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Edito - Alimentation

Printemps des consommateurs 2019 : l'UFC Que Choisir de l'Ardèche organise une soirée débat !


Un rendez-vous pour consommer responsable

Dans le cadre du printemps des consommateurs, à l’instar de l’an dernier où nous avions organisé une soirée « jardiner au naturel » et une sur « les perturbateurs endocriniens », nous montons cette année une soirée débat sur le thème « consommer responsable » qui aura lieu le vendredi 5 avril à 18 h au centre le Bournot à Aubenas.

Un diaporama préparé par nos soins sera le support de cette soirée ; nous comptons beaucoup sur l’interactivité avec le public présent qui a sûrement de nombreuses expériences en la matière.


Edito - Alimentation

Contamination alimentaire toxique: Rappel massif de haricots verts


Plusieurs lots de haricots verts et produits à base de haricots ont fait l’objet d’un rappel en raison d’une contamination par une plante toxique : le Datura. Aucun malade n’est à déplorer pour l’heure mais la vigilance reste de mise.

On le surnomme herbe du diable ou herbe aux sorciers. Le Datura est une plante très toxique. Au point que si vous en consommiez à forte dose, ce serait possiblement la fin des haricots. Or c’est justement dans diverses préparations à base de ce légume que la plante toxique a été retrouvée ces dernières semaines !

Tout a commencé en février 2019 quand la marque de plats préparés Comme j’aime rappelle des plats préparés « porc à la provençale et ses haricots plats », possiblement contaminés par du Datura.

Puis mi-mars, ce fut au tour de Leclerc de rappeler des haricots surgelés vendus sous la marque Notre jardin et de Carrefour pour des haricots également surgelés. Des produits des marques D’aucy et Cuisine de France sont également rappelés.

Une liste qui pourrait encore s’allonger selon la DGCCRF qui précise que l’enquête de traçabilité indique que d’autres produits devraient être concernés.

Le conditionneur de ces haricots contaminés n’est autre que la société Greenyard. Le géant belge du légume surgelé, leader européen du secteur, était déjà à l’origine via une de ses usines hongroises de la vague d’infections de Listeria en juillet dernier. Une contamination ayant entraîné 48 cas humains de Listeria dont 9 décès (aucun cas n’avait été identifié en France).

La Datura stramonium est une plante courante en France que l’on retrouve notamment en bord de champs ou dans les cultures et dont la couleur verte est assez proche de celle des feuilles de haricots. La récolte mécanique des plantes peut accidentellement laisser passer la plante même si ce type de contamination est exceptionnel, la belle empoisonneuse étant généralement détruite par les herbicides.

« Les propriétés de ses alcaloïdes atropiniques sont bien connues de la pharmacopée pour leurs propriétés antispasmodiques, explique Evelyne Ollivier, enseignante et chercheuse en pharmacognosie à l’université d’Aix-Marseille. Mais ces principes actifs (en particulier la scopolamine) sont très toxiques. » Si ces alcaloïdes sont sensibles à la chaleur, les traitements thermiques brefs ne suffisent généralement pas à les détruire selon les précisions de la chercheuse. D’après les ouvrages de référence (1), 30 à 50 graines de Datura induiraient, chez la majorité des patients, hallucinations visuelles et mydriase (125 graines correspondent environ à 1 g). À plus forte dose, les alcaloïdes peuvent entraîner des insuffisances respiratoires ou des troubles cardiaques. Selon le site du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, « ils peuvent entraîner une intoxication modérée persistant 8 à 12 heures ou une intoxication sévère durant 2 à 3 jours (la dilatation de la pupille étant particulièrement lente à disparaître) ».

Les autorités recommandent donc d’appeler le 15 si vous ressentez les symptômes d’une intoxication après l’ingestion d’un produit concerné par cette alerte (sécheresse de la bouche, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation, confusion, désorientation spatio-temporelle, hallucinations, paroles incohérentes).

Enfin, si vous détenez des lots de produits concernés par la mesure de retrait-rappel, ne les consommez surtout pas et ramenez-les en point de vente pour remboursement.



(1) Plantes toxiques, végétaux dangereux pour l’homme et les animaux, 3e édition, Jean Bruneton, Lavoisier 2005.

Edito - Vie sociale et Services

Pensions de retraite: C’est enfin possible de les demander en ligne


Il aura fallu quelques années pour y parvenir mais cette fois, c’est fait ! Depuis quelques jours, les personnes qui souhaitent obtenir l’ensemble de leurs pensions de retraite, tous régimes confondus, peuvent le faire en une seule fois, de façon simple et sécurisée. L’avantage de ce nouveau dispositif ? Ne plus avoir à multiplier les démarches auprès de chaque régime de retraite comme cela était le cas jusqu’à présent.

La mise en place de ce nouveau service est une réelle simplification pour tous les futurs retraités. Jusqu’à présent, pour demander sa retraite en ligne, plusieurs étapes étaient nécessaires. Un salarié du secteur privé qui avait également travaillé quelques années pour la fonction publique sans être titularisé par exemple, devait ainsi créer trois espaces personnels différents sur ses actuels et anciens régimes de retraite pour bénéficier de toutes ses pensions de retraite : sur Lassuranceretraite.fr pour sa pension de base de salarié et d’agent contractuel, sur l'Agirc-arrco.fr pour sa pension complémentaire de salarié et sur Ircantec.retraites.fr pour sa retraite complémentaire publique. S’il le souhaitait, il pouvait aussi choisir de se rendre dans les différents points d’accueil de ces trois régimes de retraite pour faire valoir ses droits.

Concrètement, comment procéder?



Désormais, plus rien de tout cela : pour bénéficier de toutes ses pensions, tous régimes confondus, il suffit de créer son « compte retraite individuel » sur Info-retraite.fr et de se connecter avec France Connect comme cela est le cas par exemple avec le site Ameli.fr ou avec Impots.gouv.fr. Cette nouvelle démarche vaut pour la quasi-totalité des 42 régimes que compte l’actuel système de retraite. Seuls 7 sont absents pour le moment de ce dispositif : les 4 régimes de retraite des parlementaires et de leurs assistants, le régime de retraite du Conseil économique social et environnemental, celui des allocations viagères des gérants de débit de tabac ainsi que le régime temporaire de retraite des enseignants du privé.

Prendre systématiquement les devants



Pour que cette démarche aboutisse en temps et en heure, il faut d’abord avoir atteint l’âge légal (62 ans) ou l’âge minimal d’ouverture de ses droits qui est par exemple de 60 ans pour les personnes qui peuvent s’inscrire dans le dispositif carrière longue. Il faut également effectuer sa demande de retraite non pas à la dernière minute, mais 4 à 6 mois environ avant la date d’effet souhaitée pour le premier versement des pensions. Les futurs retraités de l’éducation nationale, ceux de la fonction publique au sens large et ceux de la Banque de France ou des Industries électriques et gazières doivent toutefois s’y prendre encore un peu plus en amont : respectivement de 6 à 18 mois, 6 à 9 mois ou encore 12 mois avant.

Oser les vérifications



Avant toute demande de retraite en ligne, il est prudent d’éditer son relevé de carrière et le vérifier consciencieusement. En cas d’erreurs ou d’oublis, il est nécessaire de les faire corriger sans tarder, en téléchargeant les copies ou les PDF des justificatifs nécessaires (bulletins de salaires, copie du livret de famille pour bénéficier d’une majoration de pension pour enfants, etc.). En revanche, si le relevé de carrière et l’estimation indicative globale (à télécharger également sur Info-retraite.fr) sont complets, et si les informations personnelles vous concernant le sont aussi (date de naissance…), inutile d’attendre : une fois lancée, votre demande de retraite sera communiquée et traitée par tous les régimes auxquels vous avez été affilié. Par la suite (comptez 2 à 3 mois) vous recevrez par courrier une notification vous informant du montant de chaque pension.

Pour presque toutes les demandes de retraite…



Dans sa première version, ce service prend en compte « 95 % des demandes » selon l’Union retraite, le groupement d’intérêt public qui réunit 35 organismes de retraite de base et complémentaire. De ce fait, aujourd’hui, les demandes de retraite progressive (possible dès 60 ans sous certaines conditions), de retraite au titre du handicap, de retraite pour pénibilité ou les préretraites amiante doivent encore être effectuées, régime par régime, et de préférence sur rendez-vous, compte tenu de la plus forte complexité de ces dispositifs. Il en va de même pour les professionnels libéraux qui souhaitent liquider leurs différentes pensions à des dates échelonnées, du fait d’un âge de taux plein souvent plus tardif (65 ou 67 ans parfois) dans leurs régimes complémentaires respectifs.

Une montée en charge attendue



Enfin, les demandes de pension de réversion (4,4 millions de personnes en percevaient une, fin 2016) sont pour le moment aussi exclues de ce dispositif et aucune échéance n’a été fixée quant à cette faisabilité. Pour cette première année, l’Union retraite espère une montée en charge des demandes de retraite en ligne, avec un objectif : atteindre le cap des 120 000 demandes en ligne d’ici à la fin de l’année. Sachant qu’en 2016, pas moins de 795 000 personnes, tous régimes confondus, ont demandé à faire valoir leurs pensions de droit direct (1), cela représenterait tout de même 20 %.



(1) Source : Les retraités et les retraites, DREES, édition 2018.

Edito - Environnement et Energie

Rénovation énergétique Le crédit d’impôt 2019 enfin clarifié


Depuis l’arrêté publié ce 7 mars au Journal officiel, on connaît enfin les plafonds de dépenses qui donnent droit au crédit d’impôt de 30 % sur les travaux d’économie d’énergie réalisés au cours de cette année 2019.

Avant de faire le point sur les plafonds de dépenses, il est nécessaire de revenir sur les changements intervenus, tant les débats et les actions de lobbying ont pu semer le trouble.


Le fioul exclu du crédit d’impôt



Premier point, la messe est dite sur le fioul. Les chaudières fioul n’ont définitivement plus droit au crédit d’impôt. Les réintroduire aurait d’ailleurs été un non-sens, le ministre de la Transition écologique ayant annoncé en janvier dernier vouloir éradiquer le chauffage au fioul, trop polluant.


Crédit d’impôt pour les fenêtres : nouvelles conditions



Second point, après avoir été supprimé au second semestre 2018, le crédit d’impôt est réintroduit sur les fenêtres. Mais attention, son taux est seulement de 15 %, avec un plafond de dépenses fixé à 650 € TTC par fenêtre. Pour y avoir droit, il faut impérativement que les nouvelles viennent en remplacement de fenêtres à simple vitrage. Si les professionnels du secteur ont en partie gagné le bras de fer qui les opposait au ministère de la Transition écologique, les garde-fous posés visent à limiter les effets d’aubaine et les marges colossales réalisées en vente et pose de fenêtres.


Crédit d’impôt à 30 % plafonné



Concernant le crédit d’impôt de 30 %, il est limité à des plafonds de dépenses pour certains travaux, notamment les plus courants :

3 350 € TTC pour une chaudière à condensation (hormis au fioul) dotée d’un rendement en chauffage d’au moins 92 %.
3 000 € TTC pour un chauffe-eau thermodynamique. Mais 4 000 € TTC, en incluant la pose, pour les ménages modestes dont les revenus entrent dans les limites définies par l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
150 € TTC/m2, matériel et main-d’œuvre compris, pour l’isolation par l’extérieur.
100 € TTC/m2, matériel et main-d’œuvre compris, pour l’isolation par l’intérieur.

Les ménages modestes ont également droit à 50 % de crédit d’impôt sur la dépose de leur cuve à fioul.

Rappelons enfin que tant qu’à faire des travaux d’isolation, il ne faut jamais lésiner sur l’épaisseur de l’isolant. Ajouter quelques centimètres ne coûte pas cher. Il faut un minimum de 30 cm dans les combles, plus si l’isolant est projeté car il va se tasser, 15 à 20 cm pour l’isolation des murs par l’extérieur, 15 cm pour l’isolation du plancher bas.

Action nationale - Droit et Justice

Grand débat national: Le succès de la Contribution des Consommateurs appelle une Loi Consommation

Alors que la première étape du Grand Débat s’est achevée, l’UFC-Que Choisir rend publics aujourd’hui les résultats de la Contribution des Consommateurs pour libérer 9 milliards d’euros de pouvoir d’achat, que plus de 100 000 consommateurs ont soutenu. Les résultats montrent que leurs attentes sont fortes, tant en termes de pouvoir d’achat que d’émergence d’une consommation plus durable. L’association remet aujourd’hui les résultats au gouvernement, et l’appelle à mettre en chantier dès cette année la loi Consommation qui manque à ce quinquennat.
Plan pouvoir d’achat : le plein soutien des consommateurs

Ce sont plus de 102 000 consommateurs qui ont signé, en un mois et demi, la Contribution des Consommateurs pour demander, dans le cadre du Grand débat national, la mise en œuvre d’une politique ambitieuse en faveur du pouvoir d’achat. Le Plan présenté par l’UFC-Que Choisir repose sur trois principes directeurs. Il s’agit tout d’abord de proposer des mesures concrètes et expertisées, à même de s’attaquer aux niveaux de prix lorsqu’ils sont excessifs en raison d’un manque de concurrence ou d’une régulation défaillante. L’accent a par ailleurs été mis sur les dépenses contraintes (alimentation, santé, énergie, banque, etc.). Enfin, le plan proposé est sans coût pour les finances publiques. Les douze mesures proposées permettraient au total plus de 9 milliards d’euros de gain de pouvoir d’achat par an.

Les priorités des consommateurs : pouvoir d’achat et consommation durable:



Soumise au vote des consommateurs, qui devaient choisir les trois mesures prioritaires à leurs yeux, la Contribution de l’UFC-Que Choisir permet de mettre en évidence les attentes réelles de la population. Parmi les douze mesures (retrouver ici la liste complète des mesures, classées selon les votes), cinq se sont détachées nettement. La mesure plébiscitée est environnementale : l’application stricte du principe « préleveur – pollueur – payeur » pour l’eau potable, que plus d’un consommateur sur deux appuie (54 %), qui permettrait de favoriser efficacement la réduction de l’usage des pesticides dans l’agriculture tout en économisant un milliard d’euros par an aux consommateurs. La limitation des dépassements d’honoraires suit, prioritaire pour 42 % des votants. Deux mesures portant sur les prix des produits alimentaires sont également fortement soutenues, notamment la répercussion contrainte sur les prix en rayon des baisses des cours des matières premières agricoles (40 %). Enfin, la suppression des commissions d'intervention en cas d'incident bancaire est urgente pour 32 % des consommateurs. A elles-seules, ces mesures généreraient 5,6 milliards d’euros de gain de pouvoir d’achat ! Plus largement, les consommateurs s’inscrivent résolument dans une démarche de consommation durable, respectueuse de la santé et de l’environnement, et qui garantisse à tous, où qu’ils se trouvent sur le territoire et quels que soient leurs revenus, l’accès aux biens et services essentiels.

De premières annonces gouvernementales, à confirmer et à amplifier

Avant même la fin du Grand débat, le gouvernement a annoncé que deux mesures de notre plan allaient être mises en œuvre : faciliter la résiliation des complémentaires santé et libéraliser la vente de pièces de carrosserie automobiles. Ces annonces restent à concrétiser, et l’association sera vigilante quant à leur mise en œuvre effective et rapide. Pour les assurances santé, un texte sera soumis cette semaine aux députés, et l’UFC-Que Choisir appelle les parlementaires à traduire dans la loi cette aspiration des consommateurs. Reste maintenant au gouvernement à amplifier le mouvement en se saisissant des dix autres mesures du plan, à travers une loi Consommation, grande absente de ces deux premières années de mandat. Ce complément indispensable à loi d’urgence économique et sociale adoptée en fin d’année acterait que le pouvoir d’achat n’augmentera durablement que si l’on joue sur ses deux composantes : les revenus mais aussi les niveaux excessifs de prix.

Forte du soutien des consommateurs à son plan en faveur du pouvoir d’achat, l’UFC-Que Choisir, comme elle s’y était engagée, va désormais porter auprès du Gouvernement et du Parlement les mesures à même d’offrir un soutien durable au pouvoir d’achat des Français.


Lire aussi:

La liste complète des mesures classées selon les votes


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Arnaque en ligne: Le vol de formulaire agit en secret
Le formjacking est un danger invisible, qui s’infiltre dans le code de sites d’e-commerce. Cette arnaque, dont certaines sociétés renommées ont été victimes en 2018, est indétectable par le consommateur, qui se fait dérober ses données personnelles lors d’une opération d’achat en ligne. Décryptage.

L’arnaque au formjacking, ou vol de formulaire, est invisible mais bien réelle. De quoi parle-t-on ? Des hackers s’infiltrent dans le code de sites d’e-commerce afin de dérober les données personnelles des visiteurs. Lorsqu’un internaute entre ses coordonnées pour procéder à un paiement en ligne, ses informations (nom, adresse, coordonnées bancaires…) sont aspirées en direct lors de l’opération d’achat par le programme malveillant, qui enregistre les touches frappées. Sauf que cette arnaque est indétectable : le consommateur finalise sa commande, sans moyen de déceler le piratage, qui ne laisse aucune trace. Seuls des débits frauduleux sur le relevé de compte le révèleront enfin, mais trop tard. L’entreprise Symantec, qui édite des solutions de sécurité informatique, recense dans un récent rapport sur les menaces à la sécurité Internet (« Internet Security Threat report ») une augmentation du nombre d’attaques par formjacking, avec 4 800 sites Internet touchés par mois en 2018. Un chiffre à relativiser selon Jérôme Notin, directeur général de la plateforme Cybermalveillance : « Ce n’est pas forcément énorme. Mais si un gros site est attaqué, le nombre de victimes peut monter très vite. » En effet, Ticketmaster a vu plusieurs dizaines de milliers de ses clients anglais se faire voler leurs coordonnées bancaires via ce procédé l’an passé. Les hackers avaient infiltré le code d’un prestataire (support client) de la billetterie en ligne. Comme le rapportent nos homologues anglais Which?, la banque Monzo a sonné l’alerte après avoir constaté une quantité croissante de fraudes, dont une grande partie émanaient de personnes ayant effectué un achat sur Ticketmaster entre décembre 2017 et avril 2018.

British Airways victime de formjacking



La compagnie aérienne British Airways a également été la cible d’un tel piratage l’année dernière : l’attaque, qui a sévi durant plusieurs mois avant que l’entreprise ne s’en rende compte au mois de septembre, a touché 244 000 personnes. La compagnie a assuré à ses clients qu’elle rembourserait toute victime volée. L’ICO (« Information Commissioner’s Office », l’équivalent de la Cnil en Angleterre) enquête sur ce dossier et « pourrait infliger une amende pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial, s’il pensait que British Airways était en faute », exposait Which? dans un article du 25 octobre 2018. Une sanction conforme aux dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en vigueur depuis le 25 mai 2018, qui représenterait dans ce cas près de 500 millions de livres.

Effets à retardement



Les dommages causés par ce type de vol sont rarement immédiats. Une fois les informations récoltées, les hackers les vendent à des réseaux mafieux, qui vont ensuite s’en servir pour effectuer des achats frauduleux ou mener des campagnes de phishing. Le remboursement ne sera pas automatique. La banque ne peut pas plaider la négligence du consommateur qui se verrait dérober de l’argent, car le piratage s’effectue en sous-marin lors d’un véritable achat. Mais de son côté, l’internaute ne peut pas prouver qu’il s’est fait aspirer ses données. Le RGPD oblige cependant les sites à informer leurs visiteurs victimes de toute « violation de données à caractère personnel » qui comporte un risque (article 34). Averti, le client peut notamment prévenir sa banque, qui peut à son tour surveiller les mouvements suspects sur son compte et remplacer la carte bancaire.

Que faire si vos données personnelles sont volées



Éviter de tomber dans un tel piège s’avère ardu. Un antivirus installé sur l’appareil de l’internaute ne pourra ni empêcher ni détecter l’attaque qui est à l’œuvre sur le serveur du site d’e-commerce et non dans l’ordinateur ou le smartphone de l’utilisateur.

Préférez les systèmes de paiement en ligne dotés d’une sécurisation renforcée comme le 3D-Secure (code unique de validation reçu par SMS).

Si vous apprenez avoir été victime de cette arnaque, prévenez immédiatement votre banque, qui pourra surveiller votre compte et sera plus à même d’accepter de rembourser ce paiement non autorisé en ayant connaissance du problème. Elle procédera éventuellement au changement de votre carte.

Changez vos identifiants de connexion sur le site concerné. Si vous utilisez le même mot de passe pour d’autres sites, changez-le également.

Usurpation du numéro de carte, le danger numéro 1



Dans son dernier rapport annuel (données 2017), l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (Banque de France) précise que « l’usurpation de numéros de cartes pour réaliser des paiements illicites reste toujours la principale origine de la fraude sur le paiement et le retrait par carte » (66 % en montant). Le phishing et les malwares, dont le formjacking fait partie, représentent les techniques les plus fréquentes pour y parvenir. De telles arnaques posent la question de la sécurisation des données des utilisateurs. « Le temps où un site “https” était sécurisé est terminé. Ce n’est plus vrai du tout », déclare Jérôme Notin, observant la facilité d’obtention d’un tel certificat aujourd’hui pour les sites. Revient donc aux e-commerçants la responsabilité de se prémunir des attaques, notamment depuis l’entrée en vigueur du RGPD, le 25 mai 2018, en déployant des systèmes comme le 3D-Secure. De tels « dispositifs d’authentification forte », désormais rendus obligatoires par la directive européenne sur les services de paiement (DSP2) entrée en vigueur en 2018, expliquent une baisse du montant des fraudes, indique l’observatoire. La somme des fraudes concernant les paiements à distance par carte bancaire (transactions nationales) s’élève à 131,9 millions d’euros en 2017, contre 152,3 millions d’euros en 2016.


UFC Que Choisir en ligne

Marie Bourdellès

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Santé et Bien être :

Lunettes antilumière bleue: Une efficacité décevante
Les verres supposés protéger les yeux de la lumière bleue ne la filtrent que très peu. Et ce ne sont pas les prétendues preuves apportées par des expériences menées à l’aide de lasers qui doivent convaincre du contraire.

Si vous avez acheté récemment une paire de lunettes, on vous a sûrement proposé un traitement antilumière bleue. Peut-être même que l’opticien (voir notre vidéo), à l’aide d’un laser, a tenu à vous démontrer l’efficacité des verres ainsi traités. En réalité ces expériences ne prouvent strictement rien.



La lumière bleue présente en grande quantité dans la lumière qui émane de nos écrans d’ordinateurs ou des smartphones est soupçonnée d’effets nocifs sur la rétine et les rythmes chronobiologiques. Les informations très alarmistes autour de la question incitent les personnes qui utilisent souvent ordinateurs et smartphones à s’équiper de verres filtrants. Ils sont disponibles sur les lunettes de vue mais les opticiens vendent aussi des modèles antilumière bleue sans correction. Pour avoir une idée de leur efficacité, nous avons testé deux de ces modèles : celui de Krys (eProtect, 39 €) et celui d’Afflelou (Blueblock, 39 €). En suivant la norme servant à déterminer la dangerosité des ampoules LED (1), nous avons mesuré la différence entre la lumière bleue émanant de l’écran d’un ordinateur et d’une tablette sans, puis avec, ces verres filtrants. Les résultats ont été convertis en temps pendant lequel il est possible de regarder l’écran avant que cela devienne dangereux pour la rétine.

Le bilan est très décevant : on gagne seulement entre 14 % (Krys) et 17 % (Afflelou) de temps avant dangerosité. Autrement dit, si le temps avant dangerosité calculé selon la norme est de 1 heure sur un écran, il sera d’à peine 1 h 10 avec ces lunettes. Nous n’avons pas pu tester les traitements de verre proposés par Essilor aux porteurs de lunettes de vue car il aurait fallu mesurer sur les mêmes verres avec et sans traitement. Mais le fabricant nous a précisé que la protection de ses verres Eye Protect System s’élevait à 20 % environ, en phase avec nos résultats sur ses concurrents.

Pour ceux qui sont vraiment inquiets, à tort ou à raison, des solutions gratuites et plus efficaces sont disponibles pour diminuer leur exposition.

(1) Norme IEC 62778 pour l’évaluation du risque lié à la lumière bleue.

UFC Que Choisir en ligne

Fabienne Maleyson

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La dernière enquête:

Santé et Bien être :

Substances toxiques dans les produits: Exigez l’information

Peu de gens le savent, pourtant tous les consommateurs ont le droit de savoir si les articles qu’ils achètent contiennent des substances chimiques toxiques pour la santé. Que Choisir a fait la démarche… les résultats ne sont pas brillants !
« Sur demande d’un client, tout fournisseur d’un article contenant une substance identifiée comme extrêmement préoccupante doit lui fournir des informations contenant, au moins, le nom de la substance », stipule le règlement européen Reach qui vise une utilisation plus sûre des produits chimiques. Il ajoute même que ces informations doivent être fournies gratuitement dans les 45 jours. Cette obligation concerne les fabricants, les importateurs et les distributeurs. Voilà qui est clair.

À Que Choisir, nous avons donc joué au consommateur inquiet pour sa santé et celle de ses enfants. Après avoir acheté près de 40 articles très divers dans différents lieux de vente, nous avons interrogé des enseignes et des fabricants.

Nos résultats sont effarants, avec 70 % d’échec. La plupart des distributeurs ne répondent pas, ou à côté de la plaque. Pire encore, seul Maisons du Monde a informé de la présence d’une substance extrêmement préoccupante dans une housse de coussin alors que nos analyses effectuées en laboratoire ont prouvé que 7 autres produits achetés chez Monoprix, Toys R Us, Intermarché, U, Brico Dépôt, Conforama et sur Amazon contenaient au moins une substance chimique identifiée comme extrêmement préoccupante.

Bien que le règlement européen Reach soit entré en vigueur il y a 10 ans, le droit de savoir qu’il garantit aux consommateurs est toujours autant piétiné par les professionnels.

Pour que ça change, Que Choisir appelle chacun à exercer son droit à l’information auprès des fabricants et des enseignes. C’est le seul moyen de leur faire prendre conscience de leurs obligations, et surtout du refus des consommateurs de rester exposés à des substances toxiques.

Comment exercer son droit à l’information (règlement Reach) ?

Faites votre demande par écrit, mail ou courrier (notre lettre type), pour que le service clients puisse la transmettre au service compétent.

Signalez que vous vous appuyez sur la réglementation Reach et sur sa liste des SVHC (pour Substances of Very High Concern, substances extrêmement préoccupantes).

Indiquez au professionnel que si l’article en contient, il doit vous donner le nom des substances extrêmement préoccupantes présentes à plus de 0,1 % si elles figurent sur cette liste.

Pensez à joindre les références précises du produit

Sachez enfin que le règlement Reach s’est contenté du service minimum. Le fabricant ou l’enseigne qui ne répond pas ou répond mal n’encourt aucune sanction financière ! Les consommateurs disposent heureusement d’une autre arme. Faire de la publicité à tous leurs refus de répondre, tant dans son entourage que sur les réseaux sociaux peut être efficace. S’attaquer à leur image de marque devrait les inciter à respecter le droit à l’information des consommateurs et à supprimer les substances toxiques de leurs formulations.

Surtout ne vous contentez pas de la réponse que nous avons souvent reçue, à savoir que le produit est conforme à la réglementation. Les substances extrêmement préoccupantes qui figurent sur la liste Reach n’étant pas interdites, il peut très bien être conforme et en contenir !
UFC Que Choisir en ligne Élisabeth Chesnais

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