmacie, la publicité prend bien soin de le rappeler. En réalité, bien qu’elle inspire confiance, la vente en pharmacie ne garantit rien, que ce soit en matière de qualité ou d’innocuité. Il s’agit juste d’une stratégie marketing du fabricant. Les sprays aux huiles essentielles sont des biocides qui pourraient tout aussi bien être vendus en grandes surfaces.

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Élisabeth Chesnais


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Lait bébé contaminé: Un filet de contrôles aux mailles bien trop larges
Encore une affaire qui questionne la capacité de l’agro-industrie à maîtriser les risques sanitaires ! Mission à laquelle le leader mondial des produits laitiers a failli, de l’avis du ministre de l’Économie Bruno Le Maire qui, après avoir ordonné le retrait de plus de 700 lots de laits infantiles fin décembre, annonçait, lapidaire, le 11 janvier, que « l’État s’est substitué à une entreprise défaillante, seule responsable de la qualité des produits mis sur le marché ». Les mesures prises par l’entreprise n’étant pas de nature à maîtriser le risque de contamination de produits destinés à l’alimentation d’enfants en bas âge, la question de l’efficacité des plans d’autocontrôles se pose donc plus que jamais !


Des signaux d’alerte que personne ne voit



Selon le porte-parole de Lactalis, Michel Nallet, la contamination serait en effet survenue sur l'une des deux tours de séchage de l'usine de Craon dans la période du 1er au 6 mai 2017, « probablement suite à une opération de maintenance sur la ligne de production ». « Les tours de séchage sont des milieux très sensibles où la moindre trace d’humidité favorise les contaminations, confirme à Que Choisir, sous couvert d’anonymat, une auditrice en hygiène alimentaire. Le dépôt d’un biofilm dans un tuyau, un bouchon dans un coude ou une simple peinture qui s’écaille peut y devenir une zone de rétention de bactéries. Or, dans l’agro-industrie il n’existe pas réellement de plan de contrôle obligeant à certifier les interventions comme c’est notamment le cas dans l’aéronautique. »

Trois mois plus tard, des prélèvements internes au site de Craon s'étaient avérés positifs aux salmonelles. Des traces retrouvées sur les sols et non sur les laits ou le matériel en contact avec ces derniers, précise Lactalis. Qui affirme n’avoir fait le lien entre ces deux événements « par faisceau de présomption » qu’au moment où les cas de salmonelloses se sont déclarés chez les nourrissons. Mais, surtout, l’industriel se défend en arguant avoir respecté la procédure. Une inspection des services vétérinaires (Direction départementale de cohésion sociale et de la protection des populations, DDCSPP) réalisée en septembre avait ainsi rendu un avis positif sur l’usine en ayant pourtant connaissance de ces fameux tests positifs à la salmonelle.

Regrettable mais vrai, nous confirme l’experte : « Le rôle de la DDCSPP est de contrôler les autocontrôles mais ils n’expertisent pas les plans mis en place par les usines et n’ont pas pour mission de faire eux-mêmes des analyses. Ces inspections s’assimilent souvent à des visites de courtoisie ». Concrètement, si l’environnement et non le produit est contaminé par la salmonelle, la décision d’arrêter ou non la ligne de production est interne à l’usine qui n’a pas d’obligation d’en informer les pouvoirs publics. « Une analyse positive aurait dû les alerter et augmenter le plan de contrôle mais, visiblement, ils n’ont pas été assez vigilants et la bactérie est passée entre les trous de la raquette », conclut-elle. Lactalis va désormais devoir répondre devant la justice de ces défaillances afin que la lumière soit faite sur ce nouveau scandale sanitaire.

Lactalis, pharmaciens et distributeurs dans le collimateur des parents



« On a l’impression dans cette affaire d’être dans un no man’s land réglementaire. L’impunité semble être totale. On vend des produits rappelés sans être inquiétés, on produit de l’alimentation infantile sans contrôles efficaces. […] Il faut que cela cesse ! », s’insurge Quentin Guillemain, président de l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS). Après avoir porté plainte contre Lactalis, il annonce vouloir attaquer l’enseigne Leclerc qui reconnaissait, le 9 janvier, avoir vendu des produits Lactalis contaminés malgré le rappel général du 21 décembre.

Ce père d’une petite fille de deux mois déplore également le manque d’information des parents, notamment de la part des professionnels de santé. Un sentiment partagé par Natasha, mère d’une petite fille de 2 ans atteinte d’une insuffisance rénale prenant quotidiennement de la maltodextridine, une poudre nutritive produite à Craon. « À aucun moment, ni mon pharmacien ni le néphropédiatre pourtant prescripteur de cet aliment diététique, ne nous ont informé du retrait des lots, or les boîtes que prenait ma fille faisaient bien partie des lots potentiellement contaminés. » Les professionnels de santé étaient-ils informés ? Contacté par nos soins, l’ordre des pharmaciens précise avoir envoyé différentes alertes, au gré des retraits, via le « dossier pharmaceutique », un logiciel que possède 99 % des officines françaises. Visiblement, dans certaines pharmacies, les alertes de l’ordre semblent rester lettre morte…

Certains produits incriminés toujours dans les rayons



Malgré 2 500 contrôles effectués par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) depuis le 26 décembre, c’est une consommatrice vigilante qui, la première, a lancé publiquement l’alerte : certains lots de laits infantiles, censés être retirés depuis mi-décembre, étaient toujours en rayon dans des magasins Leclerc le 9 janvier. Une affaire qui fait boule de neige, les distributeurs reconnaissant les uns après les autres avoir pu laisser passer des produits à risque. Deux jours après cette nouvelle crise, la DGCCRF, à qui incombe d’encadrer la bonne marche des retraits, annonçait les résultats de ses inspections : 91 établissements épinglés, soit 30 grandes surfaces, 44 pharmacies, 3 grossistes, 12 hôpitaux et 2 crèches !

Dans une allocution le 11 janvier, le ministre de l’Économie a déclaré qu’à l’avenir, un contrôle électronique systématique en caisse, en supermarchés, permettra de garantir qu’aucune boîte de lait infantile produite par Lactalis à Craon ne sera vendue. Il précise que des procès-verbaux seront transmis à la justice, annonce un renforcement des contrôles dans les semaines à venir et promet une réflexion à plus long terme pour améliorer les retraits. En effet, jusqu’à présent, force est de constater que la mise en œuvre des décisions de l’État et des pouvoirs publics est inopérante ! Alors qu’aujourd’hui, les retraits sont basés en premier lieu sur des mesures volontaires des distributeurs, l’UFC-Que Choisir réclame la mise en place de procédures adéquates pour garantir l’éviction des produits défectueux voire dangereux. Il est urgent de mettre en place de véritables plans de retrait avec l'instauration d'audits externes sur leur qualité et leur fiabilité.

Ce n’est pas la première fois qu’une procédure de retrait n’est pas suivie de mesures efficaces. Citons les cas récents de détecteurs de fumée défectueux ou de cosmétiques contenant des substances indésirables. À chaque fois, l’UFC-Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme. Et continuera de se montrer vigilante dans l’attente d’une réponse adéquate des autorités de contrôle.

UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Laits infantiles contaminés à la salmonelle: Les réponses à vos questions

SOMMAIRE

1. D’où provient la contamination ?
2. Quels laits infantiles sont concernés ?
3. Quels sont les symptômes ?
4. Que faire lorsqu'on est en possession de produits potentiellement contaminés ?
5. Où peut-on se renseigner ?

D’où provient la contamination ?

Le site industriel du groupe LNS à Craon, en Mayenne, propriété du leader mondial des produits laitiers Lactalis, est pointé du doigt par les autorités. Suite à la survenue d’un nombre inhabituel d’infections à la salmonelle chez des nourrissons, les services de contrôles sanitaires français ont identifié et confirmé le lien de ces contaminations avec la consommation de produits de nutrition infantile issus de ses chaînes de production. Selon le porte-parole de Lactalis, Michel Nallet, la contamination serait survenue sur l'une des deux tours de séchage de l'usine de Craon dans la période du 1er au 6 mai. « Mais il est trop tôt pour avoir la preuve exacte de cette hypothèse. En application du principe de précaution, les autorités ont décidé d'arrêter toutes les commercialisations et de faire un rappel global des produits sur la tour numéro 1. Nous avons décidé d'arrêter nos deux tours, même celle qui n'est pas incriminée, et toutes nos installations de conditionnement. Nous allons procéder à des contrôles complémentaires et à un nettoyage complet renforcé afin de nous assurer que le site de Craon, lors de sa remise en route, puisse fabriquer normalement des produits pour les bébés. »

De son côté, le directeur général de la Santé, Benoît Vallet, a indiqué à l'AFP qu’en août et en novembre, des « prélèvements internes au site de Craon » s'étaient avérés « positifs aux salmonelles ». Lactalis précise que ces prélèvements ont été effectués non pas sur les laits mais sur du petit matériel de nettoyage et les carrelages et assure n'avoir eu connaissance de cette information que la semaine dernière.

Le professeur Christophe Dupont, pédiatre et chef du service d'explorations digestives de l’hôpital Necker à Paris, rappelle que « la salmonelle est une bactérie présente partout dans l’environnement. La difficulté est de se prémunir efficacement d’une contamination à la source car il suffit par exemple que le lait d’une traite soit infecté pour contaminer des milliers de lots différents, d’énormes quantités de laits différents étant mélangées au cours de leur transformation ». On notera que des laits végétaux, à base de riz, ont également été contaminés au sein de l’usine.


Quels laits infantiles sont concernés ?

620 lots potentiellement contaminés, dont 36 pour la France, ont été retirés du marché. Il s’agit de laits vendus sous les marques Picot, Celia, Milumel ou Carrefour. Figurent également sur la liste des produits destinés à l’Algérie, au Royaume-Uni, au Liban ou encore à la Chine.

Le retrait concerne une large gamme de laits premier âge (0 à 6 mois), deuxième âge (6 à 12 mois) et de croissance (1 à 3 ans) avec ou sans lactose, à base de protéines de riz ou sans huile de palme. Certains sont disponibles uniquement en pharmacie, d’autres en grande surface.

La liste des lots concernés est disponible sur le site du ministère de la Santé (1).


Quels sont les symptômes ?

L’infection à la salmonelle est une intoxication alimentaire qui touche particulièrement les personnes fragiles : jeunes enfants, personnes âgées ou malades. Les symptômes se déclarent rapidement et les enfants touchés présentent une diarrhée typique avec des selles molles mais pas liquides contenant des traces de sang, accompagnée d’une fièvre. Face à ces symptômes, les médecins demandent généralement une coproculture (analyse des selles) pour confirmer le diagnostic. Les symptômes sont alors traités avec des antibiotiques. Selon une déclaration de la direction générale de la Santé, les enfants contaminés jusqu’à présent « vont bien ». Mais si cette infection bactérienne se soigne bien grâce aux antibiotiques, elle n’en est pas moins préoccupante chez les nouveau-nés, à qui sont justement destinés les laits premier âge (de 0 à 6 mois), nous confirme un pédiatre.

Il conviendra toutefois de ne pas confondre ce tableau bien distinct de celui de la gastroentérite qui atteint actuellement son pic saisonnier dans de nombreuses régions. Dans tous les cas, si votre enfant présente des symptômes de toxi-infection alimentaire (diarrhée éventuellement accompagnée de fièvre), contactez un médecin dans les meilleurs délais. En attendant, un soluté de réhydratation, disponible en pharmacie, pourra être donné à l’enfant pour éviter une déshydratation en cas de pertes liquidiennes importantes (selles nombreuses).


Que faire lorsqu'on est en possession de produits potentiellement contaminés ?

En premier lieu, vérifiez si votre lait en poudre appartient bien à l’un des lots incriminés dont la liste est disponible sur le site du ministère de la Santé (1). Si c’est le cas, le ministère demande aux parents de ne pas utiliser les produits concernés, essentiellement vendus sous les marques Milumel et Picot, mais aussi Carrefour. Carrefour a, de son côté, décidé « par mesure de précaution » d'élargir son rappel à tous les produits infantiles fabriqués sous son nom à Craon, et pas seulement aux seuls lots concernés par la mesure de Bercy.

Des alternatives à ces laits infantiles, recommandées par des pédiatres, sont disponibles sur le site du ministère de la Santé (2). S’il est vraiment impossible pour les parents de trouver l’un des laits de substitution, la Société française de pédiatrie leur propose de préparer un biberon avec le lait qu’ils possèdent, puis de faire bouillir le lait pendant 2 minutes dans une casserole, le laisser refroidir et le donner à leur bébé en attendant de trouver une alternative.

Enfin, les consommateurs qui souhaiteraient s’adresser, voire se retourner contre leur fournisseur de lait en poudre, doivent conserver les boîtes (à part), les ordonnances et les factures d’achat, si possible détaillées, avec numéro de lot, selon les conseils des collectifs de parents (voir encadré).


Où peut-on se renseigner ?

Vous pouvez demander conseil à votre pharmacien, les officinaux ayant été mobilisés pour répondre aux questions des parents et les orienter vers des laits de substitution, selon un communiqué de l'Ordre national des pharmaciens.

Les autorités ont mis en place un numéro vert ouvert de 8 h à 20 h, 7 jours sur 7 (0800 636 636). Lactalis a également mis en place un numéro vert (0800 120 120) et le service client de Carrefour est joignable au 0969 397 000 (appel non surtaxé). Attention, ces numéros ne mettent pas en relation avec des professionnels de santé.

En cas de symptômes de toxi-infection alimentaire (diarrhée éventuellement accompagnée de fièvre), contactez un médecin dans les meilleurs délais.

Une plainte sera déposée lundi contre Lactalis par un parent

Contacté par nos soins, Quentin Guillemain déclare qu’il portera plainte lundi 18 décembre auprès du tribunal de Paris contre Lactalis et son pharmacien pour les motifs de « non-assistance à personne en danger » et « mise en danger de la vie d’autrui ». Ce père d’une petite fille de deux mois, consommatrice du lait Pepti junior de Picot, dont des lots sont concernés par le retrait, ne cache pas sa colère. Contre Lactalis bien sûr, à l’origine de la contamination, mais aussi contre son pharmacien qui, bien qu’ayant ses coordonnées via les ordonnances de lait de sa fille, ne l’a pas contacté dans les jours qui ont suivi les premiers retraits pour le mettre en garde. « Nous estimons qu’il a failli à son devoir d’information », s’insurge le père de famille, qui a également mis en place une adresse mail (victimeslactalis@gmail.com) pour « fédérer les parents concernés et donner un cadre juridique à leurs éventuelles plaintes, afin qu’elles soient recevables et, dans la mesure du possible, rattachées entre elles ». Il regrette également le manque d’engagement de l’État, « qui a mis des mois à réagir, laissant Lactalis gérer la crise » et qui, selon lui, « peine à donner des consignes claires aux parents, les numéros d’assistance ne mettant pas en contact les appelants avec des professionnels de santé ».



(1) http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/liste_des_references_lns_concernees_par_le_retrait-rappel.pdf

(2) http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/recommandations_de_la_societe_francaise_de_pediatrie_vdef_corrige.pdf
UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Purificateurs d’air: L’Anses confirme l’alerte de « Que Choisir »
La pollution de l’air inquiète, le nombre d’allergiques augmente, c’est une aubaine pour les fabricants. Les purificateurs d’air en tous genres se multiplient dans les magasins, et ce n’est pas pour le meilleur, alertait « Que Choisir » dès 2013.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient à son tour de publier son rapport sur les techniques d’épuration de l’air intérieur, et il confirme la pertinence de nos réserves. L’expertise de l’Agence a concerné les appareils autonomes et les matériaux de construction et décoration qui se prétendent dépolluants et qui sont basés sur les principes de la catalyse ou de la photocatalyse, du plasma, de l’ozonation ou de l’ionisation. Outre les appareils, il s’agit notamment d’enduits, de peintures, de revêtements muraux, de plaques de plâtres, de carrelages, et surtout de sprays.

Le rapport conclut que « les données scientifiques analysées ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité en conditions réelles d’utilisation de ces dispositifs d’épuration de l’air intérieur ». L’Anses recommande d’informer la population sur les risques potentiels d’une détérioration de la qualité de l’air intérieur, la dégradation incomplète de polluants pouvant entraîner la formation de composés plus nocifs. Autre recommandation, mettre en garde les sujets asthmatiques sur une possible aggravation de leur état avec les appareils pouvant générer de l’ozone ou ceux qui utilisent des huiles essentielles, autrement dit les sprays assainissants épinglés par « Que Choisir ».

L’Anses rappelle que pour réduire la pollution de l’air intérieur, « il convient en priorité de limiter les émissions à la source, d’aérer et de ventiler ». Des conseils que vous pouvez retrouver dans notre dossier consacré à la pollution de l’air intérieur.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


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Étiquetage nutritionnel simplifié: Aux professionnels de respecter le Nutriscore
Alors que la mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est une des causes principales du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète, il importe pour les consommateurs de disposer d’un étiquetage nutritionnel facilement compréhensible, antidote puissant à un marketing l’éblouissant, les tableaux de chiffres réglementaires européens, d’une grande complexité, figurant sur les emballages et incompris par 82 % des consommateurs ne pouvant les guider.


• Un combat décennal de l’UFC-Que Choisir enfin couronné : L’UFC-Que Choisir s’est mobilisée depuis plus d’une décennie pour réclamer auprès des pouvoirs publics un étiquetage nutritionnel intelligible par tous les consommateurs, et pas les seuls spécialistes, avec notamment le lancement en 2014 d’une pétition au côté de 31 sociétés savantes, puis la publication un an plus tard d’un test sur 300 aliments illustrant la pertinence de ce type d’étiquetage.

• Une reconnaissance officielle française et communautaire : le feu vert donné la semaine dernière par la Commission européenne et la signature officielle aujourd’hui par Agnès BUZYN, Stéphane TRAVERT et Benjamin GRIVEAUX font mentir les Cassandres qui, espérant un échec du ‘Nutriscore’, proclamaient son incompatibilité avec la réglementation européenne.

• Gare aux manœuvres de diversion ! Mais à rebours de ces avancées, certains professionnels s’obstinent encore à maintenir des étiquetages obsolètes (Mc Donald’s, Quick). Pire, d’autres s’efforcent de développer un modèle en parallèle particulièrement complexe ou basé sur des tailles de portions irréalistes (Coca-cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever), initiative visant clairement à jeter le trouble dans l’esprit des consommateurs et contrecarrer l’appropriation du ‘Nutriscore’ par le plus grand nombre.


Alors que l’opacité de l’offre des produits industriels rend particulièrement ardue la réalisation de l’équilibre nutritionnel au quotidien, le ‘Nutriscore’ permet aux consommateurs de redevenir pleinement acteurs de leurs choix. Cet outil constitue en outre une véritable incitation pour les professionnels à améliorer leurs recettes. C’est dans ce double objectif, d’information des consommateurs et d’amélioration des produits que l’UFC-Que Choisir :
- Appelle fabricants et distributeurs à adopter sans délai le ‘Nutriscore’ en l’apposant sur leurs produits, à l’instar des engagements déjà pris par Auchan, Fleury-Michon, Intermarché, et Leclerc,

- Invite, dans cette attente, les consommateurs à consulter gratuitement son test sur 300 produits et à utiliser son calculateur nutritionnel basé sur le ‘Nutriscore’1.


Notes:
1 L’algorithme du calculateur nutritionnel, consultable sur le site quechoisir.org, est conforme aux dispositions du projet d’arrêté définissant le nouvel étiquetage officiel français. Pour le moment, il conserve le visuel du modèle ‘5C’ proposée en 2015 par le Prof. S. HERCBERG. Ce visuel est cependant très proche et en cohérence avec celui retenu pour le modèle officiel ‘Nutriscore’.
Que Choisir en Ligne


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