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Edito - Santé et Bien être

Cosmétiques pour bébés: Imbroglio autour d’un conservateur


L’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM) vient de prendre une décision qui se veut protectrice des tout-petits à propos d’un conservateur, le phénoxyéthanol, mais la résistance est vive du côté des industriels. Pour les parents, notre appli QuelCosmetic reste le meilleur moyen d’y voir clair.

On n’a pas fini d’entendre parler du phénoxyéthanol. Ce conservateur très utilisé dans divers produits cosmétiques (plus de 50 000 sur les 164 000 de notre base de données et notre application QuelCosmetic) fait l’objet d’une bataille d’experts depuis des années entre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Comité d’experts européens (SCCS, Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs). Aujourd’hui, l’ANSM a décidé de ne plus se contenter de « recommandations », elle prend une mesure de police sanitaire qui s’impose aux fabricants. Et ça rue dans les brancards.


L’ANSM avance une exposition réelle au phénoxyéthanol supérieure aux estimations

La polémique dure depuis 2012. Cette année-là, l’ANSM rend un avis sur le phénoxyéthanol, attirant l’attention sur le cas particulier des produits destinés aux bébés. Considérant leur fragilité particulière, l’agence estime que la teneur maximale fixée par la réglementation (1 % de phénoxyéthanol dans le produit) ne suffit pas à protéger les tout-petits des éventuels effets toxiques pour le foie et le sang du conservateur. Elle recommande en particulier de l’exclure des produits destinés au siège (lingettes, crèmes pour le change, etc.) compte tenu de leur fréquence d’utilisation. Cette recommandation n’a cependant aucune valeur contraignante, si bien que de nombreux fabricants continuent à utiliser du phénoxyéthanol sans en tenir compte, d’autant que le SCCS, de son côté, conclut en 2016 que la dose maximale de 1 % est sûre. Au vu de cet avis, l’ANSM s’empare à nouveau du dossier. L’an dernier, se basant sur une étude inédite sur l’exposition des Français, notamment des enfants, aux produits cosmétiques, elle confirme sa recommandation de bannir le phénoxyéthanol des produits destinés au siège des bébés. Elle évoque aussi le fait que certains produits pas spécialement destinés aux tout-petits sont tout de même utilisés lors des soins prodigués par les parents : lingettes pour adultes, crèmes hydratantes, etc.

D’où la décision prise le 20 mars : les produits non rincés, « spécial bébés » ou non, contenant du phénoxyéthanol doivent désormais porter une mention selon laquelle ils ne peuvent être utilisés sur le siège des enfants de moins de 3 ans. Les fabricants ont théoriquement neuf mois pour se mettre en conformité. Sauf que, pour compliquer un peu le dossier, une telle mesure doit règlementairement être communiquée à la Commission européenne, qui doit interroger le SCCS pour savoir si elle est scientifiquement justifiée ou pas. Si les experts européens approuvent leurs homologues français, la mesure sera étendue à toute l’Union européenne, s’ils les contredisent, elle sera abrogée.


Une décision fortement contestée par les industriels

Autant dire que pas un fabricant ne se sent obligé de respecter la décision de l’ANSM. Chez Cosmed, organisme représentant les PME du secteur, on conteste la représentativité de l’étude d’exposition. De plus, une mesure de police sanitaire ne peut théoriquement être prise qu’en cas de « risque grave pour la santé humaine ». « On ose croire que s’il y avait un risque grave, les autorités ne se seraient pas contentées d’une mesure d’étiquetage, plaide Jean-Marc Giroux, président de Cosmed. Elles auraient interdit le phénoxyéthanol dans les produits destinés au siège des bébés. » De fait, la situation semble ubuesque : l’ANSM laisse le droit aux fabricants d’utiliser ce conservateur dans des lingettes spécial change, à condition d’indiquer qu’elles ne peuvent pas être utilisées pour cet usage ! Autre absurdité pointée par Cosmed : l’Agence demande l’étiquetage de tous les produits non rincés à l’exception des déodorants, des produits de coiffage et du maquillage qui, à l’évidence, ne seront jamais utilisés sur les fesses d’un tout-petit. Mais elle oublie d’ajouter aux exemptions bien d’autres produits du même ordre : crèmes antirides, autobronzants, crèmes de massage pour les pieds, antivergetures, etc., les exemples sont légion. Même type de remarques du côté de la Febea, organisme qui regroupe les poids lourds du secteur. Anne Dux, sa directrice des affaires scientifiques et réglementaires, conteste en outre l’interprétation des études toxicologiques faites par l’ANSM. Elle assure également qu’en réduisant le panel de conservateurs à disposition des industriels, les risques de résistance des bactéries aux substances restantes augmentent, ainsi que les risques d’allergie. Enfin, elle conteste la validité juridique de la décision de l’ANSM, si bien que l’organisme a décidé de demander son annulation au Conseil d’État.

Quelle attitude adopter si vous avez un tout-petit ? Utilisez pour le change un liniment ou autre produit lavant et rincez-le si possible, même s’il est indiqué que ce n’est pas nécessaire. Et bien sûr, pour choisir un produit sans phénoxyéthanol, utilisez notre appli
QuelCosmetic. L’avis de l’ANSM étant plus protecteur que celui du SCCS, nous avons pris le parti de le suivre : si ce conservateur ne fait pas partie des produits que nous déconseillons pour le reste de la population, il vaut mieux l’éviter pour les moins de 3 ans.

Edito - Multimedia

Qualité de l’Internet fixe: Un outil participatif et évolutif favorisant une réelle transparence sur la fracture numérique


Alors que le Défenseur des Droits s’alarmait récemment1 des conséquences de la dématérialisation des services publics, l’UFC-Que Choisir rend aujourd’hui publique une étude sur les importants retards pris par le déploiement du très haut débit sur le territoire. A partir des résultats de son Observatoire de la qualité de l’Internet fixe, l’association pointe les effets concrets de la fracture numérique sur la qualité des connexions dans les territoires les moins denses. Pour combler les lacunes des données publiques et maintenir la pression sur les autorités, l’UFC-Que Choisir fait évoluer son Observatoire participatif de la qualité de l’Internet fixe et appelle tous les consommateurs à l’alimenter pour dresser un panorama complet de la qualité de l’Internet en France.

Observatoire de l’UFC-Que Choisir : des résultats qui militent pour une montée en débit sur le réseau cuivre, en attendant la fibre

L’analyse des plus de 32 millions de données collectées2 par l’Observatoire de la qualité de l’Internet de l’UFC-Que Choisir apporte de précieuses informations sur les différents débits s’appliquant à la population, et sur les impacts concrets que cela entraîne sur les usages. En haut débit (ADSL), les communes les plus rurales subissent en moyenne des débits 43 % plus faibles que les villes de plus de 30 000 habitants, qui affectent grandement les usages les plus communs de l’Internet. Pour les technologies du très haut débit, les écarts sont encore plus marqués, puisque si les plus privilégiés bénéficient en moyenne d’un débit de 284 Mbit/s, les zones rurales se contentent de débits approchant les 50 Mbit/s. Cependant, ce sont dans ces zones rurales que les effets bénéfiques du passage au très haut débit se ressentent le plus, particulièrement pour les indicateurs liés à la consultation de vidéos en streaming : baisse sensible du temps de chargement de la vidéo (- 46 %), ou baisse des problèmes de résolution de l’image (- 79 %).

S’il est incontestable que les performances brutes en fibre optique sont supérieures à celles offertes par un réseau cuivre de bonne qualité, et préparent au mieux l’évolution des usages, nos résultats permettent néanmoins de mettre en évidence qu’une forte montée en débit sur le réseau cuivre historique peut constituer un substitut salutaire à la fibre optique lorsque cette technologie n’est pas disponible.

Fracture numérique : un déplorable manque de transparence des pouvoirs publics

Les chiffres de notre Observatoire constituent des moyennes, qui masquent évidemment des fortes disparités de qualité de l’Internet dans une zone donnée. C’est la raison pour laquelle 18 mois après la publication d’une étude qui mettait en évidence les chiffres désolants de la fracture numérique3, l’UFC-Que Choisir a souhaité actualiser les données qu’elle avait alors mises en évidence. Or cet exercice s’est heurté à un déplorable trou noir informationnel, puisque les données sur les débits théoriques proposés aux consommateurs dans sa maille la plus fine, à savoir la commune, ne sont plus rendues publiques depuis plus d’un an. Comment dans ces conditions se satisfaire d’une situation dans laquelle les citoyens ne sont plus en mesure de vérifier la réalisation des objectifs publics en termes de couverture4 ?

6,8 millions de personnes sont privées d’un accès de qualité minimale à Internet

Sur la base des informations les moins datées 5, l’UFC-Que Choisir a toutefois pu estimer le panorama de la fracture numérique en France. Ce sont ainsi 10,1 % des consommateurs qui ne disposent pas d’un Internet de qualité minimale6. Quant au « bon haut débit »7, ce sont près de 12,8 millions de personnes qui en sont privées8. Cette inégalité sur l’accès à Internet en France a une importante dimension géographique. Ainsi, déjà confrontées au recul des services publics ou à la fracture sanitaire, les zones rurales sont en plus celles qui subissent davantage les effets de la fracture numérique. Par exemple, près du tiers (31 %) des habitants des communes de moins de 1000 habitants (soit 73 % des communes en France) ne peut pas accéder à un Internet de qualité minimale, et près de la moitié d’entre eux (47 %) est privée de bon haut débit ! Pour une partie de ces populations, l’arrivée de la fibre optique pourrait améliorer nettement la situation. Pourtant, si cette attente de la fibre est en théorie censée s’achever en 2022, notre étude montre que cet horizon paraît illusoire, et que le déploiement devrait s’étirer jusqu’en 2029. Dès lors, l’urgence de la montée en débit sur le réseau cuivre dans les zones qui ne recevront pas la fibre à moyen terme est d’autant plus évidente.

Compte tenu des constats :

1) L’UFC-Que Choisir fait évoluer son Observatoire participatif de la qualité de l’Internet fixe en permettant à tous les consommateurs de l’alimenter en données sur la qualité réelle de l’Internet. Cet Observatoire est assuré par un nouvel outil technique : une extension à ajouter au navigateur9 Internet, qui permettra de connaître la qualité réelle de l’Internet (débits, problèmes de lecture de vidéos ou encore chargement de pages web).

Avec la mobilisation des consommateurs, cet Observatoire permettra d’avoir des résultats encore plus fins et étayés (par zone, par technologie, par opérateur).

De plus, un speed test10 est désormais librement accessible sur notre site Internet.

2) L’association demande :

A l’ARCEP de rendre publiques au plus vite en open data les informations relatives aux débits théoriques délivrés à l’ensemble des consommateurs sur le territoire national, afin d’éclairer les observateurs sur l’état de la qualité des réseaux de l’Internet fixe en France ;
Au gouvernement d’agir de concert avec les fournisseurs d’accès à Internet afin de permettre une montée en débit sur le réseau cuivre dans les zones dans lesquelles l’accès à moyen terme à la fibre optique reste illusoire.



Qui peut prendre part à l’observatoire ?



Tout le monde, quel que soit son lieu de résidence, la composition de son foyer, la technologie de mode de réception d’Internet (ADSL, fibre, etc.) ou son système d’exploitation (Mac ou PC). Il suffit juste de disposer d’une connexion à Internet et d’utiliser, pour surfer, l’un des trois navigateurs suivants : Chrome, Firefox ou Edge.

Comment faire pour y participer ?



Il suffit de télécharger l’extension (ou plug-in), un petit programme intégré au navigateur. Pour cela, rien de plus simple. Il faut :

1. cliquer sur le bouton Télécharger l’extension correspondant à votre navigateur (Chrome, Firefox ou Edge) ;







2. cliquer sur le bouton Ajouter.



L’extension est installée et un pictogramme apparaît en haut à droite de la page.


En cliquant dessus, vous pouvez accéder à certaines informations, notamment, le cas échéant, modifier le code postal, le FAI ou la technologie (fibre, ADSL, câble, VDSL).

Bon à savoir:

Vous vous connectez à partir de plusieurs ordinateurs ? N’hésitez pas à télécharger l’extension sur chacun d’entre eux.

Quelles données récoltons-nous ?



À chaque fois que vous vous rendrez sur l’un des 15 sites que nous avons identifiés (Google.fr, Google.com, Facebook.com, Wikipedia.org, Amazon.fr, Twitter.com, Lemonde.fr, Lefigaro.fr, Youtube.com, Dropbox.com, Wetransfer.com, Transfernow.net, Leparisien.fr, Booking.com et Instagram.com), l’extension calculera le temps de chargement de chaque page. Ces données seront ensuite transmises à notre serveur de manière totalement anonyme. Votre code postal, votre FAI et la technologie employée (ADSL, fibre, etc.) seront également identifiés. À aucun moment, en revanche, nous n’aurons connaissance de votre adresse IP, des pages que vous consultez et des autres sites sur lesquels vous vous rendez.
Cette extension vous permettra également de lancer à la demande un speed test, dont les résultats nous serons transmis, toujours de manière anonymisée.

À quoi serviront ces données ?



Ces données nous permettront, une fois que nous en aurons récolté suffisamment, de faire un état des lieux précis de la qualité de l’Internet fixe en France. Nous pourrons même procéder à des comparaisons entre opérateurs, entre technologies, entre lieux de résidence... Plus vous serez nombreux, plus nos données seront fiables et plus nous aurons de poids face aux pouvoirs publics et aux opérateurs. Nous envisageons en outre, d’ici quelque temps, de permettre à chaque participant d’accéder à ses propres mesures afin de lui donner une idée précise de la qualité de sa connexion.

Testez le débit de votre connexion Internet



Vous souhaitez connaître la vitesse de votre connexion ? L’UFC-Que Choisir met à votre disposition un speed test. Grâce à lui, vous pourrez, en un clic, connaître vos débits montant et descendant.

> Accéder à notre speed test

Edito - Alimentation

Contamination alimentaire toxique: Rappel massif de haricots verts


Plusieurs lots de haricots verts et produits à base de haricots ont fait l’objet d’un rappel en raison d’une contamination par une plante toxique : le Datura. Aucun malade n’est à déplorer pour l’heure mais la vigilance reste de mise.

On le surnomme herbe du diable ou herbe aux sorciers. Le Datura est une plante très toxique. Au point que si vous en consommiez à forte dose, ce serait possiblement la fin des haricots. Or c’est justement dans diverses préparations à base de ce légume que la plante toxique a été retrouvée ces dernières semaines !

Tout a commencé en février 2019 quand la marque de plats préparés Comme j’aime rappelle des plats préparés « porc à la provençale et ses haricots plats », possiblement contaminés par du Datura.

Puis mi-mars, ce fut au tour de Leclerc de rappeler des haricots surgelés vendus sous la marque Notre jardin et de Carrefour pour des haricots également surgelés. Des produits des marques D’aucy et Cuisine de France sont également rappelés.

Une liste qui pourrait encore s’allonger selon la DGCCRF qui précise que l’enquête de traçabilité indique que d’autres produits devraient être concernés.

Le conditionneur de ces haricots contaminés n’est autre que la société Greenyard. Le géant belge du légume surgelé, leader européen du secteur, était déjà à l’origine via une de ses usines hongroises de la vague d’infections de Listeria en juillet dernier. Une contamination ayant entraîné 48 cas humains de Listeria dont 9 décès (aucun cas n’avait été identifié en France).

La Datura stramonium est une plante courante en France que l’on retrouve notamment en bord de champs ou dans les cultures et dont la couleur verte est assez proche de celle des feuilles de haricots. La récolte mécanique des plantes peut accidentellement laisser passer la plante même si ce type de contamination est exceptionnel, la belle empoisonneuse étant généralement détruite par les herbicides.

« Les propriétés de ses alcaloïdes atropiniques sont bien connues de la pharmacopée pour leurs propriétés antispasmodiques, explique Evelyne Ollivier, enseignante et chercheuse en pharmacognosie à l’université d’Aix-Marseille. Mais ces principes actifs (en particulier la scopolamine) sont très toxiques. » Si ces alcaloïdes sont sensibles à la chaleur, les traitements thermiques brefs ne suffisent généralement pas à les détruire selon les précisions de la chercheuse. D’après les ouvrages de référence (1), 30 à 50 graines de Datura induiraient, chez la majorité des patients, hallucinations visuelles et mydriase (125 graines correspondent environ à 1 g). À plus forte dose, les alcaloïdes peuvent entraîner des insuffisances respiratoires ou des troubles cardiaques. Selon le site du ministère de l’Agriculture et de l’alimentation, « ils peuvent entraîner une intoxication modérée persistant 8 à 12 heures ou une intoxication sévère durant 2 à 3 jours (la dilatation de la pupille étant particulièrement lente à disparaître) ».

Les autorités recommandent donc d’appeler le 15 si vous ressentez les symptômes d’une intoxication après l’ingestion d’un produit concerné par cette alerte (sécheresse de la bouche, pupilles dilatées, troubles de la vue, tachycardie, agitation, confusion, désorientation spatio-temporelle, hallucinations, paroles incohérentes).

Enfin, si vous détenez des lots de produits concernés par la mesure de retrait-rappel, ne les consommez surtout pas et ramenez-les en point de vente pour remboursement.



(1) Plantes toxiques, végétaux dangereux pour l’homme et les animaux, 3e édition, Jean Bruneton, Lavoisier 2005.

Edito - Vie sociale et Services

Pensions de retraite: C’est enfin possible de les demander en ligne


Il aura fallu quelques années pour y parvenir mais cette fois, c’est fait ! Depuis quelques jours, les personnes qui souhaitent obtenir l’ensemble de leurs pensions de retraite, tous régimes confondus, peuvent le faire en une seule fois, de façon simple et sécurisée. L’avantage de ce nouveau dispositif ? Ne plus avoir à multiplier les démarches auprès de chaque régime de retraite comme cela était le cas jusqu’à présent.

La mise en place de ce nouveau service est une réelle simplification pour tous les futurs retraités. Jusqu’à présent, pour demander sa retraite en ligne, plusieurs étapes étaient nécessaires. Un salarié du secteur privé qui avait également travaillé quelques années pour la fonction publique sans être titularisé par exemple, devait ainsi créer trois espaces personnels différents sur ses actuels et anciens régimes de retraite pour bénéficier de toutes ses pensions de retraite : sur Lassuranceretraite.fr pour sa pension de base de salarié et d’agent contractuel, sur l'Agirc-arrco.fr pour sa pension complémentaire de salarié et sur Ircantec.retraites.fr pour sa retraite complémentaire publique. S’il le souhaitait, il pouvait aussi choisir de se rendre dans les différents points d’accueil de ces trois régimes de retraite pour faire valoir ses droits.

Concrètement, comment procéder?



Désormais, plus rien de tout cela : pour bénéficier de toutes ses pensions, tous régimes confondus, il suffit de créer son « compte retraite individuel » sur Info-retraite.fr et de se connecter avec France Connect comme cela est le cas par exemple avec le site Ameli.fr ou avec Impots.gouv.fr. Cette nouvelle démarche vaut pour la quasi-totalité des 42 régimes que compte l’actuel système de retraite. Seuls 7 sont absents pour le moment de ce dispositif : les 4 régimes de retraite des parlementaires et de leurs assistants, le régime de retraite du Conseil économique social et environnemental, celui des allocations viagères des gérants de débit de tabac ainsi que le régime temporaire de retraite des enseignants du privé.

Prendre systématiquement les devants



Pour que cette démarche aboutisse en temps et en heure, il faut d’abord avoir atteint l’âge légal (62 ans) ou l’âge minimal d’ouverture de ses droits qui est par exemple de 60 ans pour les personnes qui peuvent s’inscrire dans le dispositif carrière longue. Il faut également effectuer sa demande de retraite non pas à la dernière minute, mais 4 à 6 mois environ avant la date d’effet souhaitée pour le premier versement des pensions. Les futurs retraités de l’éducation nationale, ceux de la fonction publique au sens large et ceux de la Banque de France ou des Industries électriques et gazières doivent toutefois s’y prendre encore un peu plus en amont : respectivement de 6 à 18 mois, 6 à 9 mois ou encore 12 mois avant.

Oser les vérifications



Avant toute demande de retraite en ligne, il est prudent d’éditer son relevé de carrière et le vérifier consciencieusement. En cas d’erreurs ou d’oublis, il est nécessaire de les faire corriger sans tarder, en téléchargeant les copies ou les PDF des justificatifs nécessaires (bulletins de salaires, copie du livret de famille pour bénéficier d’une majoration de pension pour enfants, etc.). En revanche, si le relevé de carrière et l’estimation indicative globale (à télécharger également sur Info-retraite.fr) sont complets, et si les informations personnelles vous concernant le sont aussi (date de naissance…), inutile d’attendre : une fois lancée, votre demande de retraite sera communiquée et traitée par tous les régimes auxquels vous avez été affilié. Par la suite (comptez 2 à 3 mois) vous recevrez par courrier une notification vous informant du montant de chaque pension.

Pour presque toutes les demandes de retraite…



Dans sa première version, ce service prend en compte « 95 % des demandes » selon l’Union retraite, le groupement d’intérêt public qui réunit 35 organismes de retraite de base et complémentaire. De ce fait, aujourd’hui, les demandes de retraite progressive (possible dès 60 ans sous certaines conditions), de retraite au titre du handicap, de retraite pour pénibilité ou les préretraites amiante doivent encore être effectuées, régime par régime, et de préférence sur rendez-vous, compte tenu de la plus forte complexité de ces dispositifs. Il en va de même pour les professionnels libéraux qui souhaitent liquider leurs différentes pensions à des dates échelonnées, du fait d’un âge de taux plein souvent plus tardif (65 ou 67 ans parfois) dans leurs régimes complémentaires respectifs.

Une montée en charge attendue



Enfin, les demandes de pension de réversion (4,4 millions de personnes en percevaient une, fin 2016) sont pour le moment aussi exclues de ce dispositif et aucune échéance n’a été fixée quant à cette faisabilité. Pour cette première année, l’Union retraite espère une montée en charge des demandes de retraite en ligne, avec un objectif : atteindre le cap des 120 000 demandes en ligne d’ici à la fin de l’année. Sachant qu’en 2016, pas moins de 795 000 personnes, tous régimes confondus, ont demandé à faire valoir leurs pensions de droit direct (1), cela représenterait tout de même 20 %.



(1) Source : Les retraités et les retraites, DREES, édition 2018.

Edito - Transports

Pneus renforcés: Mauvais sur route mouillée


S’ils sont particulièrement résistants, les pneus renforcés pèchent par une efficacité insuffisante sur route mouillée. Notre test en laboratoire est sans appel : sur 15 enveloppes testées, 8 sont déconseillées à l’achat.

Affublés de la lettre C (pour Commercial ou Cargo avec mention Reinforced ou Extra Load -XL- sur leurs flancs), les pneumatiques renforcés 215/65 R16C sont appelés à supporter une forte charge. Ils sont particulièrement destinés aux véhicules utilitaires légers ainsi que leurs variantes pour particuliers comme le Renault Traffic Combi, le Master Transport de personnes ou encore le Volkswagen Multivan. Grâce à leur construction interne adaptée, ces pneumatiques possèdent un indice de charge inférieur ou égal à 128, c’est-à-dire une charge maximale acceptable inférieure ou égale à 1 800 kg. Mais si nos tests confirment leur très bonne résistance à l’usure, ils mettent en avant leur contre-performance sur route mouillée. La sentence est alors terrible : sur les 15 modèles testés, 8 sont éliminés et déconseillés à l’achat !

Pneus durs = pneus glissants


Le plus difficile pour un pneu est de répondre à une multitude de critères alors que certains sont antagonistes. Le casse-tête pour les manufacturiers est alors de réaliser des enveloppes capables d’y répondre sans compromis. Par exemple, plus un pneu est dur, plus il sera résistant à l’usure et sera capable de supporter de charge, mais moins il sera confortable et efficace sur la pluie ou la neige. Notre test du Sava Trenta 2 le démontre. Il est capable de parcourir plus de 80 000 km avant de devoir être remplacé. Un record. Mais ce pneu très résistant écope de scores médiocres () en freinage et tenue de route sur le mouillé et s’avère mauvais () en virage dans ces mêmes conditions. Seule la résistance à l’aquaplaning est acceptable avec une . On retrouve des résultats similaires pour les 7 autres enveloppes que nous déconseillons à l’achat. Notre test montre aussi que tous les modèles se montrent relativement bruyants avec une seule sur ce critère. Rien d’illogique, puisque si un pneu ne peut pas se déformer facilement, il devient plus bruyant. Pour couronner le tout, il faut savoir que pour ces enveloppes « C », les mesures pour l’étiquetage sont moins exigeantes que celles des pneus pour véhicule de tourisme. Ainsi, un indice de freinage A pour un pneu renforcé correspond plutôt à un indice B ou C selon les critères appliqués aux pneus de tourisme. Les fabricants de pneumatiques devraient donc s’atteler à obtenir des performances minimales sur route mouillée de leurs pneus renforcés et faire passer les aspects de sécurité avant les aspects purement commerciaux tels que la longévité des pneus, surtout recherchée par les professionnels et les gestionnaires de flottes plutôt que par les particuliers qui privilégient la sécurité.

Remplacement impossible


Dommage pour les utilisateurs qui n’ont d’autre choix que d’utiliser ces pneus renforcés sur leur véhicule. Légalement, il n'est en effet pas possible de remplacer un pneumatique type C par un pneumatique standard. L'article 3.4 de l'arrêté du 24 octobre 1994 stipule qu'il est interdit de monter sur les véhicules automobiles et leurs remorques visés par le titre II du code de la route « des pneumatiques sur lesquels figurent un indice de capacité de charge ou un symbole de catégorie de vitesse inférieurs aux capacités maximales prévues par le constructeur du véhicule ». Le TNPF (Travaux de normalisation du pneumatique pour la France, organisme qui regroupe plusieurs manufacturiers) précise de son côté que « ces pneumatiques ne sont pas homologués selon les mêmes règlements et par conséquent aucune équivalence ne saurait être établie entre eux. De plus, cette substitution pourrait modifier le comportement du véhicule ». Les conducteurs, obligés d’utiliser ces types de pneus peu efficaces sur route mouillée, devront donc prendre un maximum de précautions et anticiper au mieux pour éviter les déconvenues.

Les 8 pneus renforcés dont nous déconseillons l’achat

Uniroyal RainMax 3
Falken Linam Van01
Michelin Agilis+
Nexen Roadian CT8
Sava Trenta 2
Semperit Van-Life 2
Hankook Vantra LT
Kleber Transpro

→ Voir les résultats complets de notre
test pneus renforcés

Action nationale - Santé et Bien être

Dioxyde de titane (E171) Passons immédiatement à l’interdiction pour les aliments, les médicaments et les cosmétiques !

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) vient de publier son avis sur le dioxyde de titane (E171), remis à Bruno Le Maire, appelant à l’application du principe de précaution et donc à une limitation de l’exposition des consommateurs vis-à-vis de cet additif. Au regard des risques que cet additif fait peser sur la santé, l’UFC-Que Choisir exhorte le Ministre à respecter sa parole en interdisant immédiatement son utilisation dans les produits alimentaires et à faire preuve de cohérence en élargissant l’interdiction aux médicaments et aux produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés (dentifrices, rouges à lèvres …).
Pour rappel, le dioxyde de titane (E171) est un composé blanc utilisé dans les aliments, les médicaments et les cosmétiques, principalement pour ses propriétés colorantes, donc sans véritable utilité pour les consommateurs. Ce composé est très souvent présent sous forme de nanoparticules comme le prouvent les analyses publiées l’année dernière par l’UFC-Que Choisir(1). Or, la taille infinitésimale de ces particules pourrait les rendre toxiques, comme le laisse craindre une étude(2) de l’INRA révélant chez le rat l’apparition de lésions précancéreuses et une baisse des défenses immunitaires pour des doses comparables à celles consommées par les humains.

• L’ANSES demande de limiter l’exposition des consommateurs. L’avis que vient de publier l’Anses pointe l’existence de nouvelles études alarmantes et rappelle que les fabricants n’ont toujours pas démontré l’innocuité du dioxyde de titane au regard de ces risques. Alors que le E171 est autorisé sans dose limite dans pas moins de 51 familles de produits alimentaires, l’Agence invite de manière appuyée les pouvoirs publics à limiter l’exposition des consommateurs à ce composé.

• Une réglementation européenne laxiste et ubuesque. Malgré les risques potentiels des nanoparticules, la réglementation européenne n’interdit pas leur utilisation dans les produits de consommation courante, mais se contente de demander que leur présence soit indiquée sur les emballages des produits alimentaires et les cosmétiques, cette mention étant le plus souvent occultée par les fabricants(3) . Quant aux médicaments, aucune information sur la forme nanoparticulaire du dioxyde de titane n’est requise, empêchant les consommateurs d’être pleinement informés.

• L’interdiction dans les aliments toujours en attente de mise en œuvre. En application du principe de précaution, les parlementaires français ont interdit l’année dernière le dioxyde de titane dans les produits alimentaires dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation(4). Mais la mise en œuvre concrète de la loi reste toujours suspendue à la publication de l’arrêté d’application par le ministère de l’Economie. En recevant les ONG, dont l’UFC-Que Choisir, en janvier 2019, Bruno Le Maire s’est clairement et fermement engagé à signer un arrêté d’interdiction dès que l’avis serait rendu par l’Anses. Le temps est donc venu pour le Ministre d’agir.

• Le dioxyde de titane présent dans 4 000 médicaments et 7 000 produits cosmétiques à risque. Loin de se limiter aux seuls produits alimentaires, le dioxyde de titane est présent, d’après notre dernier décompte, dans plus de 4 000 médicaments(5). Par ailleurs, la base de données constituée grâce aux contributions des utilisateurs de notre application « QuelCosmetic » permet de mettre en évidence sa présence dans près de 7 000 produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés, tels que des dentifrices, des baumes et rouges à lèvres, des bains de bouche, y compris dans leurs versions destinées aux enfants !

Au vu des risques potentiels des nanoparticules, de la nécessité confirmée ce jour par l’Anses de limiter l’exposition des consommateurs et des engagements pris par Bruno Le Maire, l’UFC-Que Choisir attend de la part du Ministre :

- Une mise en œuvre immédiate de l’interdiction du E171 dans les produits alimentaires ;

- Une extension de cette interdiction aux nombreux médicaments et produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés.



Notes:

1- Sur 12 produits alimentaires, médicaments et cosmétiques analysés, contenant du dioxyde de titane, la totalité contenait des proportions significatives de dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire (selon le produit, entre 6 % et 100 % du colorant) – Que Choisir février 2018.
2- Food-grade TiO2 impairs intestinal and systemic immune homeostasis, initiates preneoplastic lesions and promotes aberrant crypt development in the rat colon – INRA – Janvier 2017.
3- Sur 16 produits alimentaires et cosmétiques étudiés par l’UFC-Que Choisir contenant du dioxyde de titane, du dioxyde de silicium, de l’oxyde de fer, de l’oxyde de zinc ou du noir de carbone, la totalité contiennent des nanoparticules, mais seulement 3 le mentionnaient – Que Choisir février 2018.
4- Article 53 de la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l\'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous.
5- Base de données recensant les médicaments publiée par le Centre National Hospitalier d\'Information sur le Médicament (CNHIM) – Décompte avril 2019.
UFC Que Choisir en ligne

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Les dernières infos:

Environnement et Energie :

Rénovation énergétique Le crédit d’impôt 2019 enfin clarifié
Depuis l’arrêté publié ce 7 mars au Journal officiel, on connaît enfin les plafonds de dépenses qui donnent droit au crédit d’impôt de 30 % sur les travaux d’économie d’énergie réalisés au cours de cette année 2019.

Avant de faire le point sur les plafonds de dépenses, il est nécessaire de revenir sur les changements intervenus, tant les débats et les actions de lobbying ont pu semer le trouble.


Le fioul exclu du crédit d’impôt



Premier point, la messe est dite sur le fioul. Les chaudières fioul n’ont définitivement plus droit au crédit d’impôt. Les réintroduire aurait d’ailleurs été un non-sens, le ministre de la Transition écologique ayant annoncé en janvier dernier vouloir éradiquer le chauffage au fioul, trop polluant.


Crédit d’impôt pour les fenêtres : nouvelles conditions



Second point, après avoir été supprimé au second semestre 2018, le crédit d’impôt est réintroduit sur les fenêtres. Mais attention, son taux est seulement de 15 %, avec un plafond de dépenses fixé à 650 € TTC par fenêtre. Pour y avoir droit, il faut impérativement que les nouvelles viennent en remplacement de fenêtres à simple vitrage. Si les professionnels du secteur ont en partie gagné le bras de fer qui les opposait au ministère de la Transition écologique, les garde-fous posés visent à limiter les effets d’aubaine et les marges colossales réalisées en vente et pose de fenêtres.


Crédit d’impôt à 30 % plafonné



Concernant le crédit d’impôt de 30 %, il est limité à des plafonds de dépenses pour certains travaux, notamment les plus courants :

3 350 € TTC pour une chaudière à condensation (hormis au fioul) dotée d’un rendement en chauffage d’au moins 92 %.
3 000 € TTC pour un chauffe-eau thermodynamique. Mais 4 000 € TTC, en incluant la pose, pour les ménages modestes dont les revenus entrent dans les limites définies par l’Agence nationale de l’habitat (Anah).
150 € TTC/m2, matériel et main-d’œuvre compris, pour l’isolation par l’extérieur.
100 € TTC/m2, matériel et main-d’œuvre compris, pour l’isolation par l’intérieur.

Les ménages modestes ont également droit à 50 % de crédit d’impôt sur la dépose de leur cuve à fioul.

Rappelons enfin que tant qu’à faire des travaux d’isolation, il ne faut jamais lésiner sur l’épaisseur de l’isolant. Ajouter quelques centimètres ne coûte pas cher. Il faut un minimum de 30 cm dans les combles, plus si l’isolant est projeté car il va se tasser, 15 à 20 cm pour l’isolation des murs par l’extérieur, 15 cm pour l’isolation du plancher bas.

UFC Que Choisir en ligne

Élisabeth Chesnais

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Arnaque en ligne: Le vol de formulaire agit en secret
Le formjacking est un danger invisible, qui s’infiltre dans le code de sites d’e-commerce. Cette arnaque, dont certaines sociétés renommées ont été victimes en 2018, est indétectable par le consommateur, qui se fait dérober ses données personnelles lors d’une opération d’achat en ligne. Décryptage.

L’arnaque au formjacking, ou vol de formulaire, est invisible mais bien réelle. De quoi parle-t-on ? Des hackers s’infiltrent dans le code de sites d’e-commerce afin de dérober les données personnelles des visiteurs. Lorsqu’un internaute entre ses coordonnées pour procéder à un paiement en ligne, ses informations (nom, adresse, coordonnées bancaires…) sont aspirées en direct lors de l’opération d’achat par le programme malveillant, qui enregistre les touches frappées. Sauf que cette arnaque est indétectable : le consommateur finalise sa commande, sans moyen de déceler le piratage, qui ne laisse aucune trace. Seuls des débits frauduleux sur le relevé de compte le révèleront enfin, mais trop tard. L’entreprise Symantec, qui édite des solutions de sécurité informatique, recense dans un récent rapport sur les menaces à la sécurité Internet (« Internet Security Threat report ») une augmentation du nombre d’attaques par formjacking, avec 4 800 sites Internet touchés par mois en 2018. Un chiffre à relativiser selon Jérôme Notin, directeur général de la plateforme Cybermalveillance : « Ce n’est pas forcément énorme. Mais si un gros site est attaqué, le nombre de victimes peut monter très vite. » En effet, Ticketmaster a vu plusieurs dizaines de milliers de ses clients anglais se faire voler leurs coordonnées bancaires via ce procédé l’an passé. Les hackers avaient infiltré le code d’un prestataire (support client) de la billetterie en ligne. Comme le rapportent nos homologues anglais Which?, la banque Monzo a sonné l’alerte après avoir constaté une quantité croissante de fraudes, dont une grande partie émanaient de personnes ayant effectué un achat sur Ticketmaster entre décembre 2017 et avril 2018.

British Airways victime de formjacking



La compagnie aérienne British Airways a également été la cible d’un tel piratage l’année dernière : l’attaque, qui a sévi durant plusieurs mois avant que l’entreprise ne s’en rende compte au mois de septembre, a touché 244 000 personnes. La compagnie a assuré à ses clients qu’elle rembourserait toute victime volée. L’ICO (« Information Commissioner’s Office », l’équivalent de la Cnil en Angleterre) enquête sur ce dossier et « pourrait infliger une amende pouvant aller jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial, s’il pensait que British Airways était en faute », exposait Which? dans un article du 25 octobre 2018. Une sanction conforme aux dispositions du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en vigueur depuis le 25 mai 2018, qui représenterait dans ce cas près de 500 millions de livres.

Effets à retardement



Les dommages causés par ce type de vol sont rarement immédiats. Une fois les informations récoltées, les hackers les vendent à des réseaux mafieux, qui vont ensuite s’en servir pour effectuer des achats frauduleux ou mener des campagnes de phishing. Le remboursement ne sera pas automatique. La banque ne peut pas plaider la négligence du consommateur qui se verrait dérober de l’argent, car le piratage s’effectue en sous-marin lors d’un véritable achat. Mais de son côté, l’internaute ne peut pas prouver qu’il s’est fait aspirer ses données. Le RGPD oblige cependant les sites à informer leurs visiteurs victimes de toute « violation de données à caractère personnel » qui comporte un risque (article 34). Averti, le client peut notamment prévenir sa banque, qui peut à son tour surveiller les mouvements suspects sur son compte et remplacer la carte bancaire.

Que faire si vos données personnelles sont volées



Éviter de tomber dans un tel piège s’avère ardu. Un antivirus installé sur l’appareil de l’internaute ne pourra ni empêcher ni détecter l’attaque qui est à l’œuvre sur le serveur du site d’e-commerce et non dans l’ordinateur ou le smartphone de l’utilisateur.

Préférez les systèmes de paiement en ligne dotés d’une sécurisation renforcée comme le 3D-Secure (code unique de validation reçu par SMS).

Si vous apprenez avoir été victime de cette arnaque, prévenez immédiatement votre banque, qui pourra surveiller votre compte et sera plus à même d’accepter de rembourser ce paiement non autorisé en ayant connaissance du problème. Elle procédera éventuellement au changement de votre carte.

Changez vos identifiants de connexion sur le site concerné. Si vous utilisez le même mot de passe pour d’autres sites, changez-le également.

Usurpation du numéro de carte, le danger numéro 1



Dans son dernier rapport annuel (données 2017), l’Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (Banque de France) précise que « l’usurpation de numéros de cartes pour réaliser des paiements illicites reste toujours la principale origine de la fraude sur le paiement et le retrait par carte » (66 % en montant). Le phishing et les malwares, dont le formjacking fait partie, représentent les techniques les plus fréquentes pour y parvenir. De telles arnaques posent la question de la sécurisation des données des utilisateurs. « Le temps où un site “https” était sécurisé est terminé. Ce n’est plus vrai du tout », déclare Jérôme Notin, observant la facilité d’obtention d’un tel certificat aujourd’hui pour les sites. Revient donc aux e-commerçants la responsabilité de se prémunir des attaques, notamment depuis l’entrée en vigueur du RGPD, le 25 mai 2018, en déployant des systèmes comme le 3D-Secure. De tels « dispositifs d’authentification forte », désormais rendus obligatoires par la directive européenne sur les services de paiement (DSP2) entrée en vigueur en 2018, expliquent une baisse du montant des fraudes, indique l’observatoire. La somme des fraudes concernant les paiements à distance par carte bancaire (transactions nationales) s’élève à 131,9 millions d’euros en 2017, contre 152,3 millions d’euros en 2016.


UFC Que Choisir en ligne

Marie Bourdellès

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La dernière enquête:

Santé et Bien être :

Substances toxiques dans les produits: Exigez l’information

Peu de gens le savent, pourtant tous les consommateurs ont le droit de savoir si les articles qu’ils achètent contiennent des substances chimiques toxiques pour la santé. Que Choisir a fait la démarche… les résultats ne sont pas brillants !
« Sur demande d’un client, tout fournisseur d’un article contenant une substance identifiée comme extrêmement préoccupante doit lui fournir des informations contenant, au moins, le nom de la substance », stipule le règlement européen Reach qui vise une utilisation plus sûre des produits chimiques. Il ajoute même que ces informations doivent être fournies gratuitement dans les 45 jours. Cette obligation concerne les fabricants, les importateurs et les distributeurs. Voilà qui est clair.

À Que Choisir, nous avons donc joué au consommateur inquiet pour sa santé et celle de ses enfants. Après avoir acheté près de 40 articles très divers dans différents lieux de vente, nous avons interrogé des enseignes et des fabricants.

Nos résultats sont effarants, avec 70 % d’échec. La plupart des distributeurs ne répondent pas, ou à côté de la plaque. Pire encore, seul Maisons du Monde a informé de la présence d’une substance extrêmement préoccupante dans une housse de coussin alors que nos analyses effectuées en laboratoire ont prouvé que 7 autres produits achetés chez Monoprix, Toys R Us, Intermarché, U, Brico Dépôt, Conforama et sur Amazon contenaient au moins une substance chimique identifiée comme extrêmement préoccupante.

Bien que le règlement européen Reach soit entré en vigueur il y a 10 ans, le droit de savoir qu’il garantit aux consommateurs est toujours autant piétiné par les professionnels.

Pour que ça change, Que Choisir appelle chacun à exercer son droit à l’information auprès des fabricants et des enseignes. C’est le seul moyen de leur faire prendre conscience de leurs obligations, et surtout du refus des consommateurs de rester exposés à des substances toxiques.

Comment exercer son droit à l’information (règlement Reach) ?

Faites votre demande par écrit, mail ou courrier (notre lettre type), pour que le service clients puisse la transmettre au service compétent.

Signalez que vous vous appuyez sur la réglementation Reach et sur sa liste des SVHC (pour Substances of Very High Concern, substances extrêmement préoccupantes).

Indiquez au professionnel que si l’article en contient, il doit vous donner le nom des substances extrêmement préoccupantes présentes à plus de 0,1 % si elles figurent sur cette liste.

Pensez à joindre les références précises du produit

Sachez enfin que le règlement Reach s’est contenté du service minimum. Le fabricant ou l’enseigne qui ne répond pas ou répond mal n’encourt aucune sanction financière ! Les consommateurs disposent heureusement d’une autre arme. Faire de la publicité à tous leurs refus de répondre, tant dans son entourage que sur les réseaux sociaux peut être efficace. S’attaquer à leur image de marque devrait les inciter à respecter le droit à l’information des consommateurs et à supprimer les substances toxiques de leurs formulations.

Surtout ne vous contentez pas de la réponse que nous avons souvent reçue, à savoir que le produit est conforme à la réglementation. Les substances extrêmement préoccupantes qui figurent sur la liste Reach n’étant pas interdites, il peut très bien être conforme et en contenir !
UFC Que Choisir en ligne Élisabeth Chesnais

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