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Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


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Ingrédients indésirables dans les cosmétiques: Prudence confirmée pour le phénoxyéthanol
Conservateur fréquemment utilisé, le phénoxyéthanol présente à certaines doses des effets toxiques, c’est pourquoi « Que Choisir » le considère comme un ingrédient indésirable dans les produits pour les tout-petits. Les moins de 3 ans sont en effet particulièrement à risque compte tenu de leur poids et de la pénétration possible des produits, notamment via le siège potentiellement irrité, lors du change. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a donc recommandé, dans un avis publié en 2012, de ne pas l’utiliser dans les produits destinés au siège et de limiter sa concentration à 0,4 % (au lieu de 1 % en général) dans tous les cosmétiques utilisés chez les enfants en bas âge.

Mais les experts européens, eux, ne partagent pas cette analyse : selon un avis publié en 2016 par le SCCS (Scientific Committee on Consumer Safety, Comité scientifique sur la sécurité des consommateurs), la concentration de 1 % est sûre pour toutes les populations et il n’y a pas lieu de faire une exception pour les tout-petits. Face à cette querelle d’experts, nous avons décidé de continuer à tenir compte de l’avis de l’ANSM dans notre évaluation des produits cosmétiques, que ce soit à l’occasion de nos tests ou dans notre base de données (disponible également sur notre application QuelCosmetic). La filière cosmétique n’a pas manqué de nous le reprocher, estimant sans doute que le dernier qui parle a forcément raison.

Pourtant, un nouveau rapport publié par l’ANSM nous conforte dans ce choix. Le groupe d’experts mandaté par l’Agence a repassé au crible les publications scientifiques et, surtout, a tenu compte des connaissances acquises grâce à un récent travail de recherche sur l’exposition des consommateurs aux produits cosmétiques. Selon cette étude, les parents utilisent pas moins de 5 produits cosmétiques en moyenne sur leurs enfants de moins de 3 ans. Typiquement, un nettoyant cheveux et corps, un lait hydratant, une eau lavante pour le siège, une crème pour le siège et des lingettes. Les produits pour le siège en général et les lingettes en particulier représentant une part importante de l’exposition au phénoxyéthanol, l’ANSM maintient sa recommandation de ne pas utiliser cet ingrédient dans ces produits.

Enfin, le groupe d’experts attire l’attention sur une autre population, celle des femmes en âge de procréer. L’étude Pélagie, qui observe les liens entre perturbateurs endocriniens et santé maternelle et infantile, a montré une association entre la concentration du principal métabolite du phénoxyéthanol et l’allongement du délai nécessaire pour concevoir, entre autres. On ignore s’il s’agit d’un lien de cause à effet mais si ces résultats étaient confirmés, cela remettrait en cause l’évaluation du risque pour les adultes.
UFC Que Choisir en ligne
Fabienne Maleyson


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Les perturbateurs endocriniens (les PE)
Nous sommes tous concernés, tous victimes de ces substances nocives qui envahissent notre quotidien, même si les enfants, les ados et surtout les femmes enceintes encourent un risque encore plus grand.
Ces PE sont des polluants chimiques très nocifs qui se stockent dans notre organisme durant toute notre vie… On en trouve un peu partout (dentifrice, rouge à lèvres, fond de teint, parfums, shampoing, mais aussi aspirateurs, rideaux, meubles, peintures, ou encore fruits et légumes. Etc.). Plus d’un millier de substances ont été identifiées. Elles dérèglent notre système hormonal. Les PE sont soupçonnés de provoquer certains cancers et des malformations congénitales avec de graves problèmes d’infertilité.

Pour démêler le vrai du faux, L’UFC QUE CHOISIR DE L’ARDECHE organise une conférence débat sur le sujet, jeudi 17 mai à 18h au Centre Lebournot, 4 Bd Gambetta à AUBENAS avec la participation du Docteur Wilfried SANCHEZ, Directeur Général de la Fondation Rovaltain, Spécialiste de l’étude des PE.

L’entrée sera gratuite.

UFC Que Choisir Ardeche


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Appli QuelCosmetic: Une application mobile gratuite pour choisir ses produits cosmétiques

Téléchargez l'application mobile QuelCosmetic



La sécurité des cosmétiques est un de nos chevaux de bataille. Différents outils mis en ligne depuis deux ans vous permettaient déjà de mieux vous y retrouver dans ce rayon. Avec notre application disponible gratuitement sur Google Play et l’App Store, le choix devient enfantin. Il suffit de scanner le code-barres du produit via votre smartphone, ce qui se fait très simplement, pour voir apparaître sa notation.



Quels sont les produits concernés ?



Tous les rayons sont représentés : soins du visage, du corps, des cheveux, produits pour bébés, solaires, hygiène dentaire, maquillage, parfums, qu’ils soient vendus en grandes surfaces, parapharmacies ou parfumeries. Nous avons même introduit quelques crèmes ou dentifrices au statut de médicament mais qui, aux yeux du client, ressemblent à des cosmétiques.

Avec plus de 6 000 références déjà évaluées, il y a des chances que vous trouviez votre bonheur. Mais, si nous avons pu facilement scanner des centaines de produits en grande surface pour alimenter notre base de données, l’opération est plus délicate dans les boutiques plus exiguës telles que les parfumeries par exemple.

Au cas où le produit qui vous intéresse ne serait pas encore présent dans notre base de données, nous vous invitons à nous le signaler via notre application QuelCosmetic en scannant le code-barres et en photographiant le produit en question et sa liste d’ingrédients. En quelques jours, il y sera intégré. Si vous avez choisi de nous laisser votre adresse mail, vous en serez personnellement informé(e).


Quels sont les ingrédients jugés indésirables ?



Des perturbateurs endocriniens, des allergènes, des irritants et autres toxiques : notre liste d’ingrédients indésirables est établie grâce à la veille scientifique de nos experts. Jusqu’à présent, elle figurait sur notre carte-repère à télécharger et glisser dans son portefeuille pour faire ses courses, mais cela impliquait une gymnastique fastidieuse pour l’acheteur. L’appli QuelCosmetic permet un pas de géant dans la simplicité d’usage.

Deux points clés à garder en tête pour l’utiliser en connaissance de cause : d’abord, la liste des ingrédients indésirables est évolutive puisque les connaissances scientifiques s’affinent en permanence. Tel ingrédient jugé sans risque aujourd’hui peut se révéler dans quelques années moins inoffensif qu’on le pensait. Ensuite, nous avons choisi de ne pointer que les ingrédients nocifs pour la santé, ceux qui ont un impact sur l’environnement ne sont pas pris en compte. Non que le sujet nous indiffère, ils le seront sans doute à l’avenir. Mais nous préférions concentrer nos efforts dans un premier temps sur la santé de l’utilisateur, préoccupation première des consommateurs.

Comprendre le résultat



Comme la toxicité potentielle des ingrédients peut varier selon les populations, l’évaluation diffère selon la personne concernée : un pictogramme s’affiche pour les femmes enceintes et les tout-petits (de la naissance à 3 ans), un autre pour les enfants et adolescents, un troisième pour les adultes. La couleur va du vert (aucun risque identifié à ce jour) au rouge (risque significatif) et est accompagnée de lettres de A à D à destination des daltoniens. Elle correspond à celle de l’ingrédient le plus nocif de tous ceux présents : une crème peut comporter dix composants au-dessus de tout soupçon, si le onzième est un perturbateur endocrinien avéré, c’est sa couleur rouge qui l’emportera. Attention, le résultat ne concerne que la composition du produit. En aucun cas, il ne renseigne sur sa qualité intrinsèque ou son efficacité. Ces critères ne peuvent être mesurés qu’en laboratoire et nous le faisons à l’occasion des tests comparatifs que nous publions régulièrement sur telle ou telle famille de produits. Mais forcément, le nombre de références concernées est sans commune mesure avec celles présentes dans l’appli.


Le plus que vous attendiez



Depuis notre première grande campagne sur les ingrédients indésirables dans les cosmétiques, vous êtes nombreux à nous demander une liste positive des produits n’en contenant pas. Demande satisfaite avec l’appli QuelCosmetic ! Lorsque le produit que vous convoitez contient des ingrédients indésirables, il suffit d’un clic pour voir s’afficher une liste d’homologues plus recommandables.

Si vous êtes curieux de savoir pourquoi tel produit hérite d’une mauvaise note, cliquez sur le pictogramme de couleur et l’ingrédient incriminé s’affiche avec des explications sur sa nocivité. Par ailleurs, la composition complète du produit est affichée.


Et pour l’avenir ?



Par nature, une appli est évolutive. Pour une information toujours plus conforme à vos attentes, de nouvelles fonctionnalités seront certainement proposées à l’avenir. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions via le formulaire de contact.



Les fonctionnalités offertes en scannant le produit:

Exemple du dentifrice Colgate total



1 La page d’accueil du produit : ce produit présente un risque significatif pour les femmes enceintes et les tout-petits et un risque moyen pour les enfants, adolescents et adultes.

2 Un clic sur le pictogramme de couleur : les ingrédients indésirables s’affichent. Ici, un irritant et un perturbateur endocrinien.

3 Un clic sur un ingrédient : une explication de sa nocivité apparaît.




Un clic sur « produits sans risque » : une liste d’équivalents sains vous est proposée.


D’autres possibilités pour explorer la base de données



1 On peut choisir une catégorie sur la page d’accueil.

2 Puis une sous-catégorie.




1 Tous les produits à risque s’affichent.

2 En cliquant sur « produits sans risque », on accède à la liste de leurs homologues sains.




1 On peut faire apparaître les listes par ordre alphabétique.

2 On peut aussi chercher une référence particulière à l’aide de la fonction « rechercher ».

3 Mais lorsqu’on a le produit en main, le plus pratique est de scanner son code-barres.
Accès Apple store

Des outils rendus possibles grâce à vos dons !



L’appli QuelCosmetic fait partie des projets mis en œuvre par l’UFC-Que Choisir au bénéfice de tous les consommateurs et financés grâce à notre fonds de dotation. Ce dernier est notamment alimenté par vos dons et par les royalties obtenues grâce à la commercialisation de la licence d’utilisation de La Note Que Choisir, un repère au service des consommateurs utilisable par les professionnels pour distinguer les produits ayant obtenu plus de 14/20 à l’un de nos essais comparatifs.

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Enquête en pharmacies: Le conseil et la concurrence en souffrance sur l’automédication
Conseil en automédication : peut largement mieux faire
Le scénario de notre enquête était le suivant : les enquêteurs de nos associations locales se présentaient incognito et sans ordonnance en pharmacie, et expliquaient être enrhumés. Ils demandaient alors à acheter pour eux-mêmes deux médicaments, qu’il est déconseillé d’associer car ils contiennent la même molécule (paracétamol) : du Doliprane 1000 mg et de l’Actifed Rhume Jour et Nuit. Dans 86 % des cas, nous avons bien été mis en garde sur les dangers de cette association. Mais alors que la dose maximale en automédication est de 3 grammes de paracétamol par jour, 54 % des pharmacies ont conseillé une dose supérieure. Pire, dans 24 % des cas, le conseil donné pouvait aboutir à prendre au-delà de 4 grammes par jour, un niveau dangereux pour la santé.

Prix : l’opacité entretenue facilite le grand écart tarifaire
Si la visibilité des tarifs est bonne dans plus de 8 pharmacies visitées sur 10, il n’en est pas de même pour l’affichage obligatoire informant les clients que le prix des médicaments non remboursables varie d’une officine à l’autre. Nos enquêteurs n’ont trouvé que 10 % d’officines conformes à la réglementation sur cet aspect. Comment s’étonner de ce peu d’allant à informer les consommateurs, alors que nous avons pu acheter un même médicament courant (Actifed Rhume Jour et Nuit) à un prix variant de 2,99 € à 9,10 € (prix moyen de 5,71 €) selon la pharmacie, soit un écart de plus de 200 % ? Au sein de chaque agglomération enquêtée, pour des officines proches, les écarts de tarifs peuvent atteindre 4,50 € sur l’Actifed.

Libéralisation encadrée de l’automédication : 250 millions d’euros de gain annuel pour les usagers
Les Français ont consacré l’année dernière 2,24 milliards d’euros à leurs achats d’automédication, soit 14 % de leurs dépenses directes de santé. L’enjeu concurrentiel est donc majeur, comme le confirme notre enquête de terrain. Dès lors, il est urgent que le gouvernement entende notre appel, porté également par l’Autorité de la Concurrence et la Cour des Comptes, pour une libéralisation encadrée de l’automédication. L’étude d’impact que nous publions montre qu’en autorisant la vente des médicaments sans ordonnance en parapharmacies et dans des espaces dédiés des grandes surfaces, en présence permanente d’un pharmacien, cette mesure permettrait un gain annuel pour les consommateurs de 252 millions d’euros.

Dans le même temps, la santé financière des officines, loin des discours syndicaux alarmistes, est jugée bonne et en amélioration tant par les inspections générales des finances et des affaires sociales que par la Cour des comptes. Elle ne serait que marginalement affectée par la mesure (baisse de 5 % seulement de leur excédent brut d’exploitation), et les pharmacies rurales seraient préservées. L’exemple italien prouve en outre que la mesure n’entraîne pas de surconsommation de médicaments.

Au vu des résultats de son enquête, et soucieuse de promouvoir une automédication sûre et accessible à tous, l’UFC-Que Choisir demande au gouvernement :
- l’interdiction de la publicité sur l’automédication auprès du grand public ;
- la présence d’un encadré spécifique sur l’emballage des médicaments sans ordonnance, pour informer le consommateur sur les principales interactions et contre-indications ;
- l’ouverture de la distribution de l’automédication aux grandes surfaces et parapharmacies, sous la surveillance impérative d’un pharmacien.


Consulter notre Ă©tude:
Le conseil et la concurrence en souffrance sur l’automédication

Retrouvez l'enquête sur les conseils en pharmacie dans le numéro d'avril 2018 de Que Choisir, en kiosque le 22 mars.

1 Enquête menée les 23 et 24 novembre 2017, dans 772 pharmacies des villes suivantes et de leurs couronnes : Bordeaux, Brest, Caen, Chambéry, La Rochelle, Le Mans, Le Puy-en-Velay, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Mulhouse, Nantes, Paris, Reims et Strasbourg.
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Printemps des consommateurs 2018 : Consommez au naturel
Notre association organise la seconde édition nationale du printemps des consommateurs. Elle a pour thème, la consommation au naturel avec un focus sur le jardinage.

L’UFC Que Choisir de l’Ardèche s’inscrit dans cette démarche en organisant certaines manifestations dont la première sous forme de conférence, gratuite et ouverte à tous, intitulée :

" Environnement, santé, budget : je jardine au naturel"

Elle aura lieu le mercredi 18 avril 2018 Ă  20h au pĂ´le des services Ă  Aubenas.
Le conférencier, Jacques Brunier, ingénieur agronome, ex agriculteur et formateur, abordera tous les aspects de ce thème : comment pousse une plante, le sol, les apports, la protection des plantes, la consommation, les coûts, les bienfaits sur la santé.... Il répondra aux questions des présents qui pourront aussi partager leurs expériences.

Le Printemps des consommateurs 2018, c’est parti !





Pour en savoir plus sur la campagne de mobilisation de l'UFC Que Choisir, vous pouvez accédez à l'article complet sur le site de l'UFC Que Choisir.
UFC Que Choisir de l'Ardèche


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Listeria dans les jambons: Des retraits mais très peu d’information en magasins
L’alerte était donnée le 13 février : des milliers de jambons cuits produits par l’usine de charcuterie Paul Prédault à Goussainville (95) et vendus sous les marques Casino, Monoprix, Leader Price, Lidl, Carrefour et Le Foué étaient retirés pour suspicion de contamination à la Listeria monocytogenes. Une bactérie à l’origine d’une infection potentiellement grave, la listériose, en particulier chez la femme enceinte et le nouveau-né, ainsi que chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

S’il n’est pas rare que ce germe soit la cause de procédures de rappel, nul ne peut ignorer le contexte actuel où l’affaire Lactalis a mis en lumière de graves défaillances dans les procédures de retraits (produits non retirés et faisant même parfois l’objet de promotions).

Au-delà des laits contaminés, ce n’est pas la première fois qu’une procédure de retrait n’est pas suivie de mesures efficaces. Citons les cas récents de détecteurs de fumée défectueux ou de produits cosmétiques contenant des substances indésirables.

À chaque fois, l’UFC-Que Choisir a tiré la sonnette d’alarme. Et continue de se montrer vigilante dans l’attente d’une réponse adéquate des autorités de contrôle.


Les jambons retirés, l’information aux abonnés absents



C’est pourquoi du 16 au 20 février, 67 magasins ont été visités sur l’ensemble du territoire par nos enquêteurs. Des grandes surfaces consciencieuses après l’affaire Lactalis : les résultats de l’enquête montrent qu’aucun des 67 magasins ne proposait à la vente des jambons contaminés par la Listeria. Néanmoins, les distributeurs ne jouent pas la transparence. En effet, seuls 29 % des magasins visités par nos enquêteurs présentaient un affichage de type « Rappel marchandise » indiquant la présence de produits contaminés. R.A.S. dans le rayon charcuterie des 71 % restants, 5 % de ces magasins faisant même carrément mention d’une bien commode « Rupture de stock ».

Une absence d’information qui contrevient aux recommandations émises par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui précise que l’information, par voie d’affichettes apposées sur les lieux de vente, doit se faire « a minima au niveau des rayons où sont proposés à la vente les produits incriminés ».



Dans ce supermarché, si les jambons rappelés ont bien été retirés des rayons, aucun affichage n’informe les clients sur les raisons du retrait.

L’UFC-Que Choisir réclame des procédures adéquates



Rappelons enfin que sur environ 300 produits alimentaires rappelés chaque année, seule une soixantaine est recensée par le site de la Répression des fraudes. Conséquence, environ 20 % des produits au rappel seulement sont effectivement rapportés en magasin par les consommateurs lésés. Pour que cette situation évolue enfin, l’UFC-Que Choisir réclame la mise en place de procédures adéquates pour garantir l’éviction des produits défectueux voire dangereux. Il est urgent de mettre en place de véritables plans de retrait avec l'instauration d'audits externes sur leur qualité et leur fiabilité. De même, une information claire et centralisée du consommateur via un site officiel de référencement des rappels et des campagnes médias en cas de retrait important serait également souhaitable.
UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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MĂ©dicaments pour enfants: Trop sont inutiles ou dangereux

Rhume


L’eau salée est votre meilleure amie

Après six mois, les rhumes sont légion et jamais graves. Mais le nez bouché peut favoriser la toux, rendre le sommeil difficile, bref, plomber le quotidien ! Pour limiter les dégâts, faites simple : le sérum physiologique en dosette ou l’eau salée en spray plusieurs fois par jour sont vos meilleurs alliés, y compris pour éviter la toux (voir plus bas). Oubliez définitivement les sprays antiseptiques ou décongestionnants pour le nez (ceux-là sont officiellement contre-indiqués aux moins de 15 ans), les suppositoires combinant un antiallergique et du paracétamol ou les inhalations à base d’huiles essentielles. Aussi naturelles soient-elles, ces dernières peuvent entraîner un risque de convulsions, à cause du camphre ou de l’eucalyptus, des terpènes.

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre le rhume


Toux


Traiter la cause, pas plus

Sauf si elle s’accompagne d’une fièvre persistante, de difficultés à respirer ou si elle est liée à une allergie, la toux est le plus souvent bénigne. C’est en supprimant sa cause qu’elle s’atténuera. En général, empêcher l’écoulement des glaires du rhume dans la gorge en désobstruant le nez, avec du sérum physiologique ou de l’eau de mer stérile, est la mesure la plus efficace. La totalité des sirops, suppositoires ou poudres qui prétendent supprimer la toux sèche ou grasse n’ont pas d’utilité prouvée et présentent des effets indésirables. Mieux vaut s’en passer si on peut. À noter, ces médicaments sont tous contre-indiqués chez les moins de deux ans. Mais comme ils sont en vente libre, soyez vigilants !

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre la toux


Fièvre


Pas forcément l’ennemi à abattre

Elle fait peur, mais si le bébé ou l’enfant la supporte bien, il n’est pas forcément utile de la traiter. Si un médicament est nécessaire, le paracétamol (Doliprane, Dolko, Dafalgan pédiatrique) fait l’affaire, à condition de bien respecter la posologie. L’ibuprofène (Advilmed, Nurofenpro) est également efficace, mais en raison de ses contre-indications et de ses effets indésirables, un avis médical est nécessaire.

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre la fièvre


Douleurs


Le paracétamol en premier

Là encore, le paracétamol est le médicament de premier recours. Il agit aussi bien sur les douleurs des oreilles, le mal de tête, le mal de gorge ou les douleurs dentaires. L’ibuprofène peut être plus efficace dans les douleurs intenses et les traumatismes, mais mieux vaut l’utiliser en étant conscient des contre-indications, dans l’idéal après un avis médical. Il faut l’éviter dans les douleurs dentaires.

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre les douleurs


Diarrhée


La réhydratation prime

Les sociétés savantes sont formelles : la prise en charge de la diarrhée aiguë consiste avant tout à prévenir la déshydratation, en particulier chez l’enfant de moins de deux ans. Pour ce faire, les solutions de réhydratation orale (SRO) doivent être présentes de manière préventive dans l’armoire à pharmacie familiale. D’autres médicaments estampillés antidiarrhée n’ont en revanche rien à y faire ! Ainsi l’Imodium enfants, délivré sur ordonnance pour ralentir la motricité intestinale chez l’enfant à partir de 2 ans, peut provoquer des syndromes pseudo-occlusifs en bloquant le transit et expose à des somnolences gênant la réhydratation. De même, les antiseptiques intestinaux (panfurex, nifuroxazide), également sur ordonnance et réservés aux plus de 2 ans, n’ont aucun effet sur la diarrhée aiguë et sont même potentiellement toxiques pour l’enfant (troubles allergiques, effets indésirables cutanés graves…). À éviter !

Enfin, les AINS (Advilmed et Nurofenpro), disponibles sans ordonnance pour le nourrisson dès trois mois et souvent utilisés dans la douleur ou la fièvre (voir ci-dessus) sont contre-indiqués en cas de déshydratation. Ces médicaments courants peuvent favoriser la survenue d’insuffisance rénale chez l’enfant déshydraté.

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre la diarrhée


Reflux du nourrisson


Rassurer vaut mieux que surtraiter

Courant mais néanmoins pénible quand il s’accompagne de pleurs fréquents et d’inconfort chez l’enfant, le reflux du nourrisson est la plupart du temps absolument bénin, ne justifiant pas de proposer un traitement médicamenteux. Si chercher de la réassurance auprès de son pédiatre ou médecin généraliste est normal et même conseillé, des mesures hygiéno-diététiques (comme l’épaississement du bol alimentaire ou le fractionnement des repas chez les gros mangeurs) sont en général suffisantes. Sortir avec une longue liste de prescriptions n’est donc pas la solution !

En témoignent les médicaments à base de dompéridone (Motilium, Peridys, Oroperidys et leurs génériques) qui étaient très prescrits pour les « bébés RGO » il y a une dizaine d’années. Responsables d’effets indésirables graves tels que des problèmes cardiaques et neurologiques rares, ils ont fort heureusement été abandonnés dans cette indication du fait de leur totale inefficacité. En 2005, la Haute autorité de santé (HAS) restreignait leur remboursement aux traitements des nausées et vomissements, et depuis 2016 elle recommande de ne plus les utiliser chez l’enfant. Toutefois, ces derniers n’ont pas encore tous été retirés du marché (en cours pour le Peridys et l’Oroperidys, mais pas le Motilium). Pensez donc à faire le tri dans l’armoire à pharmacie.

→ Plus d’informations sur les traitements pour enfants contre le reflux gastro-œsophagien
UFC Que Choisir en ligne
Marie-Noëlle Delaby


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Substances toxiques: Des produits du quotidien au-delà des limites autorisées
Au total, ce sont pas moins de 5 625 articles de consommation courante vendus dans les pays de l’Union européenne qui ont été analysés. Le but était de vérifier que les industriels, importateurs et distributeurs respectent bien les interdictions et restrictions d’emploi exigées par le règlement européen Reach (1). Les analyses ont eu beau cibler des substances d’ores et déjà interdites, ou dont l’emploi est encadré de façon très stricte, les taux de non-conformité, 18 % sur le total, sont beaucoup trop élevés.

Dans le détail, 20 % des jouets contrôlés contiennent des phtalates à des teneurs supérieures au seuil limite autorisé. C’est d’autant plus grave que les plastifiants en cause, le DEHP, le DBP et le BBP, sont à la fois classés reprotoxiques et perturbateurs endocriniens.

Côté bracelets brésiliens, c’est le cadmium qui pose problème, il est présent dans 14 % des articles contrôlés. Plus généralement, les bijoux fantaisie sont à risques, outre le cadmium, la présence de nickel et de plomb est trop fréquente. Autant de résultats qui concordent avec la recherche de métaux lourds, nickel, cadmium et plomb, effectuée par Que Choisir. Notre test de 2015 a détecté au moins un de ces composés très toxiques au-delà des seuils réglementaires autorisés dans des jouets en métal et dans des bijoux fantaisie.

Le cuir n’est pas non plus exempt de contaminants, 13 % des articles en cuir analysés dans l’Union européenne contiennent du chrome VI, un allergène cutané très puissant. Une présence que nos analyses récentes sur des articles en cuir ont également mise en évidence.

Si 17 % des produits à risques proviennent de Chine, l’Echa souligne que près de 40 % sont d’origine inconnue. Il n’a pas été possible d’identifier le pays de production. Il est donc préférable d’acheter des produits qui affichent leur lieu de production.



(1) Règlement européen du 18 décembre 2006 renforçant la législation européenne en matière d’autorisation et d’utilisation des substances chimiques.
UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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MĂ©dicaments Ă  Ă©viter: Prescrire met Ă  jour sa liste noire
Cela ressemble à un petit miracle pour cette dame de plus de 80 ans, amaigrie, handicapée et dont les fonctions cérébrales se disloquaient. En quelques mois, cette personne âgée a retrouvé sa tête et sa broderie. A-t-elle pris un nouveau médicament ? Non ! En réalité, elle a arrêté un de ses médicaments qui finissait par lui causer plus de tort que de bien. Cette histoire attestée par le centre de pharmacovigilance de Rouen (76) illustre le bénéfice qui peut exister, plus souvent qu’on ne le croit, à stopper la prise d’un médicament.


Des médicaments plus dangereux qu’utiles

L’arrêt des médicaments, appelé aussi « déprescription » du côté des médecins, était le thème de la conférence annuelle de Prescrire. Certes, la revue a décerné quelques bons points. Elle inscrit ainsi au tableau d’honneur le Strensiq (asfotase alfa), un médicament destiné aux nourrissons et enfants âgés de moins 5 ans atteints d’une rare mais très grave maladie (hypophosphatasie). Mais aucune « pilule d’or », la plus haute des récompenses, n’a été attribuée. Et surtout, les mauvais points ont été largement distribués. La revue a mis à jour sa liste noire (1) : une centaine de spécialités qui sont soit plutôt inefficaces, soit plutôt dangereuses, voire les deux. Parmi celles qui font leur entrée dans cette liste, notons la présence de la métopimazine, un médicament d’usage courant (Vogalène, Vogalib) contre les nausées et vomissements. Cette substance n’est pas très bien évaluée et selon Prescrire, les données indiquent qu’elle peut entraîner des problèmes cardiaques, ce qui représente un risque disproportionné par rapport au simple mal de cœur qu’elle est censée soulager.


Informer les patients

Dans l’intérêt des patients, mieux vaut donc éviter de commencer ces substances plus dangereuses qu’utiles, ou les arrêter le cas échéant. Ce n’est toutefois pas toujours facile en pratique. De multiples raisons à cela, en premier lieu les réticences des patients ou le désaccord d’autres médecins, par exemple entre le médecin généraliste et le médecin spécialiste ! Pour dépasser ces difficultés, l’information des patients est primordiale afin qu’ils puissent prendre des décisions en connaissance de cause. Des expériences montrent qu’ils peuvent même être à l’initiative de l’arrêt de certaines substances non recommandées. Après tout, ce sont bien eux qui avalent les comprimés et qui en subissent les conséquences le cas échant. Dans cette optique, Que Choisir Santé a rédigé un dossier pratique (2) pour les aider à comprendre les enjeux de l’arrêt de certains médicaments et à agir s’ils ont l’impression d’en prendre trop.



(1) http://www.prescrire.org/fr/3/31/53765/0/NewsDetails.aspx

(2) Que Choisir Santé est disponible sur notre kiosque en ligne (accès payant)
UFC Que Choisir en ligne
Perrine Vennetier


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Nanoparticules dissimulées: 9 plaintes de l’UFC-Que Choisir contre des fabricants de produits alimentaires et de cosmétiques
Alors que la réglementation oblige les fabricants à faire figurer clairement la mention [nano] sur l’emballage dans la liste des ingrédients, nous avons procédé à l’analyse de 16 produits alimentaires et cosmétiques de consommation courante pour vérifier la présence ou non de nanoparticules: dioxyde de titane, de silicium, oxyde de fer et de zinc et noir de carbone, et le cas échéant leur signalement sur l’emballage1. 100 % des produits analysés contiennent des nanoparticules, MAIS dans la très grande majorité des cas, cette présence est passée sous silence en totale infraction avec la réglementation.

Test labo : 8 aliments et cosmétiques analysés sur 10 contenant des nanoparticules ne le signalent pas !

Utilisés entre autres pour leur fonction colorante ou anti-agglomérante, les nanomatériaux sont de plus en plus présents, quoi qu’en disent les emballages, dans les produits de consommation courante. L’analyse exclusive de l’UFC-Que Choisir révèle ainsi que la totalité des 16 produits alimentaires et cosmétiques étudiés en contiennent. Mais parmi ceux-ci, seuls 3 le mentionnent sur l’emballage contrairement à l’obligation légale… Loin d’être des produits méconnus, figurent dans cette liste noire des produits taisant la présence de nano : les M&M’s Peanuts, le déodorant Sanex Natur 48h ou le Dentifrice Aquafresh triple protection + blancheur.

Pire, pour pas moins de 6 produits, les additifs/ingrédients sont intégralement sous forme nanométrique sans que le consommateur n’ait l’information de leur présence ! Il s’agit de la Soupe Poule au pot de Casino (déshydratée), des épices Ducros Mélange malin italien, du Cappuccino (préparation instantanée) Maxwell House, de la crème solaire Lavera 100 % minérale SPF 30, du stick à lèvres nourrissant Avène Cold cream, ou encore du gloss effet 3D - 33 brun poetic de Bourjois.

L’opacité semble être de mise s’agissant des nanoparticules. En effet, le Ministre de l’Economie a récemment évoqué des infractions à l’obligation d’étiquetage constatées par la DGCCRF2. Compte tenu des incertitudes scientifiques autour de l’impact sanitaire et environnemental des nanos, rappelées dans l’arrêté français de 2017, il n’est pas admissible que leur présence soit plus longtemps dissimulée, d’autant que l’obligation légale d’étiquetage date de…. 2013 pour les cosmétiques et 2014 pour l’alimentaire !

Impact sanitaire : taille minimum pour doutes maximum

Si la taille des nanoparticules est infinitésimale, le doute sur leur impact sanitaire et environnemental est, lui, gigantesque. En effet, l’utilisation des nanoparticules est inversement proportionnelle aux connaissances scientifiques. Les premières alertes datent du début des années 2000. Faut-il ici rappeler que leur taille infime favorise la pénétration dans l’organisme (inhalation, pénétration cutanée, ingestion) et que le passage à la taille nanométrique modifie leurs propriétés physico-chimiques ? Très récemment plusieurs autorités ont publié des études inquiétantes à leur sujet, plus particulièrement sur le dioxyde de titane : l'Institut national de la recherche agronomique (Inra), et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Ils ont ainsi souligné que certaines nanoparticules pouvaient avoir des effets promoteurs potentiels de la cancérogenèse.

Refusant que les nanoparticules s’introduisent plus longtemps secrètement à la table ou dans la salle de bains des consommateurs, l’UFC-Que Choisir :
- Au vu de la proportion significative de nanoparticules décelées dans les additifs/ingrédients utilisés dans leur produit et non signalée, dépose plainte contre le GROUPE CASINO (soupe) ; JDE (Maxwell Cappuccino) ; MARS CHOCOLAT France (M&M’s) ; MC CORMICK (Ducros Mélange Malin Italien) ; COLGATE-PALMOLIVE (déodorant Sanex) ; LAVERA Gmbh & Co. KG (crème solaire) ; AVENE (stick 0 lèvres nourrissant) ; COTY (Gloss de chez Bourjois) et GlaxoSmithKline (dentifrice Aquafresh)
- Demande à la DGCCRF et au Ministère de l’économie de publier la liste des produits alimentaires et cosmétiques silencieux sur la présence de nanoparticules, de poursuivre effectivement les fabricants en infraction avec la réglementation et de maintenir durablement les investigations sur le sujet.


Notes:

1 Les résultats complets sont disponibles dans un dossier de 9 pages du Que Choisir n°566 de février 2018. L’analyse a porté sur 20 produits de consommation courante (7 produits alimentaires, 9 produits cosmétiques et 4 médicaments) et a ciblé, selon les cas, le dioxyde de titane, le dioxyde de silicium, l’oxyde de fer, l’oxyde de zinc ou encore le noir de carbone.
2 Le Ministère de l’économie a indiqué dans un communiqué les premiers résultats d’une enquête de la DGCCRF sur les nanoparticules : « Les analyses menées par la DGCCRF montrent que cette obligation est insuffisamment respectée : 87 % des 40 produits cosmétiques analysés et 39 % des 74 produits alimentaires (confiseries, décorations pour pâtisseries, épices, ...) analysés contiennent des nanoparticules, un seul produit mentionnait sur son étiquetage, la présence de tous les nanomatériaux identifiés ».
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