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Lumière bleue et éclairage LED: Une toxicité qui se confirme, surtout pour les enfants
Des diverses ampoules présentes dans nos domiciles aux phares de nos voitures en passant par les jouets de nos enfants, les objets « déco » constellés de minuscules lampes et les écrans de nos smartphones et ordinateurs, nous sommes en permanence exposés aux LED. Or la lumière émise par ces diodes électroluminescentes présente des caractéristiques – notamment sa richesse en bleu – qui ont conduit les autorités sanitaires à s’interroger sur sa toxicité. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a alerté le public en 2010 sur les risques liés à l’éclairage domestique ; elle vient d’actualiser son rapport en prenant en compte plus largement tous les dispositifs utilisant des LED.

Deux types de risque coexistent : la perturbation des rythmes biologiques et la toxicité rétinienne. Concernant le premier, c’est en particulier l’utilisation des écrans d’ordinateur, tablette et smartphone en soirée et pendant la nuit qui est pointée du doigt. Être exposé à ces moments-là à une lumière semblable à celle du jour (elle aussi riche en bleu) désynchronise notre horloge interne. À la clé, un endormissement retardé, une durée et une qualité du sommeil altérées. Les enfants et adolescents constituent sur ce point une population particulièrement exposée du fait de leur utilisation souvent intensive des écrans, mais aussi parce que leur cristallin ne joue pas encore pleinement son rôle de filtre.

Des intensités lumineuses qui provoquent un éblouissement

Bien différente est la question de la toxicité rétinienne. Sur ce point, les connaissances sur les liens entre l’exposition à la lumière bleue des LED et les risques associés à long terme, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), sont encore très parcellaires. « La question qui se pose, c’est celle de l’exposition chronique, et on n’a pas vraiment de réponse, a précisé Francine Béhar-Cohen, professeur en ophtalmologie et présidente du groupe de travail de l’Anses, lors de l’exposition du rapport à la presse. La question des réactions tissulaires à de faibles doses cumulées sur le long terme n’est pas tranchée. »

Les études suggérant que l’exposition à la lumière bleue fait partie des nombreux facteurs de risque de la DMLA ont été faites sur des populations exposées à une lumière solaire de très forte intensité : guides de haute montagne, marins, etc. Aucune n’a encore fait le lien entre exposition chronique aux LED et DMLA. Mais si lien il y a, le danger vient plutôt de certains objets utilisés au quotidien comme les lampes, phares de voiture, jouets ou objets de décoration. Leur intensité lumineuse est parfois très importante, à tel point qu’ils peuvent provoquer un éblouissement. Les écrans de téléphone et d’ordinateur, eux, émettent une lumière d’une intensité bien trop faible pour poser problème. « La toxicité pour la rétine est dans ce cas exclue : les écrans ne rendent pas du tout aveugle et ne peuvent pas provoquer la DMLA », a martelé Francine Behar-Cohen.

Des dispositifs peu efficaces

Comme nous l’avons fait récemment, l’Anses a testé les verres anti-lumière bleue proposés par les opticiens. Elle conclut à une efficacité « modeste » (7 à 12 % de lumière filtrée) sur le type de lumière bleue qui serait toxique pour la rétine, et inexistante sur le type de lumière bleue qui intervient dans la régulation de nos rythmes biologiques. Bref, ces verres sont sans intérêt. De même, d’après les mesures de l’Anses, les modèles d’écran revendiquant une limitation de la lumière bleue ne sont pas différents de ceux sans revendication particulière. Il est en revanche efficace, pour une utilisation en soirée, de passer à une lumière plus chaude et de baisser l’intensité lumineuse de son écran.

L’Anses recommande aux consommateurs de limiter leur exposition, et surtout celle de leurs enfants, à la lumière des écrans en soirée et pendant la nuit, et de préférer les éclairages indirects et de type « blanc chaud ». Aux pouvoirs publics, elle suggère de faire évoluer le cadre réglementaire pour que tous les objets utilisant des LED, notamment les phares de voiture, émettent une lumière d’intensité plus réduite.
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Fabienne Maleysson


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Dioxyde de titane (E171) Passons immédiatement à l’interdiction pour les aliments, les médicaments et les cosmétiques !
Pour rappel, le dioxyde de titane (E171) est un composé blanc utilisé dans les aliments, les médicaments et les cosmétiques, principalement pour ses propriétés colorantes, donc sans véritable utilité pour les consommateurs. Ce composé est très souvent présent sous forme de nanoparticules comme le prouvent les analyses publiées l’année dernière par l’UFC-Que Choisir(1). Or, la taille infinitésimale de ces particules pourrait les rendre toxiques, comme le laisse craindre une étude(2) de l’INRA révélant chez le rat l’apparition de lésions précancéreuses et une baisse des défenses immunitaires pour des doses comparables à celles consommées par les humains.

• L’ANSES demande de limiter l’exposition des consommateurs. L’avis que vient de publier l’Anses pointe l’existence de nouvelles études alarmantes et rappelle que les fabricants n’ont toujours pas démontré l’innocuité du dioxyde de titane au regard de ces risques. Alors que le E171 est autorisé sans dose limite dans pas moins de 51 familles de produits alimentaires, l’Agence invite de manière appuyée les pouvoirs publics à limiter l’exposition des consommateurs à ce composé.

• Une réglementation européenne laxiste et ubuesque. Malgré les risques potentiels des nanoparticules, la réglementation européenne n’interdit pas leur utilisation dans les produits de consommation courante, mais se contente de demander que leur présence soit indiquée sur les emballages des produits alimentaires et les cosmétiques, cette mention étant le plus souvent occultée par les fabricants(3) . Quant aux médicaments, aucune information sur la forme nanoparticulaire du dioxyde de titane n’est requise, empêchant les consommateurs d’être pleinement informés.

• L’interdiction dans les aliments toujours en attente de mise en œuvre. En application du principe de précaution, les parlementaires français ont interdit l’année dernière le dioxyde de titane dans les produits alimentaires dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation(4). Mais la mise en œuvre concrète de la loi reste toujours suspendue à la publication de l’arrêté d’application par le ministère de l’Economie. En recevant les ONG, dont l’UFC-Que Choisir, en janvier 2019, Bruno Le Maire s’est clairement et fermement engagé à signer un arrêté d’interdiction dès que l’avis serait rendu par l’Anses. Le temps est donc venu pour le Ministre d’agir.

• Le dioxyde de titane présent dans 4 000 médicaments et 7 000 produits cosmétiques à risque. Loin de se limiter aux seuls produits alimentaires, le dioxyde de titane est présent, d’après notre dernier décompte, dans plus de 4 000 médicaments(5). Par ailleurs, la base de données constituée grâce aux contributions des utilisateurs de notre application « QuelCosmetic » permet de mettre en évidence sa présence dans près de 7 000 produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés, tels que des dentifrices, des baumes et rouges à lèvres, des bains de bouche, y compris dans leurs versions destinées aux enfants !

Au vu des risques potentiels des nanoparticules, de la nécessité confirmée ce jour par l’Anses de limiter l’exposition des consommateurs et des engagements pris par Bruno Le Maire, l’UFC-Que Choisir attend de la part du Ministre :

- Une mise en œuvre immédiate de l’interdiction du E171 dans les produits alimentaires ;

- Une extension de cette interdiction aux nombreux médicaments et produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés.



Notes:

1- Sur 12 produits alimentaires, médicaments et cosmétiques analysés, contenant du dioxyde de titane, la totalité contenait des proportions significatives de dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire (selon le produit, entre 6 % et 100 % du colorant) – Que Choisir février 2018.
2- Food-grade TiO2 impairs intestinal and systemic immune homeostasis, initiates preneoplastic lesions and promotes aberrant crypt development in the rat colon – INRA – Janvier 2017.
3- Sur 16 produits alimentaires et cosmétiques étudiés par l’UFC-Que Choisir contenant du dioxyde de titane, du dioxyde de silicium, de l’oxyde de fer, de l’oxyde de zinc ou du noir de carbone, la totalité contiennent des nanoparticules, mais seulement 3 le mentionnaient – Que Choisir février 2018.
4- Article 53 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.
5- Base de données recensant les médicaments publiée par le Centre National Hospitalier d'Information sur le Médicament (CNHIM) – Décompte avril 2019.
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Journée européenne de vos droits en santé

En Ardèche et Drome


• Jeudi 4 avril à Dieulefit Santé (26), professionnels et bénévoles pourront suivre un parcours balisé sur les droits en santé au sein de l’établissement.
• Le 4 avril également, dans le hall d’accueil du CH d’Annonay (07), un stand d’information sera mis en place sur les droits en santé et le Dossier Médical Partagé en présence de la CPAM.
• Un stand d’information sur les droits en santé se tiendra au CH Rocher l’Argentière (07), avec la présence du PIMMS pour présenter le dossier Médical Partagé aux usagers et leur permettre d’ouvrir leur propre support informatique. Rendez-vous le 4 avril toute la journée.

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Cosmétiques pour bébés: Imbroglio autour d’un conservateur
On n’a pas fini d’entendre parler du phénoxyéthanol. Ce conservateur très utilisé dans divers produits cosmétiques (plus de 50 000 sur les 164 000 de notre base de données et notre application QuelCosmetic) fait l’objet d’une bataille d’experts depuis des années entre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Comité d’experts européens (SCCS, Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs). Aujourd’hui, l’ANSM a décidé de ne plus se contenter de « recommandations », elle prend une mesure de police sanitaire qui s’impose aux fabricants. Et ça rue dans les brancards.


L’ANSM avance une exposition réelle au phénoxyéthanol supérieure aux estimations

La polémique dure depuis 2012. Cette année-là, l’ANSM rend un avis sur le phénoxyéthanol, attirant l’attention sur le cas particulier des produits destinés aux bébés. Considérant leur fragilité particulière, l’agence estime que la teneur maximale fixée par la réglementation (1 % de phénoxyéthanol dans le produit) ne suffit pas à protéger les tout-petits des éventuels effets toxiques pour le foie et le sang du conservateur. Elle recommande en particulier de l’exclure des produits destinés au siège (lingettes, crèmes pour le change, etc.) compte tenu de leur fréquence d’utilisation. Cette recommandation n’a cependant aucune valeur contraignante, si bien que de nombreux fabricants continuent à utiliser du phénoxyéthanol sans en tenir compte, d’autant que le SCCS, de son côté, conclut en 2016 que la dose maximale de 1 % est sûre. Au vu de cet avis, l’ANSM s’empare à nouveau du dossier. L’an dernier, se basant sur une étude inédite sur l’exposition des Français, notamment des enfants, aux produits cosmétiques, elle confirme sa recommandation de bannir le phénoxyéthanol des produits destinés au siège des bébés. Elle évoque aussi le fait que certains produits pas spécialement destinés aux tout-petits sont tout de même utilisés lors des soins prodigués par les parents : lingettes pour adultes, crèmes hydratantes, etc.

D’où la décision prise le 20 mars : les produits non rincés, « spécial bébés » ou non, contenant du phénoxyéthanol doivent désormais porter une mention selon laquelle ils ne peuvent être utilisés sur le siège des enfants de moins de 3 ans. Les fabricants ont théoriquement neuf mois pour se mettre en conformité. Sauf que, pour compliquer un peu le dossier, une telle mesure doit règlementairement être communiquée à la Commission européenne, qui doit interroger le SCCS pour savoir si elle est scientifiquement justifiée ou pas. Si les experts européens approuvent leurs homologues français, la mesure sera étendue à toute l’Union européenne, s’ils les contredisent, elle sera abrogée.


Une décision fortement contestée par les industriels

Autant dire que pas un fabricant ne se sent obligé de respecter la décision de l’ANSM. Chez Cosmed, organisme représentant les PME du secteur, on conteste la représentativité de l’étude d’exposition. De plus, une mesure de police sanitaire ne peut théoriquement être prise qu’en cas de « risque grave pour la santé humaine ». « On ose croire que s’il y avait un risque grave, les autorités ne se seraient pas contentées d’une mesure d’étiquetage, plaide Jean-Marc Giroux, président de Cosmed. Elles auraient interdit le phénoxyéthanol dans les produits destinés au siège des bébés. » De fait, la situation semble ubuesque : l’ANSM laisse le droit aux fabricants d’utiliser ce conservateur dans des lingettes spécial change, à condition d’indiquer qu’elles ne peuvent pas être utilisées pour cet usage ! Autre absurdité pointée par Cosmed : l’Agence demande l’étiquetage de tous les produits non rincés à l’exception des déodorants, des produits de coiffage et du maquillage qui, à l’évidence, ne seront jamais utilisés sur les fesses d’un tout-petit. Mais elle oublie d’ajouter aux exemptions bien d’autres produits du même ordre : crèmes antirides, autobronzants, crèmes de massage pour les pieds, antivergetures, etc., les exemples sont légion. Même type de remarques du côté de la Febea, organisme qui regroupe les poids lourds du secteur. Anne Dux, sa directrice des affaires scientifiques et réglementaires, conteste en outre l’interprétation des études toxicologiques faites par l’ANSM. Elle assure également qu’en réduisant le panel de conservateurs à disposition des industriels, les risques de résistance des bactéries aux substances restantes augmentent, ainsi que les risques d’allergie. Enfin, elle conteste la validité juridique de la décision de l’ANSM, si bien que l’organisme a décidé de demander son annulation au Conseil d’État.

Quelle attitude adopter si vous avez un tout-petit ? Utilisez pour le change un liniment ou autre produit lavant et rincez-le si possible, même s’il est indiqué que ce n’est pas nécessaire. Et bien sûr, pour choisir un produit sans phénoxyéthanol, utilisez notre appli QuelCosmetic. L’avis de l’ANSM étant plus protecteur que celui du SCCS, nous avons pris le parti de le suivre : si ce conservateur ne fait pas partie des produits que nous déconseillons pour le reste de la population, il vaut mieux l’éviter pour les moins de 3 ans.

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Fabienne Maleysson


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Printemps des consommateurs 2019 : l'UFC Que Choisir de l'Ardèche organise un scanathon !

Un scanathon, kezako ?


Une opération massive pour scanner des produits cosmétiques un jour donné, dans un lieu donné.

Cette opération se tiendra dans toute la France, à l’occasion de la journée internationale des consommateurs (le 15 mars prochain) et en particulier au magasin Leclerc à Saint Etienne de Fonbellon, près d'Aubenas, le vendredi matin 15/03 à partir de 10h, et au magasin Carrefour Market à Davézieux, près d'Annonay, le vendredi 15 et samedi 16 mars.

Ce sera le point de départ de notre Printemps des consommateurs 2019, placé, cette année, sous le signe de la consommation responsable.

Pour en savoir plus:

- Consulter le dossier de l'UFC Que Choisir sur le sujet

- Télécharger l'application mobile 'Quelcosmetic'

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Lunettes antilumière bleue: Une efficacité décevante
Si vous avez acheté récemment une paire de lunettes, on vous a sûrement proposé un traitement antilumière bleue. Peut-être même que l’opticien (voir notre vidéo), à l’aide d’un laser, a tenu à vous démontrer l’efficacité des verres ainsi traités. En réalité ces expériences ne prouvent strictement rien.



La lumière bleue présente en grande quantité dans la lumière qui émane de nos écrans d’ordinateurs ou des smartphones est soupçonnée d’effets nocifs sur la rétine et les rythmes chronobiologiques. Les informations très alarmistes autour de la question incitent les personnes qui utilisent souvent ordinateurs et smartphones à s’équiper de verres filtrants. Ils sont disponibles sur les lunettes de vue mais les opticiens vendent aussi des modèles antilumière bleue sans correction. Pour avoir une idée de leur efficacité, nous avons testé deux de ces modèles : celui de Krys (eProtect, 39 €) et celui d’Afflelou (Blueblock, 39 €). En suivant la norme servant à déterminer la dangerosité des ampoules LED (1), nous avons mesuré la différence entre la lumière bleue émanant de l’écran d’un ordinateur et d’une tablette sans, puis avec, ces verres filtrants. Les résultats ont été convertis en temps pendant lequel il est possible de regarder l’écran avant que cela devienne dangereux pour la rétine.

Le bilan est très décevant : on gagne seulement entre 14 % (Krys) et 17 % (Afflelou) de temps avant dangerosité. Autrement dit, si le temps avant dangerosité calculé selon la norme est de 1 heure sur un écran, il sera d’à peine 1 h 10 avec ces lunettes. Nous n’avons pas pu tester les traitements de verre proposés par Essilor aux porteurs de lunettes de vue car il aurait fallu mesurer sur les mêmes verres avec et sans traitement. Mais le fabricant nous a précisé que la protection de ses verres Eye Protect System s’élevait à 20 % environ, en phase avec nos résultats sur ses concurrents.

Pour ceux qui sont vraiment inquiets, Ă  tort ou Ă  raison, des solutions gratuites et plus efficaces sont disponibles pour diminuer leur exposition.

(1) Norme IEC 62778 pour l’évaluation du risque lié à la lumière bleue.
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Fabienne Maleyson


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Alimentation: Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de mortalité
Après une série d'études en 2018 sur nos pratiques alimentaires et leurs conséquences sur la santé, par exemple sur l’alimentation bio, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle Eren (1) a publié son nouvel opus dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine. Le suivi épidémiologique de 44 551 volontaires de plus de 45 ans (2) entre 2009 et 2017, dans le cadre de l'étude NutriNet Santé, montre « une association statistiquement significative » entre une hausse de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et un accroissement de la mortalité, toutes causes confondues et après prise en compte de nombreux facteurs socio-démographiques et de modes de vie (niveau d’étude, revenu, activité physique, consommation d’alcool, antécédents familiaux de pathologies chroniques…).

Les régimes alimentaires des volontaires ont été relevés sur les deux premières années de l’étude. Les AUT représentaient en moyenne 14 % du poids total des aliments, mais 29 % de l’apport énergétique total. Leur consommation est plus importante chez les jeunes, les catégories sociales avec un revenu et un niveau d’études plus faibles, les célibataires, les personnes plus corpulentes ou avec une activité physique moindre. Parmi ces 44 551 volontaires en début d’étude, 602 décès ont été enregistrés entre 2009 et 2017, et leurs causes documentées.

Liens avec les pathologies



« Il est déjà avéré que des aliments riches en gras, en sel et en sucre sont mauvais pour la santé, rappellent Bernard Srour et Mathilde Touvier, chercheurs à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et deux des co-auteurs de l’étude. Or les AUT sont en général denses en énergie, riches en sucres, sel et en gras, et pauvres en fibres et vitamines. » Ce qui pourrait expliquer cette association entre AUT et mortalité. Mais « l'association persiste après prise en compte de ces aspects nutritionnels des AUT, soulignent les chercheurs. Ce qui signifie que d'autres mécanismes pourraient être invoqués. » Ils avancent plusieurs hypothèses :

Une présence fréquente d’additifs, dont les conséquences sur la santé sont encore mal connues. Certains, comme le dioxyde de titane, pourraient être associés à une inflammation chronique de l’intestin et à certains cancers. D’autres, comme certains émulsifiants, pourraient altérer la flore intestinale, engendrant des inflammations et des désordres métaboliques. Ces additifs sont régulièrement évalués par les autorités françaises (Anses) et européennes (Efsa), qui se basent sur la littérature scientifique existante pour conclure ou pas à leur innocuité. Cependant, « sauf rares exceptions pour quelques substances, il n’existe pas d’étude évaluant l’exposition chronique aux additifs et les liens avec le risque de pathologies chroniques chez l’homme, rappelle Bernard Srour. De plus, les potentiels effets cocktails dus à l’exposition simultanée à plusieurs additifs alimentaires sont encore moins connus. »

→ Base de données Que Choisir : Évaluation Additifs alimentaires

La présence de composés néoformés créés lors des processus de transformation des aliments (comme l’acrylamide, l’acroléine ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques). Or, certains sont suspectés d’être cancérogènes et génotoxiques.
Certains plastiques et encres des emballages, en contact avec les aliments, sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens en cas de migration vers les aliments (nos analyses sur la migration des emballages alimentaires).


Une probable sous-estimation des risques



Les chercheurs soulignent également les limites de l’étude, comme c’est l’usage dans toute publication scientifique. Tout d'abord, cette étude épidémiologique, basée sur l'observation et non des essais cliniques (3), ne permet pas d'établir de lien de causalité, elle ne peut qu'établir des arguments en faveur d'un lien causal. Ensuite, la cohorte étant constituée de volontaires, les personnes soucieuses d’une alimentation équilibrée sont sans doute surreprésentées dans l'étude. De plus, cette recherche d’alimentation équilibrée est souvent associée à une meilleure hygiène de vie en général. Ce qui signifie que « l’étude aurait plutôt tendance à sous-estimer la force des associations », souligne Bernard Srour, c'est-à-dire que « ces associations seraient peut-être plus fortes dans la population globale, où les consommations sont encore plus contrastées entre forts et faibles consommateurs d’AUT ».

Quant à la fiabilité des réponses récoltées par Internet pour le suivi de la cohorte NutriNet, elles limitent à ce que les chercheurs nomment « le biais de désirabilité sociale » : face à un enquêteur en chair et en os, les personnes sondées ont tendance à déclarer des pratiques plus saines que dans la réalité.

Autres biais possibles, des erreurs de classement sur le degré de transformation des aliments, ou encore une puissance statistique limitée par le faible nombre de décès. Pour autant, ces limites ne suffisent pas à remettre en cause ses conclusions générales.

Santé publique France prend d’ailleurs en considération plusieurs études de l’Eren lorsqu’elle publie ses recommandations nutritionnelles. Dans son tout dernier Programme national nutrition santé (PNNS 4), il est pour la première fois recommandé de limiter fortement la consommation d’AUT et de privilégier les produits bruts.

Qu’est-ce qu’un aliment ultra-transformé ?



Les produits ultra-transformés sont des aliments qui ont subi un haut degré de transformation par des procédés industriels (hydrogénation, hydrolyse, extrusion, prétraitement par friture) et auxquels sont ajoutées des substances qui ne sont pas à disposition des consommateurs dans les commerces alimentaires, comme des huiles hydrogénées, des amidons modifiés, des additifs (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants…). Formulés pour être goûteux et microbiologiquement sains, ils se caractérisent en général par une qualité nutritionnelle plus faible : ils sont plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, et plus pauvres en fibres et vitamines. Ils sont souvent portés par un marketing fort, avec des emballages colorés et attrayants, destinés à attirer l’attention des consommateurs, en particulier des enfants.

Quelques exemples de listes d'ingrédients de produits ultra-transformés (de gauche à droite, mousses au chocolat La Laitière, saucisses de Strasbourg Stoeffler, poulet purée pommes de terre Leader Price).

(1) Associant l’université Paris-XIII, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
(2) Âge à partir duquel les problèmes de morbidité et de mortalité augmentent significativement.
(3) Une étude clinique est impossible en pratique et éthiquement, car il faudrait alimenter un groupe de personnes avec des AUT durant plusieurs années, et comparer les pathologies apparues avec un groupe témoin.
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Elsa Casalegno


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Alimentation et environnement: Moins de viande rouge, plus de lentilles
Peut-on acheter des avocats ? Tout consommateur soucieux à la fois de sa santé et de l’environnement s’est retrouvé face à ce genre de dilemme… D’un côté, c’est excellent pour la santé, les avocats : joli profil en graisses, des fibres en bonne quantité, des vitamines et minéraux… Cela leur a d’ailleurs valu de figurer en couverture d’une des plus grandes revues scientifiques internationales : Science. Mais de l’autre côté, ces fruits viennent souvent du Mexique ou du Pérou, une traversée des océans qui leur confère un bilan environnemental peu reluisant.

L'Ă©dition du 16 novembre 2018 de la revue Science mettait l'avocat Ă  l'honneur.
Double effet : santé et environnement

Dans cet esprit, la publication d’un énorme travail sur les régimes alimentaires à la fois sains et durables est bienvenue. Paru le 16 janvier 2019 dans la revue médicale The Lancet, ce travail de près de 50 pages, signé de 37 experts internationaux, montre qu’il est possible – et même souhaitable – d’allier ces deux préoccupations (1). La production alimentaire a en effet un fort impact sur l’environnement ; elle est par exemple responsable de 30 % des gaz à effet de serre. L’environnement, en retour, influence la santé. Les chercheurs ont donc compilé les données scientifiques pour élaborer un régime alimentaire qui permettrait à la fois de préserver la planète et de nourrir ses habitants en leur évitant des décès prématurés.

Portion congrue de viande rouge

Pour atteindre un tel objectif, des réductions drastiques de certaines consommations sont attendues en Europe et aux États-Unis. En première ligne, la viande rouge (bœuf, agneau, porc). La quantité recommandée s’établit à 14 g/jour en moyenne (comprise entre 0 g et 28 g par jour). Cela fait l’équivalent de moins d’un steak par semaine. Pour assurer des apports en protéines suffisants, la consommation d’œufs (13 g/jour), de volailles (29 g/jour) et de poissons (28 g/jour) est proposée mais c’est surtout du côté des légumineuses et fruits secs à coque que les apports doivent augmenter.

L’alternative. Dans la catégorie des légumineuses, sont recommandés 50 g par jour de haricots secs, lentilles et autres pois auxquels s’ajoute le soja (25 g/jour) et les cacahuètes (non salées) ou arachides (25 g/jour). Les fruits secs à coque (noix, noisettes, amandes, pistaches, etc.) sont pour leur part consommés à raison de 25 g par jour. Pesez-les pour vous rendre compte, ce sont des quantités quotidiennes relativement inhabituelles pour la plupart d’entre nous. Mais ces aliments, sources de protéines végétales, sont, dans leur version non salée, réellement très bons pour la santé.



Ce diagramme présente la répartition des sources de protéines que proposent les experts dans leur « régime sain et durable ». Les sources de protéines d’origine végétale sont majoritaires. Du côté des sources animales, la volaille et le poisson sont à préférer aux viandes rouges (bœuf, agneau, porc, etc.). À noter : le poids pour les légumes secs s’entend avant cuisson.

Sucres et féculents à limiter

Côté glucides, les sucres ajoutés, en poudre, dans les produits tout prêts, sans intérêt nutritionnel, sont à limiter (pas plus de 31 g par jour). De même, la consommation de féculents (pommes de terre, manioc) n’est pas très intéressante pour la santé mais est source d’énergie. Les experts recommandent plutôt la consommation de céréales (riz, blé, maïs), de préférence complètes car elles sont alors plus riches en nutriments.


Huiles insaturées, fruits et légumes à favoriser

La base du régime devient, de fait, les fruits (consommation recommandée entre 100 et 300 g par jour), les légumes (entre 200 et 600 g) et les huiles insaturées telles qu'olive et colza (entre 20 et 40 g). Ces trois catégories sont jugées comme indispensables.



La composition du régime alimentaire, bon pour la santé et pour la planète, préconisé par des experts internationaux. Les catégories d’aliments sont présentées par quantité décroissante. Les quantités correspondent à un apport de 2500 kcal environ. Elles peuvent être adaptées selon les personnes et l’endroit où elles habitent. Source : Lancet

Dans les grandes lignes, ce régime « sain et durable » n’est donc pas très différent du régime méditerranéen dont Que Choisir a plusieurs fois relayé les bienfaits pour la santé.

Un régime international… à adapter

Les repères donnés peuvent sembler très stricts. Ce sont en réalité des valeurs moyennes : pour chaque catégorie d’aliments, des fourchettes de consommation sont données. Pour les produits laitiers par exemple, le repère est à 250 g/jour mais l’intervalle s’échelonne de 0 g à 500 g, indiquant que l’on peut s’en passer complètement tout comme doubler la dose. Enfin, il vaut pour les personnes de plus 2 ans mais dans certains cas, des adaptations sont à prévoir. Par exemple pour les adolescentes souvent carencées en fer, des aménagements peuvent être nécessaires. Ce régime est également un régime à vocation mondiale à adapter aux spécificités locales.

Les repères français : même esprit, moins radical

Coïncidence, le Programme national nutrition santé (PNNS) livrait, une semaine après les experts internationaux, ses nouveaux repères. Les auteurs du fameux « 5 fruits et légumes par jour » ont revu leur présentation. Sans être aussi radical que celui proposé par les experts internationaux, le modèle alimentaire français prône les mêmes directions (2).

Dans les aliments « à augmenter », sans surprise, il est recommandé de consommer des fruits et légumes, avec respectivement 2 et 3 portions par jour, au minimum. Nouveauté, les légumes secs et les fruits à coque font leur apparition, s’inscrivant en cela dans la même perspective que le régime international.

Dans les aliments « à réduire », la viande rouge apparaît en premier. Si le conseil est de diminuer, la limite est fixée à 500 g maximum par semaine, ce qui est 5 fois supérieur au repère des experts internationaux. L’alcool, la charcuterie, les produits salés et les produits sucrés sont aussi à consommer en quantité limitée.



Spécificités françaises, les produits affichant un Nutriscore « D » ou « E » n’ont de place sur la table que de temps à autre. Les produits ultratransformés qui contiennent de longues listes d’additifs (colorants, édulcorants, exhausteurs de goût) sont aussi déconseillés. Autre recommandation française, le fait-maison est encouragé. Voilà sans doute une pratique qui contribue aussi à allier bonne santé et protection de l’environnement.

Lire aussi:

Calculateur nutritionnel - Estimez la valeur nutritionnelle de vos produits
Santé - Manger mieux avec une maladie chronique


(1) “Food in the Anthropocene: the EAT–Lancet Commission on healthy diets from sustainable food systems”, The Lancet, 16/01/2019.
(2) Pour une liste exhaustive des recommandations : http://www.mangerbouger.fr/Les-recommandations
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Perrine Vennetier


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Couches pour bébés: Un rapport public confirme la présence de substances dangereuses
Les principales substances à risque dénoncées par le rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) sont deux parfums (butylphényl méthyle propional ou lilial® et hydroxyisohexyl 3-cyclohexène carboxaldéhyde ou lyral®), des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), PCB-DL (des polluants organiques persistants), dioxines et furanes. Les HAP, des dérivés du pétrole pour la plupart cancérogènes, peuvent notamment être générés pendant la fabrication des couches, lors d’une opération de chauffage (de colle par exemple) à température trop élevée. Les dioxines et PCB-DL peuvent, eux, provenir de certains traitements particuliers des matières premières utilisées pour les couches (par exemple, blanchiment des couches avec des dérivés chlorés). À noter que l’Anses pointe également la présence de résidus de pesticides, pourtant interdits à la vente, comme l’hexachlorobenzène ou le quintozène. Il s’agit dans ces cas très probablement de contamination involontaire de la matière première. Le rapport de l’Anses confirme nos analyses portant sur 12 couches bébé : du naphtalène et des résidus de glyphosate ont bien été retrouvés à l’état de traces dans les couches. Toutefois, au vu de leur concentration dans les couches, ces substances sont beaucoup moins problématiques que celles citées plus haut.

Le processus de fabrication en question

Ce sont principalement les procédés de fabrication, en particulier du plastique, qui posent problème. L’Anses précise en effet qu’« il est plus que probable que les contaminations observées en HAP et PCB proviennent des procédés de fabrication des couches eux-mêmes et non d’une contamination de la ressource qui a contribué à créer les matériaux ». Il faut par exemple savoir, comme nous le précisions dans notre enquête, que pour obtenir le plastique utilisé dans les couches, il faut recourir à ce que les chimistes appellent un catalyseur. Des résidus de ces catalyseurs peuvent se retrouver enfermés dans le plastique. En outre, les plastiques peuvent recevoir certains traitements (par exemple l’irradiation pour rendre la matière hydrophile) susceptibles de générer des résidus.

Mais les fabricants n’ont toujours pas l’obligation de préciser quels sont les catalyseurs et traitements chimiques auxquels ils recourent. Le rapport de l’Anses précise lui-même que « les auditions menées n’ont pas permis de connaître avec précision la nature des matériaux avec lesquels sont fabriquées les couches pour bébé à usage unique. Le même manque d’information a été constaté pour la description des auxiliaires de fabrication comme les colles par exemple, ou les substances ajoutées intentionnellement (parfums, encres, etc.) ».

L’une des premières mesures devrait ainsi être de rendre obligatoire l'information sur ces traitements. En attendant, les parents ont intérêt à préférer pour l’instant les couches sans parfum et contenant de la cellulose certifiée TCF (« Totally Chlorine Free ») ou les couches en tissu lavables.
UFC Que Choisir en ligne
Élisa Oudin


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Profil nutritionnel des aliments: 10 ans et toujours rien
Face à la multiplication des allégations nutritionnelles sur les emballages des aliments, les associations européennes de consommateurs, par la voix du Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), demandent depuis des années un encadrement de ces pratiques. Objectif : qu’un aliment globalement peu intéressant du point de vue nutritionnel (trop gras, trop sucré, trop salé) ne puisse afficher des mentions valorisantes du type « Source de calcium », « pauvre en gras », « riche en fibres » ou encore « Renforce le système immunitaire ».

Un profil pour le 19 janvier… 2009

Afin de déterminer quelles sont les denrées autorisées à comporter des allégations nutritionnelles et de santé au sein de l’Union européenne (UE), la Commission européenne aurait dû établir un système de profil nutritionnel des aliments au plus tard le 19 janvier 2009, selon une législation votée par l’UE en 2006. Ce « profilage nutritionnel » vise à classer les aliments en fonction d'un certain nombre de critères, notamment la teneur en nutriments. Mais les travaux ont pris du retard. Beaucoup. En fait, 10 ans de retard…

Un retard « inacceptable »

Un délai que le Beuc estime « inacceptable », alors que cet « outil important empêcherait l’industrie alimentaire de fabriquer des aliments et des boissons mauvais pour la santé qui paraissent plus sains qu’ils ne le sont », rappelle-t-il dans un communiqué. Pourtant, la fédération d’associations de consommateurs avait « à plusieurs reprises invité la Commission à établir de tels profils », d’autant plus après avoir identifié « de nombreux exemples d'aliments malsains commercialisés comme étant sains sur le marché de l'UE ». En vain.

« Sourde oreille »

« La Commission européenne a malheureusement fait la sourde oreille à nos appels de longue date, regrette Monique Goyens, Directrice générale du Beuc. Les consommateurs ont été induits en erreur par d'innombrables allégations qui dissimulent des aliments malsains comme des choix sains. Ce retard est d’autant plus inacceptable que les problèmes de poids sont en plein essor […]. Parce que les messages attrayants peuvent fortement influencer les consommateurs quand ils achètent des aliments ou des boissons, seuls les produits sains méritent une allégation. » Le Beuc exige donc que Bruxelles publie un rapport avant les prochaines élections européennes, en mai 2019.


Lire aussi:

Affichage nutritionnel - Quand l’agroalimentaire complote
Produits alimentaires - Les mirages de l’emballage


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Elsa Casalegno


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