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Edito - Droit et Justice

CETA… Haut risques !


Vous avez dit « urgence écologique » ; « Acte II du quinquennat » ? Loin des belles annonces gouvernementales de ces dernières semaines, il est en train de se « rejouer » un bien triste film pour la cause écologique et consumériste : la ratification de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA.

Après l’horrible TTIPP/TAFTA, fort heureusement suspendu (mais du fait de Donald TRUMP ?!) les fortes et légitimes craintes exprimées s’agissant de cet accord de libre-échange européano-canadien, à la balance bénéfices-risques déficitaire pour les consommateurs, avait abouti à la désignation d’une Commission d’experts par Emmanuel MACRON… Or, loin des discours feutrés des commissions Théodule, ce rapport avait également largement épinglé la teneur de cet accord, et dégonflé les belles promesses gouvernementales autour de celui-ci… « Le grand absent c’est le climat » ont ainsi souligné les experts, pointant même que cet accord remettait en cause les objectifs de l’accord de… Paris ! De même, les experts, relayant les craintes des ONG, ont souligné l’absence aussi criante qu’alarmante, dans le texte, du principe de précaution… d’autant que la logique américaine (la « certitude raisonnable du risque ») est aux antipodes de ce dernier !

Ajoutez à cela une cour d’investissement qualifiée « d’inutile » par les experts qui soulignent que « rien ne permet de garantir que les futures dispositions environnementales / sanitaires ne seront pas attaquées devant cette juridiction », et vous avez presque tous les ingrédients exigés par les lobbys professionnels pour gonfler leurs recettes au détriment des consommateurs... Car oui, avec ce type d’accord qui prévoit une coopération réglementaire, il est vraiment à craindre un nivellement par le bas du degré de sécurité et du niveau de protection des consommateurs européens…

Après ne pas avoir empêché l’entrée en vigueur provisoire du CETA, comme nous le réclamions avec 50 autres ONG, le gouvernement entend profiter de la torpeur estivale pour le faire ratifier par les parlementaires. Un projet de loi doit être discuté, le 3 juillet, en Conseil de Ministres, avant un examen rapide à l’Assemblée et au Sénat dans les quinze jours qui suivent… Les parlementaires comprendront-ils que cet accord est particulièrement inquiétant, entendront-ils l’appel de la société civile à ne pas le ratifier ? Comptez sur l’UFC-Que Choisir pour leur rappeler que « CETA…haut risques » !

Edito - Transports

Contrôle technique: Contrôle des fumées renforcé


À partir du 1er juillet, le contrôle des fumées à l’échappement sera durci lors du passage au contrôle technique. Mais les voitures les plus anciennes ne sont pas concernées et les contre-visites risquent de se multiplier. Explications.

Après le durcissement du contrôle technique intervenu l’année dernière, c’est au tour de l’introduction du contrôle renforcé des fumées d’entrer en vigueur. Initialement prévue au 1er janvier 2019, cette nouvelle épreuve sera finalement appliquée à partir du 1er juillet. Les véhicules diesel devront alors respecter la nouvelle norme NF R 10025/2016 relative à l’opacité des fumées en sortie d’échappement. Deux points seront particulièrement vérifiés : l’opacité des fumées et le taux d’émission des gaz polluants (CO2, NOx). Plus de 8 millions de véhicules seront impactés par ces nouvelles mesures.

Les vieux moteurs exemptés

Jusqu’à présent, le contrôle des fumées se faisait selon des valeurs réglementées dépendantes de la typologie du moteur (atmosphérique ou turbocompressé et répondant à la norme Euro 6 ou non). C’est désormais la valeur d’homologation selon la norme NF R 10025/2016 qui fait foi. D’où la grande contradiction de cette nouvelle réglementation : les moteurs les plus anciens, répondant aux normes Euro 1 à Euro 3, donc les moins aboutis techniquement et les moins dépollués, ne seront pas concernés ! En effet, à l’époque il n’y avait pas de mesures d’opacité des fumées pour homologuer les véhicules et certains polluants n’étaient pas pris en compte. En l’absence de référentiel, ces moteurs seront donc contrôlés selon l’ancienne procédure. Seuls les moteurs homologués à partir de la norme Euro 4 (entrée en vigueur en janvier 2005 pour les nouveaux modèles et en janvier 2006 pour tous les véhicules homologués) devront passer la nouvelle épreuve. Selon l’OTC (Organisme technique central qui régente le contrôle technique), cette mesure pourrait entraîner de nombreux échecs lors du contrôle technique, augmentant ainsi le nombre de contre-visites.

Nos conseils:


Anticipez le passage au contrôle technique

Si l’échéance de votre contrôle technique est proche, n’hésitez pas à anticiper le passage à l’examen quitte à perdre quelques semaines. Attention, il existe un risque d’engorgement et la prise de rendez-vous pourrait être compliquée.

Décrassez votre moteur

Selon les trajets réalisés au quotidien, surtout s’ils sont courts, le filtre à particules n’a pas le temps de se régénérer comme il faut et s’encrasse, notamment sur les moteurs Diesel (ce qui peut se traduire par des réparations coûteuses). Il peut alors être judicieux de rouler une vingtaine de minutes à un régime soutenu (au-dessus de 3 500 tr/min). Une voie rapide ou une autoroute seront idéales pour cet exercice, quitte à rouler sur un rapport inférieur pour faire grimper le moteur dans les tours. Pour un moteur sans filtre à particules (FAP), l’ajout d’un produit nettoyant dans le réservoir peut s’avérer utile.

Faites réaliser un nettoyage du moteur

Pour les diesel qui n’ont fait que de la ville, le risque d’être recalé au contrôle des fumées est important. Le nettoyage interne de votre moteur peut lui redonner sa vigueur d’antan. Notre enquête de 2017 montre les bénéfices apportés par cette solution.

Pensez au pré-contrôle

De nombreuses enseignes (centres auto, réparateurs indépendants ou concessionnaires) proposent des pré-contrôles techniques gratuits. C’est un excellent moyen pour déceler les problèmes et éviter de se faire recaler.

Entretenez votre voiture

Une mécanique en bon état et entretenue régulièrement est gage d’un fonctionnement optimal et d’un meilleur contrôle des émissions de fumées.

Edito - Santé et Bien être

Douleurs chroniques: Ce qui marche vraiment


Avoir mal, c’est le quotidien de nombre d’entre vous. Un quotidien qui s’éternise : notre enquête auprès des personnes qui souffrent montre que 52 % ont mal depuis plus de cinq ans. Les témoignages que vous nous avez envoyés à propos de vos douleurs chroniques de dos, de muscles et des articulations attestent de l’intensité de ces maux et de leurs répercussions sur votre vie de tous les jours et sur votre moral. En cela, les douleurs chroniques sont une vraie maladie. Pour moins en souffrir, il est essentiel de multiplier les approches, du médicament aux techniques psychocorporelles. Comprendre comment s’installent pernicieusement ces douleurs constitue la première étape.

« En 2019, on sait aller sur la Lune, mais on ne sait toujours pas soigner l’arthrose sévère. » Les témoignages que nous avons reçus à propos des douleurs chroniques oscillent entre colère et résignation pour ceux qui ne sont pas soulagés. Mais un bon nombre d’entre eux racontent aussi comment la vie a repris le dessus. Cette palette illustre à la fois la complexité des douleurs chroniques de l’appareil locomoteur (dos, muscles, articulations, etc.) et la difficulté de leur prise en charge. Notre dossier est centré sur les douleurs musculo-squelettiques. Il ne traite pas les douleurs particulières telles la migraine, les douleurs neuropathiques, celles liées à un cancer, etc. dont les prises en charge sont spécialisées.

Une vraie maladie



On appelle « douleur chronique » un mal qui dure depuis plus de trois mois ou qui persiste au-delà du délai habituel de guérison. Les douleurs peuvent être associées à des pathologies chroniques, comme l’arthrose ou les rhumatismes inflammatoires. En plus de leur durée, ces douleurs sont caractérisées par leurs effets invalidants sur la vie au quotidien, ce que les médecins appellent les capacités fonctionnelles et relationnelles. À cause de la douleur, travailler, se déplacer, entretenir des amitiés ou s’amuser devient pénible, voire impossible. Un quart des personnes qui ont répondu à notre enquête jugent que leurs douleurs ont un impact « très important » sur leur qualité de vie.

L’engrenage douloureux

Une erreur courante est de considérer la douleur chronique comme une douleur aiguë (« je me suis tordu la cheville » ou « j’ai une appendicite »)... qui dure. Avec le temps, elle se transforme et revêt de nouvelles dimensions. Au cœur, il y a la perception : « aïe, j’ai mal comme quand je me fais un torticolis. » Autour de cette sensation physique, des émotions, des peurs, des pensées et des comportements d’éviction viennent se greffer, qui diminuent les capacités du corps à se défendre de la douleur et, au final, l’entretiennent. « L’exemple classique est celui d’une personne qui a mal au dos et qui marche de moins en moins parce qu’elle a peur d’avoir mal si elle marche. Or, à force de ne plus marcher, les muscles s’affaiblissent, la personne se “ déconditionne ” et a plus facilement mal lorsqu’elle marche », détaille le Dr Christian Guy-Coichard, du centre d’évaluation et de traitement de la douleur de l’hôpital Saint-Antoine, à Paris. En conséquence, la personne se crispe à l’idée d’avoir mal. Et vivre crispé, ça fait mal. Fatigue, troubles du sommeil et anxiété s’installent alors, des troubles qui nous rendent plus sensibles à la douleur (voir encadré). Non seulement les raisons de souffrir se multiplient, mais la sensibilité au mal est elle-même accrue.

Le cafouillage des circuits nerveux

De surcroît, le cerveau s’en mêle. La douleur s’installe dans la mémoire et finit, comme un air de musique qui trotte dans la tête, par exister par elle-même. De plus, à force d’être stimulés, les circuits nerveux de la douleur se mettent à cafouiller. « En temps normal, il existe des “ centres de contrôle ” dans le cerveau qui filtrent les messages douloureux et jouent en quelque sorte le rôle d’amortisseurs, explique le Dr Noémie Delage, de l’institut Analgesia à Clermont-Ferrand. Eh bien, en cas de douleurs chroniques, ce contrôle se dérègle et c’est comme si les vannes étaient grandes ouvertes pour la douleur. » Tout concourt donc à créer une maladie à part entière : la « maladie douloureuse ». Reconnaître l’existence de cette maladie et l’enchevêtrement de toutes ses dimensions est important. Pas seulement pour la théorie. C’est la première étape du traitement.

Un traitement à plusieurs cordes



La compréhension de cet enchevêtrement est une des clés pour le détricoter. Bien sûr, il est indispensable de pratiquer tous les examens nécessaires et si une cause (rhumatisme inflammatoire, par exemple) est trouvée, il faut la traiter. Mais, sinon, s’entêter à faire des examens devient contre-productif. Le principe de la prise en charge s’appuie plutôt sur une approche pluriprofessionnelle, c’est-à-dire faire appel à plusieurs thérapies qui jouent sur les différentes composantes des douleurs chroniques.
Les médicaments : Utiles mais insuffisants

Les médicaments antidouleurs sont souvent la première réponse médicale. Ils peuvent aider, c’est indéniable, mais ils n’éradiquent pas les douleurs à long terme. De même, « les injections d’acide hyaluronique ont été présentées comme un traitement curatif de l’arthrose, se remémore le Dr Guy-Coichard. Ce n’est pas vrai. »

En pratique. Utilisés à bon escient et sans en attendre de miracle, les antidouleurs ont leur place dans une démarche multidisci­plinaire. Certains kinésithérapeutes demandent, par exemple, à leurs patients de prendre du paracétamol avant les séances de façon à rendre le travail plus indolore.

L’activité physique adaptée : Une clé de voûte

L’activité physique est l’approche qui recueille le meilleur taux de satisfaction chez nos lecteurs (voir encadré). Les commentaires font l’éloge des étirements ! Une distinction méritée. L’activité physique est en effet une composante indispensable pour sortir du cercle vicieux des douleurs chroniques. Les dernières recommandations américaines contre le mal de dos ont hissé les exercices en traitement numéro un, avant les médicaments. Ils ont un double effet : physique (souplesse, musculation) et mental (détente). Certaines activités sont clairement à la croisée des deux comme le yoga ou les gymnastiques chinoises (taï-chi et qi gong). Le recours aux thérapies manuelles telles que la kinésithérapie ou l’ostéopathie favorise aussi cette remise en mouvement.

En pratique. « L’important, c’est de se fixer de petits objectifs au début, souligne le Dr Delage. L’ancien marathonien doit accepter de recommencer en trottinant quelques minutes. »

Les thérapies comportementales et cognitives : Retrouver des gestes adaptés

À force de vivre en ayant mal, nous sommes assaillis de pensées négatives (« je ne peux plus rien faire ») et nous adoptons des comportements qui ne font qu’empirer les choses. Les thérapies comportementales et cognitives ou TCC ont pour but de changer cet état de fait. Par exemple, les personnes qui ont mal au dos n’osent plus se baisser pour ramasser un objet à terre. Le propos de ces thérapies est de leur montrer qu’elles peuvent le faire et comment le faire sans avoir mal. Souvent pratiquées en groupe, elles sont à la base des « écoles du dos » et désormais des « écoles du cou ». Elles sont très bien évaluées, et leurs bénéfices sont démontrés jusqu’à deux ans après la fin du traitement.

En pratique. Les dernières générations de ces thérapies sont appelées les ACT : thérapies d’acceptation et d’engagement. Elles intègrent la méditation de pleine conscience (mindfulness) et invitent à apprendre à vivre avec la douleur au lieu de lutter contre. Il y a des annuaires non exhaustifs des professionnels formés sur les sites Internet suivants : www.aftcc.org (Association française de thérapie comportementale et cognitive), www.act-afscc.org (Association francophone pour une science comportementale contextuelle), www.association-mindfulness.org.

Les approches corps-esprit : Les nouvelles venues

Les techniques psychocorporelles telles que la relaxation, les pratiques méditatives, le yoga ou l’hypnose (associée à l’autohypnose) ont désormais une place à part entière – et de mieux en mieux établie – dans le traitement des douleurs chroniques. Ces techniques permettent de s’approprier la douleur. En hypnose par exemple, on peut demander aux personnes de se passer mentalement un gant qui soulage sur les zones douloureuses. Et cela produit réellement un soulagement. « Il y a un vrai rationnel scientifique, confirme le Dr Guy-Coichard. Mais, comme pour les autres traitements, ces techniques ne suffisent pas à elles seules. »

En pratique. Le choix de ce genre de thérapies est délicat et certaines personnes peuvent être rétives à cette approche très intérieure. Elles doivent donc être entamées avec l’accord du patient. Parfois, des pratiques plus physiques (taï-chi, qi gong) sont préférées.

Un travail personnel



Les centres antidouleurs (officiellement centres d’évaluation et de traitement de la douleur) proposent ce genre de traitement avec plusieurs approches. Mais le nombre de places y est limité. Pour ceux qui relèvent de ces centres spécialisés, il faut en général être adressé par un médecin. Pour ceux qui voudraient bénéficier d’une approche multimodale en ville, c’est malheureusement beaucoup plus difficile mais faisable.

Se faire un carnet d’adresses

Chose surprenante, il n’y a pas vraiment d’algologue ou spécialiste de la douleur en cabinet de ville. En revanche, un certain nombre de généralistes ont une formation supplémentaire, une « capacité » en évaluation et traitement de la douleur. Ils peuvent vous aider à coordonner votre prise en charge. Dans certaines régions, comme en Île-de-France, il existe un réseau ville-hôpital pour le traitement de la douleur. Les spécialistes de « médecine physique et de réadaptation », qui exercent notamment dans les centres de réadaptation, sont aussi des professionnels qualifiés. Du côté des kinésithérapeutes, il y a des formations à la prise en charge des douleurs (« et c’est indispensable qu’ils soient formés », nous indique un de nos consultants).

Pour l’activité physique, il est bien sûr possible de pratiquer seul. Ceux qui cherchent un encadrement trouveront de nombreuses associations proposant des activités physiques adaptées (APA). En ce qui concerne les techniques de relaxation, le choix est plus difficile. Certains préfèrent faire appel à un professionnel formé en santé ou en psychologie. Pour trouver un professionnel de confiance, Antoine Bioy, psychologue clinicien et hypnothérapeute, conseille : « N’hésitez pas à demander à l’hypnothérapeute quelle est sa formation et la durée de celle-ci. Pour prendre en charge la douleur, au moins 180 heures en hypnose sont le standard. » La Confédération francophone d’hypnose et thérapies brèves propose un annuaire des centres de formation (www.cfhtb.org/membres).

Faire preuve de réalisme

Ne plus penser à la douleur ? Cette injonction oblige, paradoxa­lement, à y penser ! Essayez de ne pas penser à un éléphant bleu... Immédiatement, une image d’éléphant bleu se forme dans votre tête. De nombreuses stratégies essaient de contourner ce problème. De plus en plus, les médecins invitent à « mieux » vivre avec sa douleur plutôt que chercher à avoir « moins » mal. « On met en avant l’amélioration de la qualité de vie, car c’est une promesse que l’on peut tenir », dit le Dr Chantal Wood, membre de la Société française d’étude et de traitement de la douleur (SFETD). Ensuite, quand les personnes retrouvent une vie plus agréable, elles supportent mieux la douleur. Le soulagement devient alors un effet secondaire, et bénéfique ! Cela implique pour les patients d’abandonner la quête d’une solution unique et radicale et d’accepter de vivre avec de la douleur. C’est difficile, mais c’est un gain d’énergie pour faire autre chose. « Passer beaucoup de temps à essayer de se débarrasser de ses douleurs, cela les entretient », dit Franck Henry, psychologue hospitalier. Au lieu de cela, il est préconisé de se donner des objectifs concrets et réalistes : refaire des (petites) promenades en forêt, s’occuper (un après-midi) de ses petits-enfants. « Si vous voulez continuer à avoir mal, vous avez deux options : en faire le moins possible pour éviter la douleur ou en faire le plus possible sans tenir compte de la douleur », résume avec humour le Dr Guy-Coichard.

Thérapie choisie, thérapie réussie

Cette acceptation est donc tout le contraire de la résignation. Vous prenez les choses en main. C’est l’intérêt de l’hypnose, par exemple, qui doit nécessairement vous apprendre à y recourir seul. Vous pouvez essayer diverses thérapies : l’acupuncture est ainsi très appréciée et l’usage, prudent, de certaines huiles essentielles soulage certains de nos témoins. D’autres allègent leurs souffrances avec des applications de chaud ou de froid ou encore en modifiant leur régime alimentaire. Une étude récente a d’ailleurs montré que plus les patients sont convaincus de l’efficacité d’une méthode, meilleurs sont ses résultats. Mais n’attendez d’aucune la disparition pure et simple de vos douleurs.

En raison précisément de leur caractère émotionnel et de leur chronicité, les douleurs suscitent nombre d’offres malhonnêtes : appareils à « champs magnétiques pulsés » à plusieurs milliers d’euros, complément alimentaire qui « régénère rapidement les articulations », séance d’hypnose à 700 euros, etc. Soyez donc vigilant, toute promesse d’une guérison totale et immédiate devrait éveiller votre méfiance.

Un travail de longue haleine

Traiter les douleurs chroniques, cela demande du temps. Les seuls programmes d’apprentissage de la méditation durent au moins douze semaines. « Au final, ça ne se compte ni en semaines ni même en mois », avertit le Dr Guy-Coichard. « Il faut souvent deux ans », confirme le Dr Delage. Parfois, la douleur a une « utilité » : elle sert de protection. Par exemple, elle évite d’aller travailler lorsqu’on est en souffrance au travail. Dans ce cas, il peut être encore plus long de s’en affranchir. « Ce n’est pas un chemin linéaire, il y a des hauts et des bas », ajoute le Dr Guy-Coichard. Mais sur ce chemin, de nombreuses personnes se découvrent des ressources.

La douleur des personnes âgées n’est pas une fatalité



« Passé 60 ans, quand on se réveille sans avoir mal quelque part, c’est qu’on est mort. » Cette maxime ironique illustre une réalité bien cruelle : en général, ça ne s’arrange pas. « Avec l’âge, les douleurs se diversifient et s’étendent, explique une lectrice. J’avais mal au cou puis, plus tard, au dos et maintenant aux mains, et tout cela s’accumule. » L’arthrose, par exemple, est l’encombrante compagne du quotidien de bien des retraités.

Pourquoi souffrir ?

La douleur devient la norme, devant laquelle certains patients et même certains médecins se résignent. Mais d’autres s’en offusquent : « Comment entendre de votre médecin : “ c’est normal à votre âge” ! » À raison ! Avoir mal ne devrait pas être considéré comme une fatalité. Les douleurs arthrosiques sont des douleurs chroniques comme les autres et doivent être prises en charge comme telles. À ce titre, une approche à multiples facettes est recommandée, alliant médicaments ponctuels (par exemple, la prise d’un antalgique avant une petite randonnée), maintien d’une activité physique et technique de détente. Dans certains cas, la pose d’une prothèse apporte un soulagement durable.

Une plainte pas toujours exprimée

Chez les personnes très âgées ou atteintes de maladies qui altèrent la ­communication, la plainte est moins explicite, donc plus difficile à repérer et à prendre en charge. La douleur peut se manifester de façon indirecte par la perte du goût de manger ou de la conversation par exemple. Des troubles de l’attention, des tensions du visage, des attitudes crispées du corps peuvent aussi être révélateurs de douleurs.

Il n’y a pas de douleurs imaginaires



La douleur est par nature subjective. Elle ne se visualise pas avec un « douleur-o-graphe » ; elle ne se mesure pas avec un « douleur-o-mètre ». Seule la personne qui la ressent est capable de la détecter et d’en indiquer l’intensité. Les définitions officielles reconnaissent cet état de fait. L’Association internationale d’étude de la douleur la définit comme « une sensation et une expérience émotionnelle désagréable [...] ». La Haute Autorité de santé la décrit comme un « syndrome multidimen­sionnel exprimé par la personne qui en est atteinte ».

Dans la tête mais bien réelle

La conséquence est qu’il n’y a pas de douleur imaginaire. Quand quelqu’un ressent une douleur, c’est qu’elle existe, même si elle n’est apparemment pas reliée à une lésion physique. D’ailleurs, pour quantifier la douleur, on utilise des échelles visuelles : le patient positionne un curseur par exemple sur une réglette graduée allant de « l’absence de douleur » à « la douleur maximale imaginable ». La mesure la plus fiable de la douleur, c’est l’estimation qui en est faite par celui qui souffre.

Pas égaux devant la douleur

Le ressenti de la douleur est variable, selon les personnes ou le contexte. Un contact d’une même intensité peut avoir des effets très différents. Par exemple, une caresse sur un coup de soleil fait hurler. Inversement, une piqûre dans l’eau froide fait moins mal. Une atténuation de la douleur qui, d’ailleurs, fonctionne moins bien chez les personnes atteintes de fibromyalgie. Autre exemple : si l’on vous annonce que « ça va faire mal » et que l’on vous inflige quelque chose de douloureux, vous avez en général plus mal que si l’on n’avait rien dit – sauf, instructive exception, chez les pratiquants émérites de yoga pour qui l’annonce est suivie... d’une moindre douleur !

La double peine de devoir se justifier

Certains lecteurs nous racontent que leur médecin, au vu de leurs divers examens, conclut : « Eh bien, vous ne devriez pas avoir mal. » Ce genre de phrase aussi, ça fait (du) mal ! L’entourage, familial ou professionnel, exprime également parfois des doutes sur la réalité des souffrances. Or c’est une double peine – et peine perdue – de devoir démontrer qu’on a mal ! Pour éviter cette frustration, les programmes de prise en charge des douleurs chroniques apprennent aux personnes à ne pas s’obstiner à prouver qu’elles souffrent.

Edito - Transports

Moteur 1.2 Renault: 400 000 voitures en danger


Le moteur 1.2, monté sur de nombreux véhicules du groupe Renault, est sujet à des cas de casse suite à une surconsommation d’huile. Renault ne reconnaît pourtant pas le problème et rechigne à prendre en charge les frais de réparation.

Le moteur 1.2 (type H5FT), remplacé fin 2018 par le nouveau 1.3 TCe, a connu son heure de gloire et a été très largement utilisé. Sa fiabilité est pourtant aujourd’hui remise en cause et de nombreux cas de surconsommation d’huile, qui peuvent se traduire par la casse du moteur, sont recensés. Mais Renault, qui ne donne aucune précision quant aux modèles et au nombre de véhicules concernés, reconnaît timidement « quelques sollicitations de clients » et minimise le phénomène.


Des centaines de milliers de voitures concernées

Nous nous sommes procuré une note technique faisant état de ce souci et des travaux d’expertise menés chez le constructeur. Baptisée « n° de solution 10 575 », cette note interne adressée au réseau datée du 5 juin 2015 (avec mise à jour le 12 février 2018) mentionne clairement le problème de consommation d’huile (supérieure à 1 litre aux 1 000 km). La note technique précise que le problème de consommation excessive d’huile concerne les moteurs produits sur une période assez longue : d’un début de fabrication du 1er octobre 2012 à une fin de fabrication au 20 juillet 2016, soit presque 4 ans. Un rapport de février 2016, émis par la DQSC (direction qualité et satisfaction client) de Renault, fait même état du processus de dégradation des soupapes d’échappement (conséquence de la surconsommation d’huile) qui peut alors engendrer la casse du moteur. En outre, le moteur 1.2, décliné en plusieurs puissances (115, 120, 125 et 130 ch), a été monté sur bon nombre de modèles du groupe Renault (marques Dacia, Nissan et Renault) et chez son partenaire Mercedes (voir encadré « Les modèles concernés »), ce qui représente, d’après une rapide estimation de notre part, au bas mot 400 000 voitures en France (1).


Défaut de pression dans le conduit d’admission

La surconsommation d’huile serait due à une trop faible pression dans le collecteur d’admission qui empêcherait le moteur de se remplir naturellement avec suffisamment d’air, créant dans le même temps une dépression importante dans le cylindre. En conséquence, de l’air serait aspiré depuis le bas du moteur et, en remontant dans le cylindre, se chargerait en huile. Cette huile, alors brûlée lors de la combustion, engendre la formation de calamine qui, à terme, cause la fusion des soupapes d’échappement après avoir dégradé la surface de portée de la soupape et de son siège.


Quelques signes avant-coureurs

L’apparition du phénomène n’est parfois pas perceptible. En effet, si le brûlage de l’huile lors de la combustion engendre des émanations de fumées bleues à l’échappement, ce n’est pas toujours évident à déceler. Le conducteur peut peut-être constater un manque de puissance mais ce n’est pas non plus facile à ressentir selon son usage. Enfin, dans les cas les plus critiques, c’est l’apparition de bruits moteur anormaux et l’allumage d’un témoin au tableau de bord qui pouvaient interpeler. Des alertes qui arrivent malheureusement parfois trop tard. Comme ce fut le cas pour AnnaKri qui roule en Dacia Lodgy TCe 1.2 115 depuis février 2016 et fulmine sur le forum de Que Choisir : « Fin janvier 2019, en rentrant le soir, ma Dacia Lodgy perd de la vitesse et j’entends un bruit au niveau du moteur à moins de 500 mètres de chez moi. Le lendemain matin, elle ne démarre plus. » Et de ne pas décolérer : « Pas de signe d’alerte, pas de voyant allumé et le moteur est HS. »


Remèdes au problème moteur Renault 1.2

Il existe plusieurs points à vérifier selon la gravité des dommages du moteur.

- Tout d’abord, il faut réaliser une mise à jour du calculateur de gestion moteur afin de corriger le problème de défaut de pression dans le collecteur d’admission.
- Puis, si cela est nécessaire, notamment en cas de bruit important, il faut contrôler et au besoin remplacer les segments, voire l’ensemble du bas moteur (pistons, bielles, segments…), ou même, éventuellement, le moteur complet.
- Enfin, dans certains cas, le tendeur de chaîne de distribution peut également être remplacé.

Tout cela pour une facture finale qui peut atteindre les 10 000 €, comme annoncé sur le devis reçu par AnnaKri pour le remplacement du moteur de sa Lodgy.


Prise en charge à géométrie variable

Bien que les marques concernées ne puissent nier l’évidence, elles freinent pourtant des quatre fers lorsqu’il s’agit de proposer une prise en charge. Et d’essayer de rejeter la faute sur l’automobiliste pour justifier la surconsommation d’huile. Renault nous a ainsi indiqué qu’« une consommation d’huile, jugée supérieure à la consommation normale d’un moteur, peut trouver son origine dans plusieurs causes (vétusté/usure, entretien aléatoire, qualité des huiles, types de conduite, etc.) ». Et bien sûr, aucune mention d’un possible problème sur le moteur lui-même. Et à la question sur la procédure de prise en charge et d’une éventuelle grille financière, le constructeur répond : « Notre service relation client, comme à son habitude, étudie techniquement, avec le réseau, chaque cas qui lui est soumis, dans le meilleur esprit commercial afin d’apporter une réponse à nos clients et les accompagner le cas échéant, y compris au-delà du terme de la garantie constructeur. » Mais, dans les faits, il semble difficile d’obtenir gain de cause et les prises en charge accordées sont aléatoires. Levenrek se plaint sur le forum de Que Choisir que le problème rencontré sur le moteur de son Dokker 1.2 TCe 115 de 2013 ne soit pas pris en charge et s’agace : « J'ai droit à zéro en ce qui me concerne. » Même si Caromc indique dans son message daté de mars 2019 une prise en charge de la part de Dacia, elle se désespère de devoir débourser 2 200 € pour récupérer son Duster 1.2 TCe. Et surtout, elle s’inquiète désormais fortement de la fiabilité de son véhicule.

Suite à l'attitude des constructeurs automobiles, l'UFC-Que Choisir met en demeure Renault, Dacia, Nissan et Mercedes.


Si vous êtes concerné

Si vous rencontrez un souci similaire avec votre véhicule – dont la date de commercialisation correspond à la période annoncée – faites constater la surconsommation d’huile par un réparateur de la marque. Demandez par la même occasion un contrôle des compressions des cylindres (qui mettra en évidence un éventuel défaut d’étanchéité d’une soupape). Puis, si cela n’a pas déjà été fait, faites réaliser la mise à jour du boîtier électronique de gestion moteur (insistez pour qu’elle ne vous soit pas facturée). Si vous continuez à rencontrer des problèmes (surconsommation d’huile, perte de puissance, bruit moteur…) et que le constructeur s’obstine à ne pas vouloir prendre en charge la majeure partie des frais de réparations, vous devrez peut-être faire appel à un expert indépendant (liste sur www.experts-auto-independants.com) qui réalisera une expertise contradictoire afin de poursuivre le constructeur en justice pour obtenir gain de cause. Pour monter le dossier, il vous faudra impérativement toutes les factures d’entretien (que les révisions aient été réalisées dans le réseau, chez des réparateurs indépendants ou dans des centres auto). Renault nous l’a indiqué : « Le respect du programme d’entretien est une condition indispensable au bon fonctionnement d’un véhicule et un préalable à l’examen d’un accompagnement commercial. » Autre condition sine qua non : il faudra que votre voiture, neuve ou d’occasion, ait été achetée il y a moins de 5 ans afin que la garantie contre les vices cachés puisse s’appliquer.

Vous pensez être concerné, consultez
nos questions-réponses ainsi que la lettre type à envoyer au vendeur ou au constructeur.

Les modèles concernés:

Renault (moteur 1.2 TCe 115, 120 et 130 ch)

Captur
Clio 4
Kadjar
Kangoo 2
Mégane 3
Scénic 3
Grand Scénic 3

Dacia (moteur 1.2 TCe 115 et 125 ch)

Duster
Dokker
Lodgy

Mercedes (moteur 1.2 115 ch)

Citan

Nissan (moteur 1.2 DIG-T 115 ch)

Juke
Qashqai 2
Pulsar

(1) Selon le CCFA (Comité des constructeurs français d’automobiles), du 1er janvier 2013 au 30 juin 2016, il s’est vendu en France 493 230 exemplaires des modèles à essence concernés. Un chiffre qui ne tient pas compte des déclinaisons utilitaires également touchées par le problème ni des ventes d’octobre à décembre 2012 que nous n’avons pas réussi à avoir. Étant donné que le moteur 1.2 incriminé représente la majeure partie des ventes, on peut raisonnablement estimer que le nombre de modèles potentiellement touchés est de 400 000 en France.

Edito - Santé et Bien être

Perturbateurs endocriniens dans les produits à base de soja: L’UFC-Que Choisir saisit l’Anses et la DGCCRF


Sur la base d’un test en laboratoire sur des produits à base de soja, révélant des teneurs particulièrement préoccupantes en phytoestrogènes(1), des composés fortement suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir saisit l’ANSES et la DGCCRF pour renforcer la sécurité et l’information sur les produits alimentaires en contenant. Dans cette attente, l’Association formule des recommandations à l’attention des consommateurs pour limiter leur exposition à ces substances potentiellement nocives.

Des perturbateurs endocriniens dans le soja ?

Dans le cadre des préoccupations croissantes en matière de santé, de bien-être animal ou encore de bilan carbone, le soja se révèle une alternative intéressante pour les consommateurs désirant limiter leur consommation de viande. Revers de la médaille, le soja est aussi une source importante de phytoestrogènes (appelés isoflavones dans le cas du soja). Ces substances dont la structure moléculaire est proche d’une hormone naturelle du corps humain, pourraient être des perturbateurs endocriniens et favoriser certains cancers, voire agir sur le fœtus, le jeune enfant ou la fertilité. A ce titre, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait émis dès 2005 un avis(2) pour limiter la présence de ces substances et mieux informer les consommateurs.

Un test de l’UFC-Que Choisir sur 55 aliments courants contenant du soja

L’UFC-Que Choisir a mesuré les doses de phytoestrogènes dans 55 aliments courants à base de soja (plats préparés, biscuits, desserts, boissons, apéritifs et sauces) afin de calculer l’exposition des consommateurs par rapport aux valeurs jugées tolérables(3) par l’ANSES. 14 ans après les premières recommandations de l’Agence, les résultats sont particulièrement préoccupants :

- Jusqu’à 5 fois la dose maximale dans une seule portion ! Les produits les plus mal notés de notre test excèdent très largement les doses maximales admissibles. Un verre de la boisson au soja « Sud-Ouest nature » de la marque Cereal Bio apporte à lui seul près de 150 % de la dose maximale admissible pour un adulte, quand une portion du « couscous gourmand protéines de soja » de Jardin Bio dépasse trois fois et demie cette dose. Pire, une seule poignée de graines de soja toastées pour apéritif « Soya party nature » de Soy, renferme plus de 5 fois la dose maximale !
- Des phytoestrogènes dans les boulettes de viandes ! Loin de se cantonner aux « laits » de soja et au tofu, les phytoestrogènes se nichent également dans des aliments où on ne s’attendrait pas à trouver du soja. Ces protéines bon marché ajoutées par les fabricants dans certaines boulettes de viande, peuvent exposer les consommateurs à des teneurs élevées en phytoestrogènes. Ainsi, sur les 12 produits à base de viande de notre échantillon (boulettes « au bœuf », nuggets « au poulet », tomates farcies …), 5 d’entre eux apportent dans une portion plus d’un quart de la dose maximale. Les teneurs les plus élevées ont été trouvées dans les boulettes « au bœuf » de chez Auchan, Leader Price et Leclerc(4) dont chaque portion apporte respectivement 68 %, 60 % et 42 % de la dose maximale admissible pour un enfant.
- Pas plus d’un produit au soja par jour. Si les teneurs relevées dans les autres produits sont un peu moins élevées, c’est le cumul qui pose problème. Une consommation régulière expose ainsi les consommateurs à de forts dépassements équivalents à deux fois et demie la dose maximale admissible pour les adultes ou les enfants. Ceci explique que l’Anses recommande d’éviter la consommation de produits à base de soja pour les femmes enceintes et les enfants de moins de trois ans. Sur cette base, il apparaît prudent de ne pas consommer plus d’une portion de produit à base de soja par jour.


Au regard des teneurs élevées en phytoestrogènes mises en évidence dans le cadre de ce test et des risques de perturbations endocriniennes entraînés par la consommation de ces produits, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de protéger les consommateurs :

Saisit l’Anses pour que celle-ci, au regard des études scientifiques les plus récentes et des nouvelles habitudes de consommation, réévalue le niveau de risque pour les consommateurs et, si nécessaire, définisse des doses maximales d’application obligatoires.
Demande à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de rendre obligatoires sur l’étiquetage les teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits, ainsi qu’une mention sur les restrictions à la consommation pour les enfants et les femmes enceintes.

Dans cette attente, l’Association recommande aux consommateurs :

- D’éviter la consommation de tout produit contenant du soja pour les enfants de moins de trois ans et les femmes enceintes.
- De limiter la consommation de produits à base de soja à 1 portion par jour.
- De privilégier les produits les mieux notés dans notre test consultable gratuitement sur son site quechoisir.org.



A lire également:

Comparatif Préparations à base de soja

Soja - Consommation à surveiller

Isoflavones - Attention, substances actives !

Préparations à base de soja - Le protocole

Notes:
1 -Résultats complets publiés dans le numéro de juin de Que Choisir actuellement en kiosque et gratuitement consultables sur le site quechoisir.org.
2 -Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation – Recommandations, Afssa mars 2005.
3 -Etude de l’Alimentation Totale Infantile, Tome 2 Partie 3 Composés organiques - Anses septembre 2016.
4 -Auchan « Mini boulettes au bœuf cuites », Leader Price « Boulettes au bœuf nature », Marque Repère Férial « Mini boulettes au bœuf 15 % M.G ».

Action nationale - Environnement et Energie

Energie moins chère ensemble: Nouvelle campagne pour échapper aux hausses des tarifs

Alors que le tarif réglementé de l’électricité doit bondir de près de 6 % au 1er juin, avant une possible prochaine hausse en août, que celui du gaz devrait connaître le même sort inflationniste avant de prochainement disparaître, l’UFC-Que Que Choisir entend tout mettre en œuvre pour permettre aux consommateurs d’échapper à ces flambées tarifaires. Dans ce cadre, l’association lance une nouvelle campagne nationale


Pour des économies et une énergie plus durables
Pour une meilleure prévisibilité et sécurité tarifaire, mais aussi pour favoriser les énergies renouvelables, la campagne s’articule autour de 3 lots : les lots « gaz » et « électricité » classiques, à prix fixes pendant 2 ans et sans limitation du nombre de souscripteurs, et le lot « électricité - soutien aux petits producteurs de renouvelable » à prix fixes pour 1 an. Conformément au cahier des charges établi par l’UFC–Que Choisir, l’électricité de ce lot doit provenir majoritairement de petits sites de production d’énergie renouvelable situés en France, étant entendu qu’un audit sera réalisé pour vérifier la réalité de l’approvisionnement. Compte tenu de ses caractéristiques, le bénéfice de cette offre « soutien aux petits producteurs » ouverte à l’ensemble des inscrits, est limité aux 40 000 premiers souscripteurs.

Grenoble, Metz, Strasbourg : la concurrence peut enfin jouer !
Profitant de l’arrivée d’un fournisseur alternatif dans certaines zones (entreprises locales de distribution) où la concurrence ne pouvait pas jouer, l’UFC-Que Choisir a ouvert l’opération aux zones de Grenoble, Metz et Strasbourg. En lançant des campagnes locales dans ces nouveaux territoires, l’UFC-Que Choisir entend envoyer un signal aux fournisseurs alternatifs pour qu’ils permettent aux consommateurs d’avoir un choix par rapport aux offres des opérateurs historiques. En effet, plus de 10 ans après la libéralisation, 5% de la population reste encore en situation de monopole.

Des tarifs attractifs avec en outre une sécurité juridique
Le récent rapport du Médiateur national de l’énergie souligne la recrudescence de litiges dans ce secteur. L’UFC-Que Choisir entend donc, au-delà des prix, offrir une sécurité juridique aux consommateurs à travers des conditions contractuelles sûres et protectrices, et l’accompagnement des souscripteurs par la Fédération en cas d’éventuelles réclamations. Parmi les éléments imposés aux fournisseurs dans le contrat, on trouve, par exemple, la pluralité des modes de paiement quel que soit le mode de facturation, le choix de la date de prélèvement en cas de mensualisation, la facturation bimestrielle, la possibilité de ne régler que le reliquat non contesté en cas de litiges, ou encore l’obligation de respecter les recommandations faites par la Commission des clauses abusives et le Médiateur national de l’énergie, qui ne sont normalement pas contraignantes. De même, le cahier des charges prévoit l’obligation pour le fournisseur de tenir informée l’UFC-Que Choisir des réclamations et des réponses que le fournisseur y apporte.

Décidée à faire une nouvelle fois la preuve du pouvoir de marché des consommateurs, l’UFC-Que Choisir invite donc tous les abonnés au gaz naturel et à l’électricité à se rassembler sur www.choisirensemble.fr afin d’obtenir les meilleurs offres énergie : plus les inscrits seront nombreux, plus les tarifs obtenus pourront être bas. Soyons plus pour payer moins !

Calendrier de la campagne :
Inscription jusqu’au 9 septembre 2019 inclus
Enchères : le 10 septembre 2019
Envoi des offres personnalisées : à compter du 7 octobre 2019


Notes:
Découvrez le bilan des précédentes campagnes "Energie moins chère ensemble"
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Les dernières infos:

Santé et Bien être :

Matelas bébé: Carton rouge pour le made in France
À se demander quelle mouche a piqué les fabricants français de matelas pour bébé. Nous avons testé leurs matelas les plus vendus et ils méritent un carton rouge. C’est bien dommage.

La première anomalie criante des matelas made in France que nous avons testés en laboratoire, c’est l’absence de housse amovible et lavable en machine. Quand on fabrique des produits destinés aux tout-petits, le b.a-ba de l’hygiène consiste pourtant à faire en sorte que tout ce qui peut avoir des traces de vomi, de régurgitations et de fuites passe très régulièrement en machine. Il est inadmissible que ce soit impossible. Les autres matelas présents dans notre test sont d’ailleurs tous pourvus d’un coutil déhoussable et lavable en machine.

La seconde anomalie tient à la présence de substances chimiques biocides. Ces matelas made in France sont les seuls de notre sélection à être traités « anti ». Or il est absurde de mettre les bébés, qui dorment beaucoup, en contact avec une ou plusieurs substances chimiques. Ces matelas traités contiennent des biocides de la redoutable famille des isothiazolinones, de l’OIT ou du pyrithione de zinc, autrement dit des substances allergisantes, voire du thiabendazole, un fongicide. « Pour des raisons d’hygiène », nous ont répondu les professionnels concernés. Le pire, c’est qu’ils ont dit vrai. Leurs matelas étant conçus sans housse lavable, sans doute pour réduire les coûts, ils ajoutent des traitements chimiques afin d’éviter la prolifération bactérienne, voire les moisissures.

Notre test comporte néanmoins une très bonne nouvelle. L’alerte que nous avions lancée fin 2018 au vu des résultats alarmants de nos confrères allemands ne concerne pas le marché français. Aucun des matelas que nous avons testés ne risque d’étouffer les bébés, les jeunes parents peuvent être rassurés. Tous les modèles ont réussi le test crucial de la balle.

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Élisabeth Chesnais

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Alimentation :

Robot cuiseur Thermomix TM31: Attention avec les préparations chaudes
Alertée par l’UFC-Que Choisir, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) recommande les plus grandes précautions avec le robot cuiseur Thermomix TM31 de Vorwerk, en raison d’un risque avéré de brûlures.

Le Thermomix TM31, robot cuiseur star de la marque Vorwerk, n’est plus commercialisé depuis 2014 : il a depuis été remplacé par le TM5 puis récemment par le TM6. Mais nombreux sont les foyers qui en sont encore équipés. En raison des accidents signalés à l’Administration par l’UFC-Que Choisir, avec de sérieuses brûlures à la clé lors de la préparation de soupes ou sauces chaudes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’est décidée à demander à la marque de communiquer plus vigoureusement sur les précautions d’utilisation. Ce qu’elle a fait en adressant un courrier aux propriétaires connus de l’appareil. Le message le plus important : lors du mixage d’un liquide très chaud (soupe ou sauce à 100 °C), il faut veiller à baisser progressivement la vitesse, puis patienter quelques secondes avant d’ouvrir le couvercle. À noter également, les enfants ne doivent pas manipuler l’appareil, ni se trouver à proximité lorsqu’il est en fonctionnement. Les personnes qui auraient acheté le TM31 en seconde main peuvent retrouver ces consignes de sécurité sur le site de Vorwerk (1). La DGCCRF relaie également les informations à retenir sur son site (2).

Les projections de préparations brûlantes peuvent également être le fait d’un joint défectueux. Vorwerk a, en 2014, engagé une campagne de remplacement. Quoi qu’il en soit, le joint doit être changé tous les 2 ans, et en cas de fuite ou de signe d’usure, pour assurer l’étanchéité lors du mixage.

Restent les accidents qui ne s’expliquent ni par le non-respect des précautions d’utilisation, ni par l’usure du joint, mais qui se sont tout simplement produits parce que le couvercle a sauté avant la fin de la phase de mixage. Le mieux est de déclarer l’accident à votre assurance, surtout si les brûlures ont occasionné une prise en charge médicale quotidienne et un arrêt de travail. Un signalement doit aussi être fait auprès de Vorwerk. Après expertise de l’appareil, des discussions peuvent s’engager pour une éventuelle indemnisation.

1. https://www.vorwerk.fr/fileadmin/thermomix/data/fr/img/ABC_Campagne/PDF/19.04.2019_-_Lettre_suivie_TM31.pdf

2. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/dgccrf-appelle-consommateurs-au-respect-des-precautions-dutilisation-lappareil-cuisine

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Anne-Sophie Stamane

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La dernière enquête:

Santé et Bien être :

Nutrition et santé: Les secrets de cuisine du lobby agroalimentaire

Alors que l’obésité et les pathologies liées à une mauvaise alimentation progressent, les instances de santé dressent un constat sévère : la qualité nutritionnelle de nos aliments n’est pas à la hauteur des attentes. Mais face aux velléités de réglementer de la puissance publique, les industriels de l’agroalimentaire se mobilisent. Objectif : éviter les contraintes qui iraient à l’encontre de leurs intérêts immédiats. Pour cela, leur lobbying procède par petites touches. Mobilisant élus, cabinets de conseil et chercheurs, si besoin via de pseudo-instituts scientifiques « écran », ils font passer leurs propres arguments et brouillent les messages. Ces stratégies d’influence sont efficaces. L’État, trop souvent, reste tétanisé par le poids économique de la filière, au détriment de la santé des consommateurs. Ainsi, toutes les tentatives d’interdiction de la publicité pour des aliments de mauvaise qualité ciblant les enfants ont été mises en échec. Enfin, la mise en place de repères nutritionnels clairs et la lutte contre l’obésité ou l’addiction à l’alcool sont, elles, entravées.
Cette enquête est réservée aux abonnés du site enquête Nutition et Santé sur quechoisir.org.
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