En tête UFC Que Choisir de l'Ardèche

Contacts Ardèche

Association Locale de l'Union Fédérale des Consommateurs Que Choisir


Siège: Place de la Gare - 07200 AUBENAS - Tel : 04 75 39 20 44 - Email : contact@ardeche.ufcquechoisir.fr

 Mega Menu
Accueil > Santé et Bien être:

Mutuelles santé: L’UFC-Que Choisir lance son comparateur indépendant d’assurances santé
Alors que les consommateurs sont assaillis de publicités sur les mutuelles santé, à l’approche de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise au 1er janvier 2016 et au moment où l’on rentre dans la période de résiliation annuelle, l’UFC-Que Choisir, soucieuse d’aider les usagers à s’orienter sur ce marché, souvent nébuleux, lance aujourd’hui son comparateur indépendant d’assurances complémentaire santé, qui recense plus de 100 contrats.

Un comparateur des mutuelles santé entièrement indépendant

Le comparateur de complémentaires santé de l’UFC-Que Choisir est entièrement indépendant des assureurs. Alors que les comparateurs traditionnels sont rémunérés lors de la mise en relation d’un prospect avec une complémentaire santé (sur ce sujet lire notre enquête « Que valent les comparateurs de complémentaires santé ? » ) – quand ils ne sont pas directement des filiales d’assureurs – l’UFC-Que Choisir n’entretient aucun lien financier ni capitalistique avec les acteurs du monde assurantiel. Les résultats sont par conséquent donnés en toute objectivité, dans leur présentation comme dans leur classement.

De plus, cette indépendance garantit une bien meilleure représentativité du marché. Alors que les comparateurs classiques ne sont en mesure de présenter qu’une partie infime du marché (22 organismes complémentaires pour Les furets, 17 pour Assurland, et même 14 seulement pour Le lynx), en raison des partenariats avec les assureurs, l’UFC-Que Choisir compare 72 complémentaires santé différentes.

Une approche simplifiée, par profils

Loin des longs questionnaires à remplir, notre comparateur permet en quelques clics seulement de connaître les complémentaires santé les plus adaptées parmi quatre profils: un étudiant, un célibataire actif, un couple avec deux enfants et un couple senior. Une fois le profil choisi, le consommateur renseigne simplement ses besoins en soins dentaires et en optique (modérés ou importants), avant d’obtenir un tableau comparatif simple et lisible.

Une boussole dans la jungle tarifaire

Les consommateurs se retrouvent rapidement perdus au milieu des 600 organismes complémentaires santé qui se partagent le marché. Les tarifs peuvent en effet faire le grand écart, pour des garanties comparables. Ainsi, entre deux offres basiques pour un couple de seniors, les tarifs peuvent varier de 930 € à 1242 €, soit jusqu’à 25% d’économies.

Au-delĂ  du prix, un accent mis sur les prestations

Le comparateur de l’UFC-Que Choisir ne se résume pas à la comparaison des prix. Pour aider les consommateurs à se repérer dans des détails de prestations trop souvent illisibles, notre comparateur indique de manière claire le niveau des remboursements pour les 5 grands postes de dépenses de soins (hôpital, médicaments, médecine de ville, optique, dentaire). En outre, un indicateur détermine la qualité globale de la couverture, en évaluant les remboursements par rapport au coût de la garantie. Enfin, pour s’assurer que les consommateurs seront bien couverts en cas d’aggravation de leur état de santé, les offres sont notées sur leur capacité à bien couvrir les consommateurs dans ces moments difficiles.

Alors que la période de résiliation des assurances santé s’est ouverte (jusqu’au 31 octobre pour la majorité des assurés), l’UFC-Que Choisir, décidée à aider à la régulation d’un marché en croissance, met librement à disposition des consommateurs son comparateur indépendant de complémentaires santé jusqu’au 31 décembre 2015.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Mutuelle des Ă©tudiants: La SĂ©cu Ă  la rescousse
Comme prévu, la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (Cnamts) a mis fin le 1er octobre à la délégation de gestion accordée à la Mutuelle des étudiants (LMDE). Placée sous sauvegarde judiciaire en février 2015, alourdie par une dette de plusieurs dizaines de millions d’euros, celle-ci offrait à ses adhérents un service désastreux, dénoncé depuis 2012 par l’UFC-Que Choisir : attente interminable au guichet, retard de remboursement, carte Vitale jamais fournie, etc.

L’assurance maladie s’engage pour sa part à rembourser les soins des étudiants en moins de sept jours et à apporter une première réponse aux courriels en moins de 48 heures. Les adhérents LMDE (soit la moitié des étudiants) auront un compte sur le site Ameli.fr. La Cnamts va par ailleurs mettre en place une cellule de conciliation pour le traitement des nombreux litiges antérieurs au 1er octobre 2015.

La LMDE ne disparaît pas pour autant des universités. Elle aura encore des stands cette année au moment des inscriptions pour procéder aux affiliations, à côté des mutuelles concurrentes du réseau Emevia. Paradoxe, à force de défaillances, la LMDE est devenue aujourd’hui la mutuelle qu’il faut choisir ! Même si les autres n’ont pas toutes à rougir de leurs prestations, elles restent moins performantes que la Cnamts.

La logique voudrait que l’assurance maladie franchisse un pas supplémentaire et mette fin au régime spécial des étudiants, puisqu’elle en a désormais un sur deux en affiliation directe. Les missions de prévention et d’information assumées par les mutuelles étudiantes (sur les comportements à risque : VIH, alcool, drogue, etc.) sont louables mais ne justifient pas à elles seules le maintien du régime. Un article du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2016) actuellement en discussion esquisse d’ailleurs les formes dans lesquelles l’assurance maladie pourrait mettre fin à des délégations de gestion en cas d’insuffisance du délégataire. À suivre.
Que Choisir en Ligne
Erwan Seznec


...lire la suite

Cigarette électronique: Beaucoup d’anomalies
Notre test l’avait déjà montré : les fioles de liquide pour cigarette électronique n’affichent pas toujours le taux réel de nicotine. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) confirme ce constat : les analyses chimiques menées sur une centaine de produits ont révélé 90 % d’anomalies sur la présence de nicotine ou sur son taux. L’administration ne donne cependant pas de précisions sur les écarts relevés, on ne sait pas s’ils sont minimes ou importants. 6 % des liquides n’affichaient pas le logo « danger » ou n’étaient pas dotés d’un système de fermeture sécurisé. Autre problème : l’utilisation de dessins de fruits ou de boissons, qui n’est pas autorisée par la règlementation.

La DGCCRF a également contrôlé les chargeurs. Sur les 14 passés au crible, 9 étaient insuffisamment isolés, exposant l’utilisateur à une décharge électrique. Malheureusement, comme d’habitude, les marques des produits dangereux ne sont pas communiqués par la DGCCRF… Pas de panique cependant, ces anomalies ne concernent pas les chargeurs USB, qui permettent de recharger une cigarette électronique via un ordinateur, mais ceux qui se branchent directement sur le secteur. Même si le risque est réel, aucun accident n’a été reporté, et les produits dangereux ont été retirés du marché.

Les fabricants, importateurs et distributeurs de liquides et de cigarettes électroniques ont donc encore du pain sur la planche avant d’arriver à un niveau satisfaisant de qualité. Les normes Afnor publiées il y a quelques mois devraient les aider à se mettre au niveau.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

Marché des aides auditives: La scandaleuse rente des audioprothésistes
Prix des audioprothèses : une cause de renoncement aux soins pour 2,1 millions de malentendants

Malgré un prix moyen de 1550 € par appareil, soit 3100 € dans le cas très majoritaire d’un équipement des deux oreilles, les audioprothèses sont très peu remboursées par l’Assurance maladie (120 € par appareil seulement) ainsi que par les complémentaires santé, aboutissant à un reste à charge moyen de 1100 € par oreille. La comparaison effectuée par l’UFC – Que Choisir avec des pays voisins aux reste-à-charges plus faibles montre que pas moins de 2,1 millions de malentendants français ne s’équipent pas en raison d’un coût trop élevé, soit un taux de renoncement aux soins de 58 %.

Audioprothésistes : des marges brutes de 78 %, tirées par une pénurie de professionnels

L’origine de ces prix excessifs est à chercher du côté des audioprothésistes, profession qui a le monopole de la distribution des audioprothèses. Ils revendent ainsi les appareils 4,5 fois leur prix d’achat (327 €), réalisant une marge brute moyenne de 78 %. Une fois les divers frais et salaires déduits, la marge nette demeure très confortable : entre 15 % et 18 % (contre 10 % dans le déjà rentable secteur de l’optique).

Ces surcoûts résultent avant tout de la pénurie, savamment entretenue, d’audioprothésistes en France. En raison de leur faible nombre (3091, pour des besoins estimés par notre étude à 7150 professionnels), ils sont en position d’obtenir des salaires deux à trois fois plus élevés que les professions de santé comparables (infirmières ou kinésithérapeutes, à niveau de formation équivalent). Résultat : plus du tiers du prix (534 €, soit plus de 1050€ pour l’équipement des deux oreilles) revient en salaire à l’audioprothésiste. Le lobby de la profession se mobilise pour un lucratif statu quo, qui a jusqu’à présent été chèrement payé par les consommateurs. Comment admettre que le Ministère de la santé puisse plus longtemps faire le choix de préserver la rente économique des 3100 audioprothésistes plutôt que de résorber le non-équipement de 2,1 millions de malentendants ?

Fin de la vente couplée appareil-prestations de suivi : dissocions maintenant les remboursements

Aujourd’hui, l’acheteur paie d’un bloc l’audioprothèse et les prestations de suivi tout au long de la vie de l’appareil. Cela se traduit par un prix d’entrée plus élevé, et le paiement par avance de prestations qui peuvent ne pas être effectuées (fermeture de l’audioprothésiste, non-port de l’appareil, décès de l’utilisateur). La « loi Macron » a légalement supprimé cette vente indissociable. Reste à l’Assurance maladie à adapter son processus de remboursement, qui continue à lier matériel et suivi. Cela permettra de faire émerger la vérité des prix, entre l’appareil en lui-même et les prestations qui l’accompagnent.

Indépendance des audioprothésistes : des doutes sur les recommandations de produits

Le rachat en cours d’Audika - le leader français de la vente d’audioprothèses - par un fabricant l’illustre, le secteur est soumis à une progressive mise sous dépendance économique de la distribution par les industriels. Celle-ci passe par deux biais : la prise de contrôle directe des distributeurs (plus d’un point de vente sur cinq en France), et une activité de financement des audioprothésistes, via des prêts. Dans les deux cas, la contrepartie exigée est claire : mettre en avant leurs produits auprès des consommateurs. Dans ces conditions, les consommateurs peuvent-ils être sûrs que les produits recommandés sont les plus adaptés à leur audition, et garants du meilleur rapport qualité-prix ?

L’UFC – Que Choisir, résolue à obtenir la résorption de l’inacceptable sous-équipement des malentendants français, demande aux pouvoirs publics la hausse du numerus clausus pour les études d’audioprothésiste, la dissociation du remboursement de l’audioprothèse et des prestations associées, et la pleine transparence sur les liens capitalistiques et financiers qui unissent audioprothésistes et fabricants.
Que Choisir en Ligne


...lire la suite

Ampoules LED: Des risques pour les yeux confirmés
L’Anses avait lancé l’alerte il y a 5 ans. Dès 2010, l’Agence nationale de sécurité sanitaire assurait que la forte proportion de lumière bleue qui caractérise les LED conduisait à un « stress toxique pour la rétine ». Elle pointait un risque particulier pour les enfants du fait que « leur cristallin reste en développement et ne peut assurer son rôle de filtre de la lumière ». Aussitôt, Que Choisir lançait un test sur la dangerosité des ampoules LED, avec une conclusion sans appel : « fuyez les spots ». Ces derniers sont en effet composés de diodes apparentes et leur lumière est envoyée de façon directive, comme un faisceau laser. Compte tenu de leur teneur en lumière bleue, c’est mauvais pour la vue.

Depuis, les recherches sur les ampoules LED se sont poursuivies. L’Inserm vient de réaliser une nouvelle étude avec des rats se déplaçant librement dans une enceinte éclairée par des LED achetées en magasin. Ses résultats sont inquiétants. Les cellules de la rétine sont mortes les unes après les autres. « La lumière des LED est beaucoup plus toxique que celle des néons, confirme Alicia Torriglia, directeur de recherches à l’Inserm et responsable de l’étude. Nous ne prétendons évidemment pas que l’œil humain se comporte comme l’œil du rat, mais il peut être soumis au stress oxydant des LED plusieurs heures par jour pendant de nombreuses années. On craint un vieillissement prématuré de l’œil pour les jeunes générations qui y seront exposées à vie. »
Les professionnels contestent

Face à ces nouvelles révélations, le syndicat de l’éclairage vient de riposter. « Halte à la désinformation », lance-t-il dans un communiqué de presse, accusant des médias d’avoir « relayé des informations incomplètes, dramatisées et anxiogènes » sur les ampoules LED. Pour résumer, les professionnels de l’éclairage affirment que la lumière bleue est le propre de toutes les sources lumineuses, pas seulement des LED, et rappellent que les fabricants sont tenus de vérifier que leurs LED n’en émettent pas trop, conformément à la norme NF EN 62471.

Les ampoules LED présentent pourtant bien un risque spécifique lié à leur forte proportion de lumière bleue. Quant à la norme, elle n’a pas été conçue pour les LED. L’évaluation du risque peut se faire à 20 cm ou à plus d’1 mètre de l’œil, et les valeurs limites sont établies pour éviter des lésions aiguës de la rétine en milieu professionnel, en aucun cas pour protéger la population des effets liés à des expositions sur le long terme. « L’évolution des normes n’a pas suivi l’évolution technologique, déplore Alicia Torriglia. La réglementation n’est pas adaptée aux diodes électroluminescentes. Le stress oxydant responsable de la destruction des cellules de la rétine n’est pas détectable dans le cadre des tests en vigueur. »
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Publicité: L’huile de palme se refait une virginité
« L’huile de palme est responsable de l’extinction des dinosaures », « Le soir où le Titanic a coulé, il y avait de l’huile de palme à bord », etc. Le Conseil malaisien de l’huile de palme (MPOC, pour Malaysian Palm Oil Council), qui représente les industriels de cette filière, a choisi l’arme de l’humour pour réhabiliter son produit. Ses slogans font mouche : l’huile de palme est si décriée depuis quelque temps qu’on pourrait la croire responsable à la fois de toutes les maladies liées à la malbouffe et de toutes les atteintes à l’environnement. Un peu excessif ! De là à la penser au-dessus de tout soupçon, il y a un pas. Qu’en est-il en réalité ?

La réalité enjolivée

Côté environnement, le bilan est lourd. En Malaisie comme en Indonésie (les deux pays représentent 85 % de la production mondiale), les déforestations sont allées bon train pour faire place aux plantations de palmiers. Conséquences, de graves menaces sur certaines espèces animales comme les orangs-outans et sur la biodiversité en général, et des puits de carbone importants partis en fumée. Aujourd’hui, le MPOC affirme que la tendance est inversée et dépeint la Malaisie comme un modèle d’écologie. « C’est une campagne très partisane à laquelle nous ne souscrivons pas du tout, rétablit Arnaud Gauffier, responsable agriculture-alimentation au WWF. En particulier, il est faux de dire que ce pays ne déforeste plus. » Depuis plusieurs années, l’association soutient la mise en place d’une filière d’huile de palme moins destructrice pour l’environnement, certifiée RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil, table ronde sur l’huile de palme durable). Mais plusieurs façons de s’approvisionner en se prévalant de la RSPO coexistent et, sans entrer dans les détails, certaines relèvent davantage d’une utilisation abusive des arguments écologiques à des fins marketing (greenwashing) que de l’engagement solide en faveur de l’environnement. Par ailleurs, les critères de certification sont plutôt laxistes. Le WWF, avec d’autres associations, milite pour leur durcissement car pour l’heure, le cahier des charges n’interdit ni toute déforestation, ni certaines pratiques telles que l’usage de pesticides particulièrement toxiques. C’est dire que si les producteurs ont fait un pas vers une huile de palme moins polluante, la vision idyllique que voudrait en donner le MPOC ne reflète en rien la réalité.

Mieux vaut ne pas en abuser

Sur le plan nutritionnel, l’huile de palme fait partie des matières grasses les moins recommandables. Près de la moitié de ses graisses est constituée d’acide palmitique, l’un des acides gras saturés les plus délétères en termes de santé cardiovasculaire. On serait donc mal inspiré de suivre le conseil donné par le MPOC en préparant sa vinaigrette avec, sous prétexte que son goût neutre ne dénature pas celui des aliments ! Le colza convient tout à fait pour cet usage… Mais l’huile de palme n’est pas pour autant un poison violent dont il faudrait traquer à tout prix la présence sur les étiquettes, indépendamment de toute autre considération, comme l’habitude s’est répandue parmi beaucoup de consommateurs. Lorsqu’elle est présente, c’est souvent à des teneurs limitées, comme en atteste sa place habituelle dans les listes d’ingrédients, rarement en début de liste. Seuls quelques produits en contiennent en quantité importante, comme l’emblématique Nutella, dont elle constitue un cinquième de la recette. Si la consommation d’huile de palme peut s’avérer excessive chez les inconditionnels de la pâte à tartiner, la moyenne des Français n’en mangerait pas plus de 3 grammes par jour selon le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie). Et les huiles de coprah ou de coco, ainsi que les graisses hydrogénées, parfois utilisées en substitution, ne sont pas plus recommandables que l’huile de palme. Quant au soja ou au colza, s’ils sont meilleurs sur le plan nutritionnel, leurs rendements sont jusqu’à dix fois moindres que ceux des palmiers à huile. Ils ne constituent donc pas une bonne solution de substitution sur le plan environnemental. Pour protéger aussi bien la planète que sa santé, plutôt que de se focaliser sur l’huile de palme en particulier, mieux vaut traquer d’une manière plus globale les graisses en excès dans les aliments transformés tels que produits apéritifs, barres chocolatées, biscuits, ou encore certains plats cuisinés.

Le MPOC a choisi l’humour pour tenter de réhabiliter l’huile de palme:


Que Choisir en Ligne
Fabienne Maleysson


...lire la suite

Serviettes hygiéniques: Winalite Gare à la radioactivité
Des serviettes hygiéniques radioactives vendues en France via un réseau de vente à domicile, c’est l’inquiétante découverte qu’a faite l’Acro, l’association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest.

Tout a commencé par une réunion conviviale où l’hôtesse présente des produits de la société Winalite qui promet « Bien-être et santé grâce aux bandelettes d’anions ». Pour ses serviettes d’hygiène féminine, elle précise même qu’« un ruban d’anions est incorporé dans chaque serviette sanitaire, la bande d’anions aide à réduire l’odeur, réduire le stress, renforcer l’immunité, améliorer le métabolisme, réduire la fatigue, améliorer l’équilibre hormonal. »

Un discours magique qui peut séduire les profanes, mais les scientifiques de l’Acro, eux, pensent aussitôt « rayonnements ionisants ». Ils décident d’analyser ces fameuses bandelettes. Bingo, les serviettes d’hygiène féminine Winalite sont radioactives.

« Présenter les anions comme une source de bien-être et de confort c’est aberrant, dénonce Pierre Barbey, le conseiller scientifique de l’Acro. On se croirait revenus un siècle en arrière, à l’époque où on vantait les "bienfaits" de la radioactivité. » Avec une circonstance aggravante aujourd’hui, car la société Winalite ne parle jamais de la radioactivité de ses anions. D’ailleurs, les particuliers revendeurs ignorent probablement qu’ils font commerce de produits radioactifs.

Méfiance, donc, si on vous vante les bienfaits des anions. Quoi qu’on vous dise sur leurs atouts supposés pour la santé, ils sont une source de contamination radioactive. La directive européenne Euratom a beau interdire l’ajout de substances radioactives dans les biens de consommation, il y a manifestement des lacunes dans le dispositif.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Perturbateurs endocriniens: Le mystère des effets cocktails enfin dévoilé
Depuis des années, Que Choisir ne cesse de lancer l’alarme sur les risques liés aux interactions de certaines molécules qui, sans danger pour l’homme lorsqu’elles sont prises séparément et à faible dose, peuvent devenir toxiques en cas de combinaison entre elles. Or dans la réalité, nous sommes exposés quotidiennement à d’innombrables composés exogènes (plastiques, pesticides, cosmétiques, médicaments, substances provenant de l’alimentation…). Mais leurs interactions potentielles ne sont pas prises en compte par les agences de sécurité sanitaire qui évaluent séparément tout nouveau composé avant sa mise sur le marché et fixent pour chacun d’eux une concentration maximale en dessous de laquelle la substance est considérée comme inoffensive.

Pourtant l’effet « cocktail » de certaines molécules, notamment de celles susceptibles de perturber notre système hormonal, est fortement suspecté d’être dangereux pour l’organisme. Leurs actions combinées pourraient être en grande partie responsables de l’augmentation de nombreux troubles et pathologies (cancers, obésité, diabète…). Mais jusqu’à présent, aucune explication rationnelle de ce phénomène n’avait été trouvée. Pour la première fois, l’étude menée par trois équipes scientifiques associant des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Montpellier lève en partie le voile sur ce mystère. « Nous avons mis en évidence l’un des mécanismes cellulaires qui permet d’activer deux composés simultanément sur un récepteur du noyau des cellules humaines », explique Patrick Balaguer, chercheur à l’Institut de recherche en cancérologie de Montpellier (IRCM) et coauteur de l’étude. Pour y parvenir, les chercheurs ont sélectionné une cinquantaine de substances (pesticides, polluants environnementaux, médicaments…). « Par un hasard de structure, deux molécules, l’éthinylestradiol (un des composants actifs des pilules contraceptives) et le transnonachlor (un pesticide organochloré) ont montré leur capacité à se fixer dans le récepteur PKR du noyau des cellules du foie, et à l’activer de façon synergique », poursuit Patrick Balaguer. Ce mélange binaire induit alors un effet toxique à des concentrations largement plus faibles que pour les molécules individuelles.

Bien sûr, à ce stade expérimental, l’étude n’a pas de conséquences pratiques sur le terrain. La combinaison de ces deux molécules n’a aucune chance de se produire dans la réalité (les concentrations des substances utilisées sont très élevées, et le pesticide n’est plus commercialisé). Mais elle souligne une fois de plus les sérieuses lacunes des évaluations des risques par les agences de sécurité sanitaire et ouvre de nouvelles perspectives à la recherche.
« Il existe dans notre environnement environ 150 000 composés dont l’action combinée pourrait avoir des effets inattendus sur la santé humaine au regard de leur innocuité reconnue ou supposée en tant que substances isolées », précisent les chercheurs dans un communiqué. Axée sur la pharmacovigilance, la nouvelle méthode de dépistage des effets cocktails devrait prochainement s’appliquer à des tests sur d’autres récepteurs et en priorité aux associations de médicaments deux à deux.
Que Choisir en Ligne
Florence Humbert


...lire la suite

Ariel Baby lessive liquide: Pas si clean qu’elle en a l’air
« Dermatologically tested », annonce l’emballage de la lessive liquide Ariel Baby. Associée à l’image d’un bébé à la mine réjouie, la mention qui s’affiche en gros caractères a tout pour rassurer. Même sans être féru d’anglais, on en déduit qu’elle est exempte de composés problématiques et sans risques pour les tout-petits.

Pourtant, la liste des ingrédients qui figure en caractères à peine lisibles au dos du flacon dit tout autre chose. À sa lecture, on apprend qu’Ariel Baby contient de la benzisothiazolinone et de la méthylisothiazolinone (MIT).

Ces deux noms barbares sont difficiles à mémoriser et c’est bien dommage. Car si les jeunes parents savaient, il est probable qu’Ariel Baby aurait déjà quitté les rayons des hypermarchés faute de ventes. Il s’agit en effet de deux conservateurs connus pour leur potentiel allergisant. La MIT est même dans le collimateur des dermatologues et des comités scientifiques tant elle provoque d’allergies. « La hausse spectaculaire des cas d’allergie à la MIT est un phénomène sans précédent en Europe », a par exemple alerté le Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs dans un avis rendu en décembre 2013.

La MIT a de nouveau été épinglée lors des Journées dermatologiques de Paris fin 2014. « Depuis 3 ans, en France comme en Europe, de nombreuses publications ont mis en lumière une augmentation alarmante des cas de sensibilisation à la MIT », a souligné le Pr Annick Barbaud, responsable au département de dermatologie-allergologie du CHU de Nancy.

Aucune limitation de la MIT dans les produits d’entretien

Tous les voyants sont donc au rouge, et la seule parade absolue contre cette explosion des allergies serait l’éviction pure et simple de la MIT. Un niveau de concentration à ne pas dépasser existe, mais il ne concerne que les cosmétiques. Aucune limitation n’a été définie pour les détergents et produits d’entretien. Il est néanmoins invraisemblable qu’une lessive pour bébé se dise testée dermatologiquement alors qu’elle en contient.

Quant à la benzisothiazolinone, elle est moins utilisée que la MIT et donc moins recensée dans les cas d’allergies. Aucune valeur limite n’a été établie.

L’ennui, c’est que la lessive Ariel Baby est destinée aux très jeunes enfants, une population fragile, et que son emballage est faussement rassurant. Que Choisir la déconseille en raison de son potentiel allergisant. Malgré le rinçage, il est impossible de garantir l’élimination des conservateurs à 100 %.



Même griefs contre Persavon bébé lessive main




Décidément, les fabricants de lessive ont bien du mal avec les composés allergisants. Avant Ariel Baby en effet, nous avons épinglé Persavon bébé lessive main il y a quelques mois. Elle se disait hypoallergénique alors que, tout comme Ariel Baby, elle contenait deux conservateurs allergisants, la méthylisothiazolinone (MIT) et la méthylchloroisothiazolinone (CMIT). Là encore, c’est inadmissible pour un produit destiné aux tout-petits, d’autant plus qu’il se dit sans allergènes.

Il serait temps que les pouvoirs publics réglementent clairement toutes ces allégations qui rassurent. Elles sont trop souvent apposées à tort sur des produits en réalité peu recommandables pour les populations fragiles, notamment les jeunes enfants.
Que Choisir en Ligne
Élisabeth Chesnais


...lire la suite

Avastin Disponible le 1er septembre
Aujourd’hui est un jour à marquer d’une pierre blanche. Un peu plus de 3 ans après avoir été interdite par le ministère de la Santé, l’utilisation de l’Avastin (bevacizumab) dans le traitement de la forme humide de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est officiellement autorisée. Les médecins vont pouvoir le prescrire, d’abord pour administration en milieu hospitalier puis, à moyen terme, dans les cabinets d’ophtalmologie en ville.

Avant d’en arriver là, l’Avastin (bevacizumab) aura connu beaucoup de hauts et de bas. L’efficacité en ophtalmologie de cet anticancéreux a été découverte par hasard, en 2009. Ne disposant pas d’une autorisation en bonne et due forme dans la DMLA, il a d’abord été administré de façon informelle. Pour les médecins, cette molécule présentait un avantage de taille : par rapport au seul traitement officiel alors disponible, le Lucentis (ranibizumab), elle revenait beaucoup moins chère. De 30 à 50 € la dose, contre plus de 1 000 € à l’époque : à efficacité comparable, le calcul était vite fait. Mais les autorités de santé ne l’entendaient pas de cette oreille. Elles ont mis le holà en juillet 2012, car l’Avastin nécessitait, avant d’être injecté, d’être reconditionné en seringues, d’où des risques de contamination et d’infection de l’œil.

Le laboratoire Roche derrière l’Avastin et… le Lucentis !

Le bannissement dure 2 ans. Finalement, le ministère de la Santé change d’avis en 2014 sous la pression de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Il reconnaît l’intérêt de l’Avastin dans la DMLA, sous réserve de respecter strictement le protocole de sécurité. Reste à trouver un cadre légal d’utilisation. Car, paradoxalement, Roche, le fabricant de l’Avastin, fait barrage. Il n’a pas l’intention de demander l’homologation de son médicament dans la DMLA. Et pour cause : la start-up qui a développé le Lucentis, le traitement concurrent qui rapporte gros, lui appartient. Roche a plutôt intérêt à ce que les ophtalmologistes aient recours au Lucentis, et n’entend pas faciliter l’essor de l’Avastin. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dégaine alors une recommandation temporaire d’utilisation (RTU). Cette procédure permet d’utiliser un traitement en dehors de ses indications officielles, même si le fabricant traîne des pieds. Elle entre en vigueur aujourd’hui. Roche la conteste devant le Conseil d’État, dont une première décision est attendue le 15 septembre prochain.

Pour l’assurance maladie, l’opération s’annonce financièrement intéressante. Le Lucentis lui coûte plus de 400 millions d’euros par an. L’impact de la RTU ne sera pas visible tout de suite, car l’Avastin sera dans un premier temps prescrit à petite échelle. Mais à terme, l’économie sera réelle. Une seringue de Lucentis coûte 750 €, pris en charge à 100 %, à quoi il faut ajouter 86 € pour l’administration ; une dose d’Avastin sera facturée à la Sécurité sociale un peu moins de 400 €, préparation et injection comprises. Les hôpitaux auront aussi intérêt à passer à l’Avastin : une injection de Lucentis ne leur est remboursée que sur la base de 86 € par l’assurance maladie, alors qu’ils toucheront un forfait de 380 € pour l’administration de l’Avastin.
Que Choisir en Ligne
Anne-Sophie Stamane


...lire la suite

/ / / / / / / / / / / / 13 / / / / / / / / / / /
Pied de page - UFC Que Choisir de l'Ardèche

Haut de page | Accueil | UFC Que Choisir de l'Ardèche | Mentions légales | Plan du site
Site de l'union fédérale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir - Association de consommateurs
Site de l'union régionale des consommateurs Que Choisir: UFC Que Choisir Rhône Alpes