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Travaux de rénovation énergétique: Les sociétés les plus signalées dans les litiges traités
En 2019, les associations locales de l'UFC-Que Choisir ont traité plus de 4 000 litiges, rien que dans le domaine de la rénovation énergétique. Si les consommateurs se sont plaints des pratiques de 1 045 entreprises au total, le nom de certaines revient beaucoup plus souvent que d'autres.

Le palmarÚs des sociétés qui causent le plus de litiges (voir encadré) compte celles qui suscitent au moins 10 fois plus de plaintes que la moyenne, qui s'établit à 3,5 par entreprise.

Ainsi Technitoit, numĂ©ro un de notre triste palmarĂšs, suscite 28 fois plus de plaintes que ses pairs, c'est d'ailleurs une habituĂ©e de notre classement. Elle Ă©tait numĂ©ro 2 en 2018 mais persiste dans ses mauvaises pratiques. Les associations locales de l'UFC-Que Choisir ont d'ailleurs plus de 600 dossiers Ă  son sujet, ce n'est pas rien ! BT Concept eco, Ă  nouveau dans la liste des « moutons noirs » de la rĂ©novation Ă©nergĂ©tique mĂȘme si elle ne tient plus le haut de l'affiche, totalise de son cĂŽtĂ© 464 dossiers, et Avenir Energie 320.

Group Solar et Objectif Economie ont chacune 17 fois plus de litiges que la moyenne, et leurs pratiques se dégradent par rapport à 2018, les plaintes les concernant ont fortement augmenté. Objectif Economie se dit pourtant détentrice des labels Qualisol, QualiPv et QualiPac qui mettent en confiance. Les organismes de certification seraient bien inspirés de faire du ménage.

À noter, l'entrĂ©e dans cette liste de deux sociĂ©tĂ©s dont le nom fleure bon les services officiels, qu'il s'agisse des instances europĂ©ennes ou françaises. Elles se nomment en effet Conseil Europe Environnement et Agence française pour la transition Ă©nergĂ©tique. Avec de telles dĂ©nominations, il est facile d'obtenir un rendez-vous pour un audit ou un bilan Ă©nergĂ©tique gratuit au nom de l’Ademe, du ministĂšre de l’Écologie, de l'Union europĂ©enne.

Mais toutes ces entreprises utilisent Ă  peu prĂšs les mĂȘmes mĂ©thodes commerciales, qui s'apparentent souvent Ă  des pratiques trompeuses et dĂ©loyales. Tout commence en gĂ©nĂ©ral par le dĂ©marchage tĂ©lĂ©phonique, oĂč le tĂ©lĂ©vendeur insiste jusqu'Ă  dĂ©crocher un rendez-vous chez le client prospectĂ©. Le commercial dĂ©ploie alors tous ses talents, entre calculs de rentabilitĂ© qui font rĂȘver, promesses de rendement impressionnantes, assurance de toucher des aides ou des revenus Ă©levĂ©s. Évidemment c'est irrĂ©aliste, mais sur le coup le mĂ©nage est conquis, il signe.

Une fois qu'il a retrouvĂ© ses esprits, annuler la commande n'est pas si simple. Les bons de rĂ©tractation peuvent ĂȘtre absents, ou les contrats antidatĂ©s. Et c'est souvent le moment oĂč il dĂ©couvre qu'il a souscrit un emprunt, ce que le dĂ©marcheur s'Ă©tait bien gardĂ© de lui prĂ©ciser.

La DGCCRF a commencé à s'attaquer aux fraudes et aux pratiques commerciales trompeuses en matiÚre de rénovation énergétique, mais les nombreuses plaintes que traitent les associations locales de l'UFC-Que Choisir prouvent que les entreprises qui démarchent ne sont pas pour autant découragées.

Le palmarÚs des sociétés qui causent le plus de litiges en matiÚre de rénovation énergétique

1. TECHNITOIT
2. GROUP SOLAR
3. OBJECTIF ECONOMIE
4. AVENIR ENERGIE (MEDIA SYSTEME)
5. SIBEL ENERGIE (NJCE)
6. ENVIR (HD ENERGIE PRODUCTION)
7. FRANCE PAC ENVIRONNEMENT
8. BT CONCEPT-ECO
9. AGENCE FRANCAISE POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE (AFTE)
10. SOLUTION ECO ENERGIE (SOLECO)
11. SVH ENERGIE
12. SWEETCOM
13. CAP SOLEIL ENERGIE
14. CONSEIL EUROPE ENVIRONNEMENT
15. ECO GROUPAGE

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Élisabeth Chesnais


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Rénovation énergétique: Une passion absurde pour le chauffage électrique
AprĂšs le tour de passe-passe qui va imposer l’électricitĂ© comme mode de chauffage dans tous les logements neufs Ă  compter de 2021, le gouvernement rĂ©cidive sur la rĂ©novation du parc existant. En l’état actuel du projet, sa stratĂ©gie nationale de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique des bĂątiments modifie la rĂ©glementation en vigueur, qu’il s’agisse du niveau de la rĂ©novation basse consommation ou des classes du diagnostic de performance Ă©nergĂ©tique (DPE). L’objectif est clair, il s’agit de favoriser l’électricitĂ© pour que le chauffage Ă©lectrique devienne la norme en rĂ©novation.

À l’opposĂ© de tous les beaux discours sur l’indispensable transition Ă©nergĂ©tique, ce projet confirme que la France du tout-Ă©lectrique et du tout-nuclĂ©aire est de retour, mĂȘme si personne n’ose le crier sur les toits en haut lieu. Il y aurait de quoi sourire de cette hypocrisie, si ce n’est que les consĂ©quences sur le budget des mĂ©nages vont ĂȘtre lourdes.

D’abord avec la refonte complĂšte du niveau BBC rĂ©novation. Chez Effinergie, l’association qui a Ă©laborĂ© et crĂ©Ă© ce label, on n’en revient pas. « C’est a minima cavalier de la part du gouvernement de ne pas nous avoir associĂ©s Ă  la rĂ©flexion, tonne Yann Dervyn, son directeur. Actuellement, BBC rĂ©novation repose sur une forte isolation qui minimise les besoins de chauffage. Avec cette rĂ©forme, il y en aura beaucoup moins Ă  faire pour les logements chauffĂ©s Ă  l’électricitĂ©. Ils passeront en BBC tout en conservant une facture Ă©nergĂ©tique Ă©levĂ©e pour les occupants, c’est un non-sens. »

« Faire entrer massivement les convecteurs électriques dans les logements »

Et puis il y a le fameux diagnostic de performance Ă©nergĂ©tique (DPE), obligatoire en cas de vente ou de location. Il est actuellement exprimĂ© en Ă©nergie primaire (1), conformĂ©ment Ă  la directive europĂ©enne. « Le gouvernement veut le passer en Ă©nergie finale pour faire entrer massivement les convecteurs Ă©lectriques dans les logements et surclasser tous les logements chauffĂ©s Ă  l’électricitĂ© au lieu de les rĂ©nover », dĂ©nonce Olivier Sidler, porte-parole de l’association NĂ©gawatt, qui prĂŽne une rĂ©novation Ă©nergĂ©tique trĂšs performante dĂ©bouchant sur des Ă©conomies d’énergie spectaculaires.

Ainsi, les logements chauffĂ©s Ă  l’électricitĂ© qui sont aujourd’hui Ă©tiquetĂ©s en C vont passer par magie en B, sans qu’on ait amĂ©liorĂ© le moins du monde l’isolation de leur bĂąti. Les rĂ©sidents continueront Ă  payer aussi cher pour leur chauffage, mais officiellement, leur domicile sera devenu performant ! Ceux qui sont en E vont passer en D s’ils sont chauffĂ©s Ă  l’électricitĂ©, etc. On n’aura mĂȘme plus besoin d’en rĂ©nover, les passoires thermiques chauffĂ©es Ă  l’électricitĂ© n’existeront plus, mĂȘme si elles restent tout aussi inconfortables et ruineuses pour les mĂ©nages qui ont la malchance de les occuper.

« La classe Ă©nergĂ©tique est actuellement rĂ©vĂ©latrice des coĂ»ts, on sait qu’en A et B on ne consomme pas beaucoup, ce ne sera plus le cas. C’est une vraie tromperie pour les locataires et les propriĂ©taires, s’insurge NĂ©gawatt. Le gouvernement a dĂ©cidĂ© de tout passer Ă  l’électricitĂ© pour dĂ©carboner en oubliant les Ă©conomies d’énergie, ça va coĂ»ter cher aux consommateurs. »



(1) Énergie primaire et Ă©nergie finale : l’énergie primaire est celle qu’il faut consommer pour apporter 1 kWh d’énergie finale au compteur de l’usager. Pour la plupart des Ă©nergies c’est Ă  peu prĂšs Ă©quivalent, elles existent dans la nature. Sauf l’électricitĂ©, qui est produite Ă  partir du nuclĂ©aire, du charbon, du gaz. Il faut donc en moyenne 2,58 kWh d’énergie primaire pour en obtenir 1 en Ă©lectricitĂ©. Logiquement, on multiplie la consommation affichĂ©e par 2,58 pour l’avoir en Ă©nergie primaire. Compter en Ă©nergie finale, celle qui est inscrite au compteur, est un artifice destinĂ© Ă  favoriser l’électricitĂ©.
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Élisabeth Chesnais


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Épandage des pesticides Ă  proximitĂ© des habitations: 8 ONG attaquent le dĂ©cret et l’arrĂȘtĂ© devant le Conseil d’Etat
Rappel des faits

En 2018, sous la pression de nos ONG, la Loi Agriculture et Alimentation2, dite loi EGalim, a introduit des dispositions (article 83) censĂ©es protĂ©ger les riverains des pesticides par la mise en place de chartes d’engagements. ParallĂšlement, et suite Ă  l’action juridique d’un certain nombre d’ONG, le Conseil d’Etat, dans sa dĂ©cision du 26 juin 2019 a confirmĂ© que l’arrĂȘtĂ© encadrant l’utilisation des pesticides datĂ© du 4 mai 2017 s’avĂ©rait insuffisant notamment pour protĂ©ger les riverains, les travailleurs et la ressource en eau des effets des pesticides, en l’abrogeant partiellement.

Pour rĂ©pondre Ă  l’obligation de rĂ©Ă©criture de l’ArrĂȘtĂ© de mai 2017 et se mettre en conformitĂ© avec la loi EGAlim, le gouvernement a mis en consultation publique le 4 octobre 2019 les projets de textes rĂ©glementaires censĂ©s rĂ©pondre Ă  ces obligations de protection (Ă  savoir un projet d’ArrĂȘtĂ©3 autorisant Ă  pulvĂ©riser dans certains cas Ă  seulement 3 mĂštres des habitations et un projet de DĂ©cret4 sur les ‘chartes’ dites de bon voisinage, censĂ©es protĂ©ger les populations, mais qui en pratique pourront ĂȘtre rĂ©digĂ©es sous la seule dictĂ©e des acteurs agricoles). MalgrĂ© la trĂšs forte participation du public Ă  la consultation publique qui a recueilli pas moins de 53000 commentaires et le rejet massif de ces dispositions par les citoyens, les versions dĂ©finitives du dĂ©cret et de l’arrĂȘtĂ© publiĂ©es le 27 dĂ©cembre 2019, se sont avĂ©rĂ©es particuliĂšrement dĂ©cevantes et trĂšs en deçà des prĂ©cautions qu’il conviendrait de prendre.

Nos organisations ont donc dĂ©cidĂ© d’attaquer sur le fond l’ArrĂȘtĂ© ainsi que le DĂ©cret et font valoir pour cela des arguments forts qui dĂ©montrent que les mesures proposĂ©es ne permettront pas de protĂ©ger les populations et les milieux des dangers des pesticides.

Nos recours et nos arguments

Notre recours contre l’ArrĂȘtĂ© se divise en 2 axes majeurs de moyens de lĂ©galitĂ© interne dĂ©taillĂ©s dans notre dossier de presse, plus un 3Ăšme axe portant sur les moyens de lĂ©galitĂ© externe. Sur ce dernier point, il est mis en avant le fait, qu’au vu des dĂ©lais trĂšs courts Ă©coulĂ©s entre la publication officielle des textes rĂ©glementaires (fin dĂ©cembre) et la fin de la Consultation publique (dĂ©but octobre) puis la publication de la synthĂšse de cette derniĂšre (dĂ©but janvier 2020, soit 6 jours aprĂšs la date de publication des textes), le Gouvernement n’a pu dĂ©cemment faire le travail d’analyse et de prise en compte nĂ©cessaire des propositions formulĂ©es dans le cadre de la Consultation et a donc simplement ignorĂ© cette derniĂšre


L’argumentaire sur le fond s’articule autour de 2 axes majeurs :

- Le premier portant sur le fait que les textes ne protégeront pas les populations (travailleurs et riverains) des dangers des pesticides,
- Le second sur le fait que ces textes ne protégeront pas non plus les milieux, et tout particuliÚrement la ressource en eau, des pollutions liées aux épandages de pesticides5.



« Au vu des donnĂ©es prĂ©sentĂ©es dans nos recours, il s’avĂšre Ă©vident que nos organisations ne pouvaient se satisfaire des textes publiĂ©s fin dĂ©cembre. Les enjeux sanitaires et environnementaux que couvrent la problĂ©matique de l’utilisation des pesticides sont bien trop importants pour se contenter de textes sans ambition.

Nous espĂ©rons que le Conseil d’Etat sera sensible Ă  l’ensemble des arguments prĂ©sentĂ©s qui reposent en grande partie sur des donnĂ©es scientifiques et des ressources officielles et qu’il prendra la dĂ©cision d’annuler ces textes non protecteurs. Une telle dĂ©cision obligerait ainsi le gouvernement Ă  revoir sa copie et publier de nouveaux textes au plus vite car n’oublions pas que les Ă©pandages de pesticides vont reprendre avec le retour du printemps et que de nouveaux les riverains, les travailleurs, nos milieux seront exposĂ©s Ă  des produits dont la nocivitĂ© est scientifiquement dĂ©montrĂ©e, ce que nos ONG ne peuvent accepter. »


Lire le dossier de presse:

Recours juridiques contre les textes rĂ©glementaires encadrant l’utilisation des pesticides en France

Annexe - Eléments de synthÚse des recours:

En résumé, les points saillants de nos recours portent, sur la question de la protection des populations :

1) du fait des carences et des faiblesses des évaluations actuelles notamment pour ce qui est des effets chroniques, des perturbations endocriniennes et des effets cocktails (carences et faiblesses détaillées dans nos recours),
2) du fait de la forte exposition des salariés agricoles, et tout particuliÚrement, lorsque ces derniers retournent dans des zones cultivées traitées par des pesticides (comme le montre certaines études issues de la cohorte AGRICAN) et des impacts réels des produits sur la santé de ces travailleurs (Expertise INSERM),
3) du fait de l’importante exposition des riverains (nombreuses donnĂ©es concordantes sur ce point ajoutĂ©es aux recours), et ce Ă  des centaines de mĂštres des lieux d’épandage (certains produits peuvent se disperser bien au-delĂ  de 500 mĂštres comme le prosulfucarbe par exemple) et des consĂ©quences rĂ©elles sur la santĂ© de ces groupes vulnĂ©rables (autisme, cancers6 etc.) ;
4) du fait que les riverains qui seront exposĂ©s Ă  des produits dangereux ne pourront pas avoir connaissance en amont des types de produits Ă©pandus, alors mĂȘme que cette information est rendue obligatoire par une dĂ©cision de la CJUE et que cette information est donnĂ©e dans d’autres Etats membres comme le signale l’IGAS dans l’un de ses rapports sur les pesticides ;



Nos organisations font la dĂ©monstration que les mesurettes proposĂ©es par le gouvernement dans l’ArrĂȘtĂ© (notamment les distances minimales pour l’épandage de 5 et 10 mĂštres auxquelles il sera possible de dĂ©roger permettant de s’approcher jusqu’à 3 mĂštres des habitations) et le DĂ©cret (chartes inopĂ©rantes) sont totalement inefficaces pour rĂ©pondre aux exigences attendues de protection des populations.

De la mĂȘme maniĂšre, pour ce qui est de la protection des milieux et tout particuliĂšrement de la ressource en eau. Du fait du constat d’une contamination gĂ©nĂ©ralisĂ©e de eaux souterraines et de surface (donnĂ©es NAÏADES) par les pesticides, nos organisations dĂ©montrent que la mesure prise, pour limiter les ruissellements pluviaux et l’interdiction d’épandre des pesticides lorsque l’intensitĂ© pluviomĂ©trique est de 8 mm par heure, ne pourra pas garantir une non contamination de la ressource en eau et ce d’autant plus qu’aucune autre disposition spĂ©cifique n’est prise en fonction de la durĂ©e de l’épisode pluvieux, du type de terrain etc.
Notes
(1) Le collectif d’ONG impliquĂ©es dans ces recours : Alerte des mĂ©decins sur les pesticides ; Collectif des victimes des pesticides de l’ouest ; Collectif des victimes des pesticides des Hauts de France ; Eau et RiviĂšres de Bretagne ; France Nature Environnement ; GĂ©nĂ©rations Futures ; Solidaires ; UFC-Que Choisir.
(2) LOI n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.
(3) ArrĂȘtĂ© du 27 dĂ©cembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques et modifiant l’arrĂȘtĂ© du 4 mai 2017 relatif Ă  la mise sur le marchĂ© et Ă  l’utilisation des produits phytopharmaceutiques et de leurs adjuvants visĂ©s Ă  l’article L. 253-1 du code rural et de la pĂȘche maritime.
(4) DĂ©cret du 27 dĂ©cembre 2019 relatif aux mesures de protection des personnes lors de l’utilisation de produits phytopharmaceutiques Ă  proximitĂ© des zones d’habitation.
(5) Voir les éléments synthétiques les plus probant en annexe de ce CP.
(6) De nombreuses Ă©tudes scientifiques qui en attestent ont Ă©tĂ© communiquĂ© Ă©galement au Conseil d’Etat.
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Gaz et électricité: Eni condamné pour ses mauvaises pratiques de démarchage
Que Choisir avait dĂ©cernĂ© le titre de « mouton noir du dĂ©marchage Ă  domicile » Ă  Engie et Eni, non sans raison. En effet, aprĂšs avoir infligĂ© une amende de 900 000 € Ă  Engie Ă  l’automne pour « des manquements graves aux rĂšgles encadrant le dĂ©marchage », la DGCCRF (Direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes), vient de sanctionner son concurrent Eni pour les mĂȘmes raisons.

L’énergĂ©ticien italien est condamnĂ© Ă  315 000 € d’amende. La sanction est plus lĂ©gĂšre en raison de l’enquĂȘte qui s’est dĂ©roulĂ©e dans le seul dĂ©partement des Hauts-de-Seine, en revanche les faits ne sont pas moins graves. Ainsi, notent les enquĂȘteurs, « Ă  plusieurs reprises Eni n’a pas donnĂ© suite Ă  la demande d’exercice du droit de rĂ©tractation de consommateurs qui souhaitaient annuler des contrats de fourniture conclus notamment dans le cadre d’un dĂ©marchage Ă  domicile ».

Comme le rappelle la DGCCRF, le dĂ©marchage est encadrĂ© par des rĂšgles strictes qui garantissent au consommateur le droit de changer d’avis. C’est ce qu’on appelle le dĂ©lai de rĂ©tractation, et il est de 14 jours. De plus, aucun paiement ne peut ĂȘtre effectuĂ© durant les 7 jours qui suivent la signature du contrat. Enfin, interdiction est faite au dĂ©marcheur, que ce soit par tĂ©lĂ©phone ou Ă  domicile, de rĂ©clamer la transmission d’un RIB pendant ce dĂ©lai de 7 jours.

À lire les nombreux tĂ©moignages qui continuent Ă  arriver Ă  Que Choisir, condamnĂ©s ou pas, les fournisseurs d’énergie qui dĂ©marchent sont loin de respecter ces rĂšgles de droit. Que Choisir pourrait d’ailleurs ajouter Iberdrola Ă  la liste, tant ses pratiques de dĂ©marchage deviennent agressives.

Que Choisir recommande Ă  tous les consommateurs abusĂ©s par le dĂ©marchage d’envoyer leur formulaire de rĂ©tractation et de contacter aussitĂŽt une association locale de l’UFC-Que Choisir afin d’ĂȘtre Ă©paulĂ©s en cas de non prise en compte.

Comparez les offres:

Une offre de gaz ou d’électricitĂ© se choisit Ă  tĂȘte reposĂ©e, aprĂšs l’avoir comparĂ©e aux autres offres disponibles. Il y en a plus de 70 en Ă©lectricitĂ©, une quarantaine en gaz. Le comparateur Ă©nergie de l'UFC les recense en donnant, pour chacune d’elles, l’économie rĂ©alisĂ©e ou son surcoĂ»t par rapport au tarif rĂ©glementĂ©.

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Élisabeth Chesnais


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Plastique à usage unique: Quand l’industrie tombe dans l’absurde
À se demander si les communicants de Plastics Europe, le puissant syndicat professionnel des industriels du plastique, relisent les publications avant leur sortie. Que Choisir ne rĂ©siste pas au plaisir de citer l’ahurissant communiquĂ© de presse reçu au sujet du recyclage des plastiques. On y lit en effet que « l’objectif français de faire disparaĂźtre les emballages plastiques Ă  usage unique risque de compromettre l’atteinte des taux Ă©levĂ©s de recyclage. Ceux-ci nĂ©cessitent en effet des investissements importants Ă  toutes les Ă©tapes de la chaĂźne de recyclage, qui pourraient ĂȘtre dĂ©couragĂ©s par la perspective de disparition de la ressource Ă  traiter ».

Il faudrait donc continuer Ă  jeter des quantitĂ©s de plastique sitĂŽt utilisĂ©s, rien que pour pouvoir les recycler ! Que l’industrie du plastique profĂšre de telles Ă©normitĂ©s prouve au moins que les interdictions dĂ©cidĂ©es et Ă  venir d’objets en plastique Ă  usage unique devraient ĂȘtre efficaces. C’est une excellente nouvelle pour l’environnement et la santĂ© humaine, tant l’accumulation de micro et nanoplastiques devient prĂ©occupante comme nous avons pu le constater, par exemple, dans nos analyses de produits de la mer.

DĂšs cette annĂ©e, depuis le 1er janvier, les cotons-tiges, les gobelets vendus vides et les assiettes jetables en plastique sont interdits Ă  la vente en France. La rĂ©glementation europĂ©enne viendra enrichir cette liste d’interdictions dĂšs le 1er janvier 2021 en y ajoutant les couverts, les pailles, les touillettes, les tiges pour ballons gonflables, ainsi que les emballages alimentaires en polystyrĂšne expansĂ©. Restent les petites bouteilles, un gisement Ă©norme de dĂ©chets qui rĂ©siste pour l’heure aux interdictions
 Les industriels ont encore de quoi recycler !
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Élisabeth Chesnais


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Distances d’épandages: ZĂ©ro pointĂ©
Le gouvernement vient en effet d’annoncer des distances exactement identiques Ă  celles qu’il avait affichĂ©es dans les projets soumis Ă  consultation aux antipodes des attentes de la population, de plusieurs ONG et autoritĂ©s 
. Et que dire de l’absence de transparence quant Ă  la prise de dĂ©cision ?! En effet, le succĂšs quantitatif de la consultation lancĂ©e dĂ©but octobre par le gouvernement sur ses projets initiaux (pas moins de 53 000 contributions enregistrĂ©es, malgrĂ© quelques « dĂ©faillances du serveur » en fin de pĂ©riode) n’a pas donnĂ© de lieu, comme pourtant promis au moment du lancement, Ă  la publication d’une synthĂšse des retours qui aurait sans doute fait la lumiĂšre sur l’ampleur de l’attente.

Le gouvernement s’entĂȘte : 5 Ă  10 mĂštres, (20 pour les produits les plus dangereux qui ne reprĂ©sentent que quelques % du total), des dĂ©rogations possibles pour encore moins.
 C’est moi ou il manque un zĂ©ro ? Faut- il rappeler que la Direction GĂ©nĂ©rale de l’Alimentation prĂŽnait 50 mĂštres selon les cultures ?!! L’amertume est Ă  la hauteur de l’attente : immense.

Que le gouvernement soit certain que l’UFC-Que Choisir, comme d’autres ONG, n’entend pas en rester là
 Alors que le Conseil d’Etat avait indiquĂ© dans une dĂ©cision, en juin 2019, que la protection actuelle des riverains Ă©tait insuffisante, quelque chose me dit que, comme le futur arrĂȘtĂ© ne change quasi rien Ă  la situation actuelle, la haute juridiction administrative va ĂȘtre appelĂ©e Ă  se prononcer de nouveau. Qui sĂšme le vent

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Alain Bazot


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Choisirsonfioul.fr: Les achats groupĂ©s de l’UFC-Que Choisir reconduits pour faire le plein d’économie en 2020
MalgrĂ© les aides Ă  la conversion, le chauffage au fioul reste la troisiĂšme Ă©nergie utilisĂ©e pour le chauffage. Promotrice d’une consommation responsable, l’UFC-Que Choisir rappelle qu’il existe deux leviers pour faire baisser la facture : d'abord moins consommer, ce qui passe par un cadre lĂ©gislatif et fiscal plus efficace pour la rĂ©novation, ensuite faire baisser les prix grĂące au rassemblement des consommateurs. Alors que changer de systĂšme est onĂ©reux (plusieurs milliers d’euros), voire parfois impossible (le gaz n’est pas distribuĂ© sur tout le territoire), et qu’1 mĂ©nage chauffĂ© au fioul sur 3 est en situation de vulnĂ©rabilitĂ© Ă©nergĂ©tique, l’UFC-Que Choisir entend donc de nouveau soulager le pouvoir d’achat des consommateurs en les rassemblant Ă  travers les campagnes mensuelles www.choisirsonfioul.fr et leur permettre d’économiser les coĂ»ts de distribution.

Bilan 2019 : des inscrits et des Ă©conomies en hausse

En 2019, 51000 consommateurs se sont inscrits Ă  l’une des campagnes mensuelles, soit 8 % de mĂ©nages en plus par rapport Ă  l’annĂ©e 2018. C’est Ă©galement plus de 11000 foyers qui ont commandĂ©, soit 32 % de souscripteurs supplĂ©mentaires qu’en 2018. Ils ont rĂ©alisĂ© individuellement une Ă©conomie moyenne de 55 euros (51 en 2018), soit 606 000 € gagnĂ©s collectivement. La mensualisation permet que tous les mĂ©nages puissent bĂ©nĂ©ficier de la campagne quelle que soit la date de remplissage de leur cuve.

Calendrier 2020 : une campagne ouverte Ă  tous



Pour rappel, l’inscription Ă  cette campagne ouverte Ă  tous est gratuite et sans engagement. Tous les premiers vendredis de chaque mois, les distributeurs locaux intĂ©ressĂ©s, quel que soit leur profil (grands groupes, grande distribution, PME) sont mis en concurrence en vue d’obtenir un prix du fioul domestique le moins cher possible dans l’ensemble des zones (320 arrondissements rĂ©partis sur tout le territoire). Sur la base des offres laurĂ©ates dans chacune des zones, les inscrits reçoivent une proposition personnalisĂ©e qu’ils sont libres d’accepter ou non jusqu’au lundi suivant 14h. En cas de souscription, la livraison intervient dans les quinze jours et le prix laurĂ©at est garanti jusqu’à cette date. IndĂ©pendance oblige, pour couvrir les frais d’organisation de la campagne « choisir son fioul », une participation aux frais de 5 euros est demandĂ©e aux souscripteurs Ă  l’offre personnalisĂ©e.

L’UFC-Que Choisir invite donc les personnes chauffĂ©es au fioul Ă  rĂ©pondre Ă  l’appel du « soyons plus pour payer moins », et les distributeurs locaux Ă  participer Ă  l’appel d’offres sur www.choisirsonfioul.fr ou par tĂ©lĂ©phone au 0975180238.
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Vins: L’histoire secrĂšte des cĂ©pages interdits
Clinton, Noah, Isabelle, Jacquez, Othello, Herbemont
 peu d’amateurs de vin connaissent ces noms de cĂ©pages. Ils ont pourtant reprĂ©sentĂ© plus d’un tiers de la surface viticole française au dĂ©but des annĂ©es 30. Faut-il « libĂ©rer » ces 6 variĂ©tĂ©s interdites depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle en Europe ? Vitis Prohibita, le documentaire du rĂ©alisateur StĂ©phan Balay, sorti en salles le 6 novembre dernier, invite Ă  se poser la question. Au-delĂ  des superbes paysages des CĂ©vennes que montre ce film, il permet de dĂ©couvrir que ces variĂ©tĂ©s, encore cultivĂ©es par quelques irrĂ©ductibles pour leur usage personnel, font l’objet de toutes les attentions dans le reste du monde ! Et pour cause, elles rĂ©sistent aux nombreuses infections (oĂŻdium, mildiou, etc.) qui sont le flĂ©au de nos vignes. Elles ne nĂ©cessitent donc aucun traitement phytosanitaire et, cerise sur le gĂąteau, sont mieux adaptĂ©es au changement climatique. Elles pourraient donc apporter une rĂ©ponse Ă  la problĂ©matique des pesticides, dont la viticulture moderne reste l’un des plus gros consommateurs.

D’oĂč viennent donc les particularitĂ©s de ces cĂ©pages ? Tout simplement du fait que ce sont des hybrides, c’est-Ă -dire qu’ils sont issus du croisement de vignes europĂ©ennes (ou vitis vinifera) avec leurs cousines sauvages amĂ©ricaines. C’est d’abord grĂące Ă  ces techniques d’hybridation que notre vieux vignoble, entiĂšrement dĂ©truit par un redoutable insecte, le phylloxĂ©ra, entre 1865 et 1885, a pu survivre. Devant l’urgence, les viticulteurs ont cherchĂ© Ă  exploiter la rĂ©sistance naturelle des cĂ©pages d’outre-Atlantique en les croisant avec nos variĂ©tĂ©s europĂ©ennes afin de conserver (au moins partiellement) leurs saveurs. C’est ainsi que sont nĂ©s les premiers hybrides. ConsĂ©quence du succĂšs de ces expĂ©riences, des centaines de nouveaux cĂ©pages ont vu le jour, faisant bondir la production Ă  des niveaux jamais atteints. Mais avec des qualitĂ©s variables ! C’est pourquoi une autre technique est apparue pour lutter contre l’insecte ravageur : celle du greffage. Il suffisait d’associer un pied de cĂ©page amĂ©ricain (la partie souterraine de la plante avec son systĂšme racinaire, le porte-greffe) avec des bois issus de nos vignes traditionnelles (le greffon) pour rĂ©soudre l’équation. Et surtout pour conserver peu ou prou les caractĂ©ristiques organoleptiques de nos cĂ©pages nobles. DĂšs lors cette technique s’est gĂ©nĂ©ralisĂ©e et elle est encore utilisĂ©e aujourd’hui dans plus de 90 % du vignoble mondial. Bien rares sont les vignes dites « franc de pied » qui s’en affranchissent
 Ă  l’exception notable des variĂ©tĂ©s hybrides !

Le mĂ©thanol, prĂ©texte Ă  l’interdiction des hybrides

Ces hybrides continuĂšrent cependant d’ĂȘtre exploitĂ©s dans les campagnes oĂč chacun produisait son propre vin Ă  partir de sa treille. Mais dans un contexte de surproduction, la rĂ©gulation du marchĂ© devenait indispensable Ă  la survie de la filiĂšre. AprĂšs un premier coup d’arrĂȘt en 1935, l’étau rĂ©glementaire sur les cĂ©pages hybrides s’est resserrĂ© dans les annĂ©es 50. Pour justifier leur interdiction, on les a accusĂ©s de tous les maux : ils donnaient de mauvais vins et, pire, rendaient fou en raison de leur teneur trop Ă©levĂ©e en mĂ©thanol. Un argument aujourd’hui fortement contestĂ©, car ce composant, naturellement prĂ©sent dans tous les vins, y reste toujours bien en dessous des seuils rĂ©glementaires. « Mais qui veut noyer son chien l’accuse de la rage », rappelle Vincent Pugibet, du domaine La Colombette, prĂ©sident de l’association Piwi France qui milite pour la promotion des cĂ©pages rĂ©sistants aux maladies de la vigne. « Les raisons de leur interdiction sont bien moins avouables. En rĂ©alitĂ©, cette prohibition permettait aux grands bassins de production de se dĂ©barrasser de la concurrence de la viticulture paysanne, principale utilisatrice de ces variĂ©tĂ©s rustiques ». Ce n’est pas un hasard si cette Ă©volution coĂŻncide avec le dĂ©veloppement des appellations d’origine contrĂŽlĂ©e (AOC/AOP), le classement hiĂ©rarchique des cĂ©pages et surtout
 l’essor de l’industrie chimique. Pour prĂ©server la « puretĂ© » de nos chardonnays, merlots ou cabernets, la reproduction par voie vĂ©gĂ©tative (bouturage, greffage, etc.) s’est gĂ©nĂ©ralisĂ©e au dĂ©triment de la reproduction sexuĂ©e. Aujourd’hui, 190 millions de clones sont ainsi plantĂ©s chaque annĂ©e en France. « C’est un peu comme si on faisait des photocopies de photocopies, au fil du temps, on finit par perdre de l’information », remarque Vincent Pugibet. Face Ă  cette « consanguinitĂ© », pas Ă©tonnant que nos vignes dĂ©gĂ©nĂšrent et nĂ©cessitent toujours plus de chimie. Si bien qu’aujourd’hui, la viticulture consomme 20 % du tonnage de pesticides utilisĂ©s dans l’Hexagone, alors qu’elle ne reprĂ©sente que 3 % de la surface agricole.

Berceau de tous les grands cépages

Mais tandis que la filiĂšre campe sur ses positions rigides, d’autres pays, Ă  commencer par l’Allemagne et la Suisse, mais aussi l’Italie ou l’Espagne, dĂ©veloppent depuis des annĂ©es les recherches de cĂ©pages rĂ©sistants, issus de croisements multiples. Tout comme les États-Unis, la Russie ou la Chine ! En France, force est de constater que jusqu’ici, les seules recherches expĂ©rimentales ont Ă©tĂ© plutĂŽt le fait d’initiatives Ă©manant de vignerons ou de pĂ©piniĂ©ristes. AprĂšs avoir utilisĂ© tous les moyens juridiques pour leur mettre des bĂątons dans les roues, les instituts de recherche comme l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) ou l’Institut français de la vigne et du vin (IFV) semblent avoir pris conscience des enjeux et veulent dĂ©sormais rattraper leur retard. « C’est Ă©videmment une trĂšs bonne chose », affirme Vincent Pugibet, « mais ils veulent aussi garder le monopole de la recherche (et les royalties qui en dĂ©coulent). La France a la chance d’ĂȘtre le berceau de tous les grands cĂ©pages cultivĂ©s aujourd’hui dans le monde. Ce n’est pas en se repliant sur soi, en interdisant toute initiative privĂ©e, qu’elle rĂ©ussira Ă  prĂ©server ce patrimoine », s’insurge-t-il. Produire des vins « propres » (ce que le bio, qui ne peut se passer totalement d’intrants, ne rĂ©ussit pas complĂ©tement), c’est le dĂ©fi auquel la filiĂšre est confrontĂ©e, si elle ne veut pas se faire damer le pion.
UFC Que Choisir en ligne
Florence Humbert


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Bouteilles en plastique: Marche arriĂšre sur la consigne ou enfumage ?
Le bon sens a fini par l’emporter sur le lobbying acharnĂ© des industriels de la boisson, abondamment relayĂ© par Brune Poirson, secrĂ©taire d’État au ministĂšre de la Transition Ă©cologique et solidaire. Bon sens, en effet, car Ă  l’inverse des bouteilles en verre qui sont lavĂ©es puis rĂ©utilisĂ©es quand on les consigne, les bouteilles en plastique ne peuvent pas ĂȘtre rĂ©employĂ©es. Or leur collecte pour recyclage se fait dĂ©jĂ  via les bacs de tri sĂ©lectif. Leur PET transparent est mĂȘme le matĂ©riau qui rapporte le plus aux centres de tri des collectivitĂ©s locales, tant il est prisĂ© des recycleurs.

Les associations d’élus, tout comme le SĂ©nat et l’UFC-Que Choisir, s’opposaient vivement Ă  ce projet qui ne profitait qu’à Danone, Coca-Cola, NestlĂ© et consorts, inquiets de voir l’image de leur plastique Ă  usage unique se dĂ©grader Ă  grande vitesse. Avec la consigne, ils espĂ©raient redorer son blason. Du greenwashing Ă  l’état pur.

Le 25 novembre dernier, le gouvernent a confirmĂ© son renoncement bienvenu en donnant la prioritĂ© au tri pour tous les emballages plastiques, y compris pour toutes les bouteilles consommĂ©es dans les gares, les fast-foods, les distributeurs automatiques, les stades, les festivals, les stands de vente Ă  emporter, qui n’ont aucune obligation de tri Ă  l’heure actuelle. Comme le gisement de bouteilles plastiques non triĂ©es se situe principalement lĂ , imposer la collecte sĂ©lective Ă  tous ces professionnels devrait permettre de recycler la quasi-totalitĂ© des bouteilles.

Tout semble donc sur les bons rails, si ce n’est que le ministĂšre de la Transition Ă©cologique et solidaire s’obstine Ă  vouloir imposer la consigne, faisant fi des engagements pris, et prĂ©voit mĂȘme une gĂ©nĂ©ralisation en 2023. Qui dit vrai au gouvernement ? La question reste ouverte.
Quant Ă  la promotion de l’eau du robinet, solution dont l’intĂ©rĂȘt Ă©conomique et environnemental n’est plus Ă  prouver, le gouvernement est restĂ© muet sur ce point.



UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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Fraudes à la rénovation énergétique: Un plan de lutte bien timide
Évidemment, c’est mieux que rien. Le ministre du Logement Julien Denormandie s’engage Ă  renforcer les contrĂŽles et Ă  s’attaquer aux dĂ©marchages tĂ©lĂ©phoniques abusifs qui « pourrissent la vie des Français ». Il veut aussi « amĂ©liorer l’information des consommateurs et rĂ©tablir la confiance en matiĂšre de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique ». On ne peut qu’applaudir, avant de rester perplexe face aux mesures prĂ©sentĂ©es.


Le renforcement des contrĂŽles

Actuellement, les entreprises RGE sont contrĂŽlĂ©es une fois tous les 4 ans, et sur un chantier qu’elles choisissent elles-mĂȘmes ! DorĂ©navant, la sĂ©lection des chantiers contrĂŽlĂ©s sera effectuĂ©e de façon alĂ©atoire par un organisme de qualification. La mesure a le mĂ©rite de sortir du ridicule de la situation actuelle et le nombre de contrĂŽles est doublĂ© pour l’isolation des combles et le changement de chaudiĂšre, il passe Ă  deux tous les 4 ans. Ce qui reste bien minimaliste pour espĂ©rer assainir le marchĂ© des travaux de rĂ©novation Ă©nergĂ©tique.

Les démarchages téléphoniques abusifs

Les dĂ©noncer c’est bien, mais rien de concret n’entre en vigueur pour y mettre fin. Tout juste AgnĂšs Pannier-Runacher, secrĂ©taire d’État auprĂšs du ministre de l’Économie, a-t-elle Ă©voquĂ© l’hypothĂšse d’un renforcement de l’encadrement ou d’une interdiction pure et simple du dĂ©marchage tĂ©lĂ©phonique. Les nombreux consommateurs qui les subissent quotidiennement et tous ceux qui se font arnaquer apprĂ©cieront qu’on en soit encore « Ă  envisager ».

Deux mesures pour l’information et la confiance des consommateurs

D’une part la gĂ©nĂ©ralisation du « name and shame » pour les fraudeurs identifiĂ©s par la Direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes (DGCCRF), ce qui suppose une vraie rĂ©volution au sein des services de la RĂ©pression des fraudes, habituĂ©s Ă  protĂ©ger avec ferveur l’anonymat des contrevenants depuis toujours.

D’autre part la mise Ă  disposition de fiches pratiques pour les consommateurs, censĂ©es leur permettre de vĂ©rifier « les points visibles de la qualitĂ© des travaux effectuĂ©s, lors de la rĂ©ception ». Transformer tout un chacun en expert grĂące Ă  des checklists
 on attend de les voir pour y croire.

Mais si le plan prĂ©sentĂ© semble aussi tiĂšde face Ă  l’ampleur des dĂ©rives et des arnaques, c’est sans doute parce que le ministĂšre de la Transition Ă©cologique et solidaire juge que « 97 % de travaux sont rĂ©alisĂ©s de maniĂšre satisfaisante et conforme ». Un chiffre totalement irrĂ©aliste au vu des litiges traitĂ©s par les associations locales de l’UFC-Que Choisir et du dĂ©ferlement d’arnaques qu’ont provoquĂ©es les offres d’isolation Ă  1 €.
UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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