En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Santé et Bien être:

Moustique tigre: La carte du business
« Que Choisir » vient de publier la carte de l’implantation actuelle du moustique tigre et, comme nous l’ont fait remarquer quelques internautes attentifs, elle ne ressemble pas à la carte Vigilance Moustiques récemment présentée par nombre de médias, de TF1 à la presse régionale en passant par les sites de radios, celui de RTL par exemple.

Dans les faits, le moustique tigre est à ce jour implanté dans 20 départements, et c’est déjà très préoccupant. Mais dans la version 2015 de la carte Vigilance Moustiques publiée par de nombreux confrères, une grande partie de la France semble touchée. Vingt départements y figurent en rouge, 21 en orange et 28 en jaune ; ces trois couleurs planent donc sur 69 départements, alors que le vert rassurant se fait rare. Étrange.

« Nous avons 3 000 pièges répartis sur toute la France, et dès qu’un moustique tigre est piégé, l’information apparaît sur le site du ministère de la Santé. Vigilance Moustiques reprend nos données publiques pour en faire une exploitation alarmiste qui n’a aucune raison d’être, déplore Grégory L’Ambert, entomologiste médical et coordinateur national de la surveillance du moustique tigre. On surveille les importateurs de pneus, les aéroports, les grands axes de communication. Ce n’est pas parce qu’on a une interception une fois que le moustique tigre s’installe. S’il y a un risque, on démoustique la zone à temps. »

Mais dès qu’un moustique tigre a été piégé, la carte Vigilance Moustiques s’empresse de colorier le département en orange. Quant aux départements en jaune, ils sont juste équipés de pièges. « Il ne s’y passe rien, aucun moustique tigre n’y a jamais été détecté », confirme Grégory L’Ambert.



À gauche la carte de « Que Choisir » (source Ministère de la santé), à droite celle de Vigilance Moustiques.

Cet alarmisme ne doit rien au hasard. Bien qu’elle ait l’allure d’un document officiel, la carte Vigilance Moustiques provient du site qui porte le même nom. Il appartient au propriétaire des produits antimoustiques Manouka, qui y sont d’ailleurs bien en vue.

Pourtant, sur la carte diffusée aux médias, Manouka apparaît comme « partenaire officiel ». Cette astuce marketing permet de se faire de la publicité gratuitement à chaque fois qu’une télé ou un journal la publie ! Bien vu d’un point de vue commercial. En revanche, pour connaître la vérité sur l’implantation du moustique tigre, il vaut mieux se fier à la carte publiée par « Que Choisir ».

Quant à l’efficacité des produits Manouka, elle n’est pas toujours au rendez-vous, comme le prouve notre test de répulsifs antimoustiques.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Huîtres: Les huîtres triploïdes sur la sellette
Tous les amateurs d’huîtres le savent : à l’arrivée des beaux jours, période de la reproduction pour ces coquillages, les huîtres se gonflent d’une matière blanchâtre peu appétissante qui freine leur consommation pendant l’été. Sauf que depuis une quinzaine d’années, la plupart des huîtres proposées sur les étals ne sont plus laiteuses. L’explication de ce mystère de la nature ? C’est tout simplement que ces huîtres d’un nouveau genre sont triploïdes. Nés en 1997 dans les laboratoires d’Ifremer, ces mollusques possèdent dix lots de trois chromosomes et non dix lots de deux chromosomes comme l’huître « normale » diploïde. Cette anomalie génétique rend les triploïdes stériles. Leur texture est donc constante toute l’année. Un avantage pour les touristes des stations de bord de mer qui peuvent désormais se régaler d’huîtres non laiteuses, et surtout pour la filière conchylicole qui s’affranchit ainsi de la tradition des mois en « r ». Cerise sur le gâteau, les triploïdes ne consommant pas leur énergie dans la reproduction, grossissent plus vite que les diploïdes, ce qui permet de ramener leur cycle de production de trois à deux ans. Une aubaine pour les ostréiculteurs qui, dans leur grande majorité, se sont laissé séduire par cette championne de la productivité. Les « triplo » représenteraient aujourd’hui 50 % des huîtres vendues en France. Pourtant, aucun étiquetage ne permet aujourd’hui au consommateur de différencier les triploïdes issues de naissains (larves) produits en écloserie, des huîtres « naturelles » issues de naissains de captage dans le milieu marin.

En 2001, le Conseil national de la consommation (CNC) avait demandé que les consommateurs soient informés du caractère polyploïde de ces huîtres et qu’une indication « huîtres triploïdes » soit rendue obligatoire dans l’étiquetage. Une demande restée lettre morte, l’Afssa (agence de sécurité sanitaire de l’alimentation), n’ayant mis en évidence aucun risque sanitaire particulier pour les consommateurs. La question de l’étiquetage n’est pas réglée pour autant et fait toujours l’objet de débats acharnés au sein de la profession. La majorité des ostréiculteurs n’y est pas favorable, de crainte d’un boycott de ces coquillages par les clients. De leur côté, les pouvoirs publics y ont jusqu’ici mis leur veto, arguant du fait que ces huîtres, bien qu’issues d’une manipulation génétique, ne sont pas des organismes génétiquement modifiés (OGM), puisqu’il n’y a pas introduction de gènes nouveaux. De plus, le recours à des hybrides triploïdes est souvent la règle dans de nombreuses filières végétales (agrumes, bananes, céréales…) voire dans les filières animales (truite) afin d’obtenir des produits homogènes et de meilleure qualité. Dès lors que la vente de ces produits ne fait pas l’objet d’un étiquetage spécifique, il semble injustifié de faire une exception pour les huîtres.

Chute de la production

Sauf que depuis l’introduction des animaux de laboratoire dans les élevages, le petit monde de l’huître ne tourne plus rond. De 130 000 tonnes par an, la production d’huîtres est tombée à 80 000 tonnes. En 2008 et 2009, le virus herpès OsHV-1 a frappé massivement les juvéniles (jeunes huîtres de moins d’un an) détruisant jusqu’à 80 % du cheptel de certains parcs ostréicoles. Aujourd’hui encore, les épizooties continuent de sévir dans les élevages. « Dans plusieurs secteurs, les mortalités d’huîtres adultes n’ont jamais été si importantes et touchent indistinctement les diploïdes et les triploïdes », déplore Louis Teyssier, président du comité régional conchylicole (CRC) de Normandie-mer du Nord. De là à rendre responsables du désastre les naissains provenant d’écloserie, il n’y a qu’un pas. L’association Ostréiculteur traditionnel, qui compte 70 adhérents, n’a pas hésité à le franchir à l’automne dernier en assignant l’Ifremer pour « défaut de surveillance sanitaire depuis la commercialisation des huîtres des écloseries ». Les plaignants estiment en effet que l’explosion de la proportion de triploïdes a fragilisé le cheptel et favorisé la dissémination de l’herpès. Le rapport d’expertise judiciaire du professeur J. D. Puyt apporte de l’eau à leur moulin. Il pointe en effet « l’absence de diagnostic médical qui a empêché l’Ifremer de formuler le moindre avis, notamment sur les mesures de prophylaxie à prendre… » Cette expertise constate en outre que le virus sévissait déjà dans les élevages avant l’apparition des triploïdes, et qu’une flambée virale, probablement par mutation, a provoqué les mortalités constatées. Mais les ostréiculteurs ont leur part de responsabilité dans le désastre : la surcharge des bassins ostréicoles par des tonnes de mollusques qui vont et viennent sans contrôle de leur état sanitaire ni de connaissance des productions primaires nourricières (plancton) ont multiplié les risques.

Quid de l’étiquetage obligatoire ?

En attendant l’issue du procès, les ostréiculteurs traditionnels, soutenus par le sénateur écologiste du Morbihan, Joël Labbé, reviennent à la charge sur la question de l’étiquetage obligatoire. Interrogé sur ce point le 12 mai dernier par M. Labbé, le secrétaire d’État chargé des transports, de la pêche et de la mer, Alain Vidalies, a pris la défense des triploïdes qu’il juge complémentaires des diploïdes issues d’écloseries ou de captages naturels. Toutefois, il s’est montré favorable à l’affichage des mentions « huîtres issues d’écloserie » (triploïdes ou diploïdes) et « huîtres de captage naturel » (forcément diploïdes). Pas sûr que le consommateur y voie plus clair. Avant de mettre en place un étiquetage franco-français sur les triploïdes, ne vaudrait-il pas mieux commencer par faire respecter la réglementation européenne sur l’origine des produits ? Force est de constater que les gros opérateurs s’en affranchissent ! « Sur un cycle d’élevage de 2 à 3 ans, il suffit d’un mois d’affinage dans les claires de Marennes-Oléron pour que des huîtres élevées en Irlande, en Normandie, et bientôt au Maroc, deviennent charentaises », s’insurge sur son blog Philippe Favrelière, ingénieur agricole et expert en aquaculture. « Il y a donc tromperie, ou du moins manque de transparence vis-à-vis des consommateurs, et concurrence déloyale envers les ostréiculteurs qui continuent à produire une huître locale et qui exploitent et entretiennent les parcs marins des différents "merroirs" sur tout le littoral français. Le problème est là… et pas ailleurs ».
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


...lire la suite

Hypertension: Molécule dangereuse mais remboursée
Les autorités sanitaires françaises viennent une nouvelle fois de démontrer leur sens aigu du paradoxe. Dans un avis rendu le 29 avril dernier et publié le 2 juin sur son site Internet, la Haute Autorité de santé (HAS) dézingue littéralement l’olmésartan (Coolmetec, Alteis, Alteis Duo, Servikar, Axeler et Olmetec), une molécule utilisée chez les hypertendus pour prévenir les maladies cardiovasculaires. Le jugement est sans appel : non seulement l’olmésartan n’a pas apporté la preuve de son efficacité sur les maladies cardiovasculaires et sur les décès, mais il est dangereux. Il peut provoquer des atteintes intestinales rares, mais graves, susceptibles de se déclarer après plusieurs années de traitement. Pourtant, en conclusion de son avis, la HAS s’adoucit et recommande de le rembourser pendant un an encore, « afin que les patients disposent du temps nécessaire aux éventuelles modifications thérapeutiques. »

Ce délai n’a aucune raison d’être. Les dangers de l’olmésartan sont connus depuis maintenant trois ans. Les premières alertes sont venues, en 2012, d’une étude américaine, confirmées en 2013 par l’agence du médicament des États-Unis, la FDA. En France, les médecins ont été officiellement avertis il y a un an par l’Agence nationale du médicament (ANSM), suite à une étude demandée par l’assurance maladie.

Il est d’autant plus ridicule d’attendre qu’il existe de nombreuses alternatives, médicamenteuses ou non, à l’olmésartan : contre l’hypertension, la panoplie des possibilités est immense. Et l’efficacité sur les pathologies cardiovasculaires est souvent meilleure, y compris dans la classe des sartans à laquelle appartient l’olmésartan. D’ailleurs, dès la commercialisation de l’olmésartan en 2004, la revue médicale indépendante Prescrire soulignait que cette molécule n’avait fait la preuve de son impact que sur les chiffres tensionnels. Or c’est insuffisant pour prouver l’efficacité d’un médicament. Celle-ci se mesure avant tout à l’aune de ses effets sur la survenue des maladies et sur les décès. Résultat, on ne savait pas si l’olmésartan était meilleur que les autres médicaments déjà disponibles.

Ses effets indésirables aujourd’hui bien documentés devraient amener les autorités, non seulement à le dérembourser immédiatement, mais à le retirer du marché.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Symboles de danger: Changement de pictogrammes
L’entrée en vigueur des nouveaux symboles de danger a commencé dès 2010. Ils sont alors devenus obligatoires pour les substances vendues pures, comme par exemple le white spirit, l’acétone, l’alcool à brûler.
À compter de ce 1er juin 2015, cette réglementation s’impose aussi aux produits vendus en mélange, qu’il s’agisse des détachants, des insecticides, désodorisants, nettoyants ménagers, lessives, colles ou autres ; la liste n’est pas limitative. Tous les produits qui présentent un risque pour la santé des consommateurs ou pour l’environnement doivent porter un ou plusieurs de ces pictogrammes de danger.

À noter : les produits mis sur le marché avant le 1er juin peuvent conserver l’ancien étiquetage pendant encore 2 ans. Ne vous étonnez pas si la croix de saint André figure encore sur un article en rayon.
Tous les nouveaux symboles figurent désormais en noir sur fond blanc dans un losange bordé de rouge. Ils sont toujours accompagnés du mot d’avertissement « Danger » ou « Attention » sur l’emballage.

Risques pour la santé

Le produit est dangereux pour la santé. Il est irritant pour la peau, les yeux, les voies respiratoires, il peut provoquer des allergies cutanées, provoquer somnolence ou vertige, ou encore empoisonner à forte dose.


Le produit est corrosif pour la peau et/ou les yeux par contact ou projection. Ce pictogramme figure également sur les produits corrosifs envers les métaux.


Le produit est très dangereux pour la santé. Il est cancérogène, mutagène, toxique pour la reproduction, peut altérer le fonctionnement de certains organes, être mortel en cas d’ingestion et de pénétration dans les voies respiratoires, ou encore provoquer des difficultés respiratoires ou des allergies respiratoires.


Le produit est toxique ou mortel. Il peut tuer rapidement, il empoisonne même à faible dose.
Ce symbole terrifiant avait disparu des rayons mais il a ressurgi avec les liquides pour cigarettes électroniques. Ceux qui sont fortement dosés en nicotine le portent.
Risques pour l’environnement


Le produit est dangereux pour l’environnement aquatique. Il pollue et provoque des effets néfastes à court et/ou long terme sur les organismes des milieux aquatiques.



Le produit détruit la couche d’ozone.

Autres risques

Pictogramme le plus fréquent sur les produits grand public


Inflammable



Ceux qu’on trouve rarement sur les produits grand public


Explosif



Gaz sous pression (risque d’explosion)



Comburant (peut provoquer un incendie ou une explosion)
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Soirée débat: Prévoir sa fin de vie
Soirée débat autour des Directives Anticipées,organisée par l'UFC-Que Choisir de l'Ardèche.


Que Choisir-Ardeche


...lire la suite

Bibi fruits de Fizzy: Le bonbon à boire qui a tout faux
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de rappeler aux différents États qu’une politique visant à réduire les apports en sucres dans leur population serait bienvenue. Une quantité inférieure à 10 % de la ration énergétique, soit environ 50 g de sucres est recommandée. Outre celui ajouté par le consommateur dans son café ou son yaourt, c’est surtout le sucre apporté par les sodas, sirops, boissons aromatisées et autres jus de fruits qui est visé par l’OMS. À ce sujet, une récente étude suisse parue dans le British Journal of Nutrition montre qu’enfants et adultes classent comme plus favorable à la santé une boisson contenant des fruits mais qu’ils peuvent facilement se laisser berner sur la quantité en présence.

Prenez Bibi fruits, cet étrange hybride entre boisson et bonbon du fabricant Fizzy. Malgré ce nom et la représentation de framboises, oranges et autres myrtilles sur l’emballage, le produit ne contient pas la moindre trace de fruits mais seulement de l’eau, du sucre, des arômes, un acidifiant et deux conservateurs. Ce qui fait quand même pas mal d’additifs pour une boisson qui se vante d’être « sans colorant » (ce sont les bouteilles qui sont colorées).

« Même pas désaltérant »

L’emballage, lui, est en forme de tout petit biberon en trois parties, ce qui facilite grandement la préhension par de minuscules mains de bébés. Il est surmonté d’une tétine de taille très réduite elle aussi, bien adaptée à une petite bouche. D’ailleurs, la boisson ne se boit pas mais se tète : faute de pression sur la tétine, rien ne sort. Bref, voilà un produit parfait pour habituer les enfants dès leur plus jeune âge à boire sucré. Et même très sucré puisqu’avec 11,2 g aux 100 ml, la boisson se situe au niveau des sodas les plus chargés en sucre. Bibi fruits est également le candidat idéal pour apprendre aux enfants à manger ou boire à longueur de journée puisque, grâce à sa tétine et au bouchon qui le recouvre, le liquide ne peut se renverser : on peut le remettre à la bouche à loisir. De quoi faire hurler les nutritionnistes qui se désolent de l’essor du grignotage et de la consommation en hausse des boissons sucrées. « L’eau est la seule boisson hydratante à donner aux enfants et le lait la seule boisson nourrissante, rappelle le docteur Marie-Laure Frelut, pédiatre spécialisée en nutrition. Ce produit est très sucré, son apport en calories n’est pas négligeable et il ne sera nullement désaltérant. En outre, sa présentation suggère qu’il est destiné aux enfants de moins de trois ans, il devrait donc respecter la réglementation particulière qui encadre les aliments destinés à cette tranche d’âge. »

Autre problème, celui de la santé dentaire. Son format adapté à une succion prolongée rend Bibi fruits potentiellement encore plus désastreux pour les dents que les autres boissons sucrées, qui font des ravages. « Un bonbon, tout le monde sait que c’est mauvais pour les dents, mais trop de gens ignorent que les boissons sont très délétères elles aussi, déplore le docteur Javotte Nancy, praticien hospitalier en odontologie pédiatrique à Bordeaux. Le fructose, souvent utilisé, est encore plus cariogène que le saccharose et l’acidité de ces boissons n’arrange rien. Cela n’empêche pas certains parents d’en donner à leurs bébés et j’ai soigné récemment des enfants de 18 mois avec dix dents cariées. On assiste à une dérive vraiment inquiétante. »
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Lunettes: Plafonnement des remboursements
Fin de la poule aux œufs d’or. Depuis le 1er avril dernier, les mutuelles ne sont plus libres de fixer les tarifs de remboursement des lunettes comme elles l’entendent. De nouvelles règles instaurent des plafonds et des planchers pour la prise en charge des frais d’optique par les assurances complémentaires santé : de 50 € minimum à 470 € maximum pour une paire de lunettes équipée de verres simples et de 200 à 750 € pour les verres complexes (850 € pour les verres très complexes). Le remboursement des montures est plafonné à 150 €. Autrement dit, si la monture coûte 150 €, les verres simples ne seront pris en charge que jusqu’à 320 € et les verres complexes jusqu’à 600 €. De plus, les équipements ne seront plus remboursés qu’une fois tous les deux ans. Sauf pour les enfants ou en cas d’évolution de la vue, où la garantie s’applique alors pour une période d’un an.

Ces nouvelles dispositions sont désormais en vigueur pour tout contrat individuel souscrit ou renouvelé depuis le 1er avril dernier. Les contrats collectifs ont jusqu’à fin 2017 au plus tard pour s’adapter.

Si les organismes complémentaires ne respectent pas la réglementation, ils perdront certains avantages fiscaux liés aux « contrats responsables » qui constituent aujourd’hui la quasi-totalité de l’offre. Le gouvernement entend ainsi stopper la spirale inflationniste du prix des lunettes. Les consommateurs ont en effet tendance à être moins regardants sur les frais d’optique, dans la mesure où ils sont remboursés généreusement par leur complémentaire santé. Celles-ci ont en effet pris une part grandissante dans la prise en charge des lunettes – de 56,8 % en 2006 à 71,5 % en 2012 – alors que celle de l’Assurance maladie est quasiment inexistante. Résultat : les opticiens ont fait leurs choux gras de cette manne, comme l’a dénoncé l’UFC-Que Choisir en 2013. L’ennui est qu’au final, ce sont les consommateurs qui paient via l’augmentation de leurs primes d’assurance.

Ces mesures autoritaires vont-elles faire baisser le prix des lunettes ? Rien n’est moins sûr, d’autant que les plafonds sont supérieurs à la moyenne des tarifs observés. Selon l’UFC-Que Choisir, seule la généralisation des réseaux de soins des complémentaires santé, sans lesquels ces dernières négocient avec des opticiens partenaires des tarifs plus faibles sont en mesure de concilier le double impératif de maintien de la qualité et de maîtrise du reste à charge. Quant à l’impact de la nouvelle réglementation sur le montant des primes, il devrait rester minime, d’autant que les organismes complémentaires d’Assurance maladie doivent faire face aux coûts supplémentaires engendrés par la généralisation de la couverture complémentaire santé à tous les salariés à partir du 1er janvier 2016. « C’est franchement dommage d’avoir imposé autant de contraintes, estime Jérôme Bonizec, le directeur général d’Adéis, regroupement d’institutions de prévoyance, pour des effets qui seront limités. »

Les dépassements d’honoraires sont aussi concernés

Dans la même logique que le plafonnement de la prise en charge des frais d’optique, les contrats responsables ne peuvent plus prendre en charge les dépassements d’honoraires qu’à hauteur de 125 % du tarif de la Sécurité sociale, puis à 100 % à compter de 2017 pour les médecins n’adhérant pas au contrat d’accès aux soins (CAS) qui vise à contenir le coût des consultations. Ainsi, ces contrats ne pourront couvrir plus de 56 € pour une consultation de spécialiste (dont le tarif de remboursement de l’Assurance maladie est de 28 €).

Enfin, les contrats responsables devront prendre en charge l’intégralité du forfait hospitalier. Ils devront aussi couvrir la participation de l’assuré aux tarifs de prise en charge de l’Assurance maladie (ticket modérateur) pour l’ensemble des dépenses de santé, sauf pour les frais de cures thermales et les médicaments dont le service médical rendu a été classé faible ou modéré ainsi que pour l’homéopathie.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


...lire la suite

Jardinage de printemps: Oubliez le Roundup
Il y avait déjà de sérieuses raisons de se passer du Roundup, le désherbant vedette de Monsanto, et de ses concurrents moins connus du grand public. Leur principe actif, le glyphosate, est en effet l’un des principaux polluants de la ressource en eau, de même que sa molécule de dégradation l’AMPA. Ils sont devenus, l’un comme l’autre, des pesticides omniprésents dans les rivières et les nappes souterraines. C’est la rançon de l’usage massif du Roundup et de ses concurrents, aussi bien en agriculture que dans les jardins. La firme Monsanto a d’ailleurs été condamnée, tant aux États-Unis qu’en France, pour avoir osé prétendre que le Roundup était biodégradable et respectueux de l’environnement alors que le glyphosate est officiellement classé « dangereux pour l’environnement », « toxique pour les organismes aquatiques et pouvant entraîner des effets néfastes à long terme pour l’environnement aquatique » !

Le dossier environnemental est donc chargé, mais le glyphosate serait en plus très mauvais pour la santé. Le Centre international de recherche sur le cancer vient de le classer cancérogène probable pour l’homme. La nouvelle a fait l’effet d’une douche froide, tant les publicités pour le Roundup avaient popularisé et banalisé l’usage de ce désherbant. Les experts ont pourtant sauté la catégorie « cancérogène possible », moins alarmiste, pour placer le glyphosate en catégorie « probable ». Il existe des preuves limitées pour un cancer du système immunitaire chez l’homme (lymphome non hodgkinien) et les preuves sont suffisantes chez les animaux de laboratoire. Le glyphosate peut également provoquer des dégâts sur les cellules humaines (lésions de l’ADN et de chromosomes).

4 autres pesticides classés cancérogènes

Les experts de l’OMS ont également classé 4 autres insecticides, moins connus du grand public que les herbicides au glyphosate. Le malathion et le diazinon entrent dans la catégorie cancérogène probable, le parathion et le tetrachlorvinphos comme cancérogène possible. Tous ces pesticides sont interdits en agriculture depuis des années, mais le diazinon était encore récemment utilisé comme biocide, et le malathion contre les moustiques dans la lutte antichikungunya.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Bien manger en maison de retraite: Nos conseils pour choisir un établissement au top côté alimentation
Lorsqu’on veut entrer en maison de retraite ou que l’on cherche une place pour un parent, le choix est rarement pléthorique. Mais si plusieurs alternatives s’offrent à vous, la façon dont est traité tout ce qui touche à l’alimentation fait partie des critères à prendre en compte. Question de bien-être, mais aussi de santé. Car la malnutrition guette les personnes âgées et favorise grandement l’installation de la dépendance. Malheureusement, trop d’établissements négligent cet aspect fondamental de la vie de leurs résidents comme le prouve notre enquête dans plusieurs dizaines de maisons de retraite. Aussi, parmi bien d’autres critères au moment de choisir une maison de retraite, les repas, leur contenu, leurs modalités ainsi que le suivi nutritionnel sont à prendre en considération.

– La présence d’un médecin coordonnateur, au moins à mi-temps, est indispensable.

– Demandez à prendre un repas (qui ne tente rien…) pour vous faire une idée de la qualité de la cuisine.

– Faites-vous transmettre une grille des derniers menus pour avoir une vision globale de la nature des plats servis (plutôt bonne cuisine traditionnelle ou produits industriels sans rapport avec les habitudes des personnes âgées) et de l’équilibre nutritionnel (donnant une large place aux protéines, produits laitiers, fruits et légumes).

– Informez-vous sur les horaires des repas qui devraient dans l’idéal se rapprocher des horaires traditionnels. Un jeûne nocturne de plus de douze heures n’est pas souhaitable. L’absence de collation nocturne constitue une circonstance aggravante.

– Assurez-vous qu’un choix alternatif est proposé, au moins pour le plat principal, lorsque celui prévu par le menu ne convient pas. Les résidents doivent d’ailleurs, en principe, remplir une fiche de goûts à l’entrée.

– La possibilité de choisir sa place à table fait aussi partie des détails qui changent tout, lorsque la personne est en mesure de tenir une conversation.

– La présence d’une commission des menus incluant les résidents est un signe de bonne volonté de la part de la direction.

– Côté surveillance, un bilan nutritionnel et bucco-dentaire devrait être établi à l’entrée puis un suivi mensuel assuré. Le bilan nutritionnel inclut une pesée, un questionnaire sur les habitudes alimentaires pour détecter d’éventuelles carences et un dosage d’albumine pour dépister la dénutrition.

– Le recours régulier à un diététicien est souhaitable. Sa présence une demi-journée par semaine est suffisante.
Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD
Alors que le projet de Loi de Santé sera prochainement discuté, l’UFC-Que Choisir rend publique ce jour, son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Lutter contre la dénutrition qui touche entre 450 000 et 700 000 personnes âgées en France, est un axe de prévention majeur. Cette pathologie entraîne en effet d’autres affections graves (perte d’autonomie, déficit immunitaire, infections, escarres, fractures … ) et accroit fortement le risque de maladie et de mortalité. C’est en EHPAD que la dénutrition est la plus forte : jusqu’à 38% des résidents seraient touchés, alors même que ces établissements disposent d’axes de recommandations définis par les autorités sanitaires et les groupes d’experts(1) qui permettent d’éviter la dénutrition en veillant au respect des rythmes alimentaires, de l’équilibre alimentaire, ainsi qu’au suivi de l’état de santé nutritionnel des résidents.

Sur la base d’une analyse de la qualité nutritionnelle des menus servis dans 88 EHPAD et d’un sondage réalisé auprès des résidents de 43 autres établissements, l’UFC-Que Choisir ne peut manquer de tirer la sonnette quant au non-respect flagrant des recommandations officielles :

. Les horaires du personnel priment sur la bonne alimentation des séniors pour des considérations d’organisation du personnel, les horaires des repas sont raccourcis en fin de journée, par exemple à l’Ehpad ‘Rouveyrol’ d’Aubenas (07) où le goûter est servi dès 14h30 ! Or ceci entraîne un non-respect de la durée minimale de trois heures recommandée entre chaque repas journaliers : 1h45 seulement entre le goûter et le dîner dans le tiers des établissements les plus mal notés. Dans les établissements étudiés, les dîners commencent trop tôt : en moyenne à 18h25, avec un triste record de 18h00 relevé à l’Ehpad ‘Le rocher fleuri’ de Laval ! Conséquence de ces horaires : la période de jeûne durant la nuit est bien trop longue : la durée maximale préconisée de 12 heures est ainsi dépassée dans 80 % des Ehpad !
. Des économies sur les repas aux dépens de l’équilibre nutritionnel des résidents : aucun établissement ne respecte l’ensemble des critères d’équilibre nutritionnel. 50% des Ehpad étudiés sont notamment non-conformes sur le critère portant sur la viande rouge non hachée, qui constitue la meilleure source de protéines. Par exemple, l’Ehpad ‘Les Cèdres’ à Valence n’en a servi qu’une seule fois sur le mois étudié ! A la place, ce sont des préparations industrielles bon marché qui sont servies, voire des plats pratiquement dénués de protéines, comme à l’Ehpad ‘Quatelbach’ de Sausheim où, sur le mois étudié, ils ont représenté aux dîners pas moins d’un plat principal sur deux !
. Des carences graves dans le suivi nutritionnel des pensionnaires : alors que la pesée mensuelle des résidents est un moyen simple de prévenir la dénutrition, 18% des établissements pèsent à un rythme inférieur à cette préconisation. Quant au suivi individuel par un diététicien, seulement 7 établissements sur les 43 enquêtés le pratiquent de manière mensuelle.



Face au vieillissement de la population, et au vu des carences constatées dans les pratiques, l’UFC-Que Choisir exige que l’alimentation et le suivi nutritionnel dans les Ehpad soient inscrits parmi les enjeux du projet de Loi de Santé Publique. A cet effet, l’association demande aux Parlementaires :

. que le principe législatif d’équilibre alimentaire et les recommandations pour un suivi nutritionnel dans les établissements fassent l’objet d’obligations réglementaires précises,
. que la conformité des horaires de repas, du plan alimentaire et du budget consacré aux produits alimentaires soit contrôlée chaque année par les Agences Régionales de Santé.




Par ailleurs, l’Association invite les consommateurs à consulter ses conseils pour les aider à choisir un établissement au top côté alimentation ainsi que son dossier spécial maisons de retraite sur son site Internet.

(1) Haute Autorité de Santé (HAS), Programme national, Nutrition Santé (PNNS), Conseil National de l’Alimentation (CNA), Groupe d'Etude des Marchés Restauration Collective et Nutrition (GEMRCN).

Retrouvez l'étude et les propositions de l'UFC-Que Choisir sur "Alimentation en Ehpad: une politique de prévention s’impose !" (PDF - 262 Ko)
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / / 14 / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes