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Edito - Santé et Bien être

Perturbateurs endocriniens dans les produits à base de soja: L’UFC-Que Choisir saisit l’Anses et la DGCCRF


Sur la base d’un test en laboratoire sur des produits à base de soja, révélant des teneurs particulièrement préoccupantes en phytoestrogènes(1), des composés fortement suspectés d’être des perturbateurs endocriniens, l’UFC-Que Choisir saisit l’ANSES et la DGCCRF pour renforcer la sécurité et l’information sur les produits alimentaires en contenant. Dans cette attente, l’Association formule des recommandations à l’attention des consommateurs pour limiter leur exposition à ces substances potentiellement nocives.

Des perturbateurs endocriniens dans le soja ?

Dans le cadre des préoccupations croissantes en matière de santé, de bien-être animal ou encore de bilan carbone, le soja se révèle une alternative intéressante pour les consommateurs désirant limiter leur consommation de viande. Revers de la médaille, le soja est aussi une source importante de phytoestrogènes (appelés isoflavones dans le cas du soja). Ces substances dont la structure moléculaire est proche d’une hormone naturelle du corps humain, pourraient être des perturbateurs endocriniens et favoriser certains cancers, voire agir sur le fœtus, le jeune enfant ou la fertilité. A ce titre, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avait émis dès 2005 un avis(2) pour limiter la présence de ces substances et mieux informer les consommateurs.

Un test de l’UFC-Que Choisir sur 55 aliments courants contenant du soja

L’UFC-Que Choisir a mesuré les doses de phytoestrogènes dans 55 aliments courants à base de soja (plats préparés, biscuits, desserts, boissons, apéritifs et sauces) afin de calculer l’exposition des consommateurs par rapport aux valeurs jugées tolérables(3) par l’ANSES. 14 ans après les premières recommandations de l’Agence, les résultats sont particulièrement préoccupants :

- Jusqu’à 5 fois la dose maximale dans une seule portion ! Les produits les plus mal notés de notre test excèdent très largement les doses maximales admissibles. Un verre de la boisson au soja « Sud-Ouest nature » de la marque Cereal Bio apporte à lui seul près de 150 % de la dose maximale admissible pour un adulte, quand une portion du « couscous gourmand protéines de soja » de Jardin Bio dépasse trois fois et demie cette dose. Pire, une seule poignée de graines de soja toastées pour apéritif « Soya party nature » de Soy, renferme plus de 5 fois la dose maximale !
- Des phytoestrogènes dans les boulettes de viandes ! Loin de se cantonner aux « laits » de soja et au tofu, les phytoestrogènes se nichent également dans des aliments où on ne s’attendrait pas à trouver du soja. Ces protéines bon marché ajoutées par les fabricants dans certaines boulettes de viande, peuvent exposer les consommateurs à des teneurs élevées en phytoestrogènes. Ainsi, sur les 12 produits à base de viande de notre échantillon (boulettes « au bœuf », nuggets « au poulet », tomates farcies …), 5 d’entre eux apportent dans une portion plus d’un quart de la dose maximale. Les teneurs les plus élevées ont été trouvées dans les boulettes « au bœuf » de chez Auchan, Leader Price et Leclerc(4) dont chaque portion apporte respectivement 68 %, 60 % et 42 % de la dose maximale admissible pour un enfant.
- Pas plus d’un produit au soja par jour. Si les teneurs relevées dans les autres produits sont un peu moins élevées, c’est le cumul qui pose problème. Une consommation régulière expose ainsi les consommateurs à de forts dépassements équivalents à deux fois et demie la dose maximale admissible pour les adultes ou les enfants. Ceci explique que l’Anses recommande d’éviter la consommation de produits à base de soja pour les femmes enceintes et les enfants de moins de trois ans. Sur cette base, il apparaît prudent de ne pas consommer plus d’une portion de produit à base de soja par jour.


Au regard des teneurs élevées en phytoestrogènes mises en évidence dans le cadre de ce test et des risques de perturbations endocriniennes entraînés par la consommation de ces produits, l’UFC-Que Choisir, soucieuse de protéger les consommateurs :

Saisit l’Anses pour que celle-ci, au regard des études scientifiques les plus récentes et des nouvelles habitudes de consommation, réévalue le niveau de risque pour les consommateurs et, si nécessaire, définisse des doses maximales d’application obligatoires.
Demande à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de rendre obligatoires sur l’étiquetage les teneurs en phytoestrogènes présentes dans les produits, ainsi qu’une mention sur les restrictions à la consommation pour les enfants et les femmes enceintes.

Dans cette attente, l’Association recommande aux consommateurs :

- D’éviter la consommation de tout produit contenant du soja pour les enfants de moins de trois ans et les femmes enceintes.
- De limiter la consommation de produits à base de soja à 1 portion par jour.
- De privilégier les produits les mieux notés dans notre test consultable gratuitement sur son site quechoisir.org.



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Notes:
1 -Résultats complets publiés dans le numéro de juin de Que Choisir actuellement en kiosque et gratuitement consultables sur le site quechoisir.org.
2 -Sécurité et bénéfices des phyto-estrogènes apportés par l’alimentation – Recommandations, Afssa mars 2005.
3 -Etude de l’Alimentation Totale Infantile, Tome 2 Partie 3 Composés organiques - Anses septembre 2016.
4 -Auchan « Mini boulettes au bœuf cuites », Leader Price « Boulettes au bœuf nature », Marque Repère Férial « Mini boulettes au bœuf 15 % M.G ».

Edito - Argent et Assurances

Réforme des retraites Agirc-Arrco: Il va y avoir du mieux


La cure minceur des retraites complémentaires des salariés du secteur privé va enfin prendre fin. C’est le choix des partenaires sociaux qui gèrent les pensions de l’Agirc-Arrco.

Les 12 millions de retraités qui perçoivent actuellement une pension de l’Agirc-Arrco peuvent se réjouir : à compter du 1er novembre prochain, elle va être revalorisée à hauteur de l’inflation hors tabac, soit + 1,1 % selon les prévisions actuelles. Après plusieurs années de stagnation et une année de maigre revalorisation (+ 0,6 % fin 2018), sans oublier la récente hausse de l’inflation (+ 1,8 % en 2018), c’est donc un gain réel de pouvoir d’achat qui aura lieu au cours des 4 prochaines années.

Un maintien du pouvoir d’achat

Pour bien comprendre ce coup de pouce, il faut se souvenir que l’Agirc-Arrco, contrairement au régime général, est géré par les partenaires sociaux, c’est-à-dire par les représentants des organisations syndicales et patronales. Fin 2015, alors que les finances de ce régime de retraite qui compte parmi les plus importants sont dans le rouge, les organisations patronales et trois confédérations de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC) signent un accord important. Il prévoit entre autres une absence de revalorisation des pensions de retraite tant que la situation du régime ne s’est pas redressée. C’est aujourd’hui chose faite.

Un peu plus de personnes exonérées de malus

Second point important : l’élargissement des conditions d’exonération du « malus » ou coefficient de solidarité, qui pénalise depuis le début de l’année les salariés nés en 1957 ou après (ou nés en 1959 s’ils peuvent se prévaloir d’un départ anticipé au titre d’une carrière longue) décidant de faire valoir leurs droits à la retraite sitôt atteint leur taux plein. Ceux-ci subissent en effet une retenue de 10 % sur leur pension complémentaire (qui représente en moyenne 60 % de leur pension globale) durant 3 ans, sauf s’ils décalent leur date de départ en retraite de 1 an (soit un départ à 63 ans minimum, ou 61 ans pour les carrières longues). Un dispositif inséré, là encore, dans l’accord de 2015 pour redresser les comptes du régime et s’assurer de disposer en permanence d’un montant équivalent à 6 mois de pensions de retraite. À compter du 1er novembre prochain, l’éventail des personnes actuellement exonérées de malus (futurs retraités aux très faibles ressources, futurs retraités handicapés ou déclarés inaptes au travail…) va s’élargir aux chômeurs en fin de droits et aux personnes dont le taux d’incapacité permanente à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle est d’au moins 20 %. Dans tous les cas, une évaluation des effets de ce malus est prévue l’an prochain et certaines organisations syndicales (FO, CGT ainsi que la CFDT qui a pourtant signé l’accord en 2015) ne cachent pas leur position : demander l’annulation pure et simple de ce malus qui n’a plus lieu d’être, puisque les comptes du régime sont durablement redressés !

Edito - Santé et Bien être

Lumière bleue et éclairage LED: Une toxicité qui se confirme, surtout pour les enfants


L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié un rapport sur les risques associés à tous les objets utilisant des LED, des lampes aux écrans. Perturbation des rythmes biologiques et toxicité rétinienne sont au centre des préoccupations.

Des diverses ampoules présentes dans nos domiciles aux phares de nos voitures en passant par les jouets de nos enfants, les objets « déco » constellés de minuscules lampes et les écrans de nos smartphones et ordinateurs, nous sommes en permanence exposés aux LED. Or la lumière émise par ces diodes électroluminescentes présente des caractéristiques – notamment sa richesse en bleu – qui ont conduit les autorités sanitaires à s’interroger sur sa toxicité. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) a alerté le public en 2010 sur les risques liés à l’éclairage domestique ; elle vient d’actualiser son rapport en prenant en compte plus largement tous les dispositifs utilisant des LED.

Deux types de risque coexistent : la perturbation des rythmes biologiques et la toxicité rétinienne. Concernant le premier, c’est en particulier l’utilisation des écrans d’ordinateur, tablette et smartphone en soirée et pendant la nuit qui est pointée du doigt. Être exposé à ces moments-là à une lumière semblable à celle du jour (elle aussi riche en bleu) désynchronise notre horloge interne. À la clé, un endormissement retardé, une durée et une qualité du sommeil altérées. Les enfants et adolescents constituent sur ce point une population particulièrement exposée du fait de leur utilisation souvent intensive des écrans, mais aussi parce que leur cristallin ne joue pas encore pleinement son rôle de filtre.

Des intensités lumineuses qui provoquent un éblouissement

Bien différente est la question de la toxicité rétinienne. Sur ce point, les connaissances sur les liens entre l’exposition à la lumière bleue des LED et les risques associés à long terme, notamment la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), sont encore très parcellaires. « La question qui se pose, c’est celle de l’exposition chronique, et on n’a pas vraiment de réponse, a précisé Francine Béhar-Cohen, professeur en ophtalmologie et présidente du groupe de travail de l’Anses, lors de l’exposition du rapport à la presse. La question des réactions tissulaires à de faibles doses cumulées sur le long terme n’est pas tranchée. »

Les études suggérant que l’exposition à la lumière bleue fait partie des nombreux facteurs de risque de la DMLA ont été faites sur des populations exposées à une lumière solaire de très forte intensité : guides de haute montagne, marins, etc. Aucune n’a encore fait le lien entre exposition chronique aux LED et DMLA. Mais si lien il y a, le danger vient plutôt de certains objets utilisés au quotidien comme les lampes, phares de voiture, jouets ou objets de décoration. Leur intensité lumineuse est parfois très importante, à tel point qu’ils peuvent provoquer un éblouissement. Les écrans de téléphone et d’ordinateur, eux, émettent une lumière d’une intensité bien trop faible pour poser problème. « La toxicité pour la rétine est dans ce cas exclue : les écrans ne rendent pas du tout aveugle et ne peuvent pas provoquer la DMLA », a martelé Francine Behar-Cohen.

Des dispositifs peu efficaces

Comme nous l’avons fait récemment, l’Anses a testé les verres anti-lumière bleue proposés par les opticiens. Elle conclut à une efficacité « modeste » (7 à 12 % de lumière filtrée) sur le type de lumière bleue qui serait toxique pour la rétine, et inexistante sur le type de lumière bleue qui intervient dans la régulation de nos rythmes biologiques. Bref, ces verres sont sans intérêt. De même, d’après les mesures de l’Anses, les modèles d’écran revendiquant une limitation de la lumière bleue ne sont pas différents de ceux sans revendication particulière. Il est en revanche efficace, pour une utilisation en soirée, de passer à une lumière plus chaude et de baisser l’intensité lumineuse de son écran.

L’Anses recommande aux consommateurs de limiter leur exposition, et surtout celle de leurs enfants, à la lumière des écrans en soirée et pendant la nuit, et de préférer les éclairages indirects et de type « blanc chaud ». Aux pouvoirs publics, elle suggère de faire évoluer le cadre réglementaire pour que tous les objets utilisant des LED, notamment les phares de voiture, émettent une lumière d’intensité plus réduite.

Edito - Alimentation

Robot cuiseur Thermomix TM31: Attention avec les préparations chaudes


Alertée par l’UFC-Que Choisir, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) recommande les plus grandes précautions avec le robot cuiseur Thermomix TM31 de Vorwerk, en raison d’un risque avéré de brûlures.

Le Thermomix TM31, robot cuiseur star de la marque Vorwerk, n’est plus commercialisé depuis 2014 : il a depuis été remplacé par le TM5 puis récemment par le TM6. Mais nombreux sont les foyers qui en sont encore équipés. En raison des accidents signalés à l’Administration par l’UFC-Que Choisir, avec de sérieuses brûlures à la clé lors de la préparation de soupes ou sauces chaudes, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) s’est décidée à demander à la marque de communiquer plus vigoureusement sur les précautions d’utilisation. Ce qu’elle a fait en adressant un courrier aux propriétaires connus de l’appareil. Le message le plus important : lors du mixage d’un liquide très chaud (soupe ou sauce à 100 °C), il faut veiller à baisser progressivement la vitesse, puis patienter quelques secondes avant d’ouvrir le couvercle. À noter également, les enfants ne doivent pas manipuler l’appareil, ni se trouver à proximité lorsqu’il est en fonctionnement. Les personnes qui auraient acheté le TM31 en seconde main peuvent retrouver ces consignes de sécurité sur le site de Vorwerk (1). La DGCCRF relaie également les informations à retenir sur son site (2).

Les projections de préparations brûlantes peuvent également être le fait d’un joint défectueux. Vorwerk a, en 2014, engagé une campagne de remplacement. Quoi qu’il en soit, le joint doit être changé tous les 2 ans, et en cas de fuite ou de signe d’usure, pour assurer l’étanchéité lors du mixage.

Restent les accidents qui ne s’expliquent ni par le non-respect des précautions d’utilisation, ni par l’usure du joint, mais qui se sont tout simplement produits parce que le couvercle a sauté avant la fin de la phase de mixage. Le mieux est de déclarer l’accident à votre assurance, surtout si les brûlures ont occasionné une prise en charge médicale quotidienne et un arrêt de travail. Un signalement doit aussi être fait auprès de Vorwerk. Après expertise de l’appareil, des discussions peuvent s’engager pour une éventuelle indemnisation.

1.
https://www.vorwerk.fr/fileadmin/thermomix/data/fr/img/ABC_Campagne/PDF/19.04.2019_-_Lettre_suivie_TM31.pdf

2. https://www.economie.gouv.fr/dgccrf/dgccrf-appelle-consommateurs-au-respect-des-precautions-dutilisation-lappareil-cuisine

Edito - Environnement et Energie

Tarif réglementé du gaz: Il ne sera bientôt plus possible d’y souscrire


La loi Pacte, votée en avril, acte la fin du tarif réglementé du gaz à l’horizon 2023. Il sera bientôt impossible d’y souscrire, mais Engie a anticipé cette échéance pour placer ses offres à prix libre.

C’est une drôle de mésaventure qui est arrivée à Jean-Louis P. Le 24 mars dernier, il est démarché par Engie, chez qui il est déjà client au tarif réglementé. Le commercial sait y faire et Jean-Louis signe pour une offre à prix fixe. Il compare ensuite les prix à tête reposée et réalise qu’il est perdant.

Il se rétracte début avril et demande à Engie de le repasser au tarif réglementé. Mais l’opérateur historique refuse, lui assurant que la loi Pacte lui interdit de le faire souscrire au tarif réglementé.

Qu’Engie tente par tous les moyens de placer ses offres à prix de marché n’est pas nouveau : il a même été récemment condamné à verser 1 million d’euros de dommages et intérêts à EDF par la Cour d’appel de Versailles pour ses pratiques de démarchage abusives, effectuées en se faisant passer pour EDF. Certains de ses démarcheurs allaient même jusqu’à affirmer qu’Engie avait racheté EDF.

Mais en l’occurrence, Engie a seulement anticipé l’impossibilité de souscrire au tarif réglementé. C’est inélégant, guère plus. Car la loi Pacte votée le 11 avril dernier signe bel et bien la fin des tarifs réglementés du gaz, qui aura lieu en juillet 2023. Dès la publication du texte, ils ne seront plus ouverts à la souscription.

En revanche, tout client qui le souhaite peut rester au tarif réglementé du gaz jusqu’en 2023. Que Choisir met donc les consommateurs en garde. Le démarchage téléphonique et à domicile va redoubler, les commerciaux d’Engie, d’Eni, les moutons noirs du démarchage à domicile, mais aussi d’autres fournisseurs vont prétendre que le tarif réglementé du gaz disparaît, qu’il faut changer de toute urgence.

Surtout, ne vous laissez pas impressionner : vous avez jusqu’à 2023 pour décider de changer et le seul moyen de ne pas se tromper, c’est de consulter notre comparateur énergie et nos avis sur les offres des différents fournisseurs pour trouver les plus compétitives.

Action nationale - Santé et Bien être

Initiative citoyenne européenne: Une Pétition européenne pour rendre obligatoire le Nutri-Score au sein de l’Union

L’UFC-Que Choisir, avec 6 autres associations de consommateurs européennes - Test-Achat (Belgique), VZBV (Allemagne), Consumentenbond (Pays-Bas), OCU (Espagne), Federajca Konsumentow (Pologne) et EKPIZO (Grèce), membres du Bureau européen des Unions de Consommateurs (BEUC) - lance une initiative citoyenne européenne « PRO NUTRI-SCORE » pour demander à la Commission de rendre obligatoire le Nutri-Score, étiquetage nutritionnel simplifié ayant fait la preuve de son efficacité, sur les produits alimentaires. Nécessitant un million de signatures pour aboutir, l’association appelle l’ensemble des consommateurs, associations, sociétés savantes et institutionnels à soutenir la démarche en signant cette pétition sur le site de la Commission européenne.


La mauvaise qualité nutritionnelle d’un trop grand nombre d’aliments industriels est une des principales causes du taux élevé d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de diabète. La complexité des tableaux de chiffres réglementaires européens figurant sur les emballages aboutit à ce que 82 % des consommateurs ne les comprennent pas et ne puissent déjouer les pièges des stratégies et allégations marketing…
Signez la pétition

Face à la diversité de l’offre alimentaire, le Nutri-Score permet de simplifier la lecture et la compréhension de l’intérêt nutritionnel d’un aliment en un coup d’œil. Plusieurs études nationales et internationales1 ont d’ailleurs souligné que le Nutri-Score était l’étiquetage nutritionnel simplifié le plus efficace pour que les consommateurs puissent être pleinement acteurs de leurs choix pour un équilibre nutritionnel au quotidien.

Si le Nutri-Score est aujourd’hui le système retenu par plusieurs Etats membres (France, Belgique, Espagne, etc.), il n’en reste pas moins, réglementation européenne oblige, facultatif et peine à se développer dans les rayons. Les 7 associations à l’origine de l’initiative citoyenne entendent donc presser la Commission de le rendre obligatoire. Un million de signatures sont nécessaires pour que la Commission réponde.

Alors, pour savoir ce que nous mangeons, protéger notre santé, et inciter les industries à améliorer la composition de leurs produits, ensemble, exigeons de la Commission de rendre le Nutri-Score obligatoire.



En cliquant sur ce lien, vous serez dirigé vers le site de l’initiative citoyenne. Assurez-vous d’avoir à portée vos informations personnelles, qui seront enregistrées sur le serveur sécurisé de la Commission européenne.

Site de l'initiative citoyenne : www.pronutriscore.org
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Santé et Bien être :

Matelas bébé: Carton rouge pour le made in France
À se demander quelle mouche a piqué les fabricants français de matelas pour bébé. Nous avons testé leurs matelas les plus vendus et ils méritent un carton rouge. C’est bien dommage.

La première anomalie criante des matelas made in France que nous avons testés en laboratoire, c’est l’absence de housse amovible et lavable en machine. Quand on fabrique des produits destinés aux tout-petits, le b.a-ba de l’hygiène consiste pourtant à faire en sorte que tout ce qui peut avoir des traces de vomi, de régurgitations et de fuites passe très régulièrement en machine. Il est inadmissible que ce soit impossible. Les autres matelas présents dans notre test sont d’ailleurs tous pourvus d’un coutil déhoussable et lavable en machine.

La seconde anomalie tient à la présence de substances chimiques biocides. Ces matelas made in France sont les seuls de notre sélection à être traités « anti ». Or il est absurde de mettre les bébés, qui dorment beaucoup, en contact avec une ou plusieurs substances chimiques. Ces matelas traités contiennent des biocides de la redoutable famille des isothiazolinones, de l’OIT ou du pyrithione de zinc, autrement dit des substances allergisantes, voire du thiabendazole, un fongicide. « Pour des raisons d’hygiène », nous ont répondu les professionnels concernés. Le pire, c’est qu’ils ont dit vrai. Leurs matelas étant conçus sans housse lavable, sans doute pour réduire les coûts, ils ajoutent des traitements chimiques afin d’éviter la prolifération bactérienne, voire les moisissures.

Notre test comporte néanmoins une très bonne nouvelle. L’alerte que nous avions lancée fin 2018 au vu des résultats alarmants de nos confrères allemands ne concerne pas le marché français. Aucun des matelas que nous avons testés ne risque d’étouffer les bébés, les jeunes parents peuvent être rassurés. Tous les modèles ont réussi le test crucial de la balle.

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Élisabeth Chesnais

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Santé et Bien être :

Cosmétiques pour bébés: Imbroglio autour d’un conservateur
L’Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (ANSM) vient de prendre une décision qui se veut protectrice des tout-petits à propos d’un conservateur, le phénoxyéthanol, mais la résistance est vive du côté des industriels. Pour les parents, notre appli QuelCosmetic reste le meilleur moyen d’y voir clair.

On n’a pas fini d’entendre parler du phénoxyéthanol. Ce conservateur très utilisé dans divers produits cosmétiques (plus de 50 000 sur les 164 000 de notre base de données et notre application QuelCosmetic) fait l’objet d’une bataille d’experts depuis des années entre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Comité d’experts européens (SCCS, Comité scientifique pour la sécurité des consommateurs). Aujourd’hui, l’ANSM a décidé de ne plus se contenter de « recommandations », elle prend une mesure de police sanitaire qui s’impose aux fabricants. Et ça rue dans les brancards.


L’ANSM avance une exposition réelle au phénoxyéthanol supérieure aux estimations

La polémique dure depuis 2012. Cette année-là, l’ANSM rend un avis sur le phénoxyéthanol, attirant l’attention sur le cas particulier des produits destinés aux bébés. Considérant leur fragilité particulière, l’agence estime que la teneur maximale fixée par la réglementation (1 % de phénoxyéthanol dans le produit) ne suffit pas à protéger les tout-petits des éventuels effets toxiques pour le foie et le sang du conservateur. Elle recommande en particulier de l’exclure des produits destinés au siège (lingettes, crèmes pour le change, etc.) compte tenu de leur fréquence d’utilisation. Cette recommandation n’a cependant aucune valeur contraignante, si bien que de nombreux fabricants continuent à utiliser du phénoxyéthanol sans en tenir compte, d’autant que le SCCS, de son côté, conclut en 2016 que la dose maximale de 1 % est sûre. Au vu de cet avis, l’ANSM s’empare à nouveau du dossier. L’an dernier, se basant sur une étude inédite sur l’exposition des Français, notamment des enfants, aux produits cosmétiques, elle confirme sa recommandation de bannir le phénoxyéthanol des produits destinés au siège des bébés. Elle évoque aussi le fait que certains produits pas spécialement destinés aux tout-petits sont tout de même utilisés lors des soins prodigués par les parents : lingettes pour adultes, crèmes hydratantes, etc.

D’où la décision prise le 20 mars : les produits non rincés, « spécial bébés » ou non, contenant du phénoxyéthanol doivent désormais porter une mention selon laquelle ils ne peuvent être utilisés sur le siège des enfants de moins de 3 ans. Les fabricants ont théoriquement neuf mois pour se mettre en conformité. Sauf que, pour compliquer un peu le dossier, une telle mesure doit règlementairement être communiquée à la Commission européenne, qui doit interroger le SCCS pour savoir si elle est scientifiquement justifiée ou pas. Si les experts européens approuvent leurs homologues français, la mesure sera étendue à toute l’Union européenne, s’ils les contredisent, elle sera abrogée.


Une décision fortement contestée par les industriels

Autant dire que pas un fabricant ne se sent obligé de respecter la décision de l’ANSM. Chez Cosmed, organisme représentant les PME du secteur, on conteste la représentativité de l’étude d’exposition. De plus, une mesure de police sanitaire ne peut théoriquement être prise qu’en cas de « risque grave pour la santé humaine ». « On ose croire que s’il y avait un risque grave, les autorités ne se seraient pas contentées d’une mesure d’étiquetage, plaide Jean-Marc Giroux, président de Cosmed. Elles auraient interdit le phénoxyéthanol dans les produits destinés au siège des bébés. » De fait, la situation semble ubuesque : l’ANSM laisse le droit aux fabricants d’utiliser ce conservateur dans des lingettes spécial change, à condition d’indiquer qu’elles ne peuvent pas être utilisées pour cet usage ! Autre absurdité pointée par Cosmed : l’Agence demande l’étiquetage de tous les produits non rincés à l’exception des déodorants, des produits de coiffage et du maquillage qui, à l’évidence, ne seront jamais utilisés sur les fesses d’un tout-petit. Mais elle oublie d’ajouter aux exemptions bien d’autres produits du même ordre : crèmes antirides, autobronzants, crèmes de massage pour les pieds, antivergetures, etc., les exemples sont légion. Même type de remarques du côté de la Febea, organisme qui regroupe les poids lourds du secteur. Anne Dux, sa directrice des affaires scientifiques et réglementaires, conteste en outre l’interprétation des études toxicologiques faites par l’ANSM. Elle assure également qu’en réduisant le panel de conservateurs à disposition des industriels, les risques de résistance des bactéries aux substances restantes augmentent, ainsi que les risques d’allergie. Enfin, elle conteste la validité juridique de la décision de l’ANSM, si bien que l’organisme a décidé de demander son annulation au Conseil d’État.

Quelle attitude adopter si vous avez un tout-petit ? Utilisez pour le change un liniment ou autre produit lavant et rincez-le si possible, même s’il est indiqué que ce n’est pas nécessaire. Et bien sûr, pour choisir un produit sans phénoxyéthanol, utilisez notre appli QuelCosmetic. L’avis de l’ANSM étant plus protecteur que celui du SCCS, nous avons pris le parti de le suivre : si ce conservateur ne fait pas partie des produits que nous déconseillons pour le reste de la population, il vaut mieux l’éviter pour les moins de 3 ans.


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Fabienne Maleysson

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Santé et Bien être :

Nutrition et santé: Les secrets de cuisine du lobby agroalimentaire

Alors que l’obésité et les pathologies liées à une mauvaise alimentation progressent, les instances de santé dressent un constat sévère : la qualité nutritionnelle de nos aliments n’est pas à la hauteur des attentes. Mais face aux velléités de réglementer de la puissance publique, les industriels de l’agroalimentaire se mobilisent. Objectif : éviter les contraintes qui iraient à l’encontre de leurs intérêts immédiats. Pour cela, leur lobbying procède par petites touches. Mobilisant élus, cabinets de conseil et chercheurs, si besoin via de pseudo-instituts scientifiques « écran », ils font passer leurs propres arguments et brouillent les messages. Ces stratégies d’influence sont efficaces. L’État, trop souvent, reste tétanisé par le poids économique de la filière, au détriment de la santé des consommateurs. Ainsi, toutes les tentatives d’interdiction de la publicité pour des aliments de mauvaise qualité ciblant les enfants ont été mises en échec. Enfin, la mise en place de repères nutritionnels clairs et la lutte contre l’obésité ou l’addiction à l’alcool sont, elles, entravées.
Cette enquête est réservée aux abonnés du site enquête Nutition et Santé sur quechoisir.org.
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