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Travaux de rénovation énergétique: Les sociétés les plus signalées dans les litiges traités
En 2019, les associations locales de l'UFC-Que Choisir ont traité plus de 4 000 litiges, rien que dans le domaine de la rénovation énergétique. Si les consommateurs se sont plaints des pratiques de 1 045 entreprises au total, le nom de certaines revient beaucoup plus souvent que d'autres.

Le palmarès des sociétés qui causent le plus de litiges (voir encadré) compte celles qui suscitent au moins 10 fois plus de plaintes que la moyenne, qui s'établit à 3,5 par entreprise.

Ainsi Technitoit, numéro un de notre triste palmarès, suscite 28 fois plus de plaintes que ses pairs, c'est d'ailleurs une habituée de notre classement. Elle était numéro 2 en 2018 mais persiste dans ses mauvaises pratiques. Les associations locales de l'UFC-Que Choisir ont d'ailleurs plus de 600 dossiers à son sujet, ce n'est pas rien ! BT Concept eco, à nouveau dans la liste des « moutons noirs » de la rénovation énergétique même si elle ne tient plus le haut de l'affiche, totalise de son côté 464 dossiers, et Avenir Energie 320.

Group Solar et Objectif Economie ont chacune 17 fois plus de litiges que la moyenne, et leurs pratiques se dégradent par rapport à 2018, les plaintes les concernant ont fortement augmenté. Objectif Economie se dit pourtant détentrice des labels Qualisol, QualiPv et QualiPac qui mettent en confiance. Les organismes de certification seraient bien inspirés de faire du ménage.

À noter, l'entrée dans cette liste de deux sociétés dont le nom fleure bon les services officiels, qu'il s'agisse des instances européennes ou françaises. Elles se nomment en effet Conseil Europe Environnement et Agence française pour la transition énergétique. Avec de telles dénominations, il est facile d'obtenir un rendez-vous pour un audit ou un bilan énergétique gratuit au nom de l’Ademe, du ministère de l’Écologie, de l'Union européenne.

Mais toutes ces entreprises utilisent à peu près les mêmes méthodes commerciales, qui s'apparentent souvent à des pratiques trompeuses et déloyales. Tout commence en général par le démarchage téléphonique, où le télévendeur insiste jusqu'à décrocher un rendez-vous chez le client prospecté. Le commercial déploie alors tous ses talents, entre calculs de rentabilité qui font rêver, promesses de rendement impressionnantes, assurance de toucher des aides ou des revenus élevés. Évidemment c'est irréaliste, mais sur le coup le ménage est conquis, il signe.

Une fois qu'il a retrouvé ses esprits, annuler la commande n'est pas si simple. Les bons de rétractation peuvent être absents, ou les contrats antidatés. Et c'est souvent le moment où il découvre qu'il a souscrit un emprunt, ce que le démarcheur s'était bien gardé de lui préciser.

La DGCCRF a commencé à s'attaquer aux fraudes et aux pratiques commerciales trompeuses en matière de rénovation énergétique, mais les nombreuses plaintes que traitent les associations locales de l'UFC-Que Choisir prouvent que les entreprises qui démarchent ne sont pas pour autant découragées.

Le palmarès des sociétés qui causent le plus de litiges en matière de rénovation énergétique

1. TECHNITOIT
2. GROUP SOLAR
3. OBJECTIF ECONOMIE
4. AVENIR ENERGIE (MEDIA SYSTEME)
5. SIBEL ENERGIE (NJCE)
6. ENVIR (HD ENERGIE PRODUCTION)
7. FRANCE PAC ENVIRONNEMENT
8. BT CONCEPT-ECO
9. AGENCE FRANCAISE POUR LA TRANSITION ENERGETIQUE (AFTE)
10. SOLUTION ECO ENERGIE (SOLECO)
11. SVH ENERGIE
12. SWEETCOM
13. CAP SOLEIL ENERGIE
14. CONSEIL EUROPE ENVIRONNEMENT
15. ECO GROUPAGE

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Élisabeth Chesnais


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Coronavirus: Ce qu’il faut savoir sur l’attestation de déplacement dérogatoire
Le décret est tombé le lundi 16 mars et s’applique depuis le 17 : le déplacement de toute personne hors de son habitation est interdit en France, ainsi qu’à Saint-Barthélemy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon, et ce afin de lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19. Cette interdiction, qui court pour l’instant jusqu’au 31 mars prochain, comporte des exceptions, les motifs suivants donnant lieu à une autorisation de sortie :

- Activité professionnelle si le télétravail n’est pas possible
- Achats de biens de première nécessité
- Soins
- Impératif familial
- Activité physique individuelle
- Sortie des animaux domestiques

Les mesures de confinement obligent ainsi la population à quitter le domicile muni d’une « attestation de déplacement dérogatoire » prouvant le bienfondé de la démarche. Ce document est à remplir par la personne désirant se déplacer elle-même et constitue une déclaration sur l’honneur.

Formulaire sous format numérique interdit

Afin de s’assurer du respect de cette mesure, un dispositif a été déployé dans tout le pays : 100 000 policiers ou gendarmes veillent à ce que chaque personne interpellée possède ce justificatif. Ainsi, quiconque sort pour l’un des motifs invoqués peut être contrôlé. Toute infraction à cette règle est sanctionnée d’une amende de 135 €, qui peut être portée à 375 € en cas de non-paiement ou de contestation. En revanche, une fois que l’amende est payée, il n’est plus possible de la contester.

Le formulaire de dérogation pour les sorties du domicile connaît un revirement de situation depuis ce mercredi. Alors que le document présenté sous format numérique sur un téléphone portable était censé être autorisé en début de semaine, cette information a été contredite depuis. Contactée, la police nationale explique que « pour l’instant, l’attestation numérique n’est pas valable », cette interdiction émanant du ministère de l’Intérieur. De nombreux hôtels de police départementaux s’en sont fait l’écho sur la Toile. Celui de l’Hérault indique par ailleurs sur Twitter qu’« un dispositif d'attestation numérique est en cours d'étude/élaboration ». Les informations pourraient alors encore évoluer. Pour l’heure, une telle précision était nécessaire, car légalement, « l'écrit électronique a la même force probante que l'écrit sur support papier », mais doit cependant être « établi et conservé dans des conditions de nature à en garantir l'intégrité » (article 1366 du code civil).

Des sites frauduleux volent vos données personnelles

De fait, « cette interdiction vise à éviter les trafics, comme l’envoi par mail d’une attestation à quelqu’un d’autre, et s’assurer que la personne qui la présente en soit l’auteur », précise une source policière. À cela s’ajoute le risque d’utilisation de données personnelles par des sites tiers éditeurs de documents sous format PDF, ou bien illicites. Une crainte justifiée, les arnaques liées au coronavirus continuant de se répandre ! De faux sites, tels generer-attestation.fr ou vik.io/sortie/, proposent de générer pour vous le PDF (ils proposaient la version web auparavant mais se sont très vite adaptés !). Vous devez simplement délivrer certaines informations : nom, prénom, adresse, motif de déplacement et signature. Après validation, un formulaire en format PDF est généré. Si le premier site suscité reproduit la version officielle du document, le second ne prend même pas cette peine. Le danger n’est pas immédiatement visible, mais vos données seront alors collectées par les escrocs qui se cachent derrière le site et pourront être utilisées à des fins malveillantes, notamment votre signature. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a alerté au sujet de ces sites frauduleux. Attention donc, fiez-vous uniquement aux sites officiels gouvernementaux (gouvernement.fr ou interieur.gouv.fr) pour imprimer le document (1).

En pratique

Avant de sortir, il vous faut impérativement disposer de l’attestation dérogatoire dûment renseignée, sous format papier. Pour cela, vous pouvez l’imprimer puis la remplir. Si vous ne disposez pas de moyen d’impression, vous pouvez rédiger de façon manuscrite sur papier libre le texte officiel. Certains journaux locaux ont même imprimé le modèle dans leurs pages pour découpage. Le contrôle n’est pas automatique et dépend de la présence de policiers dans votre zone de déplacement, mais il peut aussi bien avoir lieu dans la rue que sur la route. N’oubliez donc pas de vous munir de ce document ainsi que d’une pièce d’identité avant toute sortie.



Le message de la Cnil sur Twitter.


(1) L’attestation de déplacement dérogatoire ainsi que l’attestation de déplacement professionnel sont, par exemple, disponibles sur le site du ministère de l’Intérieur à cette adresse : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Attestation-de-deplacement-derogatoire-et-justificatif-de-deplacement-professionnel
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Marie Bourdellès


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Coronavirus: Les masques maison, mieux que rien
Confectionner un masque maison, une idée saugrenue ? Pas si sûr. Acheter des masques en pharmacie est impossible depuis le début de l’épidémie de Covid-19, et il vaut mieux de toute façon les réserver aux professionnels de santé qui en manquent cruellement pour leurs consultations. La seule solution, pour qui souhaite limiter la contamination de cette façon, consiste à s’armer d’une machine à coudre (à défaut, d’une bonne dose d’huile de coude) et de chutes de tissu.

Attention, comme nous l’avons rappelé, s’affubler d’un masque et se croire à l’abri du coronavirus est une erreur. Toutes les études le montrent, en période de circulation généralisée d’un virus, le masque n’est rien s’il n’est pas accompagné de mesures strictes de lavage des mains et, comme c’est le cas en ce moment, de confinement de la population. Mais, même marginale, son utilité peut s’entendre, surtout pour une épidémie qui passe par de nombreux porteurs sains ou faiblement symptomatiques. L’idée étant, dans le doute, d’éviter de répandre autour de soi le virus dont on pourrait être vecteur sans le savoir.

Deux études ont montré que les masques en tissu maison protégeaient moins bien que les masques FFP2 ou chirurgicaux, mais qu’ils protégeaient quand même. En somme, c’est mieux que rien. L’une d’elles, publié en 2013, a comparé différentes matières textiles, notamment celles disponibles à la maison en cas d’urgence. Conclusion, il vaut mieux utiliser des sacs pour aspirateur ou des torchons, que du lin ou des vieux t-shirts, dont la trame n’est pas assez serrée. Le modèle doit également épouser les contours du nez, afin qu’il y ait le moins d’interstices possibles. Le patron et les instructions de réalisation diffusées par le CHU de Grenoble (1) donnent un résultat correct. Le masque est constitué d’une première épaisseur en coton épais et d’une doublure plus légère. Entre les deux vient s’intercaler un morceau de sac d’aspirateur ou de molleton.

Une fois le masque terminé, tout l’enjeu consiste ensuite à l’utiliser correctement. Pas question de le garder des heures, ou de l’enlever et de le remettre sans cesse : il serait très vite contaminé. Un masque artisanal en tissu n’est efficace que le temps de quelques courses à l’extérieur. Il faut le mettre en place au moment de partir, après s’être lavé les mains, et attendre d’être rentré pour l’ôter. Un nettoyage s’impose après chaque utilisation, sans excès : c’est le savon qui débarrasse le tissu d’une éventuelle contamination, de l’eau chaude du robinet suffit.

(1) Informations disponibles sur https://www.infirmiers.com/pdf/masque-tissu.pdf
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Anne-Sophie Stamane


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Coronavirus: Pas d’anti-inflammatoires en cas d’infection
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ne font pas bon ménage avec les infections, même virales. La Covid-19 qui circule en ce moment en France et partout dans le monde ne fait pas exception. La prise d’ibuprofène et autres médicaments de cette famille « pourrait être un facteur d’aggravation », a averti le ministre de la Santé Olivier Véran sur son compte Twitter. La Direction générale de la santé signale également des « événements indésirables graves liés à l’utilisation des AINS » chez des patients ne présentant pas de facteur de risque particulier.

En cas de symptômes, le traitement de choix reste le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, etc.). Dans ce cas, la dose à ne pas dépasser est de 60 mg par kilo par jour ou 3 grammes par jour. Il ne faut en aucun cas prendre d’AINS (Advil, Nurofen, Spedifen, etc.). En revanche, les personnes suivant déjà un traitement anti-inflammatoire, corticoïde par exemple, ne doivent pas l’interrompre sans avis de leur médecin.

Un risque déjà connu

Ce lien entre AINS et complications infectieuses n’est pas nouveau. En avril 2019, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) l’a mis en évidence dans un rapport sur l’ibuprofène et le kétoprofène (Bi-Profénid), tous deux très utilisés. Ce risque peut concerner des situations banales, comme des angines ou des piqûres d’insectes. Depuis 2000, 337 cas de complications infectieuses ont été liés à la prise d’ibuprofène et 49 à la prise de kétoprofène, chiffre l’Agence.

Dans l’espoir de limiter les mauvais usages, l’accès aux anti-inflammatoires (ibuprofène, aspirine) dans les pharmacies a été limité le 15 janvier. Ils ne sont plus en libre-service mais restent disponibles sans ordonnance. Il faut désormais les demander au pharmacien, qui devrait remplir son rôle de conseil à cette occasion.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens à éviter en cas d'infection (virale ou bactérienne)*

Afin de proposer une information à jour, le département de pharmacologie de l’université de Bordeaux, en lien avec les centres de pharmacovigilance, propose un site dédié au lien entre Covid-19 et médicaments. Il est possible d’y vérifier si un traitement suivi présente un risque d’aggravation des symptômes en cas d’infection. Il est disponible à l’adresse suivante : https://www.covid19-medicaments.com/



* D’autres formes non listées ici existent (suppositoire, collyre, gel, etc.). Elles ne sont pas concernées par cette alerte de l’ANSM.
Les bons réflexes

En cas de symptômes suspects (fièvre, toux, difficultés respiratoires/essoufflement), il est recommandé de rester à domicile et d’éviter tout contact avec des personnes saines. Les mesures barrières s’imposent alors plus que jamais, y compris à domicile :

- hygiène régulière des mains ;
- tousser dans son coude ;
- recours à des mouchoirs à usage unique ;
- éviter les embrassades.

Si la téléconsultation est accessible, n’hésitez pas à la privilégier. Cela participera à limiter la transmission du virus. Pour la même raison, ne vous rendez pas chez votre médecin avant de l’avoir appelé et averti de vos symptômes. Si les symptômes s’aggravent (difficultés respiratoires accrues, signes d’étouffement), contactez le 15.

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Audrey Vaugrente


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Coronavirus: L’épidémie propice aux arnaques
La situation liée à la propagation du coronavirus évolue très rapidement, les mesures de confinement annoncées par le président de la République en attestent. Les escrocs, qui suivent l’actualité comme le lait sur le feu, s’adaptent au jour le jour.

Ventes frauduleuses sur Internet

Si la vente en ligne de masques périmés, à des prix abusifs ou inefficaces s’est résorbée ces derniers jours, elle continue de sévir sur certains sites. Save-protect.fr vous invite par exemple à vous protéger contre le coronavirus, grâce à un masque doté d’une « technologie militaire » et d’un « filtre PM 2,5 composé de 5 couches ». Un jargon technique mais obscur qui n’augure rien de fiable. Idem pour Relaxsoin.fr, qui vend des « masques de prévention anti-poussières/pollution » dans sa « collection soin », une « offre exclusive ». Fuyez. Madame R., qui a commandé le 26 février sur ce site, attend toujours son colis, et ne parvient pas à les joindre. Madame P., croyant acheter 98 exemplaires chirurgicaux sur Lamaisonducalot.com, a reçu un seul masque, décoré, et inefficace ! Nombre de ces sites frauduleux ont été créés au mois de février. Dans le pire des cas, vous ne recevez rien ; dans le meilleur, vous réceptionnez un produit qui ne correspond en rien à sa présentation en ligne. Et dans tous les cas, vous serez débité… et non remboursé ! Méfiez-vous aussi des annonces entre particuliers et gardez en tête que tous les masques ont été réquisitionnés par l’État. En effet, la vente de modèles FFP2 (avec valve) ou anti-projections (chirurgicaux), en France, est interdite, leur diffusion doit faire l’objet d’une ordonnance. Cette décision fait suite au décret du 3 mars 2020, qui exige la réquisition de tous ces types de masques auprès des fabricants et distributeurs, et ce jusqu’au 31 mai 2020. Les exemplaires que vous trouverez sur Internet, si toutefois vous les recevez, risquent de ne pas être efficaces. Même les pharmaciens ont été victimes d’escrocs qui ont usurpé l’identité d’une officine pour proposer masques et solutions hydroalcooliques, selon l’Ordre national des pharmaciens.
Exemple: Le site Save-protect.fr utilise le coronavirus comme argument de vente.

Autre source d’arnaque éventuelle : les gels hydroalcooliques, dont les prix ont été encadrés par le décret du 5 mars 2020 à la suite d’abus constatés (tarifs fixés de 15 à 40 € par litre, en fonction de la contenance du flacon). Méfiance tout de même, des produits à des prix bien au-dessus de la réglementation circulent encore sur Internet.

Aucun remède miracle contre le coronavirus

Des tentatives de phishing sont également à l’œuvre, via les boîtes mail. Notamment, un message, censé provenir du docteur Tal Zaks, indique qu’un vaccin a été découvert, mais que seules quelques personnes méritantes peuvent en bénéficier, le gouvernement ne souhaitant pas le rendre public. L’objectif : vous faire payer pour obtenir cet antidote, que vous ne recevrez jamais. Il s’agit seulement de vous soutirer de l’argent. Plus largement, méfiez-vous des sites vantant de prétendus remèdes ou produits miracle : lampes UV, faux médicaments…

Cédric O, le secrétaire d’État chargé du Numérique, met en garde la population contre de tels agissements. Il a réuni les acteurs du e-commerce pour lutter contre les fraudes en ligne afin de bloquer les contenus illicites. Il conseille sur Twitter d’« évite[r] certains sites, comme l’application Wish, particulièrement risqués et négligents sur le contrôle des produits vendus ». De telles ventes ne visent encore une fois qu’à vous extorquer de l’argent, et dans le cas où vous recevez des médicaments, ils pourraient s’avérer dangereux pour la santé. Pour l’heure, les recherches pour d’éventuels vaccins ou traitement continuent, et aucun traitement n’est en circulation.

Arnaques à domicile

Certaines personnes malveillantes ont aussi profité de la crise sanitaire pour mettre en place des escroqueries à domicile. Sur les réseaux sociaux, les alertes s’accumulent. L’Agence régionale de santé des Pays de la Loire met la population en garde contre « des entreprises privées propos[a]nt des tests rapides d’orientation diagnostic Covid-19, notamment aux Ehpad ». Elle rappelle que de tels tests ne peuvent être exécutés que par les CHU de Nantes et d’Angers. La gendarmerie du Gers lance de son côté une alerte contre « des démarcheurs, prétendus employés communaux, proposant de désinfecter votre habitation suite à l’épidémie de coronavirus ». Il s’agit de cambrioleurs, qu’il ne faut surtout pas laisser entrer chez soi. L’alerte a été relayée par les gendarmeries de l’Ardèche et de la Gironde.

La DGCCRF en lutte contre les escroqueries

La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a lancé un plan de lutte contre ces agissements. Elle procède à des contrôles de prix sur les gels hydroalcooliques et enquête sur les sites frauduleux pour « traquer les remèdes miracle ou produits dangereux ». « Plusieurs milliers de produits ont été déréférencés à la suite de nos mises en garde, avec une réactivité variable selon les plateformes », précise-t-elle sur Twitter.

Elle invite tous les consommateurs ayant repéré une fraude à la signaler sur Signal Conso. Un formulaire de déclaration dédié au Covid-19 a été mis en place, afin de dénoncer des prix trop élevés, une vente de masques FFP2 ou chirurgicaux non autorisée ou une arnaque et publicité mensongère. Attention, comme le précise le service en ligne, « un signalement ne constitue pas une saisine formelle de la DGCCRF au sens de l’article L. 112-8 du code des relations entre le public et l’administration. Notre plateforme ne propose pas de suivi personnalisé de votre dossier ».

Nos conseils

Si vous êtes victime d’agissements frauduleux, portez plainte. Également, en cas de phishing, contactez votre banquier afin qu’il surveille tout mouvement suspect sur votre compte bancaire.

Afin de prévenir toute arnaque, restez vigilant lorsque vous recevez des informations liées au coronavirus. Les produits miracle n’existent pas, pas plus qu’un vaccin. Fiez-vous aux informations officielles : sites du gouvernement, de votre Agence régionale de santé, de la DGCCRF. En cas de doute, un numéro vert a été mis en place pour répondre aux questions (0800 130 000).

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Marie Bourdellès


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Rénovation énergétique: Une passion absurde pour le chauffage électrique
Après le tour de passe-passe qui va imposer l’électricité comme mode de chauffage dans tous les logements neufs à compter de 2021, le gouvernement récidive sur la rénovation du parc existant. En l’état actuel du projet, sa stratégie nationale de rénovation énergétique des bâtiments modifie la réglementation en vigueur, qu’il s’agisse du niveau de la rénovation basse consommation ou des classes du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’objectif est clair, il s’agit de favoriser l’électricité pour que le chauffage électrique devienne la norme en rénovation.

À l’opposé de tous les beaux discours sur l’indispensable transition énergétique, ce projet confirme que la France du tout-électrique et du tout-nucléaire est de retour, même si personne n’ose le crier sur les toits en haut lieu. Il y aurait de quoi sourire de cette hypocrisie, si ce n’est que les conséquences sur le budget des ménages vont être lourdes.

D’abord avec la refonte complète du niveau BBC rénovation. Chez Effinergie, l’association qui a élaboré et créé ce label, on n’en revient pas. « C’est a minima cavalier de la part du gouvernement de ne pas nous avoir associés à la réflexion, tonne Yann Dervyn, son directeur. Actuellement, BBC rénovation repose sur une forte isolation qui minimise les besoins de chauffage. Avec cette réforme, il y en aura beaucoup moins à faire pour les logements chauffés à l’électricité. Ils passeront en BBC tout en conservant une facture énergétique élevée pour les occupants, c’est un non-sens. »

« Faire entrer massivement les convecteurs électriques dans les logements »

Et puis il y a le fameux diagnostic de performance énergétique (DPE), obligatoire en cas de vente ou de location. Il est actuellement exprimé en énergie primaire (1), conformément à la directive européenne. « Le gouvernement veut le passer en énergie finale pour faire entrer massivement les convecteurs électriques dans les logements et surclasser tous les logements chauffés à l’électricité au lieu de les rénover », dénonce Olivier Sidler, porte-parole de l’association Négawatt, qui prône une rénovation énergétique très performante débouchant sur des économies d’énergie spectaculaires.

Ainsi, les logements chauffés à l’électricité qui sont aujourd’hui étiquetés en C vont passer par magie en B, sans qu’on ait amélioré le moins du monde l’isolation de leur bâti. Les résidents continueront à payer aussi cher pour leur chauffage, mais officiellement, leur domicile sera devenu performant ! Ceux qui sont en E vont passer en D s’ils sont chauffés à l’électricité, etc. On n’aura même plus besoin d’en rénover, les passoires thermiques chauffées à l’électricité n’existeront plus, même si elles restent tout aussi inconfortables et ruineuses pour les ménages qui ont la malchance de les occuper.

« La classe énergétique est actuellement révélatrice des coûts, on sait qu’en A et B on ne consomme pas beaucoup, ce ne sera plus le cas. C’est une vraie tromperie pour les locataires et les propriétaires, s’insurge Négawatt. Le gouvernement a décidé de tout passer à l’électricité pour décarboner en oubliant les économies d’énergie, ça va coûter cher aux consommateurs. »



(1) Énergie primaire et énergie finale : l’énergie primaire est celle qu’il faut consommer pour apporter 1 kWh d’énergie finale au compteur de l’usager. Pour la plupart des énergies c’est à peu près équivalent, elles existent dans la nature. Sauf l’électricité, qui est produite à partir du nucléaire, du charbon, du gaz. Il faut donc en moyenne 2,58 kWh d’énergie primaire pour en obtenir 1 en électricité. Logiquement, on multiplie la consommation affichée par 2,58 pour l’avoir en énergie primaire. Compter en énergie finale, celle qui est inscrite au compteur, est un artifice destiné à favoriser l’électricité.
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Élisabeth Chesnais


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AOP, IGP et Produit de montagne: Les labels officiels n’échappent pas à la fraude
Un restaurateur qui met à sa carte de « l’agneau de l’Aveyron » n’ayant jamais brouté l’herbe des Causses, mais juste été abattu dans le département… et par conséquent ne bénéficiant pas de l’IGP (Indication géographique protégée) éponyme ; des coppa abusivement étiquetées « coppa di Parma » alors qu’elles ne respectent pas le cahier des charges de cette IGP italienne ; des viennoiseries étiquetées AOP au prétexte que le beurre utilisé pour leur fabrication bénéficie du label officiel (Beurre Charentes-Poitou)… Voilà un petit florilège des fraudes et autres pratiques de nature à tromper les consommateurs relevées lors des plans de contrôle des labels européens (AOP, IGP, STG…) menés en 2016 et 2017 par la Répression des fraudes (DGCCRF). Avec plus de 25 % de non-conformités dans les produits contrôlés, ces résultats alarmants ont de quoi ébranler la confiance des consommateurs dans un système pourtant censé leur garantir qualité et authenticité.

Cabécou de Rocamadour et Rocamadour des Cabécous

Les opérateurs peu scrupuleux repoussent chaque année un peu plus loin les limites de la fraude. Par exemple, certains n’hésitent plus à arborer sur leurs étiquettes les précieux logos AOP ou IGP sans en avoir l’habilitation. Entre autres, un producteur commercialisait ses fromages sous l’AOP Cantal « malgré le retrait de son habilitation par l’Inao [Institut national de l'origine et de la qualité] et plusieurs avertissements de nos services », précise le rapport de la DGCCRF. Autres pratiques courantes : les dénominations fantaisistes telles que « Cabécou de Rocamadour » et « Rocamadour des Cabécous » sont aussi fréquentes, « ce qui entraîne l’existence d’une certaine confusion entre le fromage Cabécou qui ne bénéficie d’aucun signe de qualité et les fromages bénéficiant de l’AOP Rocamadour », remarquent les enquêteurs.

Plus grave encore, le respect des cahiers des charges, pierre angulaire des signes officiels de qualité, se révèle parfois à géométrie variable de la part des acteurs des filières eux-mêmes. Un comble alors qu’ils ont participé à l’élaboration de ces documents contractuels, censés les protéger des contrefaçons ! Ainsi l’obligation d’utiliser du lait cru, spécifiée en toutes lettres dans le cahier des charges et garante de la typicité de leur fromage, n’est pas toujours respectée par les producteurs de Rigotte de Condrieu, note le rapport. Autre cas litigieux relevé par le plan de contrôle : des olives noires de Nice AOP dont la composition de la saumure ainsi que les lieux de production et transformation n’étaient pas conformes à leur cahier des charges.

Des fraudeurs jamais à court d’idées

La traçabilité, elle aussi, laisse parfois à désirer, les opérateurs intermédiaires n’étant pas toujours en mesure de produire les éléments leur permettant de justifier la conformité de leurs produits au cahier des charges et leur origine (référence à l’AOP/IGP sur les factures, formalisation des autocontrôles, etc.) lors des contrôles. Des enquêteurs ont ainsi rédigé un constat de non-conformité à l’encontre d’un magasin de produits biologiques qui n’avait pas pu justifier l’origine bio des noix de Grenoble présentées en rayon.

Enfin, les contrôles ont montré que la nouvelle mention européenne « Produit de montagne » n’a pas réussi à séduire les professionnels, en raison des exigences réglementaires liées à cette dénomination. « Ils semblent dorénavant privilégier d’autres indications géographiques tout aussi valorisantes, telles que Pyrénées, Ariège, Cantal, Auvergne, etc. », notent les enquêteurs. Ce qui ne décourage pas pour autant les fraudeurs. Par exemple, un magasin spécialisé en miel n’a pas pu justifier l’origine du miel qu’il commercialisait sous l’appellation « montagne ».

Face à cette avalanche d’infractions, les manquements aux règles formelles d’étiquetage pour les produits bénéficiant à juste titre d’un signe de qualité peuvent sembler plus véniels (non-affichage du logo européen sur des produits AOP/IGP, non-respect de sa couleur et de sa taille, mention AOC au lieu de l’AOP, etc.). Reste que ces non-conformités mineures entraînent à leur tour un risque de confusion pour les consommateurs souvent perdus dans la jungle des labels existants.
UFC Que Choisir en ligne
Florence Humbert


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Coronavirus: Le remboursement des événements annulés est possible
Depuis le 29 février, plus aucun événement réunissant plus de 5 000 personnes en milieu confiné n’est censé se dérouler dans le pays. Concerts, événements sportifs, salons, foires… de nombreuses manifestations ont d’ores et déjà été annulées. Certains musées et d’autres établissements ont également fermé leurs portes. Quels sont les droits de ceux qui avaient prévu de s’y rendre ?

L’événement pour lequel j’avais acheté un billet a été annulé. Puis-je en demander le remboursement ?

Oui. Le fait que la lutte contre le coronavirus soit un « cas de force majeure » selon l’article 1218 du code civil n’exonère pas le professionnel de ses obligations de remboursement en cas d’annulation. La seule différence avec un cas « classique » vient du fait que le consommateur ne peut, en cas de force majeure, demander de dommages et intérêts. Vous êtes donc en droit de demander à l’organisateur le remboursement de votre ticket d’entrée au musée, de votre billet de spectacle, de votre dossard, etc.

Le prestataire argue du fait que l’événement sera reporté pour ne pas me rembourser. En a-t-il le droit ?

L’organisateur a en effet le droit de repousser l’événement. Il peut également basculer les participants vers un événement « similaire ». Dans la réalité, toutefois, cette disposition sera souvent compliquée à mettre en œuvre dans la mesure où il y a peu de chances que l’événement puisse se dérouler avant plusieurs semaines ou plusieurs mois et que, dans bien des cas, aucun événement similaire n’existe (difficile, par exemple, de trouver un événement similaire au semi-marathon de Paris). Dans la grande majorité des cas, l’organisateur sera tenu de rembourser les participants qui en font la demande. À charge pour lui de se tourner vers son assureur ou d’engager la responsabilité de l’État s’il le juge nécessaire.

Qu’en est-il du billet de train et de la chambre d’hôtel que j’avais réservés pour participer à l’événement ?

Dans la mesure où la force majeure empêche tout versement de dommages et intérêts, ni l’organisateur de l’événement annulé ni le prestataire du service (SNCF, hôtel…) n’est tenu de rembourser ces frais annexes. Vous n’aurez d’autre choix que de tenter d’annuler la prestation par les moyens habituels ou d’obtenir un geste commercial de la part du professionnel.

J’avais pris une assurance annulation. Puis-je m’en servir ?

Dans l’absolu, oui. Néanmoins, la plupart des assurances de ce type excluent tout remboursement en cas d’épidémie.

L’événement pour lequel j’ai un billet n’est pas annulé, mais j’ai peur d’y aller. Puis-je en demander le remboursement ?

Non. L’événement n’ayant pas été annulé dans « l’intérêt général », vous n’êtes pas en droit de réclamer l’annulation de la transaction et le remboursement des sommes versées.
UFC Que Choisir en ligne
Cyril Brosset


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Marketplaces: Trop de produits dangereux
L’année 2020 commence décidément mal pour les marketplaces. En janvier, notre enquête révélait que la plupart des chargeurs de smartphones achetés sur des marketplaces étaient dangereux. Et voilà qu’une étude du Beuc (Bureau européen des unions de consommateurs) confirme aujourd’hui que les produits non conformes à la réglementation européenne en matière de sécurité pullulent sur ces plateformes : 66 % des 250 produits achetés sur Amazon, eBay, AliExpress et Wish se sont révélés dangereux !

Des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone qui ne détectent rien du tout, des jouets qui explosent les seuils de produits chimiques tolérés (jusqu’à 200 fois !), des batteries externes qui fondent… Le Beuc s’alarme que dans certains cas, les risques sont potentiellement mortels avec des départs de feu, des suffocations, des chocs électriques. « Les marketplaces retirent ces produits de la vente quand on les informe mais, trop souvent, ils réapparaissent, déplore le bureau. Manifestement, les sites ne contrôlent pas assez la fiabilité des vendeurs en amont. » Le Beuc estime que la seule manière d’arranger la qualité de l’offre des marketplaces est d’engager la responsabilité des sites qui les héberge. Actuellement, Amazon, eBay et les autres se considèrent comme de simples intermédiaires entre les acheteurs et les vendeurs, et se couvrent en précisant dans leurs conditions générales de vente qu’ils ne sont responsables de rien.

Les résultats



Les tests à l’origine de cet édifiant constat ont été conduits sur différents types de produits (1). Dans certains cas, un simple contrôle visuel a suffi à les déclarer dangereux ; dans la majorité des cas, il a fallu conduire des tests en laboratoire, dont voici les conclusions.

Chargeurs USB, adaptateurs de voyage, batteries externes

Au total, 36 produits ont été testés. Les trois quarts ont échoué aux tests de sécurité électrique, laissant craindre des chocs électriques et des brûlures. Ces produits dangereux étaient le plus souvent vendus à bas prix, sans marque apparente ou alors de marque inconnue.

Jouets pour bébés

Parmi les 29 jouets testés, 9 présentaient des phtalates en trop grande quantité. Utilisés dans les jouets en plastique souple, ces produits soupçonnés de perturber le système hormonal sont interdits dans les jouets destinés aux enfants de moins de 3 ans et tolérés, dans une certaine limite, dans les autres. Certains jouets ont dépassé 200 fois les seuils autorisés.

Vêtements pour enfants

Les tests ont porté sur des sweats à capuche. Principal défaut relevé, des cordons trop longs, source potentielle de suffocation (14 des 16 sweats).

Détecteur de fumée et de monoxyde de carbone

Aucun des 7 détecteurs de monoxyde de carbone testés n’a détecté le gaz. Aucun des 4 détecteurs de fumée n’a détecté la fumée de bois, de coton, de plastique en flamme.

Blanchisseurs de dents

Parmi les 10 produits testés, 7 contenaient des taux trop élevés de peroxyde d’hydrogène (14 à 70 fois les seuils légaux).

Produits dangereux au rappel



Une rubrique à part entière est dédiée aux produits au rappel sur notre site. Elle concerne toutes les thématiques (alimentation, automobile, santé…) et est régulièrement mise à jour.

(1) Tests réalisés par le réseau ICRT (International Consumer Research and Testing), et notamment par Test Achats/Test Aankoop (Belgique), Altroconsumo (Italie), Consumentenbond (Pays-Bas), Forbrugerrådet Tænk (Danemark), Stiftung Warentest (Allemagne) et Which? (Royaume-Uni).
UFC Que Choisir en ligne
Camille Gruhier


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Epargnefrance.com et Epargnemalinfrance.com: Arnaque aux faux livrets à 7 % de rendement
Les placements miraculeux, qui rapportent « 10 fois plus que le livret A », ça n’existe que dans les livres ou… sur des sites frauduleux. À l’heure où le taux de rendement du livret A vient de chuter à 0,50 % (contre 0,75 % auparavant) et que celui des assurances vie s’érode année après année, des escrocs cherchent à séduire avec un produit financier soi-disant exceptionnel. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), organisme de contrôle des banques et assurances, alerte ainsi les internautes dans un communiqué sur la circulation de bannières publicitaires illicites, vantant un « nouveau placement à 7 % ». L’autorité indique que ces publicités apparaissent « notamment sur des sites Internet d’information générale et proposent de faux livrets d’épargne à haut rendement ». Méfiez-vous donc lorsque vous surfez sur vos pages favorites : si elles s’avèrent dignes de confiance, les publicités qui s’y affichent peuvent, elles, cacher une escroquerie.

De la promesse à l’arnaque

Lorsqu’une personne visite ces faux sites, outre la promesse d’un rendement de 6 % ou 7 % grâce à un « placement alternatif » ou encore une « nouvelle épargne "secrète" », dotée d’aucun nom ou descriptif, elle est incitée à maintes reprises à cliquer sur un lien afin de « vérifier gratuitement [son] éligibilité » ou procéder à une « simulation gratuite ».

Le site Epargnemalinfrance.com, dénoncé par l’ACPR, délivre des informations alléchantes mais très floues, et surtout totalement fausses !

Les différents liens renvoient tous vers une même url, Epargnefrance.com. L’internaute est invité à renseigner nom, prénom, adresse e-mail et numéro de téléphone. Une fois ces informations rentrées, il est indiqué sur une page quasiment vide, sans aucune mention légale ni adresse ou contact, qu’un « conseiller prendra contact […] par téléphone ». Il est tout à fait probable que la personne qui appelle déroule un discours bien rodé sur ce prétendu rendement miracle, comme cela a déjà pu se vérifier avec d’autres arnaques, celle au bitcoin par exemple. En tout cas, tout ce qu’il sera dit est faux, l’objectif est de vous soutirer de l’argent, que vous ne reverrez jamais.

Comment éviter les arnaques au placement

Si vous souhaitez investir dans un nouveau placement, soyez vigilant lorsque vous surfez sur Internet.

Ne vous lancez pas tête baissée dans un nouveau placement, prenez le temps de vous documenter et de comparer les offres du marché.
Vérifiez l’existence de la société via les registres en ligne qui référencent les acteurs du marché de la finance et de l’assurance (Regafi ou Orias) autorisés à exercer en France.
Vérifiez que le contenu visité comporte des mentions légales et qu’il est basé en France. Une société étrangère ne donnera lieu qu’à peu de recours.
Méfiez-vous des sites aux liens multiples renvoyant vers une seule et même page, l’objectif est unique : vous faire cliquer afin que vous entriez vos coordonnées. Ce type de contenu masque souvent des escroqueries.

Si vous vous êtes fait piéger:

- Portez plainte dès que vous avez pris conscience de l’arnaque même si vous n’avez quasiment aucune de récupérer votre mise.
- Contactez également votre banquier, qui pourra vous conseiller.
- Vous pouvez aussi contacter Épargne Info Service, plateforme gérée par l’Autorité des marchés financiers (AMF) : ils répondront à vos questions, et vos informations pourront servir à alimenter leurs listes noires.


UFC Que Choisir en ligne
Marie Bourdellès


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