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Lingettes et laits de toilette: Ne jouez plus avec la peau de bébé !
Comment ne pas s’indigner que des fabricants saturent leurs produits de molécules allergisantes, d’antibactériens ou d’antioxydants, toxiques voir perturbateurs endocriniens, surtout lorsque ceux-ci sont destinés à un public particulièrement vulnérable : nos bébés ? En effet, notre dernier test souligne l’omniprésence de ces composés dans 26 lingettes et 6 laits de toilette grand public.

- 94% des produits testés potentiellement nocifs : Des allergènes ont été retrouvés en quantités significatives dans 12 lingettes et 2 laits de toilettes, avec un record pour les lingettes ‘Eco de Naty’ qui en contiennent 700 fois plus que les concurrents les moins chargés ! Le phénoxyéthanol, un conservateur aux effets toxiques pour le foie et suspectés pour le système reproducteur et le développement, est présent dans pas moins de 14 lingettes (par ex. Mixa, Pampers, Carrefour Baby …) et 3 laits de toilette (par ex. Mixa Bébé). Enfin, 6 lingettes (par ex. Carrefour Baby, Top Budget-Intermarché …) contiennent des parabènes à longue chaîne, conservateurs suspectés d’être des perturbateurs endocriniens interférant avec le système hormonal. Au final, seuls deux produits sur 34 sont exempts des substances recherchées(2) : les lingettes ‘Natural caresse’ de ‘Bébé Cadum’ et le lait de toilette ‘Natessance’.

- Une utilisation induisant une surexposition aux risques : Les lingettes utilisées pour nettoyer les bébés cumulent les facteurs de risque : elles sont appliquées plusieurs fois par jour sur une peau de bébé souvent irritée. Pire, l’absence de rinçage après application a pour effet de prolonger le temps de pénétration. Enfin, les substances contenues risquent d’être d’autant plus nocives que certaines d’entre elles, suspectées d’être des perturbateurs endocriniens, pourraient agir aux stades précoces du développement de l’enfant.

- Une réglementation qui s’assoit sur le principe de précaution : Compte tenu de ces risques, les experts ont demandé que des limites plus strictes soient appliquées pour les produits destinés aux bébés. S’agissant par exemple du phénoxyéthanol, les experts français(3) recommandent de limiter à 0,4% la concentration dans les produits pour les moins de trois ans et surtout de le bannir dans les produits destinés au siège. Or, si la moitié des produits testés contiennent ce composé à risque, un quart en renferment plus de 0,4%, avec un record de 0,9% pour les lingettes ‘Klorane’(4) . Cette concentration est rendue possible par le laxisme de la réglementation européenne. En effet, ignorant les avis d’experts, celle-ci fixe une valeur maximale à 1% quel que soit l’usage !

- Des étiquetages faussement rassurants : les résultats de nos tests sont d’autant plus alarmants que, dans la jungle des produits en rayon, les parents ne peuvent se fier aux mentions et accroches faussement rassurantes. Ainsi, les mentions du type «hypoallergénique» ou «Testé sous contrôle dermatologique» dont s’affublent les lingettes de ‘Leclerc’ ou ‘Pampers’ sont d’autant plus mal venues qu’elles recèlent des quantités significatives d’allergènes.


Au vu de ces inquiétants résultats, l’UFC-Que Choisir :

Invite les parents à réfléchir à deux fois avant de recourir à ces facilités cosmétiques plutôt qu’à la solution la plus sûre : à l’eau et au savon rincé,
Presse la Commission européenne de renforcer la réglementation pour les produits destinés aux jeunes enfants, et notamment de rendre obligatoires les recommandations exprimées par les experts.
Exige des fabricants qu’ils éliminent ces composés, ce qui est parfaitement possible au vu des deux produits testés qui en sont exempts.



(1) Résultats complets du test réalisé sur 27 lingettes et 7 laits de toilette, dans le Que Choisir n°519 de novembre
(2) Substances recherchées dans le test : propyl et butylparaben, phenoxyethanol, methylisothiazolinone et methylchloroisothiazolinone, ainsi que les vingt-six molécules allergènes dont l’étiquetage est obligatoire selon la réglementation européenne dès 10 ppm (mg/kg) dans les produits non rincés.
(3) Recommandation de l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament (mai 2012) http://www.ansm.sante.fr/var/ansm_site/storage/original/application/0b46fedc079e8bb174a40b7b6f16d04c.pdf
(4) Un produit remplaçant (exempt de phénoxyéthanol) devrait être commercialisé sous peu. Information du fabricant.
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Honoraires des médecins spécialistes en 2013: Les bornes sont dépassées !
Les dépassements ont augmenté deux fois plus vite que l’inflation en 2013.

L’UFC-Que Choisir a relevé, à un an d’intervalle, les tarifs de l’ensemble des médecins de trois spécialités : ophtalmologistes, gynécologues et pédiatres(1) . Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les vifs débats sur la fracture sanitaire de l’automne 2012 n’ont pas dissuadé les spécialistes d’augmenter leurs tarifs ! Ainsi, les dépassements d’honoraires ont cru en moyenne de 1,7% en un an, et même de 7% pour les pédiatres… pour une inflation sur la période de 0,9% seulement. Une consultation chez un spécialiste secteur 2 atteint en 2013 52,10€ en moyenne, et 61,50€ dans les grandes villes, soit plus du double du tarif conventionnel.

1ère cause d’augmentation : 45% des médecins ont relevé leurs tarifs sur un an

Pour identifier les racines de cette dramatique croissance des dépassements, l’UFC-Que Choisir a étudié l’évolution individuelle des tarifs de 5 560 médecins de secteur 2. Sur un an, près des deux-tiers d’entre eux ont modifié leurs prix, dont 45% pour les augmenter (de 2,60€ par consultation en moyenne).


2ème cause d’augmentation : la bombe à retardement des jeunes médecins

La situation est d’autant plus alarmante que les jeunes médecins sont plus souvent en secteur 2 que les retraités qu’ils remplacent (63% contre 44%), et demandent par conséquent un tarif moyen plus élevé (40,50€ contre 38,20€).

De plus, l’impact négatif des jeunes générations est pour l’instant partiellement masqué par le fait que, sans patientèle constituée, leurs dépassements sont certes plus fréquents, mais d’un montant moins élevé. Cela n’aura malheureusement qu’un temps : une fois leur situation assise, ils calqueront leurs tarifs sur ceux de leurs aînés, ce qui alourdira encore la facture pour les usagers.

Contrat d’accès aux soins : la capitulation en rase campagne du gouvernement

Présenté il y a un an par le gouvernement comme la réponse définitive aux dépassements, le Contrat d’accès aux soins sera pourtant loin de la panacée proclamée. Il se contentera en effet de geler les dépassements d’honoraires des seuls médecins volontaires, et ce à un niveau déjà trop élevé. Il ne sera par ailleurs d’aucune utilité pour lutter contre les augmentations futures liées au profil des jeunes médecins. Le tout pour un coût annuel à la charge de la collectivité de 470 millions d’euros par an !
Loin de faire baisser les tarifs, le Contrat d’accès aux soins n’est en réalité qu’une solvabilisation, sur le dos des usagers, des dépassements existants. Ce coupable renoncement à réguler la gabegie des tarifs des médecins aboutit à une capitulation en rase campagne des pouvoirs publics face aux lobbies médicaux.

Dans un contexte où 80% des usagers subissent les dépassements d’honoraires faute d’une alternative existante au tarif de la sécurité sociale(2) , l’UFC-Que Choisir exhorte donc le gouvernement et les parlementaires à se saisir de l’examen prochain du PLFSS pour :

- Initier enfin la redéfinition de la rémunération des médecins, pour aboutir à terme à la disparation des dépassements d’honoraires ;

- Plafonner immédiatement les dépassements d’honoraires à 40% du tarif de la sécurité sociale, ce qui correspond à leur prise en charge médiane par les complémentaires santé ;

- Fermer sans délai l’accès au secteur 2, seule solution pour arrêter l’inexorable recul de l’accès aux médecins spécialistes au tarif de la sécurité sociale.





(1) Tarifs relevés sur le site www.ameli-direct.fr de l’Assurance maladie, en deux vagues (juillet 2012 et juin 2013)

(2) Étude fracture sanitaire UFC-Que Choisir, situation pour les ophtalmologistes et les gynécologues, octobre 2012
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Rapport de la cour des comptes sur la sécurité sociale: Après les constats partagés, l'urgence des réformes structurelles
SURCOUTS DE L’OPTIQUE : UNE REGULATION IMPERATIVE

Avec un prix de vente moyen de 470 € et un budget optique 50 % supérieur à la moyenne européenne, les lunettes sont en France bien trop chères pour beaucoup d’usagers. Comme l’établissait en avril dernier l’UFC – Que Choisir, ces surcoûts proviennent d’abord de l’explosion du nombre de points de vente (+ 47 % ces 12 dernières années), à l’origine d’une sous-activité chronique de ces magasins, qui vendent seulement 2,8 paires de lunettes par jour ouvré en moyenne ! Conséquence : une marge brute des opticiens de 233 %, écrasante pour les consommateurs.

L’absence de régulation du secteur, aujourd’hui dénoncée également par la Cour des Comptes, engendre un surcoût pour le consommateur évalué par l’UFC – Que Choisir à 510 millions d’euros par an. La Cour des Comptes, au-delà d’une réforme a minima concernant le déremboursement des lunettes par l’Assurance maladie, n’en appelle pas moins fortement au développement des réseaux de soins pour réellement faire baisser les prix.

QUALITE DE GESTION DES MUTUELLES ETUDIANTES : LE CONSTAT ACCABLANT

Rejoignant les constats établis dès septembre 2012 par l’UFC – Que Choisir, la Cour des Comptes fustige la calamiteuse qualité de service des mutuelles étudiantes. La principale d’entre elles, la LMDE, ne répond ainsi qu’à 1 appel d’étudiant sur 14, et avait en février dernier 200 000 courriers de réclamations en attente de traitement. Plus grave encore, l’UFC – Que Choisir établissait il y a un an qu’un tiers des étudiants attendaient plus de 3 mois leur carte Vitale, durée pendant laquelle ils ne pouvaient bénéficier ni de remboursements rapides, ni du tiers payant.

Au-delà de ces défauts de gestion, aussi dramatiques pour l’accès aux soins des étudiants soient-ils, la Cour rejoint également l’UFC – Que Choisir pour pointer des problèmes structurels dans la délégation du service public de la sécurité sociale aux mutuelles étudiantes. En premier lieu, un coût pour les finances publiques faramineux : 93 millions d’euros par an pour les seuls frais de gestion (+ 7,2 % depuis 2005 selon le rapport, quand les autres régimes sont soumis à une diète sévère).

Par ailleurs, une illisibilité dramatique du système actuel pour les étudiants, qui pour plus de la moitié d’entre eux(1), ne comprennent pas le rôle des mutuelles étudiantes. Pire, du fait d’un intolérable conflit d’intérêt entre mission de service public et activités commerciales, 37 % des nouveaux inscrits à l’Université ignorent que la souscription d’une complémentaire santé auprès d’une mutuelle étudiante est facultative !

L’UFC – Que Choisir se réjouit de voir la Cour des Comptes, après le Sénat en décembre dernier, refuser le statu quo et envisager une gestion des étudiants par l’Assurance maladie qui, selon son rapport, serait source de 69 millions d’euros d’économies par an et d’une meilleure qualité de service pour les étudiants.

APPORTER ENFIN DES REPONSES DURABLES

Dans le prolongement de ses appels restés sans réponse, l’UFC – Que Choisir exhorte aujourd’hui les Parlementaires à se saisir du prochain projet de loi de financement de la Sécurité Sociale et des autres textes en cours d’examen(2) pour enfin :

Permettre le développement des réseaux de soins en optique ;
Mettre fin à la coûteuse exception de la gestion par les mutuelles étudiantes de la Sécurité Sociale.



(1) Enquête en ligne menée à l'été 2012 par l'UFC-Que Choisir auprès de 837 étudiants

(2) Notamment la proposition de loi visant à permettre aux mutuelles de mettre en place des réseaux de soins
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Santé animale: Tour de cochon de Pfizer
Vous n’avez aucun avis sur une question ? Demandez au laboratoire Pfizer, il vous expliquera ce que vous pensez. Le géant mondial de la pharmacie publie dans l’hebdomadaire de la grande distribution LSA de début septembre 2013 une publicité à première vue étonnante, puisqu’elle concerne la castration des porcelets. L’annonce pleine page émane plus précisément de Pfizer Santé animale. Elle détaille les résultats d’un sondage mené en janvier 2012 auprès de 1 010 consommateurs. À une écrasante majorité (86 %), ces derniers ignorent que les cochons sont castrés. C’est pourtant le cas. Pratiquée de tout temps, cette intervention vise à prévenir l’apparition d’une odeur désagréable provoquée par les hormones mâles. Le premier réflexe des sondés est de désapprouver. 75 % aimeraient que leur supermarché trouve une alternative. Le contraire aurait été étonnant. La castration n’évoque rien d’agréable. Intervenant au septième jour, elle est douloureuse pour les porcelets et pénible d’une autre manière pour les éleveurs, qui n’aiment pas faire souffrir leurs animaux.
Immunocastration

Heureusement, il y a Pfizer Santé animale. Le laboratoire promeut une alternative. Pudiquement baptisée « vaccin », elle s’apparente à une castration chimique. Une piqûre dans les premiers âges, et les testicules du porcelet s’atrophient. La prudence est de mise pour les opérateurs, car le produit aurait le même effet sur eux ! Pfizer fournit par ailleurs des études montrant que l’immunocastration ne laisse pas de trace dans la viande et qu’elle est sans danger pour les consommateurs. L’autorisation de mise sur le marché européenne a été accordée en 2009. Son nom commercial : Improvac.

Interrogés par Que Choisir en août 2012, les représentants de la filière porcine française sont hostiles à Improvac. Échaudés par différents scandales alimentaires, ils craignent un amalgame ou un malentendu dans l’opinion. La filière porcine, réputée productiviste et peu soucieuse d’écologie, ne veut pas d’un traitement chimique de plus et elle le dit clairement. C’est assez rare pour être souligné.
Marché lucratif

Que fait Pfizer Santé animale ? Il tente de mettre la filière porcine sous pression en passant par les grandes surfaces. « 91 % des consommateurs trouvent que la vaccination pour réduire l’odeur de verrat est une solution intéressante », claironne sa publicité. « 84 % des consommateurs conseilleraient à leur supermarché de s’approvisionner en porcs vaccinés plutôt que castrés ». Etc.

Les consommateurs n’ont en réalité aucun avis et Pfizer le sait. Mais il est apparemment difficile de renoncer à un aussi beau marché. 125 millions de porcs mâles sont abattus chaque année en Europe. Quels auraient été les résultats de l’enquête si « vaccin » avait été remplacé par « castration chimique » ? Ou « castration chimique » par « injection d’un produit dont la manipulation, formellement déconseillée aux femmes enceintes, doit s’entourer de sérieuses précautions » ?
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Erwan Seznec


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Cigarette électronique: Un site fumeux
Il fallait s’y attendre : après la multiplication des boutiques proposant la vente de cigarettes électroniques, le canal Internet ne pouvait pas rester à l’écart. Et certains sites savent exploiter habilement le filon.
Le dernier exemple en date, pointé du doigt par le Réseau Anti-Arnaques, dont fait partie l’UFC-Que Choisir, est le site clearsmoke.eu.

Le site en question propose un kit de démarrage « gratuit », composé de 2 batteries rechargeables, 4 recharges haute capacité, un chargeur mural et un câble USB de chargement. La valeur annoncée de ce kit est de 79,95 €, mais, gratuité annoncée oblige, seuls les « frais de préparation et de livraison » sont à la charge du client, soit un montant de 9,95 €.

Mais c’est là que le piège se referme : une période d’essai de 20 jours s’ouvre automatiquement. Sauf annulation pendant ce délai – et retour du kit à une adresse spécifique – un forfait de 79,95 € sera perçu grâce au numéro de carte bancaire que le particulier aura communiqué pour régler les frais de port. De plus, le client deviendra abonné au programme de recharges au coût mensuel de 34,50 €.

Clearsmoke prétend libérer le fumeur du tabac mais il l’emprisonne dans un contrat pour le moins fumeux.
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Jean-Paul Geai


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Cigarette électronique: Tag Replay interdit en pharmacie
L’inhalateur électronique Tag Replay ressemble à une cigarette électronique, produit de la vapeur comme une cigarette électronique, peut contenir de la nicotine comme une cigarette électronique, et… c’est une cigarette électronique ! Contrairement à ce que prétend son fabricant, ce n’est pas un dispositif médical, fût-il de « sevrage de la gestuelle tabagique ». Il n’a donc rien à faire en pharmacie, où il est pourtant vendu depuis le début de sa commercialisation, en mars 2013.

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) est en charge du dossier, et a fait savoir à plusieurs reprises à Visiomed, qui vend Tag Replay, que son produit ne relevait pas du dispositif médical. Deux courriers lui ont été adressés afin qu’il retire la mention litigieuse de l’emballage, ainsi que le marquage CE qui l’accompagne. « Il s’agit de publicité mensongère », nous a-t-on affirmé à l’ANSM. Pour le moment, Visiomed fait la sourde oreille. On trouve encore le Tag Replay en pharmacie, notamment dans les officines en ligne. Nous avons interrogé Éric Sebban, le dirigeant de Visiomed, pour connaître son point de vue. Nous attendons toujours ses réponses.

La dénomination « dispositif médical » a sans doute donné à Tag Replay un vernis médical, que de nombreux pharmaciens ont pris pour argent comptant, sans prendre le temps de vérifier s’ils pouvaient vendre ce produit. Le conseil de l’Ordre des pharmaciens a dû rappeler dans son journal avant l’été que les cigarettes électroniques n’avaient pas droit de cité dans les officines. Elles ne figurent pas sur la liste règlementaire des produits autorisés à la vente. D’autres marques sont disponibles également en pharmacie, comme EdSylver ou Neo : c’est tout aussi illégal.

Autre élément à charge contre Tag Replay : notre test de cigarettes électroniques a montré que l’une des recharges, à 2,4 % de nicotine, en contenait 13,1 mg, ce qui est supérieur au taux de 10 mg autorisé. Une telle teneur place le produit sous la législation du médicament. Ce n’est donc pas une certification comme dispositif médical qu’il lui faut, mais une autorisation de mise sur le marché !
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


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La vaccination des nourrissons : le jackpot pour les laboratoires pharmaceutiques ?
Michèle Rivasi, députée européenne EELV, s’étonne du fait qu’il n’est aujourd’hui plus possible de trouver en pharmacie le vaccin DTP (Diphtérie-Tétanos-Poliomyélite), qui était jusqu’à présent le seul vaccin obligatoire. Pour la primovaccination des nourrissons, les parents n’ont pas d’autre choix que de recourir à un vaccin dit » hexavalent », c’est à dire qui contient non seulement le DTP, mais en plus la coqueluche, les infections à Haemophilus influenzae et l’Hépatite B. « Je ne suis pas contre la vaccination, mais contre le fait que désormais, les parents ne vont plus avoir le choix pour leurs enfants, qu’ils vont faire vacciner contre l’hépatite B, parfois même sans le savoir. Or à deux mois, le système immunitaire et la barrière hémato-encéphalique des enfants ne sont pas achevés, ils restent très fragiles. L’aluminium contenu dans les vaccins n’est pas sans conséquences pour leur santé (1), surtout si on multiplie les injections ». Le calendrier vaccinal recommande en effet de réaliser le même jour le vaccin Prévenar, qui comporte pas moins de 13 valences de pneumocoques. Or, les réactions neurologiques peuvent augmenter lorsque l’on combine tous ces différents vaccins (2).

Pour Michèle Rivasi Nous sommes ni plus ni moins dans un schéma de vente forcée et de désinformation du consommateur, avec la complicité du HSCP. Et quand on sait que le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations (CTV), n’est pas exempt de conflits d’intérêts avec les fabricants de vaccins, on est en droit de se poser des questions. A qui profite le crime? Aux laboratoires pharmaceutiques bien évidemment. L’ancien vaccin DTP obligatoire valait 10 euros, et les parents savaient ce que ce vaccin contenait. Maintenant, le vaccin hexavalent que l’on nous impose coûte 40 euros, alors même qu’il vaccine contre des maladies pour lesquelles la vaccination n’est pas obligatoire. Je suis sûre que de nombreux parents ne souhaitent pas que leur enfant reçoive une injection contre l’hépatite B, puisque ce n’est pas obligatoire. Alors pourquoi ne pas remettre sur le marché le seul vaccin DTP? Il y a là clairement un abus qu’il convient de cesser au plus vite.
Extrait du blog de M Rivasi - députée européenne


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Pesticides Les Français imprégnés
Environ 400 adultes âgés de 18 à 74 ans et résidant sur l’ensemble du territoire métropolitain ont été soumis à des analyses de sang et d’urine. Trois grandes familles de pesticides étaient recherchées, les organochlorés qui sont pour la plupart interdits, les organophosphorés, toujours utilisés, et les pyréthrinoïdes, qui sont désormais les insecticides les plus employés.

L’interdiction des organochlorés a montré son efficacité puisque « les concentrations observées sont relativement basses ». En revanche, les niveaux d’exposition de la population française aux organophosphorés et plus encore aux pyréthrinoïdes se révèlent préoccupants. « Les niveaux français semblent être parmi les plus élevés en référence à des pays comparables, note l’InVS. Les concentrations urinaires de tous les métabolites mesurés de pyréthrinoïdes sont plus élevées que celles observées en Allemagne, au Canada ou aux États-Unis. »

Concernant les organophosphorés, l’étude a pu faire le lien entre la contamination des personnes et l’importance de la viticulture dans le département. Concernant les pyréthrinoïdes, les niveaux d’imprégnation dépendent « de façon notable » de l’alimentation, avec une forte contribution des produits céréaliers à base de blé et des tomates non pelées, et de l’usage domestique de ces insecticides, à travers les traitements antipuces des animaux domestiques ou les traitements du jardin potager.

Cette étude vient donc confirmer les nombreuses données accumulées sur la contamination de la population par l’usage agricole, mais aussi par l’usage des pesticides à domicile, en particulier dans leur emploi comme biocides. Ce sont tous ces produits qu’on utilise dans la vie de tous les jours à la moindre occasion sans aucune méfiance, que ce soit en aérosol ou en diffuseur contre les insectes, en spray ou en collier antipuces sur le chat ou le chien, comme antimites ou antipoux, pour traiter le bois ou les plantes d’intérieur. Ces insecticides sont pourtant aussi toxiques que ceux qui sont utilisés en agriculture, ce sont d’ailleurs les mêmes substances. Limiter leur usage, voire s’en passer, est assurément le moyen le plus sûr pour réduire son niveau de contamination par les pesticides.
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Élisabeth Chesnais


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Lunettes
Non seulement le prix des lunettes vendues en France est supporté à 94 % par les consommateurs et leur complémentaires santé, mais il est, étrangement, 50 % plus élevé que dans les autres pays européens. Face à un tel constat, l’UFC-Que Choisir a examiné à la loupe le secteur de la distribution des lunettes dans l’Hexagone. Résultat, une mise au point s’impose. En effet, comment admettre que, du fait d’une régulation défaillante, les opticiens, dont le nombre excède largement les besoins des consommateurs, engrangent des marges bénéficiaires brutes de 233 % ? Pourquoi les pouvoirs publics, si soucieux de défendre le pouvoir d’achat des ménages, sont-ils restés inactifs sur le sujet jusqu’à présent ? Avec plus de la moitié des Français qui portent des lunettes, il s’agit clairement d’une question de santé publique. Le ministère de la Santé, qui a reconnu en fin d’année la nécessité d’une régulation, semble enfin recouvrer la vue. La solution, prônée par l’UFC-Que Choisir, consiste en la généralisation des réseaux de soins (le prix des lunettes baisse pour les assurés qui passent par l’opticien conseillé par leur complémentaire). Mais elle se fait attendre. En effet, la proposition de loi visant à généraliser ces réseaux est en souffrance au Parlement depuis le mois de novembre. J’entends que notre dossier permette aux parlementaires d’y voir mieux.
Que Choisir en Ligne
Alain Bazot


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Maisons de retraite: Trop d’irrégularités
Près de 1 900 € : c’est le coût mensuel moyen pour un hébergement en maison de retraite où des pratiques contestables persistent. Après avoir visité 331 établissements en 2012, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a récemment rendu public un bilan. Publicité mensongère, affichage des prix incomplet, augmentation de tarifs inconsidérée… des irrégularités ont été constatées dans la majorité des maisons de retraite enquêtées. Au total, 178 avertissements ont été dressés.

En regardant de près les contrats, les inspecteurs ont également découvert une série de clauses abusives. Par exemple, nombre d’établissements facturent des frais de remise en état de la chambre après le départ de la personne âgée. Des frais qui, selon la DGCCRF, peuvent représenter l’équivalent de 2 à 10 journées d’hébergement. Il y a 5 ans, diverses clauses trop déséquilibrées pour le consommateur avaient déjà été mises au jour par la Commission des clauses abusives. Visiblement, les leçons n’ont toujours pas été tirées par les gestionnaires de maisons de retraite…

Et encore, ces différents bilans ne disent pas tout ! Dans le cadre d’une enquête en cours sur les urgences hospitalières, qui sera publiée dans Que Choisir d’ici quelques semaines, de nombreux médecins dénoncent le comportement d’établissements qui n’hésitent pas à leur adresser leurs résidents dès que leur état de santé se dégrade. « Cela arrive même dans les maisons qui sont pourtant médicalisées », indique un urgentiste. « Latactique est simple, décrit un autre. Quand une personne âgée se sent mal, plutôt que de faire venir un médecin, l’encadrement appelle les pompiers. Elle se retrouve alors aux urgences, où ce n’est vraiment pas sa place. »

Autre dérive : des frais imputés à tort aux familles après le décès du résident. En principe, lorsqu’une maison de retraite prend l’initiative de transférer le corps dans un funérarium, elle doit prendre à sa charge les trois premiers jours. En réalité, les familles n’arrivent pas toujours à obtenir le remboursement des sommes versées à ce titre aux pompes funèbres. Elles peuvent pourtant s’élever à plusieurs centaines d’euros.
Que Choisir en Ligne
Arnaud de Blauwe


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