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Sécurité alimentaire: Menaces sur la qualité sanitaire
Et une mise au point s’impose tant les raccourcis de certains sont indigestes… Il importe ainsi de tordre le cou à l’idée, reprise en boucle, selon laquelle tous les produits premiers prix seraient dangereux pour la santé, car les problèmes mentionnés dans ce rapport ne portaient que sur certaines entreprises de charcuterie… Ces fausses vérités ont hélas occulté un pan essentiel du rapport, à savoir les errements graves des politiques publiques. Errements qui, s’ils ne sont pas corrigés, pourraient conduire à ce que la bonne qualité sanitaire de notre alimentation appartienne au passé. Ce rapport pointe l’autisme des pouvoirs publics qui, malgré les scandales alimentaires récents et les semonces de Bruxelles, maintiennent les services de contrôle en sous-effectifs. Il met aussi en lumière l’absence de sanctions pour les professionnels. Enfin, il dénonce l’habitude bien française de l’opacité, qui fait que l’identité des contrevenants n’est jamais dévoilée, privant ainsi les contrôles de tout effet dissuasif. Finalement, au-delà des gesticulations au moment des crises, c’est à un véritable changement de politique que le gouvernement doit se livrer. Il en a l’occasion : à lui de mettre au menu de la loi d’avenir de l’agriculture un volet ambitieux sur le contrôle sanitaire des aliments.
Le Blog d'Alain Bazot, Président de l'UFC-Que Choisir
Alain Bazot


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Crèmes antivieillissement L’Oréal ne rajeunira plus personne ... aux États-Unis
L’affaire remonte à 2012 et à des publicités pour Lancôme, marque de L’Oréal. La Food and Drug Administration (FDA) avait mis le groupe en demeure de cesser de prétendre que ses cosmétiques (gammes Lancôme Génifique et L’Oréal Paris Youth Code) avaient « la capacité de modifier la structure ou des fonctions du corps humain ». Étaient visées des mentions pseudo-scientifiques promettant une réactivation des gènes, une reprogrammation cellulaire ou une revitalisation de l’ADN, moteur fantasmé de la machine à remonter le temps.

L’Oréal était coincé. Soit le groupe français prouvait ses assertions, et dans ce cas ses produits devenaient des médicaments soumis à un régime d’autorisation draconien. Soit il admettait vendre des cosmétiques, non autorisés par définition à franchir la barrière cutanée, sans même parler de réactiver des gènes. Et dans ce cas, ses publicités étaient mensongères.

Plutôt que de courir à un procès périlleux, L’Oréal a passé un accord avec l’autorité américaine du commerce, la Federal Trade Commission (FTC). Selon les termes de cet accord, le groupe ne parlera plus de rajeunissement pour vanter ses produits.

Notre test l’a montré récemment, certaines crèmes antirides ont une efficacité modeste mais indéniable. Ce ne sont d’ailleurs pas les plus coûteuses. Aucune, néanmoins, n’efface les rides profondes. Quant à rajeunir… Si l’objectif était réaliste, les marques n’abuseraient pas à ce point de la retouche photo pour leurs visuels publicitaires.

La question maintenant est de savoir si L’Oréal va respecter en France les règles de bon sens auxquelles l’a rappelé la FTC américaine. Le groupe a fait savoir que les assertions retoquées aux États-Unis « ne sont plus utilisés depuis quelque temps déjà ».

Sur le site de Lancôme, à la date du 1er juillet 2014, la crème Lancôme Absolue Precious Cell promet pourtant une « régénération des cellules » avec effet « anti-âge ». Sans oublier Genefic HD, avec lequel « Lancôme invente le premier soin qui relance l’activité des gènes pour une peau plus jeune ». De ce côté-ci de l’Atlantique, combien de temps encore le Jury de déontologie publicitaire laissera-t-il complaisamment passer de tels argumentaires ?
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Erwan Seznec


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Aliments anticholestérol: L’Agence sanitaire les déconseille
Margarine Proactiv (Unilever), yaourts Danacol (Danone) : les spécialités à base de phytostérols sont désormais bien connues de ceux qui cherchent à réduire leur taux de cholestérol. Ils comptent sur ces produits pour les aider à éviter les maladies cardiovasculaires. Et ils ont bien tort, si l’on en croit l’avis que publie aujourd’hui l’Agence française de sécurité sanitaire (Anses). Ses conclusions sont claires : « Il n’est pas possible de se prononcer sur l’effet des phytostérols et des phytostanols (1) sur la morbidité [les maladies, NDLR] et la mortalité cardiovasculaires […]. Les données disponibles ne permettent pas de considérer les aliments enrichis en phytostérols/stanols comme un moyen approprié de prévention des maladies cardiovasculaires. » Plus précisément, non seulement aucune étude n’a montré un quelconque effet positif de ces produits sur ces pathologies, mais ils pourraient même avoir des conséquences délétères.

C’est grâce à l’UFC-Que Choisir que les experts de l’Anses se sont penchés sur la question. Depuis le lancement de ces produits, nous sommes dubitatifs. Certes, ils font bien baisser le taux de « mauvais » cholestérol (cholestérol LDL). Mais agir sur un marqueur de risque, un résultat d’analyse pour simplifier, ne revient pas forcément à agir sur le risque de maladie lui-même. Nous étions d’autant plus sceptiques que certaines études avaient montré une association entre taux élevé de phytostérols dans le sang et surrisque cardiovasculaire. Nous soupçonnions donc que, loin d’avoir l’effet protecteur que l’on attend d’eux, les produits à base de phytostérols pourraient au contraire favoriser les crises cardiaques et autres accidents vasculaires cérébraux. L’UFC-Que Choisir a donc saisi en janvier 2010 l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, ancêtre de l’actuelle Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), à la suite de quoi l’Agence a mené des recherches approfondies dont rend compte aujourd’hui son avis.

Beaucoup d’éléments à charge pour les alicaments


Rappelons le seul fait avéré à propos de ces produits enrichis : un apport en phytostérols de 1,5 à 2,4 g (c’est-à-dire concrètement au moins 20 g de margarine ou deux yaourts, chaque jour, sans jamais s’arrêter) peut induire une baisse du mauvais cholestérol de 7 à 10,5 %. Point. Qu’ajoute aujourd’hui l’Anses ? D’abord, elle précise les données de consommation, fruits de sa propre enquête : les apports moyens de phytostérols chez les consommateurs d’aliments enrichis sont de 900 mg/jour seulement, donc bien en deçà du seuil efficace. Seuls 10 % des consommateurs de ces produits atteignent les 1,5 g/jour à partir desquels un effet a été montré.

Par ailleurs, l’agence souligne, après avoir épluché la littérature scientifique récente :

– que 30 % des consommateurs sont « non répondants » : chez eux, la consommation de phytostérols n’a aucun effet sur la cholestérolémie. Cela a été montré par cinq études cliniques ;

– que la consommation de ces aliments entraîne une augmentation des concentrations en phytostérols dans le sang « dont on ne connaît pas les conséquences sur le risque cardiovasculaire ». En effet, les études sont contradictoires, mais dès lors que plusieurs montrent une association positive entre taux de phytostérols élevés dans le sang et risque cardiovasculaire, l’augmentation du risque ne peut être exclue. D’autant que, chez les patients qui souffrent d’hyperphytostérolémie, une maladie où les taux de phytostérols sont, certes, très largement plus élevés que ce qu’on peut obtenir avec des produits enrichis, ces taux sont clairement facteurs de risque ;

– que la consommation de phytostérols, dès 1,1 g/jour, fait baisser la concentration dans le sang de bêtacarotène. Or on sait que des taux faibles de bêtacarotène sont un facteur de risque cardiovasculaire.

Cela fait beaucoup d’éléments à charge pour ces « alicaments ». Rappelons que ces produits ne doivent de toute façon pas être consommés par les femmes enceintes et allaitantes car on ne connaît pas les conséquences sur le fœtus et le nourrisson allaité. Ni par les enfants, car il n’est pas pertinent de vouloir moduler la cholestérolémie d’un enfant, sauf pathologie particulière qui sera alors prise en charge médicalement. Or, d’après l’étude de consommation menée par l’Anses, 10 des 80 consommateurs de produits enrichis repérés dans son panel étaient des enfants. Si les mentions d’étiquetage n’imposent un avertissement que pour les enfants de moins de 6 ans, l’Anses « estime que les produits enrichis en phytostérols/stanols ne doivent pas être consommés par les enfants, quel que soit leur âge, sauf avis médical spécifique ».

Enfin, l’agence rappelle que « la maladie athéromateuse est multifactorielle et qu’il convient de prendre en compte chacun des facteurs impliqués par des mesures hygiéno-diététiques appropriées, telles que l’arrêt du tabagisme, l’augmentation de l’activité physique, la réduction de la sédentarité et l’amélioration de l’équilibre alimentaire en veillant à une forte consommation de fruits et légumes, un apport équilibré en acides gras et une consommation modérée de sucres et de sel ». Des mesures qui ont prouvé leur efficacité, elles.

1. Composés proches des phytostérols. Une margarine enrichie, Ilo, a été vendue pendant quelques années mais a été retirée des rayons, si bien qu’il n’existe pas de produit enrichi en phytostanols sur le marché français à l’heure actuelle.


Les œillères de l’Agence européenne de sécurité alimentaire

Le « cas phytostérols » illustre à merveille la position absurde de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (Aesa) en matière d’allégations santé. Elle se prononce en examinant les dossiers sans égard pour le contexte global, avec une étroitesse d’esprit qui nuit à la santé publique. Ainsi, dans ce cas précis, dès lors qu’un industriel montre que la consommation de ses produits réduit le cholestérol LDL, l’Agence l’autorise à le clamer, sans chercher à savoir si par ailleurs d’autres facteurs de risque cardiovasculaire ne seraient pas amplifiés. Plus précisément, l’allégation admise par l’Aesa est ainsi rédigée : « Il a été démontré que les phytostérols et phytostanols réduisaient le cholestérol sanguin. Une cholestérolémie élevée constitue un facteur de risque de développement d’une maladie cardiaque coronarienne. » On laisse le consommateur traduire : les phytostérols réduisent le risque cardiovasculaire. Ce qui n’est pas prouvé, l’Agence le sait bien. Mais elle s’en lave les mains : officiellement, ce n’est pas elle qui fait le lien entre les deux phrases.

Autre exemple, celui de la consommation de vitamines et minéraux, pour lesquels l’Agence européenne a autorisé une myriade d’allégations sans chercher à savoir si les consommateurs européens en avaient besoin ni si la consommation de compléments alimentaires en contenant pouvait avoir des effets négatifs. Même chose pour les substituts de repas, autorisés à annoncer « le remplacement de deux repas par jour par notre produit contribue à la perte de poids » alors qu’une telle solution est jugée aberrante par les nutritionnistes et risque surtout de conduire à une perte des repères alimentaires, source de prise de poids à long terme. L’Anses appelle de ses vœux une prise en considération plus globale des bénéfices et des risques dans les évaluations menées par l’agence européenne. Reste à espérer qu’elle sera relayée par d’autres agences sanitaires nationales et parviendra à infléchir la « jurisprudence » communautaire.


L’UFC-Que Choisir pose la question de la commercialisation des margarines et yaourts anticholestérol

Suite à l’avis de l’Anses, l’UFC-Que Choisir exige de la part des autorités nationales et européennes une réévaluation globale des bénéfices et des risques éventuels de ces produits. Et déconseille leur consommation tout en rappelant aux consommateurs concernés par le risque cardiovasculaire la nécessité de consulter un professionnel de santé, plutôt que de s’en remettre à l’industrie agro-alimentaire.

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Fabienne Maleysson


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Dosettes de lessive liquide: Attention aux enfants !
Ce sont des petits berlingots roses, bleus ou verts, qui sentent bon, tiennent dans la main et ressemblent à de gros bonbons : les dosettes de lessive liquide ont tout pour attirer l’œil des enfants en bas âge. Le problème, c’est qu’elles ne résistent pas longtemps au traitement de choc que leur réservent en général les tout-petits. Leur enveloppe conçue pour se défaire dans l’eau, à l’intérieur du lave-linge, se rompt également très facilement au contact de la salive, voire sous la chaleur des doigts. Résultat : des accidents de plus en plus fréquents. Les centres antipoison et de toxicovigilance ont répertorié 7 562 expositions accidentelles entre 2005 et 2012. 104 cas ont été classés comme graves, en raison de complications respiratoires majeures ou de lésions oculaires. Les dosettes de lessive liquide causent deux fois plus d’accidents que les bidons classiques.

Il faut savoir que la lessive liquide, un véritable concentré d’agents tensioactifs, a des effets très nocifs : avalée, elle lèse les muqueuses et provoque des vomissements ; projetée dans les yeux, elle entraîne des conjonctivites et des atteintes de la cornée ; si elle passe dans les poumons, elle peut être à l’origine d’infections et de difficultés respiratoires. Enfin, elle brûle la peau.

La Direction générale de la santé a formulé mardi une série de recommandations en direction des familles. Bien sûr, il est d’abord impératif de stocker les dosettes hors de portée des enfants. Par ailleurs, si la membrane d’une capsule se déchire, il faut immédiatement rincer abondamment la peau ou les yeux touchés. En cas d’ingestion, la bouche doit être nettoyée avec un linge propre. L’idéal est d’éviter de faire boire pendant deux heures et de donner à manger une compote ou du pain pour tapisser la paroi digestive et absorber le produit qui aurait pu être avalé. Une fois ces premiers gestes réalisés, un coup de téléphone à un centre antipoison s’impose.
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Anne-Sophie Stamane


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Guide de la santé dans votre assiette

DĂ©couvrez ces aliments qui vous font du bien



Prenez connaissance de leurs caractéristiques nutritionnelles et profitez de leurs multiples bienfaits.
- Mangez des féculents !


Contrairement aux idées reçues, nous n’en consommons pas assez. Alors… Pommes de terre, riz, lentilles mais aussi haricots blancs, blé ou quinoa : invitez-les plus souvent à votre table.

- Vive les produits de la mer :

Poissons maigres ou gras, coquillages, crustacés… Découvrez la richesse et les multiples qualités nutritionnelles de ces aliments.

Renforcez vos défenses contre les maladies




La nutrition est l’alliée de votre santé : de nombreux aliments vous protègent contre certaines affections et vous aident à en soulager d’autres.
- Maladies cardio-vasculaires :


Les omégas-3 présents dans les poissons gras et certaines huiles (comme le colza) protègent votre cœur, ne vous en privez pas !

- Diabète :

Privilégez les aliments à index glycémique bas et découvrez pourquoi les pâtes « al dente » et le pain complet sont plus recommandés que le riz blanc.

Soyez vigilant !



Trop gras, trop salés, trop sucrés… Sachez reconnaître les aliments à limiter au quotidien.
- MĂ©fiez-vous des plats industriels !


Ils contiennent bien souvent une faible proportion d’ingrédients nobles (viandes, poissons, légumes), trop de lipides, trop de sel et de multiples additifs : lisez bien les étiquettes avant d’en acheter.

- N’abusez pas des jus de fruits :

Même s’ils sont 100% pur jus, ils sont moins rassasiants et moins riches en fibres que les vrais fruits et ils sont aussi sucrés que les sodas.

Équilibrez votre alimentation



Découvrez quelques règles simples à respecter pour manger sainement sans vous priver !
- Mangez varié et un peu de tout chaque jour :


C’est en diversifiant vos menus que vous couvrirez au mieux les besoins de votre organisme, sans restrictions drastiques ni excès malvenus.

- Achetez malin !

Pour les fruits et légumes, privilégez la saisonnalité. Mais ne snobez pas non plus les surgelés et les conserves : les petits pois en boîte sont une alternative tout à fait correcte.

Faites le point sur la sécurité alimentaire



Produits potentiellement dangereux, mesures de sécurité et contrôles, précautions à prendre… Sachez comment limiter les risques.
- Pesticides, nitrates, polluants divers :


Connaissez les aliments les plus touchés et faites la part des choses entre les vrais dangers et les craintes excessives.

- Traçabilité des aliments :

Découvrez les forces et les faiblesses des contrôles et mesures mis en places et les meilleures pistes pour améliorier cette traçabilité.

Pour commander ce guide, cliquer sur le lien ci-dessous:
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Distilbène: Nouveau jugement favorable à une victime
Le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre vient de rendre une décision qui fera date dans la longue et éprouvante histoire du Distilbène. Il a estimé que ce médicament, longtemps prescrit aux femmes enceintes malgré des effets indésirables graves sur les enfants à naître, était bien la cause des malformations et de l’infertilité de Stéphanie Chevallier, exposée in utero. C’est une première dans la mesure où la victime ne détenait pas les ordonnances prouvant que sa mère s’était vu prescrire du Distilbène. Elle n’a pu produire devant le tribunal qu’une attestation du médecin prescripteur reconnaissant que le Distilbène était couramment donné dans son service. En outre, les troubles qu’elle présente toujours aujourd’hui ne sont pas reconnus comme typiques d’une exposition au Distilbène. Cela n’a pas empêché le tribunal de se ranger à l’avis des experts, qui n’ont pas identifié d’autres causes possibles que le Distilbène à l’état de Stéphanie Chevallier. Les juges ont pris acte et conclu qu’il existait un faisceau de « présomptions précises, graves et concordantes de ce que l’exposition de Mme Chevallier au Distilbène in utero est bien la cause de ses malformations et de son infertilité. » Le laboratoire UCB Pharma a été condamné à payer 133 000 euros en réparation du préjudice. La procédure ayant été initiée il y a plus de 10 ans, l’exécution provisoire du jugement a été prononcée, de sorte que la somme sera versée à la victime même si le laboratoire décide de faire appel.

Cette décision a toutes les chances de redonner espoir aux milliers de femmes qui, nées de mères ayant pris du Distilbène, en ont subi les conséquences, mais ne disposent pas des documents prouvant formellement leur exposition. Pour autant, le combat judiciaire, systématiquement entravé par les laboratoires, n’a rien d’un long fleuve tranquille.

En France, le Distilbène a été prescrit aux femmes enceintes jusqu’en 1977, alors que les risques de malformation ont commencé à être connus dès le milieu des années 50. Conscient du danger, les laboratoires commercialisant la molécule ont failli à l’obligation de vigilance qui était la leur à l’époque.
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Anne-Sophie Stamane


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Enquête clients mystères chez les opticiens
Dans le cadre des réflexions gouvernementales sur le plafonnement des remboursements de l’optique par les complémentaires santé, l’UFC – Que Choisir publie aujourd’hui les résultats accablants de son enquête « clients mystère » menée auprès de 1188 opticiens et de son analyse détaillée de la très chère interdépendance entre opticiens et complémentaires santé. Sur la base de son constat sans appel, l’association presse le gouvernement de revoir sa copie.

Arrangements à la complémentaire santé : la fraude crève les yeux

Notre enquête(1) visait d’abord à quantifier l’étendue réelle des fraudes à la complémentaire santé suscitées par les opticiens. Pour cela, les enquêteurs des associations locales devaient sélectionner une monture plus coûteuse que le maximum remboursable par leur mutuelle, en informer le vendeur, et observer sa réaction. Dans près d’un cas sur cinq (17,9 %), alors que l’on était qu’au stade des renseignements, l’opticien a spontanément proposé à l’enquêteur de falsifier la facture envoyée à la complémentaire santé, pour augmenter le remboursement perçu. La fraude est ainsi la deuxième solution proposée par les opticiens pour réduire le reste-à-charge des consommateurs.

Cette fraude dont les professionnels sont responsables à titre principal est plus particulièrement répandue chez les opticiens indépendants (29,5% des cas) que chez les grandes enseignes nationales ( 11,8%), même si l’on doit noter une forte hétérogénéité des pratiques chez ces dernières ( 6,4% chez Optical Center contre 17,6% pour Grand Optical).

Ce tour de passe-passe est préjudiciable à la collectivité. En effet, tout remboursement par la complémentaire santé se traduit par des cotisations supplémentaires. L’étude de l’UFC – Que Choisir montre que la fraude dont les opticiens sont les instigateurs renchérit les cotisations des consommateurs français de 142 millions d’euros par an ! Autrement dit, les économies permises par une lutte efficace contre la fraude permettraient d’améliorer chaque remboursement de lunettes de 14 €, sans augmentation des cotisations.

Surcoûts de l’optique : la responsabilité des complémentaires santé ne doit pas être sous-estimée

Alors que complémentaires santé et opticiens se rejettent la faute sur l’origine des surcoûts et des fraudes, l’UFC – Que Choisir a élargi la focale, en analysant les conséquences des remboursements des assurances sur ce marché. Cette spécificité française – ailleurs en Europe, les consommateurs paient seuls leurs lunettes, sans remboursements ni public, ni privé – a en effet été inflationniste. Les garanties optique haut de gamme, qui concernent 40 % des assurés, ont enclenché un cercle vicieux entre remboursements en optique et prix pratiqués par les opticiens, qui ont fait de la France la championne d’Europe de la cherté, avec un prix moyen de 470 €.

Plafonner les remboursements des complémentaires pour faire baisser les prix : la myopie gouvernementale

Pour enrayer cette logique, le gouvernement envisage aujourd’hui de plafonner les remboursements des lunettes pour les contrats dits «responsables» des complémentaires santé. La cavalerie gouvernementale arrive malheureusement trop tard : une fois les prix montés très haut, il est vain de croire en leur baisse spontanée. A court terme, cette mesure se traduirait plutôt par une hausse du reste à charge pour les consommateurs aux corrections visuelles les plus fortes. Les baisses de prix durables en optique ne pourront venir que du développement encadré des réseaux de soins, par lesquels les complémentaires santé négocient des rabais pour leurs assurés auprès d’opticiens partenaires.

Pour garantir une réelle baisse du prix des lunettes et assainir les pratiques frauduleuses, l’UFC – Que Choisir demande au gouvernement :

- Que la réforme en cours des contrats santé responsables n’impose le plafonnement qu’à défaut de la mise en place par les complémentaires santé d’un réseau de soins;
- Que l’action des réseaux de soins soit strictement encadrée conformément aux recommandations de l’Autorité de la Concurrence ;
- Qu’une enquête de la DGCCRF soit diligentée sans délai pour sanctionner les fraudes dans l’optique.




(1) Enquête réalisée du 9 au 23 novembre 2013, dans 1 188 points de 83 départements

Retrouver l'étude complète et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur le thème Complémentaires santé et opticiens: les liaisons dangereuses imposent un changement de monture pour la réforme du secteur (PDF - 1 540 Ko).
Que Choisir en Ligne


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Nutrition: Pétition pour un étiquetage simplifié
Incompréhensibles. Avec leurs chiffres en pagaille, leurs pourcentages abscons, leurs abréviations connues des seuls initiés (kJ, kcal, AJR, RNJ), les tableaux de composition nutritionnelle présents sur les emballages des produits alimentaires ont de quoi laisser perplexe le consommateur le plus averti. A fortiori, le client moyen, qui consacre quelques secondes au choix de chaque produit en magasin.

Pour permettre à chacun de se faire rapidement une idée claire de la valeur nutritionnelle des produits, le professeur Serge Hercberg, président du Programme national nutrition santé, propose dans un rapport publié fin 2013 (1) de mettre en place un code couleurs. Les produits les plus recommandables porteraient une pastille verte, puis l’échelle passerait par le jaune, l’orange, le rose fuchsia et enfin le rouge qui désignerait les aliments les plus déséquilibrés. Pour décider de la notation de chaque produit, seraient pris en compte les calories, sucres simples, graisses saturées, le sel, les fibres, les fruits et légumes et les protéines.

code couleurs

Comme le précise Serge Hercberg dans son rapport, cet étiquetage permettrait au consommateur de comparer plus facilement des produits de différentes familles mais aussi au sein d’une même famille. Comme le montrent fréquemment nos tests, des produits a priori proches ont en fait des valeurs nutritionnelles bien différentes. Par exemple, certaines céréales pour petit déjeuner sont très grasses et sucrées, d’autres beaucoup moins. Le nouveau système inciterait aussi les industriels à améliorer la qualité nutritionnelle de leurs produits car leurs efforts seraient récompensés par un classement plus positif et bien visible. C’est du moins ce qu’espèrent les promoteurs de cet étiquetage simplifié. Différents types de logos ont été introduits en Grande-Bretagne ou encore dans les pays scandinaves mais ce système (appréciation globale de l’aliment sur une échelle à cinq grades) n’a jamais été expérimenté.

Le choix de produits de valeur nutritionnelle optimale conditionne l’équilibre alimentaire de chacun et, au-delà, l’état de santé des populations. Surpoids et obésité mais aussi maladies cardiovasculaires, diabète et certains cancers sont étroitement liés à l’alimentation. C’est pourquoi plusieurs sociétés savantes et associations professionnelles (Société française de santé publique, Société française de pédiatrie, Association française des diététiciens nutritionnistes) mais aussi des associations de malades comme l’Association française des diabétiques, sans oublier l’UFC-Que Choisir, ont décidé de soutenir la mise en œuvre de cet étiquetage nutritionnel simplifié par le lancement d’une pétition adressée au Premier ministre.

Vous pouvez vous aussi signer la pétition afin de réclamer et obtenir un étiquetage nutritionnel enfin compréhensible.

Trois exceptions

La nutrition étant une science complexe, certains produits peuvent difficilement être notés via le système à cinq couleurs proposé. Trois familles feraient donc exception à la règle et pourraient faire l’objet d’une notation différente, qui reste à préciser.


D’une part, les matières grasses : sous le « régime général », toutes hériteraient d’un logo rouge. Or, leur intérêt nutritionnel varie selon les cas. Par exemple, l’huile de colza, riche en oméga 3, ne doit pas être notée comme l’huile de palme.

D’autre part, les boissons. Hors de question qu’une boisson light, qui entretient l’appétence pour le goût sucré, soit aussi bien notée que l’eau.

Enfin, les fromages, au cœur de la tradition alimentaire française : bien que souvent gras, leur apport en calcium en fait des produits intéressants. Mais le calcium, tout comme les autres vitamines et minéraux, n’est pas pris en compte par le système proposé. D’abord parce qu’il n’existe pas de déficiences notables dans la population française, sauf pour certains groupes bien définis. Ensuite, parce qu’il serait trop facile, pour les industriels, de faire remonter leurs notes en ajoutant à des produits déséquilibrés des cocktails de vitamines et minéraux.

(1) « Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique ». Cosigné avec le professeur Arnaud Basdevant, auteur de la partie concernant la prise en charge des malades.

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Fabienne Maleysson


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Les siphons à crème chantilly frappent encore ! On fait quoi ?
Pourquoi des siphons à crème chantilly, dont la dangerosité est reconnue depuis plusieurs années, continuent-ils à faire des victimes ? C’est bien la question qui se pose alors que, depuis début février, nous avons recensé six nouveaux accidents : le plastique de la tête dans laquelle s’insère la cartouche de gaz n’est pas assez résistant et, sous la pression, l’embout est éjecté.

Les conséquences peuvent être graves. Blessures à l’œil, au cou, au thorax ou aux mains, acouphènes dans les oreilles… Les victimes qui nous ont contactés racontent avoir subi un vrai traumatisme, sans compter les dégâts matériels.
Un ustensile très à la mode

En janvier dernier, notre magazine 60 Millions de consommateurs pointait les dangers d’une quinzaine de ces ustensiles de cuisine très à la mode, dans un dossier sur les produits dangereux.

Depuis, deux autres modèles se sont ajoutés à la liste : le siphon semi-professionnel Louis-Tellier et le siphon Parson’s International France. Ce dernier – à la différence du Louis-Tellier (cf. notre rappel) – présente le même défaut de conception que la série de produits rappelés depuis 2010.

Fabricant en faillite depuis janvier

C’est un couple qui utilisait le siphon Parson’s International France depuis trois ans qui a donné l’alerte. Le 9 mars dernier, la tête en plastique explose dans les mains du mari, Vincent. Résultat : une blessure à la main, des acouphènes, et surtout une grosse frayeur pour son épouse enceinte de sept mois qui se trouvait à ses côtés.

Cet ustensile leur avait été offert par la société Bruneau. Près de 18 000 clients ont reçu le même cadeau entre mi-2010 et début 2013. Bruneau a réagi rapidement en envoyant un courrier à tous les consommateurs concernés. Mais Parson’s International France a peut-être distribué ce même siphon à d’autres entreprises. Comment savoir ? Ce spécialiste de la « promotion par l’objet » est en faillite depuis janvier… Au moment où nous écrivons, le liquidateur judiciaire est toujours à la recherche d’informations.

Dix points de suture, nerf abîmé, pouce luxé…

Deux autres accidents graves ont eu lieu en février, à une semaine d’intervalle, dans le département du Pas-de-Calais, comme nous le relations dans un article du 7 mars. Et le 29 mars, c’est dans le Loiret qu’un siphon frappe. Béatrice se retrouve aux urgences avec une opération de la main gauche : dix points de suture, nerf abîmé, pouce luxé… et aucune garantie de recouvrer toute la mobilité de sa main.

Trois drames scandaleux quand on sait que la dangerosité du siphon en cause, de la marque Ard’Time, est connue depuis avril 2013 et qu’aucune des trois blessées n’avait été alertée ! Pourtant, la société F2J, fournisseur de la marque Ard’Time, explique n’avoir cessé d’informer ses clients depuis un an et s’emploie à remplacer toutes les têtes en plastique par des éléments en aluminium sans danger. Mais force est de constater que ses efforts ne sont pas suffisants.

Près de 50 000 clients d’Auchan

Il aura fallu attendre près d’un an et le double accident du Pas-de-Calais pour qu’Auchan, principal distributeur des siphons Ard’Time, envoie début mars un courrier aux 49 800 clients ayant acheté ce siphon et titulaires d’une carte de fidélité. « Chaque enseigne a son propre cahier des charges pour communiquer sur les rappels de produits », explique Jean-François Jeancolas, responsable de F2J, pour justifier cet attentisme. Beaucoup de distributeurs s’étaient contentés jusque-là d’un simple affichage en magasin.

Suite à cette missive d’Auchan, environ 12 000 personnes se sont manifestées pour obtenir le remplacement de la pièce défectueuse. Béatrice n’a pas eu la chance d’être parmi les destinataires. « Ma fille avait acheté ce siphon il y a trois ou quatre ans à Auchan, explique-t-elle. Peut-être n’avait-elle pas de carte de fidélité à l’époque. » Le distributeur cherche actuellement à retrouver les coordonnées de 20 000 clients supplémentaires, ayant payé par carte bancaire ou chèque.

Plus de 100 000 siphons encore dans nos cuisines…

Système U s’apprête à son tour à adresser un courrier à 2 500 personnes. Casino et Cora ont procédé à un tel envoi il y a quelques mois. Mais à chaque fois, le taux de réponse ne dépasse pas les 30 %. On peut émettre deux hypothèses : soit les consommateurs n’utilisent plus ou ne possèdent plus l’appareil, soit ils ne perçoivent pas la gravité de la mise en garde.

Au total, environ 25 000 siphons Ard’Time défectueux ont pu être repérés. On est encore loin des quelque 160 000 ustensiles vendus entre 2010 et mi-2012.
Dispositions tout Ă  fait insuffisantes

Les dispositions prises par les autres marques se révèlent tout aussi insuffisantes. Par exemple, le 23 décembre dernier, le siphon Saveur & Dégustation – qui fait l’objet d’un rappel depuis avril 2012 – explose dans les mains de Tanguy. Il n’a jamais reçu aucune alerte du fabricant ni du vendeur, en l’occurrence Electro Dépôt. Le 13 mars, Charlotte se blesse avec un siphon Alinéa, rappelé par son fabricant depuis onze mois.

Vu la gravité des blessures, ne revient-il pas aux autorités de prendre le relais des fabricants et fournisseurs en organisant une campagne nationale d’information ? 60 Millions plaide pour qu’une véritable opération de communication soit menée autour du défaut de conception de ces siphons.

Liste de tous les siphons rappelés:

Parson’s International France, référence PI4018F - 18-11-2010-FR. Contactez l’entreprise qui vous a fourni le produit.
Table Wear, coffret Chantilly, distribué par Cora avec les code-barres 3700298912432 (siphon 0,25 L) et 3700298912623 (siphon 0,50 L). Également distribué par Gifi sous les références 300 131 (siphon 0,25 L) et 267 788 (siphon 0,50 L) inscrites sur le mode d'emploi. À rapporter au magasin.
Gifi, coffret "siphon + verrines + cuillères", référence 275 010 (ne pas confondre avec le nouveau modèle avec la tête en métal). À rapporter au magasin.
Saveur & Dégustation, KB5356. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tutti cuisine, GLO4160. Téléphoner au 0 805 130 140.
Tay’s kitchen, TAY5010. Téléphoner au 0 805 130 140.
Sif, référence 906125, lot 04.10. Chargeur N20, référence 415, lot 12.10. À rapporter au magasin.
Urban Living, référence 18310, code 924015. À rapporter au magasin.
Idée cuisine, distribué par La Foir’ Fouille, 10000130931. À rapporter au magasin.
Equinox, 511072, 511146, 511164 ou 511730. À rapporter au magasin.
Alinea, coffret “Chantilly avec siphon et verrines”, 21478666. Écrire à hotline.ecom@alinea.fr.
Secret de gourmet, coffret “Mousse et chantilly”, siphon : 737010, coffret : 737090. À rapporter au magasin.
Ard’Time, distribué par Auchan, Cora, Système U, Hyper U, Casino, E. Leclerc, Intermarché, 19 modèles vendus à partir de mai 2010 (en consulter la liste). Écrire à siphon.ardtime@orange.fr.
My style, distribué par Culinarion et Ambiance & Style, code-barres : 2842104005882. À rapporter au magasin.
Celd, 92539. À rapporter au magasin.
Orfèvrerie de la tour, kits “Grande cuisine” et “Chantilly Espuma”, distribué par E. Leclerc, code-barres : 3 222 582 918 741 et 3 222 582 921 154, ou référence 91874. À rapporter au magasin.
Louis-Tellier, siphon semi-professionnel référence N4064, lot 03/2012, code-barres : 3 325 980 009 698. À rapporter au magasin.


60 millons de consommateurs
Fabienne Loiseau


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Traitement de la DMLA
Alors que la polémique enfle sur le coût du traitement de la DMLA avec le seul médicament autorisé, le Lucentis, l’UFC-Que Choisir, refusant un inadmissible statu quo, a agi pour faire la lumière sur le passé et pour régler le problème pour l’avenir. Outre la saisine, il y une semaine, de l’Autorité de la Concurrence à propos de potentielles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis, l’UFC-Que Choisir presse aujourd’hui le gouvernement de publier sans délai le décret qui permettra aux autorités sanitaires d’enfin autoriser un traitement moins coûteux de la DMLA, l’Avastin.

Monopole de Lucentis : un surcoût d’au moins 300 millions d’euros par an

Le principal médicament utilisé pour traiter la DMLA, une grave maladie des yeux, est le Lucentis (laboratoire Novartis), dont le traitement coûte près de 900 € par mois. Ce médicament est ainsi devenu la plus grosse dépense de médicaments de l’Assurance maladie, avec un coût pour la collectivité de 428,6 millions d’euros en 2013, en progression très rapide de plus de 40 % en deux ans. Une alternative nettement moins coûteuse existe pourtant : il s’agit d’utiliser l’Avastin (laboratoire Roche), à l’origine conçu comme un médicament anti-cancéreux mais dont l’efficacité dans le traitement de la DMLA est désormais scientifiquement avérée. Mais en l’état, l’Avastin ne peut pas être prescrit pour cette indication, son Autorisation de mise sur le marché (AMM) le cantonnant à son rôle d’anti-cancéreux. Au minimum trois fois moins coûteux que le Lucentis, l’Avastin représente une économie potentielle de 300 millions d’euros par an.

Après la condamnation italienne, l’UFC-Que Choisir a saisi l’Autorité de la Concurrence française

Roche, le laboratoire qui commercialise l’Avastin, n’a pas déposé de demande d’extension de son AMM, qui permettrait pourtant que son médicament puisse être utilisé pour soigner la DMLA. Faut-il s’en étonner, alors que par un jeu complexe de licences et de participations capitalistiques croisées, Roche est rémunéré quand son concurrent Novartis vend du Lucentis ? En Italie, les deux laboratoires viennent d’être condamnés à 182,5 millions d’euros d’amende par l’Autorité de la concurrence italienne, pour des pratiques visant justement à empêcher l’utilisation de l’Avastin dans le traitement de la DMLA. Suite à cette condamnation, l’UFC-Que Choisir a donc saisi l’Autorité de la Concurrence française et constate avec satisfaction que celle-ci procède actuellement à des investigations.

Un décret en souffrance qui permettrait l’utilisation de l’Avastin pour traiter la DMLA

Alors que l’intérêt de l’Avastin dans le traitement de la DMLA ne fait plus de doute (même efficacité pour un coût très réduit), le gouvernement doit aujourd’hui rendre possible son utilisation. Pour ce faire, il doit publier sans délai le décret mettant en place les Recommandations temporaires d’utilisation (RTU) pour motif économique, en souffrance depuis plus d’un an. Cette procédure permettra ensuite à l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) d’autoriser l’usage de l’Avastin pour soigner la DMLA, à moindre coût pour l’Assurance maladie.

Pourquoi une telle passivité : une enquête parlementaire s’impose

La passivité des pouvoirs publics et autorités sanitaires dans ce dossier est aussi étonnante que préjudiciable pour les usagers du système de santé. Loin d’être limitée au seul cas de la DMLA, les dysfonctionnements passés ont pu ou pourraient concerner d’autres problèmes de santé publique. Dès lors, les parlementaires doivent user de leur mission de contrôle pour faire toute la lumière sur la responsabilité de ces errements et proposer des pistes de réformes pour que cette situation aberrante ne se reproduise plus.

Attachée à la qualité des soins ainsi qu’à la soutenabilité financière de notre système de santé, l’UFC-Que Choisir :

- A saisi le 03 avril dernier l’Autorité de la Concurrence à propos des éventuelles pratiques anti-concurrentielles des laboratoires Roche et Novartis

- Presse le gouvernement de publier enfin le décret sur les RTU pour motif économique qui permettra à l’ANSM d’autoriser l’Avastin dans le traitement de la DMLA

- Exhorte les parlementaires à mettre en place une commission d’enquête.




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