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Accueil > Liste des articles publiés en 7 / 2019:

Démarchage abusif de fournisseurs d’énergie: La DGCCRF passe (enfin) à l’attaque
Le communiqué de la DGCCRF est tombé lundi 1er juillet : « Deux entreprises commercialisant des contrats de gaz et d’électricité et 11 sociétés sous-traitantes travaillant pour leur compte ont été visées par des perquisitions, dans le cadre d’une enquête pour des pratiques de démarchage abusif présumé », a fait savoir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes. Certes, le communiqué n’a pas cité de noms, mais le passif d’Engie et d’Eni est tellement lourd en la matière que la probabilité est forte !

« Ces perquisitions d’une ampleur nationale ont mobilisé 73 agents de la DGCCRF, qui sont intervenus simultanément pour des opérations de visite et saisie sur 16 sites distincts », précise le communiqué. Manifestement, la Répression des fraudes a décidé de frapper fort et Que Choisir s’en réjouit.

Voilà en effet des années que nous décernons le titre de « mouton noir du démarchage à domicile » à Engie et que le groupe se fait épingler par le Médiateur national de l’énergie, sans que rien ne change.

Eni n’est d’ailleurs guère mieux loti. Le groupe italien est lui aussi montré du doigt pour ses pratiques de démarchage très agressives auprès des particuliers, et ce n’est pas tout. Les perquisitions menées, « d’une ampleur inédite », souligne la DGCCRF, ont pour but de déterminer s’il s’agit de « pratiques isolées » de la part des démarcheurs ou d’une « politique délibérée » de la part des deux fournisseurs d’énergie.

Rappelons que ces pratiques commerciales trompeuses peuvent faire l’objet de sanctions pénales. Quant à l’amende, elle peut s’élever jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires des entreprises.

Évidemment, on n’en est pas là, il va falloir patienter. Mais si de telles sanctions devaient être un jour prononcées, les consommateurs pourraient enfin respirer, soulagés de ne plus avoir à subir les mauvaises pratiques de ces fournisseurs d’énergie.
UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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Offre d’électricité Digiwatt d’EDF: Gare au piège tarifaire
Le 12 juillet 2019, la consultation de l’offre d’électricité Digiwatt d’EDF fut une grosse surprise pour Que Choisir. Car si le site signale bien qu’il est à « – 5 % sur le prix du kilowattheure hors taxe par rapport au tarif réglementé », ce qui est loin d’être la meilleure offre du marché, EDF y a laissé la grille tarifaire de janvier 2019. Comme si le groupe pouvait ignorer avoir fortement augmenté son tarif réglementé… le mois dernier, le 1er juin !

Une éventuelle amnésie d’EDF peut évidemment être écartée. D’ailleurs, son site donne bel et bien la grille tarifaire de juin 2019 quand il s’agit du tarif bleu, le tarif réglementé.


La facture comprend bien la hausse de 5,9 %

Le procédé commercial est donc trompeur. L’internaute qui consulte l’offre Digiwatt croit bénéficier d’un prix attractif puisque la grille tarifaire ne prend pas en compte les 5,9 % de hausse intervenue le 1er juin. La surprise sera en revanche très désagréable le jour où arrivera la facture, qui sera, conformément au contrat, calculée à partir du tarif réglementé actuel.

Que Choisir déconseille donc vivement Digiwatt. À son vrai prix, l’offre n’est guère compétitive, comme le prouve notre comparateur des offres d’électricité des différents fournisseurs. EDF serait bien inspiré de présenter la vraie tarification.



Capture d’écran de la grille tarifaire de l’offre Digiwatt sur le site d’EDF:


UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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Alimentation ultratransformée: L’industrie agroalimentaire gave les bébés
Entre profil nutritionnel défavorable et informations sur l’emballage non conformes aux recommandations, les jus de fruits, laits en poudre, céréales, biscuits, compotes et autres purées pour nourrissons ne satisfont pas aux principes d’une alimentation équilibrée. Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a dressé un réquisitoire sévère contre les aliments pour nourrissons vendus par l’industrie agroalimentaire dans un rapport publié le 15 juillet 2019.

L’OMS a étudié près de 8 000 aliments collectés dans les commerces de détail de 4 villes : Vienne en Autriche, Sofia en Bulgarie, Budapest en Hongrie et Haïfa en Israël (entre fin 2017 et début 2018). Dans trois de ces villes, la moitié ou plus des produits étaient trop sucrés, d’autres étaient trop salés, et beaucoup comptaient des arômes parmi leurs ingrédients. Le rapport cite des arômes tels que vanille, cannelle, chocolat, cacahuète… voire des associations surprenantes destinées à cacher le goût de certains ingrédients : pomme avec pomme de terre, purée de pomme avec poulet, truffe pomme-mangue… Or, « ces arômes et sucres ajoutés peuvent exercer une influence sur les préférences gustatives des enfants », qui préféreront en grandissant les aliments plus sucrés, riches en matières grasses ou en sel. Des caractéristiques typiques de l’alimentation ultra-transformée, dont des études montrent pourtant des conséquences dommageables pour la santé.

Mention trompeuse

Dans les quatre villes, entre 28 et 60 % de ces aliments pour bébé ont été commercialisés avec la mention trompeuse « convenant aux nourrissons de moins de 6 mois ». Là aussi, l’OMS s’inscrit en faux (1). Elle recommande depuis longtemps l’allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de vie de l’enfant. Des mentions telles que « approprié » ou « convenant » aux nourrissons de cet âge, apposés sur des aliments de diversification alimentaire (autres que le lait en poudre), solides (purées, compotes) ou liquides (jus de fruits et autres boissons), sont donc en contradiction avec ce message. L’agence estime que ce type de produits ne devrait même pas être commercialisé pour cette tranche d’âge.

Allégations nutritionnelles inappropriées

Autre pratique critiquable, une partie des produits (13 à 35 %) affichent sur leur emballage des allégations nutritionnelles sur les thèmes de la santé et du développement telles que promoteurs de croissance, renforcement du système immunitaire ou nerveux, protection contre le stress oxydatif, absorption de fer… L’OMS soulève d’autres tendances problématiques, comme le type de contenant : les poches souples sont de plus en plus utilisées en substitution aux pots en verre. Mais ces poches – certes pratiques – avec une purée sans grumeaux, n’apprennent pas à manger, et seraient source de suralimentation.

L’agence de l’ONU fustige également les pratiques des fabricants de fournir gratuitement ou à prix réduit des échantillons de ces aliments, « directement ou par l’intermédiaire du personnel de santé ». Ils incitent les familles à acheter ces produits, « risquant ainsi de compromettre l’allaitement maternel ». Or un bon équilibre alimentaire au cours de la petite enfance est essentiel pour un développement harmonieux et une prévention de l’obésité et des maladies qu’elle entraîne.

L’OMS recommande l’allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois, puis une alimentation riche en nutriments (préférentiellement élaborée à partir de produits bruts) et pauvre en sels et en sucres, et qui exclut les boissons sucrées (y compris les jus de fruits), snacks et confiseries jusqu’à l’âge de 3 ans. Elle demande aussi que les sucres ajoutés et édulcorants ne soient pas utilisés.

En France, les recettes simples et bio triomphent

Dans l’Hexagone, les pots pour bébés et autres compotes affichent plutôt de bonnes pratiques. La plupart, voire tous les pots destinés aux tout-petits (4 à 6 mois) ont des recettes très simples, incorporant un, deux voire trois légumes, agrémentés d’un peu d’huile, ou des fruits sans sucres ajoutés. Dans les compotes, le conservateur utilisé est souvent le jus de citron. Ponctuellement, on y trouve des arômes de vanille, ou de l’acide ascorbique (antioxydant). De rares plats préparés contiennent de l’amidon de maïs, sans autre précision. Aucune allégation nutritionnelle n’est mise en avant, les fabricants jouant plutôt sur les arguments porteurs comme « Bio » ou « Fabriqué en France », qui concernent désormais la quasi-totalité de l’offre.

En revanche, à l’instar des constats dans les quatre pays étudiés par l’OMS, les contenants de type gourdes souples font leur apparition pour les purées (elles existent depuis longtemps pour les compotes).

L’indication sur l’âge est prudente, affichant un sobre « dès 4/6 mois ». L’Anses n’est pas tout à fait sur la même ligne que l’OMS : elle recommande d’entamer la diversification « à partir de 4 mois et pas après 6 mois ». Elle considère en effet que la couverture des besoins en protéines, vitamine A, fer et zinc par le lait maternel est en général assurée jusqu’à 6 mois par une mère bien nourrie, « sauf pour une petite proportion », qu’il convient donc de complémenter.

(1) Cette pratique est autorisée par la législation européenne.
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Elsa Casalegno


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Protection des cours d’eau: Un rapport officiel confirme l’analyse inquiétante de Que Choisir
Nouveau permis de polluer pour l’agriculture, titrait Que Choisir début 2018 à propos de la ressource en eau. En cause, un arrêté laxiste signé in extremis par le précédent gouvernement, juste entre les deux tours de l’élection présidentielle, qui confiait aux préfets le soin de lister les points d’eau à protéger des pesticides agricoles dans leur département.

Soumis aux pressions des représentants de l’agriculture intensive, FNSEA (1) en tête, de nombreux départements ont revu la protection des cours d’eau à la baisse, alors même que l’utilisation de pesticides agricoles continue à augmenter ! Il s’agit d’un retour en arrière phénoménal puisque, depuis 2006, de fortes contraintes étaient imposées aux agriculteurs. Ils avaient l’interdiction de traiter à proximité des points d’eau figurant sur les cartes IGN au 1/25 000. Les zones sans traitement étaient d’une largeur minimale de 5 mètres. Au lieu de renforcer cette protection, le gouvernement Hollande finissant a cédé aux injonctions des lobbys de l’agriculture intensive alliés à l’agrochimie. C’est une catastrophe pour la protection de la ressource en eau et la santé, expliquait Que Choisir dans son enquête.

La moitié des départements protègent moins bien leurs cours d’eau

En septembre 2018, le gouvernement actuel s’en est inquiété. Il a commandé un rapport au Conseil général de l’environnement et du développement durable. Publié cet été, celui-ci parvient aux mêmes conclusions que nous. « Dans de nombreux départements, soulignent les enquêteurs, les rapports de force locaux ont conduit à une réduction, parfois forte (…) du réseau hydrographique protégé par des zones non traitées, alors que la protection de l’ensemble de ce réseau est nécessaire pour atteindre les objectifs de qualité des eaux superficielles et réduire les coûts de potabilisation. »

Selon le rapport, seulement 44 départements, soit même pas la moitié, protègent autant leurs cours d’eau qu’avant ce funeste arrêté de 2017. Comme Que Choisir, les inspecteurs décernent un satisfecit aux 4 départements bretons, qui protègent tous leurs cours d’eau et points d’eau depuis 2005, fossés et plans d’eau compris. La balle est à présent dans le camp du gouvernement, on attend ses décisions.

(1) Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles.
UFC Que Choisir en ligne
Élisabeth Chesnais


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